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litrik
Commandant
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Palmarès : Vainqueur du concours de peinture N°3 : été 2013

PostPosted: Sun 23 Sep - 10:55 (2012)    Post subject: Compilation fanfic: Un garde ordinaire Reply with quote

Un Garde ordinaire.
(Ceci est une fanfic trouvée sur le net, elle n'est pas de moi.)

Chapitre I : Un héro.

Shaley, pestait, contre lui-même, contre son supérieur, contre tout le monde en fait. Voilà qu'il poireautait dans un bloc d'habitations en ruine, à surveiller un passage, désert. Du premier étage il avait une vue imprenable sur cette route. Au rez-de-chaussé deux autres soldats occupaient une position de tir avec un autocanon monté sur trépied. Il aurait bien voulut être en première ligne mais pas ici. Se ici il ne savait même pas le situer sur une carte, s'il en avait une. Il entendit un éclat de rire plus bas. Ces deux connards devaient jouer aux cartes ou aux dés. Shaley jura et se dirigea vers l'escalier, ces deux là allaient l'entendre. En fait ils ne jouaient pas, ils buvaient.
- Donnez moi une bonne raison de pas vous balancer au commissaire.
- Venez boire avec nous, sergent, lui proposa Helt sans se démonter par l‘arrivée impromptue de son supérieur.
- Pas question, il s'approcha de Helt et confisqua la gourde d'alcool, on a un travail à faire.
- Peuh ! Sergent,y' a personne, qui voudrait passer par là ? argumenta le Garde.
- Je ne pense pas que le commissaire soit d'accord avec vous.
- Le commissaire par là, le commissaire par ci, tu nous les brises ! Va donc voir ailleurs ! Fartel, passablement éméché lui jeta un regard mauvais et leva la main pour reprendre la gourde, de toute façon on se tire demain, parait que c'est trop chaud pour nous ils vont envoyer des Space Marines, s'ils ne sont pas déjà là, on va nous relever dans moment à l'autre.
- Raison de plus pour ne pas saloper le boulot.
Shaley tenait toujours la gourde hors de porté.
- Rend moi ça ! gronda Fartel, faisant jouer sa musculature imposante.
- Ouais casse-toi, renchérit Helt.
- Non ! Vous avez assez bu ! Et je suis votre sergent, salopards et je ne...
Fartel se jeta sur Shaley en dégainant sa baïonnette. Il essaya de la plonger dans le cou de l'autre mais Shaley retenait sa main. Petit à petit l'acier se rapprocher de la chair. Shaley pria l'Empereur, Il ne pouvait laisser mourir un serviteur loyal et laisser vivre cette ordure.
- Crève ! hurla Fartel, un peu avant que son crâne n'explose.
Shaley se redressa tant bien que mal, dégoulinant de sang et de cervelle. Il vit une silhouette gigantesque, se détacher à contre-jour dans l'embrasure de la porte. Il était vraiment grand. Il se tourna vers Helt pour lui dire que tout irait bien quand il remarqua son expression terrorisée. La silhouette s'avança et Shaley put enfin le voir. Les symboles qui décoraient son armure lui donnait la nausée. Helt se jeta sur le côté pour éviter le bolt. Le sergent aligna sa cible et tira. Le Space Marine du Chaos se tourna vers lui, sans paraître se soucier des lasers. Le chant de mort de l'autocanon l'empêcha de tirer sur le soldat. Helt avait fait pivoter l'arme et avait ouvert le feu. Le bolt souffla le torse d'Helt dans une bruine sanglante et il retomba mollement en arrière. L'hérétique se retourna pour achever son travail mais le soldat avait disparut.
Un tir de pleine puissance dans le dos le fit vaciller et avant qu'il ne réagisse un second perfora son armure au niveau de l'abdomen. L'hérétique rugit et s'élança sur Shaley qui plaça un troisième tir. Ce dernier réussit à esquiver le coup sauvage de la lame qui avait pris la place du bolter entre les mains énorme du Space Marine.
Une voix crachota dans l'oreillette de Shaley.
- Ici Q.G, relève en route, travail terminé pour nous, paré pour évacuation.
Shaley ne répondit pas, trop occupé à rester en vie.
- Sergent, répondez. Vous me recevez ?
Shaley effectua un roulé-boulé, mit un genoux au sol et tira sur son ennemi qui devenait fou, de ne pas réussir à tuer ce simple humain.
- Sergent ? Répondez, l'oreillette ne cessait de l'appeler.
Shaley trébucha sur une poutre et s'affala sur le dos. D'un pas assuré sa mort approcha. Le sergent pria, appuya sur la détente, pria, ferma les yeux, pria et ouvrit les yeux. L'hérétique essayait de retenir un flot de sang noir qui s'écoulait de sa gorge, il n'y parvint pas et s'effondra sur la jambe du sergent. Ce dernier hurla de douleur.
- Sergent ! Répondez, vous me recevez ?
Shaley se tordit le cou quand des bruits de pas pressé s'élevèrent dans l'entré. Encore des hérétiques.
- Fais chier, murmura le sergent.
Une de ces énormes silhouettes se pencha sur lui, la vu trouble de Shaley l'empêche de voir nettement l'hérétique.
- L'Empereur te salut, ordure, grogna Shaley en levant son fusil.
Le laser claqua sèchement, rapidement suivit par un second, tout deux transpercèrent la tête du traître qui chuta lourdement. Les autres se précipitèrent sur le sergent quand une voix beugla dans l'entré.
- Pour l'Empereur ! Pour le Chapitre ! Pas de quartiers !
Un furieux corps à corps s'engagea, Shaley n'en vit rien car son champs de vison étais bloqué par les deux hérétiques. Il n'entendait que le hurlement rageur des épées tronçonneuses et les aboiement furieux de quelques bolters. Le combat s'acheva très vite. Des phrases s'échangèrent et Shaley ne saisit pas tout.
-...celui-ci est encore vivant.
Un Space Marine s'approcha de lui tandis qu'un autre retirait le cadavre qui écrasait sa jambe.
- On va te ramener, tu as tué ces deux là tout seul ? le Space Marine ne portait pas de casque et Shaley put voir l'expression de mépris se peindre sur son visage lorsqu'il désigna les hérétiques.
- Oui.
- Impressionnant, commenta t'il.
- Tu seras récompensé, cela va de soit.
Le sourire du Space Marine réconforta Shaley lorsqu'il sombra dans les brumes de l'inconscience.

