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Nanothèse - Le Cinéma en Relief

 
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Arty
Maître de Compagnie
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Bélier (21mar-19avr)

PostPosted: Thu 14 Aug - 00:21 (2014)    Post subject: Nanothèse - Le Cinéma en Relief Reply with quote

Salut les zouzous !

Ce soir, je me suis dit qu'il pourrait être tout à fait sympathique de vous montrer un peu le travail que j'ai effectué pour mon école. Nous avions donc, deux camarades et moi même une nanothèse à écrire (comprendre un gros TPE), et notre choix s'est porté sur le cinéma en relief.
Nous avons donc établis notre plan en 3 parties, à savoir :

I) Histoire du septième art et apparition du cinéma en relief
II) Les techniques employées pour voir des films en trois dimensions
III) Impacts sociaux économiques du cinéma en relief

La partie qui m'était attitrée était la troisième et dernière, à savoir "Impacts sociaux-économiques du cinéma en relief".
J'ai donc décidé de vous la faire partager, pour votre plus grand plaisir, j'en suis sûr.


Quote:
Aujourd’hui, le cinéma est dans toutes les bouches, et est désormais présent partout. Les villes
et les transports en communs sont envahis par les affiches des films les plus récents, tandis que la
télévision, autrefois totalement indépendante, est désormais devenu un outil de promotion. Il est
également possible d’évoquer les magazines, qu’ils soient spécialisés ou non, qui sont également un
moyen non négligeable d’atteindre les cibles des publicitaires. Mais aujourd’hui, c’est bel et bien par internet,
qui connaît une expansion croissante, que les professionnels se tournent. De nouvelles campagnes
publicitaires fleurissent sur le net, demandant souvent à l’utilisateur de réfléchir de manière ludique.
Par exemple, on peut évoquer la campagne publicitaire du film Lucy, (réalisé par Luc Besson, qui
sortira dans les salles sombres le 6 août 2014) où les internautes devaient trouver des indices à
travers des images publiées quotidiennement afin d’avoir accès à une bande-annonce.

Les raisons pour lesquels de tels moyens sont mis en oeuvre sont en réalité assez simples.
D’un point de vue économique, le septième art regroupe un nombre grandissant de métiers, et
génère plusieurs milliards de dollars par an. En effet, les enjeux financiers autour d’une oeuvre
cinématographique sont généralement considérables : le nombre d’intervenants dans le processus de
création d’un film (comme en témoigne la longueur du générique, d’une durée d’une dizaine de
minutes pour les plus longs) ainsi que les moyens techniques requis sont très importants. Le matériel,
le nombre de corps de métiers nécessaires ou les tournages en extérieurs (souvent bien plus chers
que ceux en studio) rendent les coûts d’un film très élevés, d’où la nécessité de trouver des moyens
financiers toujours plus importants.

Pour ce faire, plusieurs méthodes peuvent être mises en oeuvre. Trouver un ou plusieurs
producteurs est bien entendu indispensable, mais ces derniers ont souvent un droit de
parole sur les oeuvres dans lesquels ils ont investi. Plusieurs autres procédés sont également
employés, comme le placement de produit (une société choisit de financer un film afin que celui-ci
y présente un de leurs produits de manière avantageuse). Mais désormais, un moyen alternatif
apparaît depuis quelques années : le cinéma en relief.


Ce procédé, employé lors du tournage de films à gros budgets, nécessite l’utilisation de
caméras spécifiques à deux objectifs, spécialement écartées l'une de l'autre afin d’obtenir un décalage
correspondant à l’espacement entre les yeux. De cette manière, l’image est directement filmée afin
d’être compatible avec les projecteurs présents dans les salles de cinéma du monde entier (diffusant
des films 3D grâce à la technique d’obturation par alternance précédemment évoquée). Néanmoins,
cette technologie présente quelques points négatifs, souvent soulignés par ses détracteurs, notamment
au sujet des lunettes indispensables au visionnage des films projetés. Parmi les nombreux
inconvénients souvent pointés du doigt, l’inconfort lié au port prolongé des lunettes fournies est celui
qui a le plus souvent été cité.

