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Douceur le sorcier maléfique
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saulot
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PostPosted: Sat 14 Feb - 10:55 (2015)    Post subject: Douceur le sorcier maléfique chapitre 4 partie 1 Reply with quote

Chapitre 4 : Menace 
  
          Gron le gobelin n’avait plus qu’à acheter du souffre à la boutique de magie de Xapar, pour que Rintam le génie du mal puisse reprendre ses voyages dans le temps et l’espace, dans le but d’embaucher un stratège. Le génie demeurait obnubilé par ses projets de conquête, malgré la menace que représentait le roi-démon Abigor pour le monde de Gerboisia. Pourtant Rintam n’aurait plus grand-chose à annexer, si Abigor restait libre trop longtemps. En effet ce n’était pas pour rien que le roi-démon était surnommé le mal absolu. L’ampleur de ses destructions était phénoménale. Abigor avait détruit des mondes entiers pour de simples broutilles, il n’était pas motivé par l’envie de dominer, mais la soif de records, il voulait être le démon qui annihila le plus de mondes. Rintam avait une excuse pour son comportement insouciant, il ne s’y connaissait pas beaucoup en démonologie. Il savait créer un pentacle pour invoquer ou enfermer un démon, mais c’était à peu près tout. Il manquait d’informations sur les caractéristiques des démons dit aussi les diablus. En outre les informations sur Abigor étaient rares, comme le roi-démon avait été enfermé pendant des milliers d’années, il tomba peu à peu dans l’oubli. Résultat dans le monde de Gerboisia, seule une poignée d’érudits disposait d’informations fiables sur le roi-démon.  
          Les diablus n’étaient pas forcément mauvais. Certains avaient un solide sens de l’honneur, par exemple Uphir le principal serviteur d’Abigor prenait très à cœur les serments qu’il faisait. Il détestait mentir, il fallait des raisons très puissantes pour qu’il ose falsifier la vérité. Néanmoins beaucoup de démons, s’avéraient avoir un comportement sadique et, prenaient un malin plaisir à semer le chaos et, la destruction dans le seul but de se divertir. D’ailleurs il y avait un prix chez les diablus qui récompensait les démons, qui avaient provoqué le plus de souffrances sur les humains, les elfes, les nains et les orques. Gron quand il arriva devant la boutique d’Elilim, fut assez tentée par la tentation de s’ouvrir à Elilim l’archimage, afin de lui demander conseil, et aussi de réparer ce qu’il considérait comme une belle erreur.  
  
Gron : Bonjour monsieur Elilim, je voudrais cinq kilos de souffre. 
Elilim : Gron vous me devez des milliers si ce n’est des millions de pièces d’or.  
Gron : Je ne comprends pas, que voulez-vous dire ?  
Elilim : Par exemple vous me devez mille pièces d’or pour l’usure de ma porte, vous mettez trois secondes à l’ouvrir et la fermer, cela l’use considérablement.  
Gron : Je suis désolé, je fermerai à toute vitesse votre porte désormais.  
Elilim : En plus vous avez l’habitude de faire plus de vingt pas, chaque fois que vous venez dans ma boutique. C’est principalement de votre faute, si j’ai dû faire des travaux pour mon carrelage.  
Gron : Je ne savais pas, je marcherai moins dans votre commerce.  
Elilim : Les traces de vos doigts sur mes bocaux de verre, m’ont obligé à acheter un chiffon, il y a une semaine.  
Gron : Je porterai des gants, lorsque je toucherai quelque chose dans votre boutique.  
Elilim : Il y a un seul moyen de me satisfaire, il consiste à payer tout ce que vous me devez d’ici demain. Si vous ne trouvez pas un moyen de me rembourser, vous serez condamné à l’esclavage.  
Gron : Je vous en supplie, ne me forcez pas à devenir un esclave. Je suis prêt à travailler gratuitement pour vous pendant plusieurs années.  
Elilim : Gron je blague, je me moque de vous. Tout ce que je vous réclame c’est cinq pièces de bronze, en échange du souffre.  
Gron : Tenez voici votre dû. Vous avez réussi à me faire très peur. Au revoir. 
Elilim : C’est bizarre l’aura de Gron, avait une parcelle d’énergie démoniaque.  
  
          Elilim l’archimage jeta un sort de divination, pour voir ce qui l’attendait dans l’avenir. Malheureusement il semblait qu’une force puissante, l’empêchait de connaître les détails de son futur. L’archimage apprit quand même quelques informations intéressantes, notamment qu’il pourrait être contraint de risquer sa vie à de nombreuses reprises, et qu’il était probable qu’il entama un long périple. Il hésita pendant quelques secondes sur ce qu’il devait faire, il se rendit compte qu’abandonner longtemps, sa boutique de magie lui déplaisait. En effet il avait peur de retrouver  son magasin saccagé à son retour. De plus Elilim voulait parfaire certains de ses sorts, comme le nettoyage surnaturel absolu, l’enchantement le plus puissant au monde, quand on voulait rendre quelque chose propre. Le sortilège permettait à une seule personne d’enlever la saleté, dans un rayon de plusieurs kilomètres carrés, il laissait une odeur agréable, et il tuait la plupart des microbes.  
Puis l’archimage se dit qu’il était égoïste de se complaire dans la routine et les vieilles habitudes, vu les enjeux puissants. Elilim ne savait pas encore ce qu’il devait combattre, mais il était sûr qu’il s’agissait de quelque chose de puissant et de surtout maléfique. Si l’archimage choisissait de ne pas intervenir, de rester tranquillement chez lui, il risquait d’être un complice indirect, de l’entité qui menaçait de nombreuses vies sur le monde de Gerboisia. Alors il prit son courage à deux mains, demanda à quelques amis de surveiller sa boutique, d’arroser quotidiennement les plantes de son jardin, puis il alla en direction du donjon de Rintam le génie du mal. Plus Elilim se rapprochait du domicile du génie, plus il avait le pressentiment qu’il avait fait le bon choix.  
  
Orque : Que voulez-vous ? 
Elilim : Je voudrais voir Rintam, s’il vous plaît.  
Orque : Pour passer il y a un droit de passage. 
Elilim : Combien dois-je vous verser d’argent ? 
Orque : Je veux quelque chose de très précieux, j’exige d’être payé en poussière.  
Elilim : J’ai une pièce chez moi qui est un vrai nid à poussière, vous pourrez y collecter toute la saleté, si vous me laissez rencontrer Rintam.  
Orque : Très bien vous pouvez passer.  
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PostPosted: Sat 14 Feb - 10:55 (2015)    Post subject: Publicité

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saulot
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PostPosted: Mon 16 Feb - 18:25 (2015)    Post subject: Douceur le sorcier maléfique chapitre 4 partie 2 Reply with quote

          Une fois à l’intérieur du donjon, Elilim l’archimage eut une vision prophétique, il vit le roi-démon Abigor qui mettait à feu et à sang le monde de Gerboisia. Certains ruisseaux contenaient tellement de victimes, qu’ils se mettaient à charrier du sang au lieu de l’eau. Des millions de personnes s’avéraient pendues, dans le seul but de divertir Abigor. Résultat on trouvait des forêts qui contenaient moins d’arbres que de pendus. Les humains, les elfes et les nains qui eurent l’audace de résister étaient contraints à des choses atroces, comme de manger le cadavre de proches.  Ensuite Elilim eut un aperçu du passé, il découvrit Rintam qui libérait involontairement, le roi-démon du parchemin magique qui le retenait prisonnier. 
           
          Enfin des bribes du passé, du présent, et du futur assaillirent l’archimage, elles se déroulaient sur la planète Gerboisia, mais aussi d’autres mondes. Ainsi Elilim put voir des merveilles incommensurables qui le firent pleurer de joie, et des horreurs incroyables qui provoquèrent de l’effroi chez lui. L’archimage vit des choses normalement cachées aux yeux des mortels. Par exemple il sut quelle était la destination de la majorité des âmes, qui furent contenues dans un corps d’elfe. Elilim ressentit de la pitié pour les démons du vide dit les vinors, quand il découvrit l’endroit où finissaient la plupart des vinors vaincus. Quand l’archimage sortit de sa transe divinatoire, il fut envahi de tristesse. En effet il était en train d’oublier la majorité des découvertes et des secrets, qu’il avait exhumés durant ses visions. Heureusement tout ce qui était lié de près à Abigor le roi-démon restait gravé dans la mémoire d’Elilim. Les visions extra-lucides vidèrent en partie de ses forces l’archimage. Mais Elilim en appela à sa volonté pour faire bonne figure. S’il montrait qu’il était fatigué, il serait plus difficile de faire entendre raison à Rintam.  
  
Rintam : Tiens que désirez-vous monsieur Elilim ?  
Elilim : Je suis venu vous voir pour remédier à un danger immense, à l’égard des habitants de la région.  
Gron : J’ai compris, vous vous êtes enfin rendu compte que la vue de vos vêtements de très mauvais goût, était terrible pour la santé des gens. Vu que vos habits font couler des litres de larmes de sang au niveau des yeux, et vous voulez demander des conseils vestimentaires à maître Rintam.  
Elilim : Non je suis là pour essayer de convaincre Rintam de se joindre à moi, pour combattre le roi-démon Abigor.  
Rintam : Pourquoi moi un génie du mal, devrais-je œuvrer pour la justice et le bien ?  
Elilim : Parce que selon les règles de la magie, celui qui a libéré Abigor de sa prison, est le mieux indiqué pour l’emprisonner de nouveau par l’intermédiaire d’un sort. Par conséquent vous êtes indispensable dans la lutte contre le roi-démon.  
Rintam : Je n’ai pas envie de mettre Abigor en colère, en me dressant contre lui.  
Elilim : Abigor est la cruauté incarnée, la méchanceté personnifiée, le vice à l’état pur. 
Rintam : Dans ce cas-là il fera un très bon partenaire, pour un génie du mal tel que moi.  
Elilim : Abigor déteste les humains, vous n’avez quasiment aucune chance de lui plaire.  
Rintam : Un homme normal serait sans doute tué, sans pouvoir s’exprimer s’il rencontrait Abigor. Mais moi je suis anormalement charismatique et intelligent.  
Elilim : Le roi-démon refusera de s’associer avec vous, il est trop ambitieux pour considérer une autre personne comme son égal.  
Rintam : Vous me sous-estimez grandement, je suis tout à fait capable de charmer Abigor.  
Gron : Maître il y a une chose que vous devez savoir sur le roi-démon, il mange des œufs en les saupoudrant de poivre.  
Rintam : C’est une honte, une hérésie, les vrais connaisseurs mettent du sel et non du poivre sur un œuf. Très bien je vais m’associer à vous Elilim pour lutter contre Abigor. Que faut-il faire pour vaincre le roi-démon ?  
Elilim : La première chose à faire consiste à fabriquer, un parchemin d’emprisonnement spécial. Le meilleur fabricant de ce type de chose est Cérumane. 
Rintam : C’est parfait, j’avais justement l’intention d’entrer en contact avec Cérumane.  
Gron : C’est dommage maître que votre incantation ait réduit en cendres, le parchemin qui contenait Abigor.  
  
           Gron le gobelin, Rintam le génie du mal et, Elilim l’archimage voyagèrent à travers les dimensions, pour atteindre la planète baptisée terre du Mildiou, le lieu où vivait Cérumane. Ce monde devait son nom à cause de la présence sur la majorité des plantes d’une moisissure blanche, dont l’apparence rappelait les symptômes provoqués par le mildiou une maladie végétale. Cependant la moisissure blanche n’empêchait pas les aliments d’être comestibles. Cérumane l’Ancien était une personne très puissante pour tout ce qui avait trait à la magie, il s’avérait une référence dans des dizaines de domaines surnaturels, il maîtrisait à la perfection la magie de bataille, l’invocation, la guérison surnaturelle etc. En outre il fit évoluer considérablement la pratique des enchantements. Grâce à Cérumane, le temps de préparation pour certains enchantements, avait été divisé par plus de cent. L’intervention de l’Ancien permit de transformer des actions magiques nécessitant plusieurs heures de travail, en actes quasi instantanés. Cérumane s’avérait donc une légende vivante dans le milieu des mages.  
         