Chapitre II : Pour l'Empereur je mourrais avec honneur... ( 3 mois plus tôt)

Les sifflements des obus et les explosions ne le faisait plus sursauter. Question d'habitude, le sergent Shaley était nerveux mais ne le montrait pas. Au moins pour ses hommes. Parmi eux de la bleusaille, Shaley blasphéma entre ses dents, des recrues ici... pas très malin. La présence des hérétiques n'était pas très élevée mais on avait signalé "quelque chose de pas net" dans Omund et pour un premier combat ce n'est peut être pas ce que l'on pouvait rêver de mieux. Un obus s'écrasa tout près. Le sergent fut jeté au sol par l'onde de choc, il se releva et épousseta son uniforme, comme si de rien n'était. Il adorait faire ça devant les recrues. Évidement il n'entendait plus qu'un bruit strident, consécutif à l'explosion mais ça aussi il ne le montrait pas.
Première classe Davvid, il tremblait, il était terrifié. Des tonnes d'obus pleuvaient sur leurs positions depuis quatre heures. Des tranchés aux parois renforcées de plaques pare-éclats, au niveau du sol des murs de ferrobétons percés de meurtrières. Devant lui le sergent déambulait comme dans les dortoirs, à la droite de Davvid le soldat Deyl, porteur de lance-flamme somnolait, appuyé contre les murs de la tranché. Davvid le réveilla d'une bourrade. Deyl ne bougea mais marmonna quelque chose d'incompréhensible.

- Quoi ?
- Refais ça et je te carbonise, le bleu, maugréa t'il.
- C'était pour voir si tu dormais ou si...
- la chatte sur un toît brûlant.

Davvid ne répondit pas et serra les dents quand une explosion l'aspergea de terre.
- Médecin, grogna Deyl sans bouger plus que ça.
Moins d'une seconde plus tard le braillement d'un blessé retenti. Davvid regarda passer deux infirmiers.
- Préparez-vous ! hurla la voix reconnaissable entre toutes du colonel.
Les tranchés bourdonnèrent d'activité. Avec stupéfaction, le bleu se rendit compte que le bombardement avait cessé. Il vérifia son fusil et y fixa sa baïonnette imitant en cela ses compagnons. Les chefs de pelotons se placèrent devant les passages d'assauts qui donnaient directement sur le no man's land. Un enfer long de dix kilomètres et large de seulement six cents mètres. Un merdier parsemé de cratères, de cadavres, de barbelés et de bout de métal qui devait être à un moment ou un autre des chars. Les bombardements incessants avaient pulvérisé la moindre carcasse de tank.
Le colonel escalada le parapet, les tirs de lasers et de munitions solides semblaient ne jamais pourvoir le toucher. De son épée il désigna les tranchés occupées par les hérétiques et derrière, la ruche Omund.
- Pour l'Empereur ! A l'attaque !
Et il s'élança sus aux hérétiques, rapidement suivit par un millier de Gardes. Les armes légères ravagèrent les rangs, tuant et mutilant et de façon sporadique, des explosions faisaient voler des corps brisés. Davvid vit avec une fascination morbide le commissaire exécuter un soldat qui avait tenté de fuir.
- La lâcheté est récompensée par la mort ! cria le commissaire en abattant un second fuyard.
Shaley courait, pas trop vite et légèrement en zigzag, ainsi il pouvait sprinter si besoin était. Près de lui, Deyl, même ici le sergent entendait le clapotis du réservoir et cela le rassurait bizarrement. Enfin ils parvinrent aux positions ennemies. Les lance-flammes faisaient des merveilles, incinérant dans de grandes lances ardentes les ennemis de l'Empereur. Le sergent sauta dans les tranchés et empala un cultiste sur sa baïonnette et en tua un autre à bout portant. Les Gardes envahissaient les tranchés puantes des hérétiques. Les hommes de Fertlai lui passèrent devant en adressant un signe de la main. Le combat tenait plus de la boucherie qu'autre chose. Les Gardes avaient gagné cette planète depuis deux semaines. Un raid aérien audacieux avait anéanti un QG hérétique, tuant les principaux leaders.
Cet incroyable chance avait gonflé le moral de la Garde presque autant que cela avait miné le moral des hérétiques, qui pour beaucoup se suicidaient. Mais certains continuaient le combat. La planète était revenue dans le giron de l'Imperium ou presque. Il restait une dernière poche de résistance aux alentours de la cité-ruche d'Omund.
Le colonel sentit la foi lui étreindre le coeur, ils avaient gagné ! Après des combats âpres ils avaient vaincu. Il était si heureux qu'il sourit au commissaire qui, pistolet en main achevait un hérétique.

- Colonel ! le radio courut vers lui, essoufflé et blessé au bras.
- Ouais ?
- Des ordres, il lui tendit le casque.
- Ici le colonel Manrel je vous écoute.
- Ici QG, vous avez ordre d'investir la ville, terminé.
- Bien reçu, il redonna le casque à la radio. Messieurs ! En avant ! C'est pas à côté alors dépêchez-vous.

Shaley rallia ses hommes et se mit route à la suite du colonel. Il jura intérieurement, ce satané commissaire lui collait les basques. Pendant un moment il chercha une excuse pour ne plus le supporter. Le sergent et son peloton pris la tête en tant qu'éclaireurs. Ils remontaient la route principale et à douze kilomètres, la ruche. Le chemin semblait dégagé.

- Sergent ! aboya le commissaire, que signifie ceci ?
Il fixait avec colère un long sabre qu'arborait fièrement le sergent. Il l'avait récupéré sur un officier hérétique qu'il avait vaincu, il trouvait que ça faisait un très beau trophée. Si ce genre de pratique était monnaies courante, le commissaire Yador ne le tolérait pas. Pour lui c'était indigne du credo impérial.
- C'est un sabre commissaire.
- Je le vois bien imbécile ! Mais que fait-il ici ? C'est une arme d'hérétique.
- Bah tout dépend de son utilisation. Si je tue un commissaire là oui mais si je...
- Blasphème, cracha Yador la main sur la crosse de son arme.
- Commissaire ! Je pense que le sergent à voulut plaisanter.

Le colonel venait d'arriver jusqu'à eux. Ses yeux brillaient de rage. Lui non plus n'aimait pas Yador qui, même selon les critères des plus sanguinaires commissaires était une vrai crevure. Une fois il avait tuer un Garde sans sommation, pensant qu'il voulait fuir alors qu'il lui avait était ordonné de repartir vers l'arrière. Yador fusilla le colonel du regard. Puis ils purent reprendre la route. Shaley et son peloton prenait une solide avance.