Ainsi, d’après un sondage effectué en mars 2014 auprès d’un public de 150 personnes
entre 18 et 25 ans, 29 % des individus interrogés sont catégoriquement contre l’emploi
de cet accessoire dans les salles sombres, tandis que seulement 7% apprécient de
pouvoir regarder leur film en trois dimensions grâce à ces lunettes (Annexe XII). Selon un autre
sondage, réalisé par Le Film Français, Allociné et UP3D, pas moins de 80% des individus
interrogés préféreraient regarder leur film en 2D lorsque les deux versions leur sont proposées.
De plus, le fait de devoir louer les lunettes pour la durée du film pose aussi des problèmes
d’hygiène (ces dernières n’étant pas nettoyées entre deux projections). Un dernier point souvent
évoqué relève de l'avis subjectif des spectateurs. En effet, les films présentés comme étant en trois
dimensions ne sont pas de qualité égale. Bien que certaines oeuvres (comme le film Avatar de James
Cameron, ou Gravity d'Alfonso Cuaron) sont unanimement saluées pour l'utilisation de leur 3D, il
n'en est rien pour d'autres films, où celle-ci est souvent qualifiée d'inutile. D'après le même sondage
que précédemment, 73% de la population interrogée considèrent que la 3D n'apporte pas un réel
intérêt pour le film visionné. Enfin, il est également important de noter que certaines études pointent
le fait que certaines personnes (autour de 5 à 10%) ne présenteraient pas de vision stéréoscopique,
et serait par conséquent incapables de voir en 3D (Annexe XIV).

Mais les plus grandes critiques viennent néanmoins à l'encontre de la hausse tarifaire que
subissent les projections de films en trois dimensions. En effet, une séance de cinéma en 2D coûtent
10€80, alors qu'une séance en 3D coûtent 13€80 (Annexe XV). Cette différence non négligeable se
traduit par une très nette opinion de la part des spectateurs. En effet, 62% des personnes interrogées
considèrent les prix pratiqués souvent excessifs par les cinémas, alors que seulement 10% les jugent
justifiés par rapport à la qualité du film visionné.


Ces critiques pourraient laisser penser que le cinéma est désormais délaissée par les
spectateurs, ce qui peut sembler être effectivement le cas. Si l'on choisit de considérer le nombre de
film vu par habitant par année. En France par exemple, si la moyenne était de 9 films par habitant et
par an en 1955, ce nombre n'est plus qu'à 3 films par habitant et par an en 2010. Une chute qui peut
s'expliquer par plusieurs facteurs. En effet, il semble nécessaire de souligner qu'à cette époque, le
nombre de divertissement grand public proposé était bien moins important qu'actuellement. De
plus, avec l'essor d'alternative avec internet par exemple, et le développement des sites de streaming
(sur lesquels il est possible de visionner un grand nombre de film) et du piratage, le cinéma n'est
plus le seul moyen de regarder une oeuvre du septième art. Il est également possible de souligner la
baisse du pouvoir d'achat de ces dernières années (tandis que tel n'était pas le cas dans les années
1950-1960, à l'époque des Trente Glorieuses et du plein-emploi), et le contexte économique actuel
difficile qui sont également un frein à l'expansion du cinéma.

Néanmoins, il semble important de nuancer ces résultats, notamment si l'on décide de
prendre en compte le succès rencontrés par les films récents. Si l'on considère les vingt-cinq films
ayant rencontré le plus de succès dans toute l'histoire du cinéma, nous constatons que pas moins de
dix-neuf d'entre eux sont sortis dans les années 2010. Les films tournés en trois dimensions ne sont
pas non plus en reste, car trois des cinq plus gros succès ont été tournés en 3D. (Bibliographie –
Wikipédia - Liste des plus gros succès du box-office mondial)

Ces résultats expliquent à eux seuls la nécessité des industriels du cinéma à trouver des
techniques alternatives afin de faire revenir les spectateurs dans les salles sombres. C'est là que le
cinéma en relief rentre en compte d'un point de vue économique. Alors que le nombre de personne
allant au cinéma ne cesse de diminuer, la hausse des prix des séances semble permettre aux
industries cinématographiques de continuer à gagner de l'argent afin de produire de nouveaux films.
Mais est-ce réellement le cas ?