  Problème s’il apprécia dans un premier temps la gloire, il finit par se lasser. Résultat le retrouver pouvait être très problématique. Pour garantir sa tranquillité, l’Ancien jeta un sort d’oubli sur tous ses élèves. Ainsi ceux-ci ne purent donner de renseignements, sur la localisation exacte de Cérumane. Par ailleurs l’Ancien perfectionnait quotidiennement ses sorts de dissimulation. Cérumane était si fort en matière de discrétion, de capacité à être introuvable, qu’il marqua les mémoires avec le proverbe, aussi difficile à repérer qu’un Cérumane. Une autre raison qui incitait l’Ancien à passer inaperçu venait du fait, qu’il s’était fait des milliers d’ennemis très désireux de l’exterminer. En effet Cérumane dans sa jeunesse avait le goût de la provocation. Ainsi il couvrit de messages injurieux des dizaines de temples et d’églises, ceci dans le but de protester contre les nombreuses attaques, dont étaient victimes les mages.  
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saulot
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PostPosted: Thu 19 Feb - 14:16 (2015)    Post subject: Douceur le sorcier maléfique chapitre 4 partie 3 Reply with quote

Elilim : Cérumane est réputé pour être difficile à trouver, je ne crois pas que ce sera facile de le contacter.  
Cérumane : Bonjour je suis Cérumane, que me voulez-vous ?  
Elilim : Euh, ben nous voudrions un parchemin de capture démoniaque. Quel serait votre prix ?  
Cérumane : Quel démon voulez-vous emprisonner ? Inutile de me mentir, quasiment personne ne peut échapper à mon pouvoir de détection du mensonge.  
Elilim : Le roi-démon Abigor s’est échappé de sa prison.  
Cérumane : Un parchemin d’enfermement d’un roi-démon vous coûtera dix pièces d’or, ou alors il faudra me rapporter le miroir enchanté de la salle infinie.  
Elilim : Rintam dix pièces d’or c’est une bonne affaire, payez s’il vous plaît.  
Rintam : Non c’est du vol manifeste, je choisis de m’emparer du miroir. 
Elilim : Le miroir enchanté se trouve auprès de dix milliards d’autres miroirs, et dans la salle infinie il sera impossible pour nous trois d’employer la magie. Même en disposant d’un délai de mille ans, vous pourriez échouer dans cette quête.  
Rintam : J’ai confiance dans mon instinct, ensuite vous avez fait une erreur d’estimation, la salle infinie ne contient pas dix milliards de miroirs mais vingt milliards.  
Elilim : Pourquoi refusez-vous de payer dix pièces d’or, si cela peut vous éviter des ennuis monstrueux ? Surtout que vous avez plus d’un million de pièces d’or.  
Rintam : C’est une question de principe, quand je peux éviter de payer, je saisis la moindre opportunité.  
Elilim : Donc vous êtes fier d’être avare ?  
Rintam : Non je suis économe, nuance.  
Elilim : Vous êtes avare, vous avez passé cinq ans de votre vie à mettre au point un sort, qui ôte aux gens l’envie de demander un pourboire.  
  
Gron : Bon je propose de se mettre d’accord en jouant à pile ou face, pile maître Rintam dépense dix pièces d’or, face on entreprend la quête du miroir.  
Elilim : Très bien mais on utilise une de mes pièces. 
Gron : Puis-je lancer la pièce, s'il vous plaît ?  
Rintam : Mais pourquoi as-tu jeté la pièce dans un gouffre, Gron ? 
Gron : Parce que mon intuition me disait que c’était la chose à faire.  
Rintam : Gron, dis-moi comment moi ou, Elilim pourront savoir si la pièce a fait pile ou face, vu qu’elle se trouve au fond d’un gouffre de plus de cent mètres de profondeur ? 
Gron : Ah j’ai négligé un léger détail.  
Rintam : Éloigne toi du gouffre et recommence.  
Gron : Entendu maître.  
Rintam : Gron tu le fais exprès ou quoi ? La pièce se trouve dans un lac maintenant. 
Gron : Si vous allez dans l’eau, vous pourrez toujours découvrir le résultat pile ou face. 
Rintam : Voilà ce que tu vas faire Gron, tu vas t’arranger pour que la pièce tombe par terre, mais ni dans un trou ou dans de l’eau. C’est bien compris.  
Gron : Parfaitement, maître. Gron s’étouffe avec la pièce de monnaie.  
Rintam : C’est pas vrai cet abruti a ingéré la pièce. Elilim connaissez-vous un sort qui peut sauver mon assistant ?  
Elilim : Je dispose d’un sort magnétique, pièce de fer sors de l’intérieur de Gron.  
Gron : Merci vous m’avez peut-être sauvé la vie.  
Rintam : Bon Gron écoute moi bien, lorsque tu lanceras la pièce, tu fermeras la bouche, c’est bien compris ? 
Gron : Oui maître.  
Elilim : Ce n’est pas possible ma pièce truquée ne peut pas faire face normalement.  
Rintam : Même le meilleur des plans est faillible, vous avez pris un engagement Elillim, il faudra que vous le teniez.  
Elilim : Je n’ai qu’une seule parole, même si je considère la quête du miroir comme débile, je ne vous empêcherai pas de l’accomplir.  
  
           Malheureusement pour Elilim l’archimage et ses compagnons, ils firent une mauvaise rencontre sur le chemin de la salle infinie. L’obstacle était une créature à tête de gorille, avec des bras recouverts de plumes de vautour, dotés de mains humaines, une queue de lézard d’un mètre, et le reste du corps qui rappelait celui d’un lion. La créature aux caractéristiques de chimère, pouvait marcher debout sans problème. L’archimage quand il vit la chimère ne put s’empêcher de déglutir, en effet elle dégageait une puissance magique terrifiante. Elle semblait capable de raser une montagne ou d’assécher un fleuve, d’un geste voire d’une pensée. De plus on sentait un niveau élevé de méchanceté chez la créature, elle devait se complaire dans la cruauté, elle semblait faire partie des êtres vivants qui prenaient un malin plaisir à torturer pendant longtemps leur proie. Pour arranger les choses, vu la manière de bouger de la chimère, il était évident qu’elle s’avérait rompue au combat, qu’elle avait un très bon niveau d’expérience en matière de bataille. Le malaise de Rintam le génie du mal et, d’Elilim n’empêchait pas Gron le gobelin, d’avoir des pensées joyeuses. Cela allait bientôt être l’heure du goûter, le gobelin avait hâte de manger le gâteau qu’il cuisina. Il admettait que la créature qui barrait le passage était impressionnante, mais il avait confiance dans les aptitudes de son maître Rintam. Problème le génie était plutôt mal à l’aise, car il avait reconnu ce qui lui faisait obstacle. La chimère s’avérait un péril très dangereux, non seulement elle tuait le corps, mais elle avait la capacité d’ingérer l’âme. Ainsi la plupart des victimes de la créature connaissait une disparition éternelle, un trépas définitif, leur esprit était contraint de servir d’énergie à la chimère. En outre les âmes dévorées subissaient une dissolution terrible à supporter. En effet la créature mettait un point d’honneur à amplifier les souffrances, que subissait chacune de ses nouvelles victimes. Rintam commençait à paniquer, tandis que Gron s’apprêtait à commencer à déguster son gâteau.  
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saulot
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PostPosted: Fri 20 Feb - 18:05 (2015)    Post subject: Douceur le sorcier maléfique chapitre 4 partie 4 Reply with quote

Elilim : Horreur je crois que la créature qui nous barre le passage est l’Abomination, une des plus viles et puissantes bêtes magiques de ce monde.  
Abomination : Tu as bien deviné, je vous tuerai en temps normal, mais j’ai besoin de main d’œuvre. Si vous êtes prêts tous les trois à me jurer allégeance, à me vendre votre âme, et à verser chaque année un tribut de deux pièces de bronze pour mon culte, je vous épargnerai.  
Gron : Ma réponse dépend de celle de mon maître Rintam.  
Elilim : Il est hors de question que je lie ma vie à une horreur telle que vous, Abomination.  
Rintam : Il y a une seule chose qui me chiffonne dans votre proposition, c’est le montant de votre tribut, j’aimerais une remise.  
Elilim : Donc si j’ai bien compris cela ne vous dérange pas la damnation et le statut d’esclave, mais vous rechignez à payer une somme misérable ? 
Rintam : Exactement.  
Abomination : Ha, ha, ha vous êtes divertissants, comme vous m’avez fait rire, je consens à vous laisser partir.  
  
Rintam : Je crois que nous sommes arrivés devant l’entrée de la salle infinie, mais c’est bizarre on dirait Cérumane.  
Cérumane : En effet je suis bien Cérumane.  
Rintam : Vous êtes venu nous aider ?  
Cérumane : Non je suis là pour vous mettre à l’épreuve.  
Rintam : Pourquoi voulez-vous entraver le déroulement d’une quête, que vous nous avez confiée ?  
Cérumane : Le Cérumane original qui vit dans une tour, désire le miroir enchanté. Mais moi je suis chargé de tester la valeur de ceux qui veulent pénétrer, dans la salle infinie.  
Rintam : J’ai besoin d’explications, parce là je ne comprends pas grand-chose. 
Cérumane : Je suis une copie de votre commanditaire, le Cérumane original a le pouvoir de créer des doubles de lui-même. L’original a envoyé des copies de lui, dans divers points du monde pour glaner des connaissances et, gagner de l’argent.  
Rintam : Ah j’ai compris, le premier Cérumane que nous avons rencontré, possède le don d’ubiquité, il peut se dédoubler. Êtes-vous aussi puissant que l’original ? 
Cérumane : Non mais je vous préviens, si je meurs un autre gardien me remplacera, et celui-ci sera très agressif et surtout beaucoup plus fort que moi.  
Rintam : En quoi consiste votre épreuve ?  
Cérumane : Puisque vous êtes trois, il faut gagner deux manches sur trois d’un concours de questions. C’est à vous de me poser des questions, je perds si je ne trouve pas la réponse.  
  
Elilim : Je commence en quelle année a été fondée la ville de Hurnar ? 
Cérumane : En 522.  
Elilim : Comment connaissez-vous la réponse à cette question ? Seule une poignée d’érudits ont entendu parler de Hurnar.  
Cérumane : Je suis un des plus grands érudits de tous les temps.  
Rintam : À mon tour, à quelle vitesse maximale court un poulet, que l’on menace avec une catapulte envoyant des boulets de cent kilos ?  
Cérumane : Je ne sais pas.  
Gron : À moi, vous préférez la couleur bleue ou rouge ?  
Rintam : Espèce de crétin, c’est une question trop simple.  
Elilim : Merci Gron, grâce à vous on échappe à une quête quasi infaisable.  
Cérumane : Je ne peux pas répondre à votre question Gron, par conséquent je suis contraint de vous laisser passer tous les trois.  
Rintam : Mais comment est-ce possible ? Un enfant de trois ans aurait pu répondre à la question de Gron.  
Cérumane : Je ne vois qu’en noir et blanc.  
Rintam : Gron tu savais que Cérumane ne distinguait que deux couleurs ?  
Gron : Non j’ai choisi ma question au hasard.  
Rintam : Heureusement que tu as eu une chance insolente, sinon la quête aurait échoué. Bon assez discuté pénétrons dans la salle infinie.  
  
          La salle infinie dit aussi la pièce sans fin, méritait bien son nom, elle s’étendait sur une distance invraisemblable. D’après la légende, la salle grandissait toute seule, personne ne s’occupait de l’étendre. Un dieu facétieux aurait créé la pièce dans le but de se divertir. Pour pousser les gens à essayer de pénétrer dans la salle, la divinité créa un miroir enchanté aux propriétés fabuleuses. Toutefois le dieu comme il prenait un malin plaisir à compliquer les choses, remplit de miroirs sa pièce, et faisait apparaître de temps à autre des monstres dans la salle.  Pour compliquer les choses chaque fois que l’on pénétrait dans la pièce, la disposition des miroirs changeait, et les attaques des créatures belliqueuses étaient aléatoires et imprévisibles.  
           