- Sergent, pourquoi on a pas de transports ? demanda Helt.
- Ils sont en arrière, ils nous rattraperons à hauteur de la ruche, avec les chars.
- C'est pas très malin d'avancer sans soutien blindé, nan ?
- Si, mais c'est les ordres.
- Leman Russ, les interrompit un certain Joyl.

Tous se retournèrent, le reste du régiment n'était plus visible et le blindé ne semblait pas là non plus.
- Devant, signala obligeamment Joyl.
En effet droit devant un Leman Russ avancait, seul. Comme s'il les avait vu, le char s'arrêta.
- Il fait quoi ? Il est à nous ? Putain de... dispersez vous ! ordonna Shaley.
Une vague détonation une flamme au bout du canon et presque cinq cent mètres plus loin l'obus fit exploser la route, tuant un homme. Le char repris sa route, crachant un nouvel obus qui vaporisa deux autres personnes.
Shaley hurla sans vraiment savoir pourquoi quand les bolters sur pivots se mirent en tête de balayer la zone abattant encore deux soldats. Le sergent entendis confusément un pas lourd, rapide et régulier passer sur sa gauche. Un éclair de lumière frappa le Leman Russ juste sous la tourelle à deux reprises. Faisant exploser le char, projetant un shrapnel incandescent tout autour. Shaley regarda leur sauveur, une Sentinelle.

- Alors ? content de me voir ? demanda le pilote par radio.
- Ça oui, confirma le sergent, mais un peu plus tôt...
- Désolé, je vais vérifier la route maintenant, attendez votre régiment. Selon l'état major la ville est vide. Mais méfiez-vous. Le bombardement l'a bien amoché mais...
Le pilote laissa sa phrase en suspend et repartit prestement.

Chapitre III : Le pire des ennemis.

Ce jour fut à jamais gravé dans les mémoires de ceux qui furent présents et classé secret avec un haut niveau d'accréditation pour le reste de l'Imperium. Le 21 octobre de l'année 996M41 à 5:00 les forces de la Légion d'Acier entamèrent un bombardement féroce sur la dernière poche de résistance. A 8:34 les hérétiques tentèrent une percée et réussirent à détruire douze blindés impérieux. 9:00 contre-attaque impériale, efficacement contrée par un Baneblade qui sera détruit pas des batteries Manticores. 10:25 pilonnage des tranchés de la Garde pendant quatre heures. 14:40 attaque totale des positions hérétiques et large victoire de la Légion d'Acier. A 16:05 les Gardes et leurs blindés pénètrent dans la cité-ruche d'Omund, aucun signe de l'ennemi. 17:27, embuscades sur les éléments dispersés de la Légion et attaque soutenue sur les forces principales.

- A gauche ! Feu !
Le bolter lourd pivota sur son trépied et massacra une demie douzaine d'hérétiques. Jeff était posté avec trois autres soldats dans une chapelle en ruine qui faisait le coin de la place. Comme la plupart du régiment ils formaient de petits pelotons, isolés, privés de communications et sans soutient. Régulièrement des bandes de cultistes passaient devant eux, offrant une occasion en or. Mais maintenant qu'un tas de cadavres s'amoncelait, les suivants c'étaient mis à couvert. Des lasers frôlèrent le petit groupe.
- Putain, le mur était un peu plus bas et pfuit j'était mort, se plaignit Harklez.
- Ouais dommage.

Jeff ne répondit pas et vérifia le mécanisme de tir du bolter. Vu le peu de munitions il ne tirait que si la cible était dégagée. Les guerriers qui les bloquaient tenaient un gros bâtiment en face de la chapelle.
- Y en a qui se ramènent par là, annonça Rath dans son oreillette.

Plus loin, là où se trouvait une poterne, Rath se baissa derrière un banc renversé. Il ne savait pas si les autres l'avait entendu. Dans le couloir les hérétiques s'amenaient. Rath se saisit d'une grenade et la fit rouler sur le sol. L'explosion arracha quelques briques et projeta contre le mur deux cultistes. Rath étouffa une exclamation. Ceux-ci n'étaient pas du tout comme les autres. Il ne s'agissait pas d'habitants d'une cité-ruche révoltés, mal armés et mal équipés. Ici, il avait à faire aux tristement célèbres guerriers de l'Église du Sang. Les adorateurs de ce culte impie comptaient parmi les plus fanatiques que la galaxie puisse fournir, peut être même égalaient-ils les Astartes sur ce point.

Rath recula instinctivement alors que d'autre hérétiques investissaient les lieux. Le soldat passa en automatique et lâcha ses tirs sans même viser. Les lasers fauchèrent les rangs ennemis. Un adorateur dont l'un de ses bras pendait mollement, inutile, se jeta sur Rath et l'immobilisa, ignorant les coups de poignards, afin de permettre à un autre cultiste de tuer l'impérial à coup de crosses dans la tête. L'adorateur ne cessa que lorsqu'il ne resta plus qu'une bouille sanglante et non pas un visage humain. Les adorateurs s'éparpillèrent vers les colonnes de marbres à présent criblées d'impacts. Ils se jetèrent sur l'arme lourde comme des diables sortis de leurs boîtes. Malheureusement pour eux il n'y avait plus personne.

Jeff avait entendu son oreillette grésiller présumant que Rath essayait de les prévenir d'un danger, lui et ses hommes s'étaient repliés de façon à prendre les hérétiques à revers. Ils virent avec stupéfaction des adorateurs de l’Église du Sang envahir leurs précédente position. En un instant Jeff revint cinq ans en arrière, un vétéran lui expliquait qui « ils » étaient, un jour qu‘il devait les affronter.

L’Église du Sang... un millénaire de tuerie et de massacre. Ce culte était vieux et les archives impériales peinaient à trouver des informations sur eux. Malgré leurs apparente sauvagerie ces adorateurs étaient loin de la bêtise parfois aberrante dont pouvait faire preuve d’autres cultes. Le principal atout de l’Église du Sang, mise à part le fanatisme qui prenait la place du sang dans les veines de ses membres. C’était surtout cette façon de tomber sur eux ou plutôt la façon qu’ils avaient de vous tomber dessus. Ils s’infiltraient partout comme des insectes nuisibles, pires que de la vermine. Exploitant la moindre faiblesse, la plus petite faille. Mais l’action qui les fit entrer dans le panthéon du Mal, fut ce jour maudit pour l’Adeptus Mechanicus, le sabotage du « Emperor’s glory », un puissant vaisseau extrêmement ancien. Des adorateurs avaient réussis à s’infiltrer à l’intérieur, -- nul ne sut jamais comment -- et avaient causés des dégâts inimaginables. Selon certain dires, l’Adeptus Mechanicus avait personnellement exécuté tout les survivants, les accusant d’hérétiques et de blasphémateurs. Quelque soit la planète, si leurs chefs le décidaient, l’Église du Sang s’y rendait pour prêcher la mort et l’hérésie.