Il est vrai que la projection de films en trois dimensions semble être la solution pour
l'industrie du cinéma, qui ne peut que lutter contre cette baisse de fréquentation, mais aussi contre le
piratage toujours croissant et la vente grand public d'ensemble home-cinema, proposant une qualité
pratiquement équivalente à celle des grandes salles urbaines. Mais un problème demeure
néanmoins, celle de l'inégalité de la qualité des films.

La sortie d'Avatar (de James Cameron) en 2009 a révolutionné le cinéma tout entier. A la
suite de ce film, de nombreux autres productions ont aussitôt été engagées afin d'essayer de suivre
cette nouvelle dynamique qu'est le cinéma en relief. Malheureusement, les spectateurs n'ont pas tous
suivi cette nouvelle vague, si bien que les résultats n'ont pas été au rendez-vous. Alors qu'Avatar
doit en partie sont succès à la pseudo-nouveauté qu'offrait le cinéma en relief (jusque alors très peu
tourné vers le grand public), les films qui le succédèrent n'ayant plus cette chance, les succès s'en
est retrouvé fortement diminué. Ainsi, en prenant uniquement en compte le pourcentage des recettes
totales effectuées lors du week-end suivant la sortie du film (représentant généralement la plus
grande partie de ses recettes totales), on constate qu'Avatar a obtenu dans cette période 70% de ses
revenus, contre seulement 45% pour un film sortant six mois plus tard (Bibliographie – Wikipédia –
Fréquentation Cinématographique). Ces chiffres dévoilent bien une lassitude grandissante de la part
des spectateurs pour ce genre de cinéma, qui malgré quelques oeuvres exploitant particulièrement
bien la 3D, peine à se renouveler. C'est d'ailleurs l'avis de certains spécialistes de la
cinématographie, comme Lawrence Faudot, directeur du Publiciscinémas à Paris, qui intervient au
sujet de cette technologie lors d'une interview accordée à Allocine.fr :

« Certains annoncent la fin de la 2D, je n’y crois pas une minute. Je pense sincèrement que
la qualité d’un film, sa réalisation et son histoire ne dépendent pas d’un relief présent. Ne
transformons pas nos salles d’exploitation cinématographique en parc d’attraction. »

L'intervention de ce professionnel permet également de soulever un point qui n'a pas encore
été évoqué : les coûts nécessaires aux exploitants pour équiper leurs salles. Au delà des frais
évidents pour acheter et équiper un projecteur et un écran spécifiques, les cinémas doivent aussi
assurer la location de lunettes spécifiques et la maintenance de leurs équipements. En effet, chaque
paire coûtant initialement quarante euros à l'achat, dépense multipliée par le nombre de spectateurs
et par salle, amène le total à plusieurs dizaines de milliers d'euros. De nombreux professionnels
essayent ainsi de compenser cette dépense en ajoutant un supplément de quelques euros à l'achat de
billet. Par exemple, tel est le cas pour le Kinépolis de Nancy, où la location de lunettes est facturé
un euro. Le prix de la maintenance est également plus élevé que ne l'est celle d'appareils 2D. Il est
ainsi possible de citer le cas des ampoules, présentes dans les projecteurs. Lors d'une projection
classique en pellicule 35mm (taille standard), la durée de vie d'une lampe est d'environ mille cinq
cents heures. Mais dans le cas du cinéma 3D, demandant plus de luminosité, cette durée est
généralement trois fois moins élevée. C'est ainsi d'une réelle difficulté pour les professionnels de
rentabiliser leurs films en trois dimensions suite à ces chutes de popularité combinées à des coûts
logistiques bien plus important que pour la distribution de films 2D.


Aujourd'hui, les producteurs essayent d'amener toujours plus de spectateurs potentiels à voir
leur film, notamment par une publicité omniprésente. Mais il existe également d'autres moyens pour
eux de rentabiliser leurs productions cinématographiques, et ce même une fois que le film est déjà
sorti : les produits dérivés et les DVD.
Lors de la sortie d'un film en salle, de nombreux produits dérivés (pour les plus gros
blockbusters) sont fabriqués et vendus, rapportant de l'argent lors de l'achat de licence par les
sociétés productrices de jouets (lego, hasbro …) et iront ainsi envahir les magasins de jouets et les
centres commerciaux. De plus, la totalité des films sortant dans les salles sortiront également en
DVD et Blu-Ray Disc. Bien que totalement indépendant du cinéma, ces ventes supplémentaires
permettent de rentabiliser un peu plus les films qui ont bien souvent coûtés plusieurs millions de
dollars. Mais si la production de DVD de films 2D ne pose aucun problème, celle des films en trois
dimensions semble déjà poser bien plus de questions. Si cette technologie est désormais intégré
dans la plupart des cinémas, la distribution grand public de technologies permettant de reproduire la
3D n'en est encore qu'à ses balbutiements.