          Ainsi certains aventuriers pouvaient rester une semaine dans la pièce, sans faire de rencontre hostile. Alors que dans d’autres cas, il fallait affronter de véritables hordes dès que l’on entrait dans la salle. La nature des périls de la pièce constituait une véritable énigme, parfois on devait affronter un monstre issu de ses pires cauchemars. Tandis que quelquefois les créatures contre lesquelles il fallait se battre, s’avéraient relativement inoffensives. Il y avait d’autres joyeusetés qui se produisaient de manière aléatoire dans la pièce, comme par exemple des pièges. Seulement leur mode de fonctionnement semblait totalement hasardeux. On pouvait passer cent fois à un endroit précis, sans rien déclencher, puis brusquement on tombait dans un trou avec des pics empoisonnés dans le fond. Il y avait quand même une logique dans le fonctionnement de la pièce, les miroirs se révélaient souvent des périls terribles. Dans un cas sur dix, ils causaient la mort du malheureux qui les touchait. Les miroirs sur les murs s’avéraient très variés, il y en avait de forme ovale, carrée, rectangulaire, des simples, d’autres très travaillés avec des sculptures élaborées.  
  
Gron : Maître, il y a quelqu’un qui me ressemble beaucoup, qui s’amuse à imiter mes gestes. 
Rintam : Gron rassures-moi, tu sais que les miroirs permettent d’apercevoir son reflet ?  
Gron : Les miroirs contiennent donc des replets, des personnes ayant un peu d’embonpoint.  
Rintam : Gron tu confonds tout, celui qui est dans le miroir c’est toi, tu comprends.  
Gron : Ah pardon, je n’ai pas d’embonpoint, je suis mince et svelte. Par contre le sosie de monsieur Elilim que je vois dans le miroir sur la gauche, aurait bien besoin d’un régime. 
Elilim : Je ne suis pas gros, je suis juste un peu potelé.  
Rintam : Laisse tomber Gron, ne fais pas attention aux personnes qui nous ressemblent, elles sont inoffensives, contentes toi de ne pas bouger et de t’asseoir.  
  
Elilim : Cela fait plus de trois heures que nous cherchons sans résultat, je propose de faire une pause.  
Rintam : Continuons encore un peu, je sens que nous approchons du but.  
Elilim : Cela fait la trentième fois que vous dites cela, j’en ai marre, je m’arrête un peu. De plus on irait plus vite si vous cessiez d’admirer votre reflet.  
Rintam : Ce n’est pas de ma faute, si ma beauté est incroyable, d’ailleurs je trouve que je fais preuve de force de caractère, je dirais même d’héroïsme. Je n’ai passé qu’une heure sur trois à me contempler.  
Elilim : Ah oui je me rappelle d’une chose importante sur la salle infinie. Des monstres y apparaissent par moment.  
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saulot
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PostPosted: Tue 24 Feb - 14:36 (2015)    Post subject: Douceur le sorcier maléfique chapitre 4 partie 5 Reply with quote

          À peine Elilim l’archimage eut fini sa phrase qu’un cri de monstre se fit entendre. Ce n’était pas un ou deux monstres qui se dirigeaient vers l’archimage mais cinq. De plus les créatures malveillantes qui en avaient après lui, étaient très redoutables bien que leur aspect soit déconcertant. Les monstres arboraient une apparence chétive, leur taille était d’environ vingt centimètres et, ils ne s’avéraient pas armés. De plus ils semblaient dépourvus d’attributs naturels dangereux, comme par exemple les crocs ou les griffes. Ils avaient un aspect proche de l’humain, du maquillage blanc sur tout le visage, un nez rouge  à la consistance qui rappelait le plastique, des chaussures très longues, qui semblaient disproportionnées pour la taille de leurs pieds, des pantalons bouffants et trop larges, qui ne tombaient pas par terre grâce à des brettelles. Gron le gobelin pour une fois estimait la partie facile et, se dirigea vers les créatures dans l’intention de les taper, mais Elilim retint le gobelin. En effet les monstres présents  actuellement dans la salle infinie, dit aussi la pièce sans fin, faisaient partie des pires cauchemars des aventuriers, ils étaient considérés comme le pire péril de la salle. Les clownators dit aussi les comiques infernaux, n’avaient pas beaucoup de force physique, et agissaient plutôt lentement. Mais ils disposaient de pouvoirs de magie noire très puissants. Un seul clownator pouvait tenir tête sans problème à un roi-démon. Alors cinq c’était un danger que seul un fou inconscient, affronterait en connaissance de cause. L’archimage pendant une seconde se dit que c’était totalement vain, de chercher à prendre les jambes à son cou, car seul un héros de légende serait apte à survivre face aux terribles clownators. Puis son instinct de survie reprit le dessus. Si Elilim flanchait, il y avait une forte probabilité que Rintam abandonne la quête, pour emprisonner Abigor. Résultat le monde de Gerboisia serait condamné.  
  
Rintam : Que chacun prenne un miroir sous le bras, on s’enfuit.  
Gron : Cela va être compliqué de mettre un miroir dans mes bas. Mes vêtements de jambe ne peuvent contenir que des objets de petite taille.  
Rintam : Rah, tu m’énerves Gron, prends avec tes mains un miroir.  
  
          Elilim l’archimage courrait moins vite que ses compagnons. Comme il était derrière il serait la première victime des clownators, si ceux-ci décidaient de passer à l’attaque. Problème leur chef lassé d’inspirer de la peur, et désireux de manger, commença à incanter un sort. Le frisson provoqué par l’enchantement en préparation du clownator, dit aussi le comique infernal, poussa Elilim à se retourner, cela lui sauva la vie. Ainsi le miroir que portait l’archimage intercepta le rayon de lumière envoyé par le comique, et revint droit dans la tête du meneur des clownators. Le premier réflexe des comiques survivants, ne fut pas de venger leur chef, mais de manger son corps. Ils croyaient qu’ingérer la chair d’un semblable illustre, aidait à posséder ses qualités. Après un rapide repas, les clownators se disputèrent pour savoir qui était le mieux qualifié pour commander, aucun ne survécut à la dispute. Rintam resta stupéfait par le comportement des comiques pendant deux secondes, puis il se reprit, et fila sans demander son reste.  
            
Les comiques infernaux devaient leur nom au fait, qu’ils racontaient des histoires drôles aux personnes qu’ils voulaient manger. Si la victime avait le réflexe de rire le trépas était moins douloureux, mais si elle refusait de rigoler, elle subissait le supplice de la chatouille. D’abord les clownators cassaient une ou deux côtes du supplicié, puis le chatouillaient. Si l’on tenait compte du fait que les comiques utilisaient des sorts, qui amplifiaient considérablement la douleur, et que rire était douloureux quand on avait une côte fracturée, le supplice de la chatouille s’avérait tout sauf anodin. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes suppliaient. Rintam et ses camarades heureusement pour eux, ne furent pas concernés par les délires des clownators, car ils sortirent sains et saufs de la salle infinie.  
  
Elilim : Je ne veux pas retourner dans la salle. Si nous n’avons pas avec nous le miroir enchanté, Rintam vous paierez dix pièces d’or à Cérumane.  
Rintam : Je ne paierai, que si vous participez financièrement à l’achat du parchemin.  
Elilim : Entendu mais en retour vous ne marchanderez pas.  
  
Cérumane : J’ai le regret de vous dire que ni vous Rintam,  ni vous Elilim ne détenez le miroir enchanté.  
Rintam : Gron tu n’as pas de miroir sur toi par hasard ?  
Gron : Non par contre il y a une grosse pierre dans mes bas, je me demande comment elle a pu entrer d’ailleurs.  
Rintam : Gron montre-moi tes bas. 
Gron : Je ne savais pas que je vous intéressais physiquement maître.  
Rintam : Ce n’est pas toi qui m’intéresse mais le contenu de tes bas.  
Gron : Il n’y a rien dans mes bas à part une pierre et peut-être quelques poils. Ainsi donc vous êtes attiré par la contemplation des poils de gobelin.  
Rintam : Bon assez discuté, remets moi tes bas, tout de suite. Gron espèce d’abruti ce n’est pas une pierre que tu avais dans tes bas, mais un miroir.  
Gron : Ah oui j’avais oublié que j’avais caché un miroir là.  
Rintam : Cela fait moins de vingt minutes, que nous avons quittés la salle infinie.  
Cérumane : Félicitations, vous avez finalement acquis le miroir enchanté. Comme convenu je vais vous faire en échange, un parchemin de capture démoniaque.  
  
Elilim et compagnie retrouvèrent peu après avoir reçu le parchemin, une créature redoutable.  
  
Abomination : Comme on se retrouve, cette fois je ne vais vraisemblablement pas vous épargner, mais je suis tout de même d’humeur joueuse. Je vous laisse un délai de dix minutes, pour vous préparer à m’affronter.  
Rintam : Il nous faut un bon plan si on veut avoir une chance de triompher. Je peux invoquer des créatures pour distraire l’Abomination.  
Elilim : Moi je vais bombarder avec mes meilleurs sorts offensifs notre ennemi.  
Gron : Très bien moi je vais broder des napperons.  
Rintam (en colère) : En quoi des napperons nous seront utiles Gron ?  
Gron : À décorer nos tombes.  
Rintam : Gron tu as intérêt à courir vite, sinon tu seras pulvérisé.  
Abomination : Je suis intéressé, j’adore les jolis napperons, si tu me donnes satisfaction Gron, je vous épargnerai tous les trois.  
  
Gron fit de superbes napperons, comme promis l’Abomination le laissa lui, son maître et Elilim s’en aller sains et saufs.  
  
Rintam : Quelle est la prochaine étape de notre périple ?  
Elilim : Il faut utiliser une encre spéciale sur le parchemin. Je conseille de recourir à de l’encre de martosa, une plante qui pousse en Gaulie dans les forêts d’Arique.  
Rintam : Très bien en route pour l’Arique alors.  
???? : Attendez.  
Elilim : Oh non, pas lui.  
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saulot
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PostPosted: Wed 25 Feb - 18:09 (2015)    Post subject: Douceur le sorcier maléfique chapitre 5 partie 1 Reply with quote

Chapitre 5 : Fin ?  
  
          Celui qui avait causé de la peur chez l’archimage Elilim avait des cornes sur la tête. Il disposait d’un physique impressionnant dans le sens qu’il mesurait plus de trois mètres,  et possédait une musculature clairement développée. De plus il émanait de lui une impression de puissance manifeste, dans son regard était lisible une détermination sans faille, et le cornu dégageait un charisme étonnant. Ainsi Gron le gobelin dut faire des efforts pour ne pas se mettre à genoux, et Rintam le génie du mal fut contraint de se faire violence, pour regarder sans baisser les yeux le cornu  charismatique. Le génie ressentait d’ailleurs une pointe de jalousie, il avait l’impression que même en s’entraînant toute sa vie, il n’arrivera jamais à rivaliser en majesté avec le charismatique.  
           
          Pourtant il essayait avec beaucoup d’application d’augmenter la crainte et, le respect qu’il provoquait. Ainsi Rintam avait subi plusieurs modifications magiques de la voix. Il payait cher un professeur de maintien, pour apprendre à avoir un bon niveau de prestance. Il se regardait souvent dans un miroir afin de travailler son regard. Malgré tout cela le génie s’avérait à mille lieues de posséder le charme et, l’autorité naturelle du charismatique. Il avait l’impression d’être une caricature dérisoire, face à une personnification de la magnificence. Il se sentait comme un ver de terre, amené à rencontrer un dieu de la guerre et de la beauté. Le cornu semblait capable avec quelques mots, de pouvoir inciter des foules entières à le vénérer comme une divinité. Le génie même en réfléchissant pendant des heures, devait batailler sévèrement pour obtenir un léger rabais, chez ses fournisseurs de nourriture. Puis Rintam se reprit, ce qui comptait avant toute chose pour avoir un règne long, ce n’était pas le charisme, mais l’intelligence. Une bonne allure générale ne valait pas un esprit retors et rusé.  
  