Et aujourd’hui Jeff senti bouillir une haine sans limite au moins aussi grande que la peur qui lui enserrait le coeur de sa poigne glacée. Les adorateurs se retournèrent juste avant que les Gardes ne tirent, la fusillade fut brève et sanglante. Un des adorateurs tomba en étreignant une blessure mortelle au cou. La mâchoire d’Amos fut arraché d’un seul tire et il s’effondra en poussant un cri abominable. Le dernier des cultiste mourut en plaçant un tir dans la cheville de Jeff qui s’écroula. Alors que ses camardes tentaient de le soigner le sol trembla, Halke, regarda par la fenêtre au vitrail disparut, des blindés, au moins une vingtaine. Des Leman Russ, douze Démolisseurs et six Chasseurs de chars Destroyers. Sur leurs flancs s’étalaient l’insigne régimentaire de la Légion d’Acier. Cette débauche de force brute lui gonfla le coeur de fierté.

- Content de vous voir. Vous me recevez ?
Après un moment les blindés stoppèrent les machines.
- Je vous reçois, lui répondis une voix dans un bas gothique hésitant.
- On a un blessé et je...
- Quelle et votre position ? Vous êtes dans la chapelle ?
- Oui, nous... eh ! vous faites quoi ?!

Le canon du Démolisseurs pivota dans leurs direction et cracha son obus par ce même trou qui permettait au Garde de tirer au bolter. L’explosion vaporisa Halke et les autres. L’intérieur de la chapelle vibra à l’unisson de l’obus qui détruisit plusieurs des massives colonnes. Du plafond, des blocs de pierre de la taille d’un homme s’écrasèrent au sol. L’édifice frissonna mais ne sembla pas vouloir s’écrouler. Les Leman Russ se remirent en route.

Le vacarme était insupportable, le combat épique. Une véritable guerre centralisée dans ce quartier ridicule, un petit coin de mort. Les rues étaient encombrées de chars, brûlants ou endommagés, et un peu partout des chars intacts. Chaque blindé ne cessait le tir que s‘il était détruit. Les soldats de tout bords s’abritaient au petit bonheur la chance. Les fréquences étaient envahies d’appels à l’aide ou d’ordres divers et variés. A l’intérieur de son char, le commandant Derteley essayait de lire correctement les indications de son auspex. Se qui n’était pas si évident, des milliers de tirs tintaient contre l’épais blindage.

Il ne pouvait rester stationnaire. Les missiles et les obus pleuvaient aussi serrés que les lasers qui saturaient actuellement le moindre espace disponible. Son auspex lui signala un char ennemi à portée de tir, droit devant, deux degrés tribord. Le Conqueror envoya son engin de mort pile sur le canon du Leman Russ hérétique qui explosa dans une magnifique fleur de feu qui brûla gravement une dizaine d’adorateurs. Derteley ouvrit l’écoutille et inspecta rapidement les alentours. La Légion, clairement en infériorité numérique tenait bon, elle avait même l’avantage. Une avance qu’elle pouvait perdre à tout moment si les renforts demandés n’arrivaient pas très vite.
Le commandant se permit un sourire.
- Flanc droit, concentration d’infanterie, feu !
Le bolter lourd clama haut et fort son cantique macabre à la gloire de l’Empereur. Déchiquetant les hérétiques qui s’éparpillèrent rapidement. Derteley allait refermer l’écoutille quand il les vit. Les renforts. Il fronça les sourcils, que des blindés, pas d’infanterie ? Dommage.

- Ennemis ! signala un servant.
- Où ça ? demanda le comandant en fouillant machinalement le champ de bataille du regard.
A part les trop nombreuses carcasses de tanks il ne voyait rien. Les rares tanks ennemis n’offraient pas de solutions de tirs satisfaisantes. Il eut une montée d’adrénaline en remarquant qu’il ne voyait rien, un écran de fumé noirâtre lui bloquait la vue dans pratiquement toute les directions.
- Secteur 8k65 j’en compte pas loin de vingt.
- Ridicule, il n’y a que les not...
Il n’en dit pas plus, réalisant avec horreur se que cela signifiait. Il ouvrit la bouche pour ordonner un repli quand quatre obus à haut coefficient d’explosion soufflèrent son char, ne laissant qu’un châssis environné de flamme.
_____________________________________________________________

EN GRAS je modère, sinon je suis pas serieux.


Last edited by litrik on Fri 15 Aug - 19:42 (2014); edited 2 times in total
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PostPosted: Sun 23 Sep - 10:55 (2012)    Post subject: Publicité

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litrik
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PostPosted: Sun 23 Sep - 10:58 (2012)    Post subject: Ecrits divers de Litrik Reply with quote

Chapitre IV : L'apogée du Mal.

Shaley courait comme jamais il n'avait courut. Des lasers et des munitions solides claquaient autour de lui. Avec un cri de douleur inarticulé Kwhen s'affala sur le sol. Shaley ne s'arrêta pas. Ghelt parcouru encore un mètre avant de tomber, un laser lui avait perforé le thorax. Enfin ils atteignirent le couvert d'une boutique démolie et ripostèrent. Les adorateurs ne se mirent pas à l'abri. Ils continuèrent leur progression, faisant fi des cadavres qu'ils semaient en chemin. Un des cultistes posa un genoux à terre et épaula un lance-roquette. Quant « il » arriva. D’un bond majestueux, sortant de nul part, le commissaire Yador se jeta dans la mêlé. Il logea un bolt dans la tête de celui qui allait tirer la roquette. Ensuite il s’attaqua au reste de l’escouade, tirant à bout touchant, frappant et écrasant de sa pince énergétique.
- Pour Armageddon ! beugla Shaley, pour l’Empereur !