En 2009 sortait les premières télévisions de la marque sud-coréenne Samsung, et proposait,
à l'aide d'un petit adaptateur indépendant et de lunettes, une vision 3D par obturateur par alternance.
Ce premier téléviseur n'était cependant pas des plus économiques. En effet, les potentiels clients
devaient dépenser pas moins de deux mille euros pour espérer pouvoir profiter des avantages de la
3D directement de leurs canapés. Aujourd'hui, de nombreuses autres marques se sont lancés dans la
course, pour un résultat pour le moins mitigé.

De nombreux problèmes vinrent entacher la sortie dite révolutionnaire des téléviseurs 3D,
mais le principal reste le manque de contenu et d'émissions disponible sous ce format. Malgré
quelques annonces sur la sortie d'émissions spécialement tournées en trois dimensions, les grandes
chaînes françaises ont rapidement fait demi-tour devant le manque de demande de la part des
spectateurs. (Il est par exemple possible d'évoquer le cas de Canal+, qui a annoncé, fin 2011, qu'il
souhaitaient arrêter la diffusion de programmes 3D). L'autre support sur lesquels les films en trois
dimensions devaient atteindre les spectateurs étaient les sorties de Blu-Ray 3D.

Contenant bien plus d'informations que les DVD ordinaires, ils devaient assurer la distribution de ces films au grand
public, mais n'ont pas rencontrés le succès prévu. Il est justifiable de se demander si la sortie de ces
Blu-Ray n'étaient pas prématurés, spécialement lorsque l'on prend en compte que la plupart des
foyers français n'en sont encore qu'au DVD. Enfin, il demeure également le sempiternel débat entre
la 3D avec, et sans lunettes. Si cette technologie existe désormais, il n'en demeure pas moins que sa
qualité reste bien inférieure à celle utilisant ces lunettes. Un autre combat se livre également entre la
technologie active et passive, l'un étant plus impressionnante mais plus cher, tandis que l'autre,
moins confortable, est aussi bien plus économique.


Il est temps de se demander si la 3D n'a pas déjà atteint les limites de ce qu'elle pouvait nous
offrir, tant dans les salles sombres que depuis nos canapés. Entre inconfort, prix excessifs et parfois
cruel manque de qualité, les spectateurs ont désormais choisi de se tourner vers d'autres alternatives.
Lors du précédent salon CES 2013 (Consumer Electronics Show) par exemple, les véritables stars
n'étaient pas les dernières télévisions 3D, mais celles Ultra HD (ou 4K) ou celles proposant un écran
incurvé.

Annoncée comme la révolution technologique sur grand comme sur petit écran, la 3D peine
ainsi à recueillir des adeptes sous sa bannière. Peut-être serait-il préférable d'attendre que celle-ci se
renouvelle, ou que la stéréoscopie sans lunette soit réellement implanté dans les cinémas. En effet,
c'est celle-ci qui semble être la seule véritable alternative pour que la 3D regagne ses lettres de
noblesse. Une supposition qui n'en demeure pas moins incertaine, comme le montre notre sondage,
où presque les deux tiers des personnes interrogées seraient d'abord concernés par les prix proposés,
bien avant le confort ou la qualité de la 3D …


Merci à ceux qui ont lu jusqu'au bout ! Et désolé pour les fautes de français, je n'ai malheureusement plus de sauvegardes de ma version corrigée, et j'ai la flemme de tout recorriger ! ^^

Arty
_____________________________________________________________


Eklatpif wrote:
Arty... t'es...une machine...une bete...( admiration... )
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PostPosted: Thu 14 Aug - 00:21 (2014)    Post subject: Publicité

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