Elilim : Nous sommes perdus, nous n’avons aucune chance de l’emporter face à Uphir, un démon qui a battu à lui seul cent légions d’anges.  
Uphir : Ne vous en faites pas, je ne suis pas là pour vous assassiner, mais au contraire vous faire une proposition. Mon maître Abigor souhaite vous embaucher tous les trois.  
Elilim : Ma réponse est non je refuse de travailler pour Abigor un roi-démon, qui dans le meilleur des cas causera la mort, d’un tiers de la population elfe de mon monde Gerboisia.  
Uphir : Il ne faut pas exagérer, Abigor s’il est de bonne humeur ne tuera qu’un quart des elfes de Gerboisia.  
Gron : Ma réponse dépend de celle de mon maître Rintam, s’il rejoint Abigor je le suivrai.  
Rintam : J’ai assez envie de travailler pour Abigor, au point que je suis prêt à lui pardonner, le fait qu’il mange des œufs avec du poivre. Mais avant de donner une réponse positive, j’ai besoin de connaître le montant de mon salaire.  
Uphir : Cent mille pièces d’or par mois, si vous êtes méritant.  
Rintam : Parfait vous pouvez compter sur.  
Gron : Abigor aime boire du thé sans consommer de gâteau sec. 
Rintam : Après la révélation de Gron, je suis forcé de me déclarer ennemi indéfectible d’Abigor.  
Uphir : C’est dommage que vous ne soyez pas raisonnable Rintam, il y a un grand potentiel en vous. Tant pis puisque vous avez choisi la voie de la rébellion face à Abigor, je vais vous éliminer.  
  
Baoman : Rintam est ma proie, le seul qui a le droit de le tuer c’est moi.  
Uphir : Qui es-tu ?  
Baoman : Je suis Baoman le défenseur du bien.  
Uphir : Qu’est-ce qui te fait croire, que tu peux l’emporter face à un démon majeur ? 
Baoman : Je n’ai pas suivi d’entraînement à la magie ou au combat, mais je suis certain de l’emporter car j’ai un certificat de héros. 
Uphir : Comment as-tu obtenu ton certificat ?  
Baoman : Un marchand de jouet ému par ma lettre, vantant la qualité de ses créations, m’a remis un certificat de héros.  
Uphir : Tu te moques de moi ou quoi ? Tu penses sérieusement que grâce à un papier sans valeur, tu peux me vaincre ?  
Baoman : Parfaitement, grâce à mon certificat je suis invincible.  
Uphir : Cerbère infernal dit le chien des enfers, dévore mon ennemi. Parfait il ne reste que la tête de Baoman, le reste de son corps a été mangé par mon chien infernal. Zut Rintam et ses compagnons ont eu le temps de se sauver. 
  
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General Maximus
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PostPosted: Wed 25 Feb - 21:47 (2015)    Post subject: Douceur le sorcier maléfique Reply with quote

Saulot, moi qui lis l'avancée de tes écrits, t'as une plume vraiment pas mal, et de l'humour, alors je me demandais...
Pourquoi est-ce qu'on ne te croise pas dans les autres sections du forum ?

Tu devrais y faire un tour, pour apprendre à connaitre les gens d'ici (et vice-versa), et je pense que ça leur donnera envie de venir à leur tour lire tes écrits. 

                    General Maximus
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saulot
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PostPosted: Sat 28 Feb - 13:49 (2015)    Post subject: Douceur le sorcier maléfique chapitre 5 partie 2 Reply with quote

          Uphir le valeureux était un démon différent de son supérieur hiérarchique Abigor l’ignoble, il ne prenait pas un plaisir malsain à détruire des vies. Au contraire il pouvait se montrer protecteur. D’ailleurs il avait sauvé la vie de plusieurs êtres, en prenant leur défense face à la colère d’Abigor. Cependant Uphir était aussi très obéissant, si son maître insistait pour que quelqu’un meure, le valeureux s’inclinait peu importe l’opinion qu’il avait. Certains murmuraient qu’Uphir était devenu plus puissant qu’Abigor le roi-démon et qu’il faisait semblant d’avoir une puissance inférieure à son maître, afin de menacer la susceptibilité du roi-démon. L’ignoble avait la fâcheuse tendance à se la couler douce, il passait beaucoup plus de temps à dormir qu’à s’activer. Tandis que le valeureux s’entraînait sans relâche. De plus plusieurs des plus éclatantes réussites attribuées à Abigor, étaient en fait surtout dues à Uphir.  
           
          Le valeureux n’hésitait pas à laisser son supérieur hiérarchique, s’emparer du mérite de ses actions les plus glorieuses. La raison du dévouement du valeureux pour l’ignoble, venait qu’Abigor avait promu et anobli au rang de duc Uphir. En effet le valeureux était né esclave, et le serait resté jusqu’à sa mort si l’ignoble ne l’avait pas sorti de sa condition. Cependant il ne s’agissait pas d’un acte désintéressé. Abigor avait été averti par un oracle qu’Uphir pourrait dans l’avenir, lui rendre des services inestimables. Si le valeureux n’avait pas été à la hauteur des espérances de l’ignoble, il aurait été tué sans hésitation par son maître. Rintam et ses camarades eurent une surprise de taille, cinq minutes après avoir semé le démon Uphir.  
  
Domus le bandit : Tiens, tiens Rintam et ses laquais, je vais pouvoir me venger.  
Elilim : Je ne suis le serviteur de personne, et surtout pas de Rintam.  
Domus : Je m’en fiche, tu vas quand même mourir tué par mon lance-éclairs. Avant de vous tuer tous les trois je vais satisfaire votre curiosité. Je peux voyager de monde en monde, grâce à un objet magique que j’ai volé, l'amulette de transport planaire.  
Rintam : Je doute que ce soit une coïncidence si tu es près de moi, en ce moment.  
Domus : Bien vu j’utilise aussi un pendule de localisation, pour deviner où tu te trouves.  
Rintam : Vu les gravures grossières et moches de ton lance-éclairs, je devine que ton arme est de conception gobeline.  
Domus : Tu as parfaitement deviné, ce sont bien des membres de la race gobeline qui ont fabriqué mon arme.  
Rintam : Surtout n’appuies pas sur le bouton d’autodestruction de ton lance-éclairs.  
Domus : Ha, ha tu me crois né de la dernière pluie, c’est ça ? 
Rintam : Zut cela valait pourtant le coup d’essayer.  
Domus : La dernière fois que j’ai suivi un de tes conseils, je l’ai regretté, par conséquent cette fois je vais faire le contraire de ce que tu dis. Donc je vais appuyer sur le bouton d’autodestruction.  
  
          La plupart des inventions magiques gobelines comme par exemple le lance-éclairs de Domus le voleur, étaient dotées d’une fonction d’autodestruction. Problème l’arme du voleur quand la fonction était activée, détruisait tout dans un rayon de cinq mètres au bout de dix secondes. Or Domus ne lança pas son lance-éclairs, par conséquent à moins d’une intervention extérieure, il était condamné à mourir. Le scélérat ne réagit pas quand son arme se mit à trembler, à dégager une vapeur chaude, commença à émettre de la lumière. Le voleur serait sans doute mort complètement vaporisé, si Elilim l’archimage n’avait pas jeté un sort de protection sur le bandit. Résultat Domus fut intact, par contre son arme tomba en morceaux.  
           
         Les gobelins dit aussi les peaux vertes, adoraient mettre des fonctions spéciales, à leurs réalisations surnaturelles. Ainsi leurs lance-flammes magiques pouvaient combattre les incendies. Malheureusement les peaux vertes souffraient souvent de la manie, de concevoir de travers leurs commandes surnaturelles. Il fallait être très confiant ou très suicidaire, pour passer par un vendeur d’objets magiques qui avait du sang gobelin. Autant les elfes étaient des rois du travail bien fait pour les artefacts surnaturels, autant les gobelins avaient une façon particulière de créer des objets magiques. Les elfes les plus tolérants disaient que les gobelins étaient les rois du rafistolage, les elfes zélés estimaient que les peaux-vertes faisaient du travail pourri. Par exemple les bateaux surnaturels gobelins, coulaient généralement au bout de quelques heures. Cela ne voulait pas dire que les gobelins faisaient nécessairement du mauvais travail volontairement. Le problème était que la plupart des gobelins souffrait, d’une inaptitude naturelle à la création d’objets magiques. Heureusement pour Rintam, son assistant Gron le peau verte, n’avait pas de problèmes pour recourir à la magie. Domus était entier suite à la destruction de son lance-éclairs, mais il s’avérait quand même un peu sonné. Cela laissa le temps à Rintam de réfléchir sur le sort du bandit.  
  
Gron : Bravo maître Rintam vous avez été brillant.  
Domus : Ce n’est pas vrai je me suis fait encore avoir.  
Rintam : Allez file Domus, je te considère comme trop bête pour pouvoir être une menace.  
Domus : Un jour tu regretteras ta clémence Rintam.  
  
Peu après que Domus le bandit soit parti, Elilim se rappela un détail important. 
  
Elilim : J’ai oublié de vous dire une chose importante, pour que l’encre du parchemin de capture soit pleinement efficace, il nous faut l’aide d’un druide. Ce qui tombe bien nous sommes à un kilomètre environ, du village du célèbre Pinoramix.  
Rintam : Je vous préviens tout de suite, je refuse de payer les services de Pinoramix. 
Elilim : Ne vous en faites pas, quand on vient lui présenter une noble cause, le druide a tendance à agir bénévolement. Il acceptera gratuitement d’écrire pour nous, les runes druidiques sur le parchemin, si on insiste sur le côté altruiste de notre quête. 
Gron : Si Pinoramix ne coopère pas, puis-je lui couper les bras, les jambes et lui coudre la bouche ? 
Rintam : Gron comment veux-tu que Pinoramix écrive, si on applique ta solution ? 
Gron : Facile je lui mets une plume d’oie dans le nez, ainsi il pourra écrire.  
Rintam : Gron tu permets aux plus désespérés de se sentir brillants.  
Gron : Merci maître.  
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saulot
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PostPosted: Mon 2 Mar - 15:17 (2015)    Post subject: Douceur le sorcier maléfique chapitre 5 partie 3 Reply with quote

          Rintam et compagnie virent près du village de Pinoramix, un personnage illustre. Pinoramix le druide attirait des gens célèbres et influents, il était le concepteur d’une potion aux effets très recherchés. Il s’agissait d’une préparation qui rendait les huîtres fraîches et, consommables pendant des mois. Résultat les gourmets amateurs d’huîtres pouvaient en déguster, même si leur lieu d’habitation se situait à des centaines de kilomètres de la mer ou d’un océan. Le druide gardait jalousement le secret de sa recette, pourtant il reçut des offres fabuleuses pour divulguer les mystères de sa potion, comme par exemple la promesse d’un versement de cent lingots d’or. Néanmoins Pinoramix refusait mordicus de livrer à qui que ce soit, le procédé de conception de sa préparation. 
       
         Certains clients allèrent très loin pour tenter de corrompre le druide, ils lui promirent la fortune, la jeunesse éternelle, une influence politique considérable. Mais rien n’y faisait, Pinoramix demeurait inflexible. Ni la cajolerie ou la menace ne faisait plier le druide, même si l’entêtement de celui-ci, avait failli provoquer la destruction de son village. Heureusement Pinoramix avait de bons talents d’orateur, alors il réussit à préserver ses voisins, amis et les autres personnes qu’il connaissait bien, d’une mort atroce.  
           
         Si certains étaient prêts à verser le sang d’humains, pour avoir le droit de manger des huîtres fraîches, même en vivant loin d’une étendue d’eau salée, c’était à cause d’une rumeur qui affirmait que les huîtres diminuaient les effets du vieillissement, et contribuaient à apporter longue vie et une santé de fer, pour celui qui en mangeait souvent. Le ragot était infondé, on pouvait avoir une santé exécrable, tout en ayant une consommation quotidienne d’huîtres. Mais de nombreuses personnes croyaient dur comme fer dans la rumeur. 
  
Rintam : Voici Tibère douze le principal dignitaire de l'empire romanoi, de l'époque où nous nous trouvons. Gron  ne fait pas l’idiot devant ce très  haut personnage.  
Gron : Tibère est pourtant franchement petit comparé à vous. 
Rintam : Quoi ? Je ne comprends rien à ce que tu dis.  
Gron : Vous avez dit que Tibère était un très haut personnage. Pourtant vous mesurez bien trente centimètres de plus que lui. Dans ce cas comment pouvez-vous le trouver très haut ? J’ai l’impression que vous racontez n’importe quoi.  
Rintam : Ce qui est n'importe quoi c'est ton niveau de bêtise. Gron par moment tu es tellement bête, que j’ai envie de pleurer.  
Gron : Ainsi donc j’aurais des propriétés semblables à celles d’un oignon.  
Elilim : Puisque Gron est un oignon, et que vous Rintam vu votre haleine êtes vraisemblablement de l’ail, il n’y a plus qu’à vous accompagner avec des pommes de terre pour faire un superbe plat.  
Rintam : Très drôle Elilim, ah je crois bien que voilà la maison où vit Pinoramix.  
  