Il se lança sus à l’ennemi, baïonnette au canon, suivit par ses hommes qui reprirent son cri de ralliement. Le sergent empala un adorateur. Son peloton finissaient d’achever les derniers quand une pluie de bolts les massacrèrent sur place. Un tank à leur couleur venait de tirer, abattant six Gardes, n’en laissant que vingt-sept, en comptant le commissaire.
- A couvert ! ordonna ce dernier.
Tous le suivirent et s’enfoncèrent au maximum dans la boutique, pour échapper à la fureur du tank.
- Putain d’Empereur ! Ce traître nous a tiré dessus !
Il y eut un instant de flottement après ce blasphème, sans doute parce qu’il venait de Yador.
- Contactez le, ordonna t’il, j’exige des explications.

Le radio allait s’exécuter quand la déflagration d’un obus les jeta sur le sol poussiéreux. Hekart ne se releva pas, un éclat de shrapnel dans la tête.
- Faut dégager de là, sinon on y passe tous !
- Il faut s’occuper de ce tank, ami ou pas il ne mérite que la mort, proclama Yador, il nous bloque la seule issue.
- Personne n’a de quoi foutre en l’air un blindé ? demanda ironiquement Helt.
- Faites diversion, je vais essayer de récupérer le tube de l’hérétique.
- C’est du suicide commissaire, vous ne pourrez jamais y arriver.
- Vous voulez faire quoi ? intervint soudainement Shaley, pas la peine d’espérer des renforts, c’est la débandade, ils ordonnent le repli général en boucle sur la plupart des fréquences. Et qui nous dit que la même situation ne c’est pas répétée autre part ?
- Nous n’avons pas le choix, en avant !

Le peloton avança prudemment mais le tank n’était plus là, les laissant pour morts. Avec méfiance ils sortirent du couvert et l’enfer se déchaîna. Une explosion souffla le peloton, le tank les attendaient en embuscade. Yador retomba lourdement, ses jambes le suivit de prés. Crachant son sang il posa une main tremblante sur le tube, sans pouvoir épauler il pressa la rune de tir. Le missile fila au ras du sol et partit en biais sous le tank, que l’explosion détruisit par en dessous. Le commissaire choisit ce moment pour mourir.

A cent mètres d’eux la bataille avait tournée en peloton d’exécution. La Légion d’Acier avait commis l'erreur monumentale de prendre les blindés ennemis pour les leurs et en avait payée le prix fort. Les autres étaient pris en tenaille entre les Leman Russ et une infanterie férocement déterminée. Pourtant les Gardes ne cédaient pas un centimètre de terrain sans l’avoir inondé de sang, celui de l’ennemi si possible. Le vacarme avait atteint son paroxysme au même titre que le nombre de morts à la minute.

C’est dans des moments pareils que l’on voit les plus grands héros. Les vrais, sont ceux qu’on ne connaîtra jamais. Peut être qu’un homme ne pourra jamais égaler les prouesses guerrières des Space Marines. Peut être qu’un homme n’aura jamais le savoir des technoprêtres de Mars. Mais un homme, au plus fort de la bataille, fera la seule chose qu’il lui reste. Mourir avec honneur !

Un tank impérial se plaça en travers de la route pour couvrir la fuite de l’infanterie. Il se fit détruire en trois secondes et son pilote hurla : « Je meurs pour l’Empereur ! » sur la fréquence générale.
Un soldat traîna sur quinze mètre un ami blessé avant de se faire abattre lui-même. Un autre, un porteur de lance-flamme se jeta dans le tas avec une ceinture de grenade, carbonisant des dizaines d’adorateurs, et cela, juste pour donner suffisamment de temps au médecin afin qu’il puisse stabiliser un blessé grave.
En trois heures, il y eut cent douze milles quatre cents morts. Le Chaos sortait en grand gagnant de l’engagement, il avait aussi vaincu dans plusieurs autres endroits de la planète. La guerre de Maugrion II ne faisait que commencer. L‘Église du Sang avait ouvert des fronts un peu partout. Des années plus tard les tacticiens impériaux jugèrent les chiffres irréalistes. Comment plus d‘un million d‘hérétiques avait pu échapper à la vigilance de l‘Imperium ?

Dans les égouts Shaley pleurait de rage. Ils avaient perdus. Chaque survivant de son peloton se tenait à l’écart, lui laissant un peu d'intimité, de toute façon c'était dur pour tout le monde. Le sergent finit par se relever et se diriger vers ses hommes.
- Nous devons sortir de cette ville et retrouver nos lignes.
- Comment ? Ces égouts sont gigantesques...
- Nous formerons deux groupes. Je prend à gauche. Daryle avec la moitié du peloton tu vas à droite. A chaque sortie regardez si la voie est dégagée et essayez de sortir, nous devons rejoindre les nôtres.
- A quoi bon, nous somme morts, protesta un soldat avec dépit.
- Je préfère mourir en essayant que crever ici comme un lâche ! le rembarra sèchement Shaley.

Le sergent finit de donner ses instructions. Peu après les hommes se serrèrent la main et partirent chacun de leurs côtés.
Daryle avançait prudemment. La puanteur des égouts ne gênait personne, en tout cas pas une personne qui avait vécu sur Armageddon. Ils pataugeaient dans une boue verdâtre qui leurs arrivait jusqu'aux genoux. L'étroitesse des passages les forçaient à se déplacer en file indienne. Le caporal pria pour ne pas rencontrer de lance-flammes ennemis. Au bout de quelques heures le peloton déboucha sur un croisement qui se divisait en huit couloirs. Daryle décida d'aller à droite. A leur dernière vérification, ils avaient pensé se trouver dans les quartiers de le Grande Chapelle. L'observateur n'avait pas osé examiner les lieux à cause des adorateurs qui grouillaient un peu partout, profanant l'Aquila impérial, mutilant les statues de l'Empereur et de divers héros.
- Chef ?
- Ouais.
- On ne devrait pas rebrousser chemin ? On n'a pas arrêtés de descendre, on ne sait où l'on est. Pas de sortie pour vérifier, j'ai l'impression de...
- Ouais, je sais tout cela mais je pense qu'on va rejoindre une sortie d'ici peu... il faut aller par là... il le faut... marmonna le caporal l'air vaguement ailleurs.

Le silence s'installa, pas vraiment un silence, plutôt une absence de bruits. Ce qui est nettement plus inquiétant. Aucun des hommes ne pipaient mots. Ils avançaient mécaniquement, depuis longtemps ils avaient quittés le réseau des égouts. Les tunnels étaient creusé dans la roche, de temps en temps on pouvait deviner des bas-reliefs à demi effacées. Finalement, bien plus tard ils arrivèrent devant une porte massive.
- Il faut l'ouvrir souffla Daryle.

Ce dernier s'approcha et se plaça devant la tête de mort ceint de lauriers qui s'étalait sur la porte.
"Analyse des signaux de vies... entrée autorisée."
La voix robotique se tut et la porte se scinda en son milieu et libéra le passage. Toujours dans un état second le peloton pénétra dans une vaste salle. La porte se referma lentement, ce n'est qu'après que tous reprirent leurs esprits.
- Putain que c'est grand ! s'exclama Thay.

Une lumière chassa brusquement les ténèbres et tous virent que l'endroit était vraiment grand et qu'une partie était occupée par des machines reliées entre elles par des myriades de câbles, certains épais comme un bras. Visiblement cela servait à fabriquer quelque chose. En observant attentivement l'agencement des différentes parties on pouvait voir des sortes de tapis roulant les rattacher les unes aux autres.
- Quelqu'un sait se que c'est ? demanda Daryle à la cantonade.
- Je crois que... c'est ça qu'on appel une chaîne de construction standardisée.
Tous regardèrent Thay, interloqués.
- Je vois pas se que ça peut être d'autre...
- Eh ! venez voir !

Le peloton accourut jusqu'au caporal qui, laissant son peloton, avait un peu exploré les environs. Il se tenait près de plusieurs cadavres relativement anciens, tous morts autour d'une console dont plusieurs voyants clignotaient. Sur l'écran, des lignes de chiffres et de lettres défilaient. Depuis des années semblait-il, de temps en temps un schéma apparaissait et disparaissait. Mais ce n'était pas ça qui intéressait le caporal. Sur le dos d'un des corps il y avait une radio, encore reliée à la console, comme si elle avait sevie d'amplificateur.
- Farius, occupez-vous de contacter nos troupes et de leurs transmettre notre position ainsi, que... ça... d'un geste ample il engloba toute la pièce.
Tandis que Farius essayait d'obtenir autre chose qu'une série de grésillements, le reste des soldats s'approchèrent, avec une crainte mêlée de respect, de la SCS si c'était bien ça.
- Ça sert à quoi à votre avis ?
- J'ai l'air de le savoir ? Je ressemble à un Technoprêtre ? grogna Daryle.
- On pourrait le mettre en marche...
- Et finir brûlé sur un bûcher ? Non merci. Ces dingues du Mechanicus seraient capable de nous tuer juste parce que tu l'a dit.
- D'ailleurs, vous imaginez la récompense. Je veux dire que une SCS, c'est quelque chose, non ?
- Ça oui, tu crois qu'on pourra prendre notre retraite ? Vivre pénard sur une gentille planète? fit Thay rêveur.
- Je pense qu' il te la filerons carrément, ta planète.
- Non, moi... hmm, je crois que je retournerai sur Armageddon... intervint un autre, attirant l'approbation de la majorité.

La SCS s'illumina soudainement, des pistons se mirent en mouvements et toute la mécanique se mit en branle, dans un vacarme d'usine infernale.
- Putain de putain !
- Je suis désolé ! cria Farius complètement paniqué, je l'ai pas fais exprès, je suis désolé.
Alors que tout le monde se laissait gagner par une peur de gamin prit en train de voler des bonbons, Daryle fit le tour et se plaça là où, selon lui la chaîne se finissait. Voyants que leurs chef restait calme, ils adoptèrent la même attitude et le rejoignirent à part Farius qui s'escrimait de plus belle sur la radio. La SCS révéla enfin son secret, tous, même Daryle en resta sans voix.
"Attention, entré non autorisé. Verrouillage des accès. Attention, entré non autorisé. Verrouillage des accès."
- Par l'Empereur, il se passe quoi là ? s'alarma Thay.
- Farius, c'est le moment je crois.
- Je fais se que je peux.

Un bruit sourd les fit sursauter. Puis un autre. Quelqu'un frappait contre la porte et violement parce que des déformations étaient visibles.
- En position devant la porte, vite, prêt à tirer sur mon ordre !
Celui enfermé dehors cognait comme un dingue sur la cloison de métal. Un puissant coup faussa la porte et des doigts s'engouffrèrent avidement dans l'interstice et forcèrent les portes. Personne ne voulut faire remarque qu'il fallait une force colossale pour faire ça. Dans un grincement de métal torturé la porte s'ouvrit.
Il était grand, même pour un Space Marine. Il se tenait dans les ombres. Les tirs de lasers éclairèrent brièvement son armure sans pour autant lui faire de mal.
- Farius ! C'est maintenant ou jamais !

L'Astartes rejeta la tête en arrière dans un rire de dément. Au fond de la salle une sorte de batterie plasma choisie ce moment pour tomber en panne et émettre des gerbes d'étincelles. Peut être que la batterie était trop vieille et qu'elle n'avait pas fonctionné pendant trop longtemps ou qu'elle ne pouvait tout alimenter a la fois. En tout cas la chaîne de production stoppa net et l'éclairage se fit hésitant. Plus de lumière, l'Astartes avança, d'un revers de main il balaya les défenseurs, brisant quelques os. La lumière revint, une fraction de secondes, Gath vit à qui ils avaient à faire mais il mourut avant de dire quoi que ce soit. Thay essaya de contourner l'Astartes et son visage fit la brève mais intense rencontre d'un poing massif ganté d'adamantium. Les Space Marine voyaient dans le noir, eux. La lumière revint une nouvelle fois mais leur adversaire avait disparut.
- Merde, gémit Daryle en voyant le carnage.
- C'était quoi ça ? se plaignit Ursfal
- Pas envie de savoir.
- Eh ! je reçois quelques chose, intervint Farius.
Le caporal se saisit du micro.
- On me reçoit ?
- On vous reçoit, identifiez-vous.
- Caporal Vehy Daryle de la Légion d'Acier, rescapé d'Omund.
Un long silence.
- Ici Q.G, quelle est votre position ?
- Aucune idée sous la ville, on c'est fait attaquer par... je suis pas sur mais je crois qu'il s'agissait d'un Astartes renégat.
Nouveau silence.
- Êtes-vous seul ?
- Non mais il y a autre chose que je dois dire, nous sommes certain d'avoir découvert une chaîne de production standardisée.
-... Répétez.
- On a trouvé une SCS.
- Vous êtes sûr ?
- Sur l'Empereur, je le jure ! Mais dépêchez-vous, il peut revenir... allô ?