          Pinoramix était le druide, autrement dit l’autorité religieuse du petit village de Fixe. Celui-ci était rempli de crétins qui refusaient l’autorité romanoi, pour des raisons liées à l’hygiène. En effet les villageois considéraient comme tabou la propreté, or beaucoup de romanois appréciaient de se baigner une fois tous les dix à quinze jours. Ce motif avait poussé les fixiens, à déclarer une guerre totale contre les romanois. Malgré des années de guerre, le village existait encore. Il fallait dire que les fixiens excellaient dans la fabrication de boules puantes, à l’odeur insupportable qui décourageaient le plus vaillant des adversaires, incitaient les plus valeureux à fuir sans demander leur reste. Les boules puantes étaient magiques, il était quasi impossible d’éviter de les sentir, même en se bouchant le nez ou en se protégeant les orifices nasaux avec une écharpe. Les villageois avaient une particularité physique, qui leur permettait de supporter les senteurs les plus horribles, ils n’avaient pas de nez. Pinoramix avait d’autres recettes à l’odeur redoutable, comme par exemple la soupe surnaturelle à l’ail, qui donnait à son consommateur, une haleine si infecte, que le simple fait de souffler sur quelqu’un, suffisait à provoquer son évanouissement. Heureusement que Gron le gobelin n’était que de passage dans le village, sinon il aurait risqué de très gros ennuis. Le fait de se laver les mains dans le but de les rendre plus propres, était un crime grave à Fixe, qui valait pour le fautif des coups de fouet. Les mœurs étaient assez tolérantes dans le village, ainsi une femme pouvait coucher avec plusieurs hommes sans être montrée du doigt. Néanmoins un fixien qui refusait d’être sale, était considéré comme un être bizarre.  
  
Pinoramix : Que puis-je pour vous voyageurs ?  
Elilim : Nous voudrions que vous écriviez des formules magiques, sur un parchemin de capture démoniaque.  
Pinoramix : Tous les démons ne sont pas mauvais, qui voulez-vous emprisonner ?  
Elilim : Abigor celui qui se proclame le mal absolu.  
Pinoramix : Pour neutraliser Abigor, il est impératif que l’encre du parchemin provienne de la martosa. Malheureusement je n’en ai plus, en outre la partie de la forêt où pousse cette plante est inaccessible.  
Elilim : Qu’est-ce qui empêche la récolte de martosa ? 
Pinoramix : Un monstre féroce et surtout invulnérable dévore les téméraires, qui s’aventurent dans la partie nord-ouest de la forêt.  
Gron : Je connais un moyen de triompher facilement de la créature, je dispose d’un sort qui augmente la taille des ongles d’un millimètre.  
Rintam : Gron c’est une vraie passion chez toi la stupidité.  
Gron : Ah oui mon sort de pousse des ongles n’agit que sur les rennes.  
Rintam : Donc ton sort est complètement inutile.  
Gron : En plus il est nécessaire d’attendre qu’il soit trois heures du matin, un vendredi treize, et il faut se vider d’un litre de sang et le donner à boire au renne, pour que l’animal subisse une poussée d’ongle. 
Rintam : Gron comment fais-tu pour être aussi idiot ? Es-tu victime d’une malédiction majeure ? Bon passons à autre chose, d’après vous combien d’heures de marche, sont nécessaires pour trouver de la martosa, si le point de départ est votre village ? 
Pinoramix : Environ quatre heures, si vous avez de la chance.  
Rintam : Très bien je vais tenter le coup.  
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saulot
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PostPosted: Wed 4 Mar - 12:45 (2015)    Post subject: Douceur le sorcier maléfique chapitre 5 partie 4 Reply with quote

          Plus Rintam et ses camarades avançaient vers la partie de la forêt contenant de la martosa, plus le paysage devenait inquiétant. Le nombre de troncs droits et en bonne santé diminuait continuellement, les arbres étaient contrefaits et tordus. Une couleur incongrue dominait de plus en plus le paysage, les feuilles de chênes étaient bleues, les aiguilles de sapin aussi, l’écorce normalement  blanche des bouleaux prenait une teinte bleutée.  De plus bien que l’été soit là, que le temps s’avérait au beau fixe, et la température agréable, les chants d’oiseaux disparurent progressivement, il finit par régner un calme intimidant. La nature semblait subir une influence pernicieuse, comme si un esprit malade provoquait un déséquilibre dans l’environnement de la forêt. Gron fidèle à ses habitudes, récitait une prière à Esquivox le dieu de la fuite, la divinité préférée des lâches. Elilim lui implorait Jéhavah le dieu elfique de ramener de l’équilibre dans une nature malade. Rintam le génie du mal ne priait aucune divinité, il croyait dans l’existence de dieux, mais il ne voulait pas dépendre d’eux. Surtout que son objectif ultime s’avérait de réduire en esclavage l’ensemble des divinités, de tous les mondes existants. Par conséquent le génie considérait comme une faiblesse la prière, il laissait ses subordonnés avoir une activité religieuse, car il savait que la foi occupait une place importante dans leur vie. Mais le jour où Rintam deviendra le maître des dieux, il s’arrangera pour que tous les cultes existants soient considérés comme inférieurs, en valeur comparé au sien. Bien sûr avant de pouvoir se proclamer le dieu des dieux, il fallait déjà que le génie obtienne de la puissance, et qu’il fasse de très gros progrès  en matière de sorcellerie. Or pour l’instant il butait sur la conquête du petit village de Lofen. En outre Rintam n’était pas un sorcier très puissant, sans ses accessoires magiques. Il tirait l’essentiel de sa puissance surnaturelle de son grimoire, s’il perdait son livre magique, sa capacité de nuisance serait terriblement amoindrie. De plus il restait de nombreux problèmes à gérer, comme par exemple la surveillance d’Elilim l’archimage.  
  
Elilim : Je recommande de se taire, sauf dans le cas de trouvaille de martosa ou, de détection d’un danger.  
Rintam : Je ne crois pas que cela soit utile, d’après Pinoramix, le monstre peut détecter une odeur humaine à des kilomètres de distance.  
Elilim : La précaution que je propose a tout de même une certaine utilité, elle rendra plus ardue la chasse à notre égard.  
Rintam : Nos odeurs en particulier celles de savon et de propreté de Gron, sont des signaux qui se repèrent de loin. Je ne vois pas l’utilité de ne pas parler.  
Elilim : Il est plus facile de retrouver quelqu’un, quand on a deux indications au lieu d’une. Si nous faisons peu de bruit, nous priverons la bête d’un indice précieux sur notre présence.  
Rintam : Entendu vos arguments m’ont convaincu, Gron je te somme de te taire, sauf si c’est pour signaler quelque chose d’important.  
Gron : Justement j’ai un moyen de couvrir le bruit de nos pas ou de nos paroles, je peux secouer le hochet que j’ai sur moi.  
Rintam : Gron le pire c’est que tu crois que ton idée a de la valeur. Bingo voilà de la martosa.  
  
Pendant la cueillette de martosa, un monstre hurla.  
  
Elilim : Fuyons, courons à toute vitesse. Outch.  
Rintam : Mais je reconnais ce visage. Aïe.  
  
Rintam le génie du mal et, ses camarades furent tous assommés par le monstre. Quand Rintam se réveilla, il se palpa pour voir s’il n’avait pas de fractures ou d’entorses. Il eut la consolation de ne rien détecter de préoccupant, il avait quelques contusions, et égratignures, mais rien d’alarmant. Il se rendit compte qu’il était dans une cage en bois assez vaste, dans le sens que la prison pouvait contenir au moins cinquante personnes assises. Elilim l’archimage s’acharnait à vouloir sortir de la cage en jetant des sorts, pourtant malgré le grand savoir magique et la puissance surnaturelle d’Elililm, rien ne se passa. L’archimage devait avoir tenté de recourir à des dizaines, peut-être même des centaines d’enchantements, car il était très fatigué. Cette nouvelle plomba le moral du génie, sa situation de détresse lui donna presque envie d’adresser une prière à une divinité.  
Puis Rintam se dit que ce n’était pas le moment de flancher. Rien n’était perdu, si le monstre le gardait en vie lui et ses camarades, cela pouvait vouloir dire que la créature espérait quelque chose d’eux, donc il restait de l’espoir. Le monstre ne voulait pas forcément les garder en réserve pour les manger plus tard. Il était raisonnable de penser que la créature cherchait à négocier, désirait confier une mission particulière. Le génie espérait que le monstre lui confierait rapidement ses intentions, et le ferait rapidement sortir. En effet Rintam souffrait de claustrophobie légère, il pouvait dormir dans un lieu fermé, mais il n’empêchait que le fait d’être enfermé, pour une durée indéterminée le mettait mal à l’aise.  
           
Gron fut le dernier à se réveiller, sa première pensée quand il reprit ses esprits, fut pour son maître Rintam. Gron avait de nombreux défauts, mais il témoignait une fidélité exemplaire à l’égard de son supérieur hiérarchique.  
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saulot
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PostPosted: Sat 7 Mar - 14:02 (2015)    Post subject: Douceur le sorcier maléfique chapitre 5 partie 5 Reply with quote

Gron : Maître comment allez-vous ? 
Rintam : Je suis entier. Autrement as-tu une idée sur notre situation Gron ?  
Gron : Apparemment le monstre nous a épargnés tous les trois. Il s’est contenté de nous assommer et, de nous enfermer dans cette cage en bois.  
Elilim : La cage est invulnérable à ma magie, mes sorts de destruction sont sans effets sur elle.  
Rintam : Quelqu’un a une idée pour améliorer notre situation ? 
Gron : Maître je peux vous faire grandir d’un centimètre, si vous faites un mètre quatre-vingt-onze, vous serez plus intimidant.  
Rintam : Le pire Gron c’est que tu es sérieux, que tu crois sincèrement en ce que tu as dit.  
Gron : Pour que le sort agisse, c’est assez simple, il faut dire à voix haute en moins de dix minutes, une formule comportant plus d’un million de mots.  
Rintam (ironique) : C’est tout tu n’as rien de plus compliqué à me demander ?  
Gron : En fait il s’agissait de la plus facile des cent étapes du sort. La deuxième consiste à broyer avec le petit doigt deux cent blocs de granit, sans recourir à la magie pour s’aider.  
Rintam : Si tu continues à dire des bêtises, je te gifle.  
Gron : Tertio il est nécessaire de vaincre un avatar du Néant, en ayant les deux mains attachées dans le dos.  
Rintam : Donc pour grandir d’un centimètre, tu me demandes d’affronter dans des conditions défavorables, la plus dangereuse des entités connues ?  
Gron : C’est cela quatrièmement. Ouille. 
  
Gron se massa la joue à cause de la forte baffe qu’il se prit.  
  
Elilim : Jouer sur l’intimidation n’est pas ce qu’il y a de mieux indiqué, je pense qu’il vaut mieux essayer de persuader gentiment le monstre.  
Gron : Je peux rendre pourrie toute la viande séchée de cette caverne. Cela fera découvrir une nouvelle saveur à la créature, et contribuera à la rendre de bonne humeur. 
Elilim : Si on prive de sa nourriture le monstre, on risque de figurer tous les trois au prochain repas Gron.  
Rintam : J’ai remarqué quelque chose chez la créature, elle avait plusieurs points communs au niveau du visage avec Cérumane. Le monstre est peut-être un double de Cérumane qui a dégénéré. 
  