Il y eut une suite de bruit peu identifiable, enfin la voix revint, ou presque, la personne qui s'exprimait à présent n'était pas plus grave et légèrement inquiète mais monocorde, presque mécanique.
- Je suis Yven, je représente l'Adeptus Mechanicus sur cette planète. Avez-vous réellement trouvé une chaîne de construction standardisée ou bien essayez-vous de vous faire évacuer ?
- Il s'agit bien d'une SCS, répéta Daryle d'une voix morne.
- Elle... est dans quelle état ?
- Ben elle à l'air de marcher, elle a produit un truc...
- Quoi, elle a produit quoi ? Quel savoir le Dieu-Machine nous a-t-il offert ?
- Je sais pas trop mais on dirait... par Terra ! Le revoilà... je le vois c'est... pour l'amour de l'Empereur venait nous sau...

Le Space Marine venait d'écraser la radio dans sa main immense. Aucun des Gardes n'osa bouger, comme pour ne pas attirer son attention. Le renégat continuait de les fixer quand la température chuta brutalement. Une silhouette encapuchonné fit son apparition et les lumières en profitèrent pour s'éteindre avant de se rallumer, ce, à plusieurs reprises, donnant une allure terrifiante au Sorcier du Chaos qui se mouvait comme un serpent.
- Je vous salue, mes amis. Chaque mot était comme autant d'aiguilles glacées dans le coeur.

Chapitre V : Quand tombent les étoiles.


Daryle sentit un liquide chaud lui inonder les jambes quand le Sorcier planta son regard dans le sien. Le visage de ce... monstre était révulsant, on avait l'impression qu'il n' y avait pas assez de peau pour tout le visage. Des cals osseux lui faisaient un visage difforme, grotesque. Sa bouche exhalait une odeur de sang, ni plus ni moins.
- Je te fais peur, humain ? il cracha ce dernier mot.
Daryle ne put répondre et hocha la tête, le Sorcier parut satisfait et se détourna. Il s'approcha des machines, les effleurant de ses doigts longs et blêmes. Il respira à fond, comme pour mieux discerner des fragrances qu'il était le seul à sentir.
- Quel potentiel... vous serez content et Eux aussi, murmura t'il au Space Marine qui se tenait toujours dans l'ombre.
- Ce n'est pas moi qu'il faut satisfaire, psyker dégénéré. Moi je ne suis que Son bras armé, si tu Le déçois je te tue.
- Une menace ? Tu ne peut pas me tuer si facilement. Un sourire carnassier se dessina sur ses lèvres.
- Tu commences à m'énerver, tu ne voudrais pas que je me mette en colère, si?
Le Sorcier recula, comme apeuré, puis il acquiesça et d'un mouvement souple il se tourna vers les Gardes. Farius put voir un symbole entre les plis de sa robe, quelque chose d'immonde et de malveillant gravé sur une amulette toute aussi terrible. Le sorcier remarqua son regard et s'approcha de lui.
- Elle est belle n'es ce pas ? C'est mon dieu qui me l'a offert... sais-tu qui je sers ?
- N... non...
- Vous l'appelez Tzeentch, le psyker se délecta de ce mot, il m'a choisis pour accomplir ses desseins.
Farius sentit du sang lui couler des narines, derrière lui des soldat étaient pris de malaises. Le Sorcier éclata de rire, un rire effrayant, qui ne semblait pouvoir s'arrêter.
- Je vous remercie d'être venus mes amis, vous nous avez été d'une grande aide, sans vous jamais la SCS ne ce serait enclenchée pour nous, trop de verrous... nos serviteurs en sont morts, il désigna les corps, maintenant je vous livre aux bons soins de mon ami ici présent, moi je vais m'occuper de la SCS.
Enfin le renégat sortit des ombres, les soldats ne purent retenir le cri de terreur primaire qui les secouèrent. Les Gardes n'esquissèrent pas un geste de défense. Il se firent tous tuer, emportant avec eux le souvenir fugace d'un rire sardonique.

Shaley avait le coeur plein d’orages et le regard sombre. Dans la chimère qui les ramenaient dans leur camp, les deux survivants ne disaient rien. Ils avaient réussi à sortir des égouts au niveau des portes mais ils étaient tombés sur des adorateurs et avaient perdus tout leurs amis dans une terrible fusillade. Ensuite il avait fallut marcher des heures, se cachant la plupart du temps des unités ennemis qui passaient. Le sergent avait mis la main sur une radio convenable et une chimère était venue les rapatrier.
Il repensa aux dernières paroles de ses amis : « Fuyez sergent, nous couvrirons votre fuite, prenez Helt avec vous et partez ! »

Helt était blessé, malgré ses protestations ils avaient insistés pour qu’il parte, égard à son jeune âge. Pendant des heures ils avaient marchés... ne croisant rien ni personne. Des cadavres, des chars détruits. Une nature jetée à bas, profanée, les arbres n’étaient que des troncs calcinés aux branches tordues. Le sol avait été réduit en une boue saumâtre... Le temps lui même était morne, gris, triste et sans saveur, un jour de défaite au goût amer, un goût de cendre.
La chimère s’arrêta, et comme s’ils allaient à l’échafaud, les deux hommes en sortirent. Une acclamation les accueillirent, près de trois cent Gardes scandèrent leurs noms, Shaley vit même quelques officiers les applaudir.
- Nous ne sommes pas des héros, loin de là, murmura le sergent.