Cérumane : Je n’ai pas dégénéré, je suis plus abouti que le Cérumane original. En renonçant à une apparence humaine, j’ai accru considérablement ma puissance. 
Gron : Personnellement je trouve que vous êtes une version corrompue, la seule chose qui est belle chez vous, c’est votre voix.  
Cérumane : Continue à m’insulter et je dévore sous tes yeux, tes amis.  
Rintam : Gron tais-toi c’est un ordre.  
Cérumane : Apparemment le maître est plus intelligent que le sous-fifre, tant mieux.  
Rintam : Si vous nous avez épargnés, c’est que nous pouvons sans doute vous être utiles. Est-ce que je me trompe ?  
Cérumane : Non tu as raison, je veux que tu rapportes ma tête au druide Pinoramix.  
Gron : Si vous voulez vous suicider, je serai ravi de vous rendre service.  
Cérumane : Continue à faire l’insolent et je te mange, non ce que je veux c’est la paix. J’ai acquis récemment la faculté de pouvoir créer des répliques de ma tête. Vous utiliserez la tête créée pour tromper Pinoramix, lui faire croire que je suis mort. 
Gron : Je n’ai pas envie de mentir à Pinoramix, c’est une personne sympathique. 
Cérumane : Tu n’as pas le choix, si tu refuses de m’aider, tu finiras dans mon estomac. 
Rintam : Quel est votre stratégie sur le long terme ?  
Cérumane : Mon but ultime est l’extermination totale des vers de terre des forêts d’Arique. 
Rintam : Qu’est-ce qui motive votre haine ?  
Cérumane : Les vers de terre sont des animaux sales, qui aiment être recouverts de terre.  
Gron : Il y a plus sales que les vers de terre, ils n’ont pas peur d’être lavés par l’eau des averses, tandis que les coccinelles et les fourmis craignent le contact de l’eau de pluie.  
Cérumane : Tu as parfaitement raison, je vais étendre mes massacres aux coccinelles et aux fourmis. Bon assez discuté. Salem tango visard qu’une tête de moi apparaisse. Si vous menez à bien votre mission, je vous laisserai vivre. 
Rintam : Avant de m’occuper de ma mission, j’aimerai cueillir quelques kilos de martosa, cette plante est vitale pour mes projets.  
Cérumane : Si tu veux, mais une fois que tu auras fini ta cueillette, je te conseille de te dépêcher de rapporter la tête que je t’ai confiée.  
  
Rintam : Je crois que pour être crédible, il faut raconter une belle fable sur la mort de Cérumane, où Gron joue le rôle d’un peureux qui grimpe à un arbre, et où vous Elilim êtes assommé dès les premières secondes du combat.  
Elilim : Je suis d’accord sur le fait qu’il faille raconter des mensonges. Mais il serait beaucoup plus logique, de dire que c’est moi qui ais triomphé de Cérumane. Je suis bien plus doué que vous Rintam, en matière de magie de combat.  
Gron : Attention monsieur Elilim, si vous ne coopérez pas avec mon maître, je serai contraint de vous attaquer.  
Elilim : J’aimerai bien voir ça, même avec les deux mains attachées dans le dos, je peux vous battre vous et Rintam.  
Gron : Ne me poussez pas à bout sinon je tire la langue.  
Elilim : Bon blague à part, je veux être traité sur le même pied d’égalité que vous Rintam.  
Rintam : D’accord, mais je veux que Gron soit présenté, comme un grimpeur d’arbre professionnel.  
Elilim : Pourquoi voulez-vous donner un rôle ingrat à votre assistant ?  
Rintam : Parce que cela me met en valeur. Dans les histoires, le personnage principal apparaît comme plus charismatique, quand son serviteur se comporte comme un bouffon.  
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saulot
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PostPosted: Mon 9 Mar - 11:10 (2015)    Post subject: Douceur le sorcier maléfique chapitre 5 partie 6 Reply with quote

          Rintam le génie du mal n’était pas partageur question gloire. Son orgueil le poussait à vouloir s’attribuer le maximum de prestige, et à ne laisser que des miettes de renommée aux autres. Le génie adorait s’attribuer le mérite des autres, et exagérer sa contribution dans une victoire. En outre quand il subissait une défaite, cela n’était jamais de sa faute, les raisons d’une débâcle s’avéraient toujours provoquées à cause de l’incapacité de subordonnés, ou de complots fomentés par des subalternes jaloux. Pour faire simple, Rintam en cas de réussite faisait le maximum pour être le plus félicité, et en cas d’échec rejetait systématiquement la faute sur les autres. L’état d’esprit du génie plaisait à Gron le gobelin bêta. En effet Gron approuvait les gens comme Rintam, qui agissaient souvent de manière ignoble et, méprisante avec leurs subordonnés. Pour le gobelin seules les personnes impitoyables et cruelles, disposaient de chances sérieuses, d’obtenir un haut statut politique.  
          
           Elilim l’archimage n’appréciait pas beaucoup le comportement de Rintam à l’égard de Gron, mais comme le gobelin semblait aimer qu’on soit rude avec lui, l’archimage laissait faire. Par moment Elilim avait envie de neutraliser définitivement le génie et, de prendre Gron sous son aile. Mais en agissant ainsi il trahirait le serment fait à la famille du gobelin. Par conséquent il était coincé, de plus pour le moment Elilim avait besoin de Rintam. Enfin l’archimage se disait que Gron était un adulte souvent bête, mais un adulte quand même, c’était donc au gobelin de prendre sa destinée en main. Elilim estimait avoir fait son devoir d’ami de la famille, en proposant plusieurs fois au gobelin de le prendre comme apprenti-magicien. L’archimage pensait que si Gron voulait être exploité toute sa vie, tant pis pour lui.  
  
Pinoramix : Je vois que vous avez ramené de la martosa, je vais tout de suite écrire des formules magiques sur votre parchemin. Horreur voilà Uphir le démon majeur.  
Uphir : Comme on se retrouve, Rintam préparez-vous à mourir.  
Baoman : Cela m’étonnerait, je suis celui qui tuera Rintam.  
Uphir : Par le paralysus que tous mes ennemis soient immobilisés.  
  
Gron : Pourquoi ne suis-je pas immobilisé ?  
Uphir : Tu es inoffensif, tu me fais tellement pitié, que j’ai décidé de t’épargner, maintenant file. 
Gron : Vous commettez une grave erreur, je peux vous nuire considérablement.  
Uphir : Qu’est-ce que tu comptes faire ?  
Gron : Je vais chanter, fais dodo Colas mon petit frère, fais dodo t’auras du lolo.  
Uphir : Tu ne me gênes absolument pas, tu chantes mal, mais j’ai connu bien pire. Bon maintenant commençons à éliminer les gêneurs.  
  
Baoman : Démon tu as gagné cette fois, mais je reviendrai. 
Uphir : La leçon de la dernière fois ne t’a pas suffi pseudo-héros. Cette fois je vais réduire en cendres tout ton corps.  
Baoman : Un peu de respect tu parles à un super-héros. 
Uphir : Je dirais plutôt super zéro.  
Baoman : J’ai passé un examen très dur, pour avoir le droit de porter le titre de super-héros. Il fallait que je réponde oui ou non à la question, êtes-vous pour le bien et la justice ? Je ne disposais que d’une heure pour faire le bon choix.  
Uphir : Bravo tu es encore plus nul que je le pensais, feu des Enfers consume Baoman.  
  
Baoman fut réduit en cendres.  
  
Rintam : Si vous espérez que j’aie peur vous vous faites des illusions.  
Uphir : Mon maître est généreux, son offre tient toujours, reconnaissez son autorité et vous deviendrez craint et respecté.  
Rintam : Jamais je ne deviendrai le laquais d’Abigor. Je ne supporte pas les imbéciles qui sont trop bêtes, pour ne pas accompagner le thé avec des gâteaux secs.  
Uphir : Adieu Rintam, lumière désintègre. Sans Rintam vous êtes aussi inoffensifs que des bébés, c’est pourquoi je vous laisse vivre.  
  
Rintam était mort et, en plus son corps avait totalement disparu à cause du sort d’Uphir le démon.  
  
Gron : Monsieur Elilim est-il possible de ressusciter mon maître ?  
Elilim : Je ne pense pas, puisqu’il ne reste aucune trace du corps de Rintam, même le plus doué des archimages ne pourra pas le faire revivre.  
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PostPosted: Tue 10 Mar - 13:14 (2015)    Post subject: Douceur le sorcier maléfique chapitre 6 partie 1 Reply with quote

Chapitre 6 : Sac

Le moral n’était pas au beau fixe pour Elilim et Gron. Sans l’aide de Rintam, l’apocalypse fomentée par Abigor le roi-démon contre la planète Gerboisia, sera très difficile à stopper. Quand Abigor sera pleinement régénéré, il risquera fort de lancer une offensive générale contre les habitants de Gerboisia. Le roi-démon s’avérait capable de raffinements de cruauté très élaborés, contre ceux qui lui parlaient un peu sèchement. Ainsi Abigor détruisit une fois un monde, parce qu’un de ses adeptes lui dit qu’il était sévère. De plus le roi-démon question rancune allait très loin, un jour un humain lui cracha dessus. Abigor se vengea cent générations plus tard sur un des descendants du cracheur, il le tua très lentement. Les seules preuves que le monde de Gerboisia ait contenu de la vie végétale et animale, risquait de se trouver dans un avenir proche seulement dans l’herbier, le jardin et le zoo du roi-démon.

Quand Abigor décidait de détruire une planète, il allait généralement très loin. Il s’arrangeait pour que le monde visé ne contienne même plus d’algues, d’herbes et de vie microbienne. Il voulait que même plusieurs millions d’années après son passage destructeur, la vie ne revienne pas. Abigor adorait son surnom de destructeur ultime. Seuls les plus désespérés priaient le roi-démon. Ceux qui le vénéraient à moins d’avoir une grande utilité, périssaient, et voyaient leurs proches, leurs voisins, leurs ennemis, leurs relations éloignées mourir dans d’affreuses souffrances. Quand on demandait au roi-démon de détruire quelque chose ou quelqu’un, Abigor se chargeait avec joie d’obéir au souhait. Mais il avait la fâcheuse tendance de faire beaucoup plus, que ce qu’on espérait de lui. Un sorcier qui ne souhaitait que la mort d’une seule personne, s’il faisait affaire avec le roi-démon, risquait de devoir supporter la culpabilité du trépas de milliards d’individus.

Elilim l’archimage n’arrivait pas à trouver de solution pour ressusciter Rintam, malgré des recherches désespérées dans des bibliothèques, et auprès de plusieurs autres mages.

Elilim : Nous sommes fichus, Abigor va transformer notre monde en terrible enfer. La planète Gerboisia va devenir une lande désolée.
Gron : Je suis certain que tout espoir n’est pas perdu, qu’il existe une solution. Abigor est peut-être un roi-démon du Néant très puissant, mais il n’est pas invincible.
Elilim : Le Néant voilà la solution, en canalisant une partie du pouvoir d’une relique du Néant, il devient possible d’accomplir des choses insensées.
Gron : Il reste à savoir quelle relique sera adaptée, pour la résurrection de maître Rintam.
Elilim : Toutes les reliques sont assez puissantes, pour permettre à Rintam de revenir à la vie. Le problème vient du fait, que la plupart des reliques est inaccessible.
Gron : On pourrait demander à Arthur le chevalier des elfes, de nous prêter ses reliques.
Elilim : Il vaut mieux ne pas entrer en contact avec Arthur, vu que je fais partie d’une organisation qui a juré sa perte. De plus Rintam détesterait avoir une dette envers Arthur. Non le plus simple pour nous deux, sera de nous emparer du sac du Néant.
Gron : Où se trouve le sac ?
Elilim : Dans la tombe du grand chef orque Casseurdebras, pour l’atteindre il nous faudra traverser des déserts brûlants, monter des pentes escarpées où la moindre erreur pourra signifier notre mort par le froid, et affronter des créatures monstrueuses.
Gron : Que puis-je faire pour augmenter les chances de réussite de notre périple ?
Elilim : Si vous voulez me rendre service, vous pouvez passer un coup de balai devant ma boutique.
Gron : Les balais protègent des monstres ?
Elilim : Pas du tout.
Gron : Manier le balai aide à résister à la chaleur ou au froid ?
Elilim : Je vais vous apprendre un grand secret Gron, les balais servent avant tout à enlever la poussière.
Gron : Je ne savais pas que le rapt de poussière pouvait rapporter de l’argent. Combien de pièces d’or comptez-vous acquérir ?
Elilim : Gron arrêtez de dire des âneries et balayez.
Gron : Ah je vois, moins les gens en savent sur votre secret, plus vous êtes riche. Mais pourquoi n’essayez-vous pas de nous téléporter près de la tombe de Casseurdebras ?
Elilim : J’ai besoin d’un objet qui serve de lien, pour me téléporter près d’un lieu que je n’ai jamais vu. Or je ne dispose pas d’un tel objet.

Elilim l’archimage elfe conseilla à Gron le gobelin, de bien se préparer pour le long voyage qui les attendait tous les deux. En effet les périls à affronter seraient nombreux, avant d’arriver jusqu’à la tombe du grand chef orque Casseurdebras. Il faudrait des semaines voire des mois avant d’arriver à la tombe, de plus il était nécessaire de voyager à pied. Elilim ne savait pas monter à cheval, et surtout il n’avait pas du tout envie d’apprendre. Il éprouvait une phobie des chevaux, suite au coup de sabot que lui infligea un étalon dans son enfance. Résultat l’elfe eut le nez cassé, il fallut recourir à la magie pour lui rendre son ancien aspect. En outre des chevaux constituaient un gros handicap à certains endroits. Ils attiraient la convoitise des voleurs, pouvaient faire tomber leur cavalier face à certaines créatures. L’archimage serait dans une position handicapante pour jeter des sorts, s’il chevauchait un étalon.

Enfin les orques dit les orus qui composaient l’escorte, risquaient de poser des problèmes, si on les mettait longtemps dans le voisinage de chevaux. Les orus considéraient le cheval comme le mets ultime. Certains d’entre eux payaient des sommes folles, pour pouvoir consommer un étalon ou une jument. Par conséquent obliger des orques à s’occuper de chevaux, revenait à les soumettre à une tentation très puissante. Or la loyauté des orus du donjon à l’égard de Gron et d’Elilim, ne s’avérait pas exceptionnelle.

L’archimage passa en revue les principaux dangers qui l’attendaient. Il faillit se dire qu’il fallait abandonner quand il arriva au centième péril potentiel, les hordes de skavens dit les hommes-rats. Puis il se ressaisit, s’il flanchait tous ceux qu’il aimait subiront une mort douloureuse, ainsi que la disparition de leur âme. Gron surgit pour demander pourquoi, il fallait voyager à pied.

Gron : Qu’est-ce qui vous gêne exactement, dans le fait d’utiliser un cheval ou un poney ?
Elilim : Je souffre d’une allergie sévère aux poils de cheval.
Gron : Je vous ai déjà vu à côté d’un étalon, vous sembliez surtout avoir peur.
Elilim : En effet j’avais peur d’être ridicule voire pire.
Gron : Vous pouvez préciser vos propos, je ne comprends pas ce que vous dites.
Elilim : La proximité d’un cheval me donne envie de siffler, ce qui est très dangereux pour moi.
Gron : Là j’ai besoin d’explications.
Elilim : Quand un elfe siffle, il se transforme en pâté en croûte.
Gron : La nature est vraiment curieuse, ainsi siffler vous transforme en nourriture. La transformation est temporaire ou permanente ?
Elilim : Permanente, sauf si un mage de haut niveau me redonne mon apparence d’origine.
Gron : Remarque il y a moyen d’aller rapidement chercher le sac du Néant, sans l’appui d’un cheval. Dans la collection de mon maître, il y a plusieurs morceaux de la tombe de Casseurdebras.
Elilim : Parfait dans ce cas rapportez-moi un morceau. Il faut qu’il pèse au moins un kilo.
Gron : Voici ce que vous m’avez demandé.
Elilim : Gron vous m’avez rapporté un grain de poussière, vous vous moquez de moi ?
Gron : Non j’avais juste envie de ne pas me faire mal aux bras.
Elilim : Je veux un morceau beaucoup plus gros.
Gron : Voilà ce que vous désirez.
Elilim : Effectivement le morceau au lieu d’un gramme pèse dix grammes, il y a du progrès. Écoutez, je veux le plus gros morceau de la collection de votre maître.
Gron : Dans ce cas, il faudra que vous ouvriez totalement la grande fenêtre de cette pièce.

Elilim l’archimage elfe se moquait de Gron le gobelin quand il disait que le fait de siffler, le transformait en pâté en croûte. Il regrettait son mensonge à l’égard de Gron, et il songeait à s’excuser. Toutefois s’il ne se dépêchait pas, il risquait de ne plus pouvoir présenter de regrets. Le gobelin s’apprêtait à avoir une idée stupide, et aussi mortelle. Si l’archimage manquait de réflexes, il mourrait. Le bon côté des choses venait du fait qu’Elilim ne souffrirait pas beaucoup, s’il n’arrivait pas à éviter ce qui lui était destiné.
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saulot
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PostPosted: Wed 11 Mar - 15:21 (2015)    Post subject: Douceur le sorcier maléfique chapitre 6 partie 2 Reply with quote

Elilim : Gron en met du temps, je me demande ce qu’il fait.  
Gron : Monsieur Elilim, le morceau est prêt à être expédié.  
Elilim (s’approche de la fenêtre) : Pas trop tôt, mais que faites-vous avec cette catapulte ?  
Gron : Je vous envoie la plus grosse pierre de mon maître. Attrapez.  
  
          Elilim n’en croyait pas ses yeux, et ses oreilles, Gron le manipulait depuis le début. Il faisait semblant d’être un crétin, mais en fait il œuvrait en réalité pour Abigor le roi-démon. La surprise et le désarroi de l’archimage, l’empêcha de réagir pendant une seconde. Résultat le projectile envoyé par la catapulte, se rapprocha dangereusement d’Elilim. L’elfe se demanda depuis combien de temps le gobelin travaillait pour le roi-démon, des semaines, des mois, des années ? Il se dit que Gron s’avérait un sacré manipulateur. Son apparente stupidité n’était sans doute qu’un masque, destiné à tromper son entourage. Elilim salua  la performance de menteur du gobelin. Gron savait très bien s’y prendre pour tromper, il avait un don pour paraître inoffensif et idiot, alors qu’il était en fait retors et machiavélique. Mais tout n’était pas perdu, Elilim manquait de temps, mais il pouvait survivre au rocher qui s’avançait très vite vers lui, s’il sacrifiait un peu de son espérance de vie, pour lancer plus rapidement un sortilège.  
           
          L’archimage incanta un enchantement à très grande vitesse, il récita mentalement à un débit ahurissant le texte du sort de protection. Cela n’était pas sans effets négatifs, une migraine atroce s’empara d’Elilim et un voile rouge lui recouvrit les yeux. Recourir à un sort puissant à toute vitesse, constituait souvent  une conduite lourde de conséquences. Mais l’archimage n’avait pas le choix, soit il réussissait à contrer le projectile volumineux qui fonçait sur lui, soit le sort du monde de Gerboisia s’avérait scellé. La planète était condamnée à se consumer dans les flammes. L’idée que les magnifiques forêts qui abritaient les communautés elfes, disparaissent, plongea dans une colère noire Elilim. Ce ressentiment lui donna des forces supplémentaires. Résulta il réussit à invoquer un bouclier magique. Mais ce n’était pas suffisant le rempart magique ralentissait le rocher, mais la course du projectile demeurait rapide.  
           
          Elilim vit l’ensemble de sa vie défiler devant ses yeux, de sa petite enfance à maintenant, ses premières joies, son premier amour, son début d’entraînement à la magie, la mort de son père puis de sa mère. Dans un ultime sursaut, l’archimage puisa dans des forces cachées, pour renforcer son sort, il fournit un effort démentiel, il sentait qu’il allait s’évanouir. Toutefois par amour de la nature et de la race elfique, il réussit à tenir bon. Le rocher finit par stopper sa course juste devant Elilim. Malheureusement l’archimage complètement épuisé, perdit momentanément conscience. Gron rejoignit Elilim, intrigué par le fait que l’elfe ne lui réponde pas.  
  
Gron : Vous êtes satisfait monsieur Elilim ?  
Elilim : À votre avis triple buse ? J’ai failli être tué par un gros rocher. Sans mon sort de protection je finissais écrasé.  
Gron : Je comprends votre colère, mais d’un autre côté, un seul tir a été nécessaire pour vous envoyer ce que vous aviez demandé.  
Elilim : Pourquoi n’avoir pas transporté par une manière classique le rocher ?  
Gron : Il était trop gros pour passer l’escalier en colimaçon, parfois vous posez des questions bêtes.  
Elilim (tente de contenir sa colère) : Reste calme, Gron est un idiot, mais ce n’est pas de sa faute s’il agit comme un abruti.  
Gron : Ah zut je me suis trompé je n’ai pris que le deuxième plus gros morceau de la tombe de Casseurdebras. Je vais devoir tirer de nouveau à la catapulte.  
  
Gron se ramassa une baffe.  
  
Elilim : Continuez à faire l’imbécile Gron, et je vous tabasse.  
Gron : Ce n’est pas juste, seul maître Rintam peut lever la main sur moi. 
Elilim : Le gros  morceau de tombe présent dans cette pièce, est suffisant pour nous permettre de nous téléporter vous et moi vers notre destination. Accrochez-vous à moi, nous partons, par le téléportus.  
  
          Gron et Elilim se téléportèrent. Ils arrivèrent devant la tombe gigantesque de Casseurdebras, qui s’étendait sur une longueur de plus de cent mètres. Le mausolée en surface était composé d’une petite pyramide, entourée par des milliers de pierres et de rochers. L’entrée de la pyramide s’avérait gardée par des chamans-guerriers, qui avaient pour ordre de tuer sans sommation tous ceux qu’ils considéraient comme suspects. La tombe montrait toute sa magnificence quand on était autorisé à pénétrer à l’intérieur, là on pouvait admirer les centaines de fresques élaborées représentant la vie et les exploits de Casseurdebras. Des centaines d’artistes  orques et d’esclaves elfes travaillèrent nuit et jour, afin de décorer le mausolée.  
           
           D’après les récits des rares voyageurs non-orques qui visitèrent la tombe, celle-ci méritait le titre de merveille. Bien sûr de nombreux nains et elfes affirmaient qu’il était inconcevable, que des orques dit des orus réussissent à créer quelque chose, qui ne soit pas grossier et contrefait. Mais il n’empêchait que les décorations du mausolée s’avéraient de vrais chefs d’œuvres, des réalisations avec un sens du détail très poussé. Les détracteurs de Casseurdebras, affirmaient que tout ce qu’il y avait de beau dans sa tombe, était dû aux esclaves elfes. Mais dans la réalité les orques jouèrent un rôle majeur, dans l’élaboration des décorations. D’ailleurs les œuvres de la tombe qui attiraient le plus l’attention, furent conçues par des orus.  
            
           Elilim aimerait bien visiter le mausolée, mais il se dit qu’il devait avant toute chose réfléchir à un plan, pour berner l’attention des gardes de la tombe. Il commença à observer les environs pour se faire une idée des lieux. Un livre de la bibliothèque de Rintam, décrivait sommairement le mausolée de Casseurdebras. Toutefois il n’apportait pas grand-chose d’intéressant, pour ceux qui voulaient voler le sac du Néant, l’objet magique caché tout au fond de la tombe de Casseurdebras.  
  
Gron : C'est fantastique la magie, nous sommes maintenant près de la tombe de Casseurdebras.  
Elilim : Gron connaissez-vous un moyen de nous approcher de la tombe, tout en passant inaperçus ? 
Gron : Il y a l'île de Creusor à dix kilomètres d'ici que les gens évitent comme la peste, on pourrait creuser un tunnel à partir de là, et ensuite s'introduire dans la tombe.  
Elilim : Le problème vient du fait, qu'il nous faudrait beaucoup de bois pour que le tunnel ne s'effondre pas sur nous. Or il n'y a pas un seul arbre qui pousse dans ces contrées désolées.  
Gron : J'ai sur moi un gland de chêne, on n'a qu'à le planter, et attendre qu'une forêt de chênes apparaisse.  
Elilim : Je n'ai pas la patience d'attendre plusieurs siècles, de plus si nous creusons à partir d'une île, le tunnel risque d'être rempli d'eau.  
Gron : Pas grave, je peux retenir ma respiration plus d'une minute.  
Elilim : Gron réfléchissez nous n'avons pas de pelle ou de pioche. Comment voulez-vous creuser rapidement un tunnel dans ces conditions ?  
Gron : C'est simple on n'a qu'à utiliser nos mains, quoique je n'aime pas avoir les mains sales.  
Elilim : Vous avez été moins idiot que d'habitude, vous avez compris qu'il était nécessaire d'être discret, c'est bien.  
Gron (crie à tue-tête) : Vous voulez que je sois discret, d'accord. Hé messieurs les orques, nous sommes là pour violer la tombe de Casseurdebras, afin de récupérer le sac du Néant.  
  
           Des centaines d’orques dit aussi orus haineux, se mirent à converger vers Elilim l’archimage elfe, et Gron le gobelin bêta. Ils étaient fermement décidés à faire payer aux profanateurs de tombe leur audace. Le mausolée de Casseurdebras était un des monuments religieux les plus sacrés des orques. En effet le grand chef oru Casseurdebras durant sa vie, réussit des exploits qui lui valurent l’admiration sans bornes de milliers de ses semblables. D’ailleurs certains orques vénéraient le grand chef, comme un dieu de la guerre. Casseurdebras avait droit à une place de choix dans le panthéon orque, dans le sens qu’il était la troisième figure la plus célèbre.  
          
          Gron tremblait comme une feuille, il s’imaginait qu’il subirait des tourments atroces à cause de son comportement bête. Il se dit que même en recourant à la position de la reddition absolue, il risquait de ne pas s’en sortir. Les orques ne plaisantaient pas en matière de religion, déjà qu’ils pouvaient être très cruels avec les gobelins sans motif de haine. Gron estimait qu’avec de la chance, les orus ne le tortureraient que pendant trois jours. C’était quand même une longue durée de supplice, le bêta à la perspective de ce qui l’attendait, se mit en boule et ferma les yeux.  
           
          Elilim n’en menait pas large, les chamans-guerriers orques gardant le mausolée, canalisaient de la puissance divine pour l’empêcher de jeter des sorts, et pour l’instant ils se débrouillaient plutôt bien. L’archimage eut alors une idée, mais il la repoussa d’abord, car son plan lui paraissait révoltant. Elilim s’estimerait sali et souillé, infidèles à ses principes, s’il osait recourir à la solution honteuse. Puis il se dit que ses considérations personnelles étaient égoïstes, vu que la survie d’un monde reposait sur ses épaules. Au lieu de chercher à lutter contre les énergies divines, l’archimage puisa allègrement dedans pour alimenter son enchantement, cette manière de faire pris au dépourvu les chamans-guerriers. Résultat il peut contacter un esprit du feu, qui fit des ravages sur les orques. Les orus furent réduits en cendres, leur chair et leurs os laissèrent place à de la poudre noire.  
           
          Malgré le fait d’avoir survécu Elilim était honteux, l’elfe estimait que même des mois de purification surnaturelle, ne suffiraient pas à le laver de sa disgrâce. En effet même si sa survie était liée à celle du monde de Gerboisia, Elilim aurait beaucoup de mal à se remettre de l’acte d’avoir puisé dans les flux divins orques pour alimenter un sort. Pour la majorité des mages elfes, oser recourir à la puissance sacrée des orus, pour un enchantement constituait un acte aussi vil que le cannibalisme.  
  
Elilim : Qu'est-ce qui vous a pris Gron ?  
Gron : Vous m'avez demandé d'être discret, de faire preuve d'étourderie, alors j'ai agi comme vous me l'avez demandé.  
Elilim : Non quand on est étourdi, on s'avère distrait, et non discret. Une personne discrète sait se taire, elle ne clame pas à tue-tête ses intentions.  
Gron : Excusez-moi la prochaine fois, je ferai plus attention.  
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PostPosted: Fri 13 Mar - 13:25 (2015)    Post subject: Douceur le sorcier maléfique chapitre 6 partie 3 Reply with quote

          Elilim l’archimage elfe et Gron le gobelin, tentèrent de profiter de la mort des gardiens de la tombe, pour pénétrer à l’intérieur. Toutefois une force mystérieuse les empêcha de piller le mausolée de Casseurdebras. Un des gardiens de la tombe avant de trépasser activa un sortilège de sécurité, qui rendait imprenable le mausolée pour la plupart des gens. Alors Elilim se mit à étudier d’arrache-pied, l’enchantement qui protégeait la tombe. Il prit l’apparence d’un des chamans-guerriers qui montait la garde du mausolée, et désintégra avec un sort la plupart des orques qu’il avait tué. En outre il  acquit une partie de la mémoire, de la personne dont il prit l’identité.  

 
          L’archimage s’avérait un spécialiste des coutumes, habitudes et du langage orque, il put ainsi donner le change sans se faire repérer. Il répugnait à prendre l’aspect d’un orque dit aussi un oru, cependant il n’avait pas le choix. Le système de sécurité désactivait les pouvoirs d’invisibilité. Elilim profitait de ses pauses et moments libres, pour consigner par écrit le maximum d’informations. Il progressait très lentement, au point qu’il se sentait parfois désespéré. De plus il se sentait gêné, il avait promis à Gron de le faire participer au pillage du mausolée, il aurait aimé se débrouiller seul, mais il avait cédé pour faire cesser le manège insupportable du gobelin. 

 
          L’archimage n’aurait pas cru que les orques soient capables de construire un édifice complexe, comme la tombe de Casseurdebras. En effet le mausolée descendait à plus de cent mètres sous terre, et surtout il contenait des œuvres dont la qualité ravirait les plus snobs et exigeants elfes amateurs d’art. La réalisation qui marqua le plus Elilim s’avéra la bataille des mille soldats, une peinture complexe qui montrait le début de la carrière de Casseurdebras. Les combattants orques paraissaient si vivants, que parfois on avait l’impression que les guerriers allaient sortir de la toile. Au bout de dix semaines d’investigation Elilim réussit à trouver, ce qu’il soupçonnait être le point faible du système de sécurité du mausolée. Il décida de lancer une attaque le soir même de sa découverte.  
  
Elilim : Bon vous avez bien compris Gron, il faut que vous soyez discret cette fois.  
Gron : Entendu je vais jeter un sort, qui causera l’apparition de lumières colorées puissantes, faisant de gros bruits. 
Elilim : Gron vous n'allez pas être discret mais voyant, si vous agissez ainsi.  
Gron : Les voyants ce sont les personnes qui prédisent l'avenir. Vous voulez donc que je lise votre futur ?  
Elilim : Pitié que quelqu'un me vienne en aide, je sens que je sature, que je vais pleurer.  
  
Cérumane : Ce n’est plus la peine de chercher le sac du Néant, il est entre mes mains.  
Elilim : Monsieur le double de Cérumane, que faut-il faire pour que vous nous remettiez le sac ?  
Cérumane : D’abord faire de jolis compliments, qui mettent bien en valeur mes nombreuses qualités.  
Gron : Vous êtes laid, lâche, idiot, méchant etc.  
  
          Elilim l’archimage et Cérumane le puissant restèrent sans voix, devant l’insolence de Gron le gobelin. Elilim était tout de même impressionné, par les capacités d’insultes de Gron, et la vitesse de son débit. Le gobelin disposait d’un talent considérable pour mettre en colère les gens, avec des grossièretés. Il avait un vocabulaire très riche et recherché en matière d’attaques verbales. Il réussissait d’ailleurs trop bien dans sa tâche, car le puissant bouillait intérieurement, il éprouvait des envies meurtrières de plus en plus fortes. La seule chose qui empêchait Cérumane de réduire en cendres Gron et Elilim, s’avérait la curiosité.  
           
         Même si le puissant était diminué par des malédictions, il n’empêchait qu’il inspirait généralement la crainte et la déférence. Il était rarissime qu’une personne ne se comporte pas comme une carpette à l’égard de Cérumane. L’attrait de la nouveauté poussait le puissant, à voir jusqu’où Gron irait en matière d’insultes. L’archimage tentait désespérément de se rapprocher du gobelin pour le faire taire, mais le puissant utilisait une fraction de sa puissance pour immobiliser Elilim. L’archimage était abattu, plus Gron parlait plus leurs chances de survie s’amenuisaient. De plus le gobelin semblait intarissable en matière de grossièretés. Chaque fois qu’Elilim espérait que Gron serait à court de répliques cinglantes, il en trouvait de nouvelles encore plus provoquantes. En l’espace de cinq minutes, le gobelin avait trouvé plus de deux cents insultes à l’égard de Cérumane, et il ne semblait qu’aux préliminaires. Elilim avait le pressentiment, que Gron disposait encore de milliers d’attaques verbales vexantes.  
           
          L’archimage se dit que le suicide était une solution de plus en plus envisageable, cela lui permettrait d’éviter la punition terrible de Cérumane. Puis une ouverture se présenta, la concentration du puissant fut amoindrie par le fait, qu’une fiente de pigeon tacha ses vêtements. Elilim put se remettre à bouger, il se précipita sur Gron et le gifla.  
  
Elilim : Pitié Gron essayez d’être intelligent pour une fois.  
Gron : Aïe, pourquoi m’avez-vous frappé monsieur Elilim ?  
Elilim : Pour vous faire taire Gron, la consigne est de flatter Cérumane, pas de l’insulter.  
Gron : Mais je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour rendre hommage à Cérumane, si je voulais l’insulter, je dirais qu’il.  
Elilim : Par l’endormus, sombrez dans un profond sommeil Gron.  
  
          Cérumane n’empêcha pas Elilim de jeter son sort, il était lassé d’entendre Gron l’insulter, résultat Gron se mit à ronfler. 
  
Cérumane : L’insolence de votre compagnon à mon égard mérite un dur châtiment, en punition vous allez porter des lunettes.  
Elilim : Euh, vous avez des lunettes sur votre nez monsieur Cérumane.  
Cérumane : Dans ce cas, je vous inflige comme sanction terrible, l’obligation d’avoir les cheveux longs.  
Elilim : Vos cheveux descendent dans le bas de votre dos.  
Cérumane : Cessez de me contrarier, sinon je vous tue. Bon dites-moi vite un compliment, sinon je sévis.  
Elilim : Je ne sais pas par où commencer, vu que tous les mots qui existent pour décrire une qualité morale ou, intellectuelle s’appliquent à vous.  
Cérumane : Vous avez remporté la première épreuve, je suis disposé à traiter avec vous. Tuez pour moi plusieurs de mes ennemis, et je vous récompenserai en vous donnant le sac du Néant.  
Elilim : Qui faut-il tuer exactement ?  
Cérumane : Des personnes qui comme moi sont des doubles de Cérumane.  
Elilim : Pourquoi voulez-vous la mort de certains de vos semblables ?  
Cérumane : J’ai été victime d’une coalition de Cérumane qui m’a jeté plusieurs malédictions, notamment un sort qui limite ma puissance. Pour pouvoir gagner du pouvoir magique, il est nécessaire que mes ennemis meurent. 
Elilim : Pourriez-vous trouver un endroit, où mon compagnon ne serait pas en danger ?  
Cérumane : Vous devez emmener Gron avec vous, sans lui vous échouerez d’après ma dernière vision.  
Elilim : Gron ne sait pas se battre et est très bête, il est plus nuisible qu’autre chose.  
Cérumane : Il n’empêche que Gron vous évitera l’échec. Vous devez être accompagné par lui, je vous l’ordonne.  
Elilim : Très bien je me soumets à vos exigences.  
Cérumane : Voici un parchemin de voyage dimensionnel, qui vous amènera dans le monde de votre première victime.  
Elilim : Savez-vous si ma cible a un point faible ?  
Cérumane : Elle aime porter des gants noirs.  
Elilim : Et alors ?  
Cérumane : Porter des gants noirs, quand on a un teint comme le nôtre est une faute de goût. Le Cérumane que vous devrez tuer n’a pas le sens de la mode.  
Elilim : Expliquez-moi en quoi cela le rend plus vulnérable à une attaque, s’il vous plaît. 
Cérumane : C’est pourtant évident, si vous mettez des gants blancs avec des rayures rouges et des petits pois bleus, vous rendrez fou de jalousie votre victime.  
Elilim : Je ne comprends pas votre raisonnement.  
Cérumane : Le Cérumane inélégant devrait perdre ses moyens, si vous suivez mes conseils en matière de gants.  
Elilim (ironique) : Vous avez raison, d’ailleurs pourquoi ne pas aussi porter un pantalon bouffant trop grand pour moi, qui ne tiendrait qu’avec des bretelles ?  
Cérumane : Vous faites un bon choix, maintenant parlons des chaussures, il faudrait qu’elles soient dix pointures trop grandes pour vous.  
Elilim : Des chaussures pareilles rendent la marche difficile.  
Cérumane : Oui mais si vous marchez sur du sable, elles vous permettront de laisser des empreintes plus longues.  
Elilim : Bon assez discuté, il est temps de se mettre en route.  
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