Le seigneur général Arken se laissa distraire un moment par le bruit que faisait les troupes puis il reporta son attention sur le briefing. Yven, divers officiers de la Légion d’Acier et son tacticien personnel étaient présent, ainsi que le chef des astropathes.
- Il y a des nouvelles, une bonne est une mauvaise, je commence par laquelle ? demanda ce dernier avec son éternel sourire de sphinx.
- Cessez de tergiverser, donnez-nous les faits ! s’impatienta le seigneur général.
- Bien, nous avons repérés des signes dans le Warp, des vaisseaux sont en approche et pas amicaux, je pense. Les hérétiques vont recevoir des renforts et très nombreux. Ce qui tend à confirmer l’existence d’une SCS. Sinon, nous avons reçu une réponse de l’Adeptus Mechanicus, Yven releva la tête, ils veulent envoyer une légion titanique. De plus, le Maître de Guerre a décidé d’envoyer un message à l’Adeptus Astartes et le Chapitre des Iron Hands a répondu qu’ils arrivaient le plus vite possible, ils nous disent de tenir bon.
- Parfait, une fois l'Adeptus Astartes ici plus le Mechanus cette planète sera vite reprise, conclut Arken.
- Pardonnez moi seigneur général mais nous ne tenons pas encore la SCS et d'autres ennemis arrivent, à mon avis ces hérétiques s'attendent à combattre les Astartes, ils enverrons des forces en conséquences. Je doute que nos propres vaisseaux ne tiennent longtemps.
Arken regarda pensivement son tacticien, puis il s'adressa à l'astropathe.
- Quand nos renforts arriverons t'il ?
- Trois mois environs
- Par le Trône d'Or et la Sainte Terra....
- Ces temps ci... le Warp est particulièrement capricieux et en ce moment...
- Et... et les autres ? demanda Arken au désespoir.
- D'ici peu... les croiseurs ont déjà établi les points de sorties des vaisseaux hérétiques. Selon nous ils... seront là dans...
- Eh bien, l'encouragea le tacticien.
- Quelques heures...
- Que l'Empereur nous sauve, se lamenta Yven.
- Nous ne sommes pas encore morts, ils nous reste des solutions. Nous ne pourrons pas encaisser un tel assaut mais en revanche il est possible de survivre, le tacticien se tut comme si la suite était trop dure.
- Parlez sans craintes.
- Un assaut en règle et nous serions anéantis. Ordonnez la dispersion, que nos hommes forment de petites unités, mobiles et actives, une guérilla urbaine; c'est notre seule chance de...
- Non ! Arken frappa la table du poing, je ne fuirai pas devant un ennemi, quelque soit sa puissance !
- Mon seigneur général, un des officiers s'avança, je demande l'autorisation de parler franchement.
- Vous l'avez, soupira l'intéressé, vous l'avez.
- Avec tout le respect que je vous dois, que préférez vous ? Rester dans l'histoire comme celui qui a bêtement envoyé ses troupes à l'abattoir ou celui qui a essayé d'en sauver un maximum ?
Arken ne fit même pas l'effort de se mettre en colère, il poussa un long soupir et regarda attentivement chacun des ses subalternes.
- Dispersez la Garde Impériale, formez des groupes d'assauts, privilégiez la mobilité. Nous somme toujours en guerre, nous n'avons pas perdu, la mutinerie, la lâcheté ou tout acte de sédition sera puni de mort, faites le bien comprendre, les grades seront toujours respectés. Nous avons tout de même un objectif : empêcher l'ennemi de trouver la SCS. C'est tout, rompez.

- Alerte ! On nous engage ! Le Blood of War est sur nous, boucliers de bâbord puissance maximum, à toute les batteries, concentrez vos tirs, déployez les écrans de chasseurs.
Le commandant Gareine du vaisseau amiral Emperor, senti sa résolution croître un peu plus, il repensa au message du seigneur général Arken : " Faites leurs le plus mal possible." Sans équivoque. Il avait vus les vaisseaux se dégager du Warp. Les systèmes d'analyses avait reconnus deux des plus gros, le premier : le Blood of War appartenait aux World Eaters, le second, le Voices of Change qui selon toute vraisemblance était aux Thousand Sons. Les autres n'étaient que du menus fretin, mais tous capable de raser une planète rien qu'en éternuant.
Le commandant se demanda ce qui pouvait autant motiver le Chaos. Quoiqu'il en soit il le paierait cher, le prix du sang. "Chasseurs largués Capitaine." Transmit un serviteur.

Jerre effectua un roulé boulé et son chasseur réagit au quart de tour, une volée de balles traçantes le frôlèrent. Il fit un virage extrêmement serré et lâcha à son tour la mort hurlante, l'appareil ennemi se désagrégea dans une fleur de feu. Après une descente en chandelle il se retrouva dans le dos d'un second ennemi et lui balaya le cockpit d'une rafale. Les fréquences étaient saturées d'ordres ou d'appels à l'aide, qui ne duraient généralement pas. Jerre faisait de son mieux pour les ignorer, il jeta un coups d'oeil à ses indicateurs : énergie à soixante-dix pourcent et plus que deux missiles. On le pris pour cible. Jerre accéléra autant qu'il l'osa, il ne cessait de slalomer entre les autres chasseurs et divers débris. Il tenta une manoeuvre d'évitement mais il fut trop court et son erreur était fatale, son aile droite partie en fumée et son appareil se mit à zigzaguer. Les runes illuminaient l'habitacle presque autant que les flammes de son aile. Ses poursuivants l'achevèrent, plus par plaisir que par réelle nécessitée.

Savius, commandant du Terror of Warp. Donna ses ordres, qui furent rapidement exécutés. Ils allaient être bord à bord avec un des nombreux vaisseaux hérétiques. Savius avait dû louvoyer pour ne pas affronter ce qu'il appelait un "presse-purée". Il valait mieux détruire tout les autres vaisseaux en premier. De toute façon, valait mieux eux, que lui. Il préférait vivre le plus longtemps possible.
- Préparez-vous à l'assaut ! Boucliers pleine puissance, batteries, ouvrez le feu sur le secteur 52L8, Feu à volonté ! ordonna le commandant.
Les centaines d'unités d'armements crachèrent la mort dans le vide spatial. Les canons parvinrent à ouvrir une brèche dans les défenses ennemies. Les impériaux y concentrèrent leurs tirs. Les dégâts sur la coque commençaient à dégager une épaisse fumée noire, provoquant quelques explosions internes qui expulsèrent des plaques de blindages. Néanmoins les hérétiques ripostèrent sauvagement et l'une de leurs torpilles à très haut cœfficient de pénétration passa un bouclier et réussi à exploser dans une baie de chargement où des obus étaient entreposés, prêt à alimenter les canons.

Des alertes retentir dans la baie de commandement. Des runes enjoignaient Savius d'isoler les compartiments touchés. Ce qu'il fit, les lourdes portes anti-explosions scellèrent les zones exposées au froid spatial. Des équipes incendies se chargèrent des feux.
-Attention, abordage, contre-mesure !
Gleen et ses hommes se rendirent au pas de course jusqu'aux zones attaquées. Combinaisons noire, respirateurs et fusils à pompes, équipés de pied en cape, ils arrivèrent dans une grande salle, qui servait de baie de chargement. Une torpille d'abordage avait percée une brèche et l'avait colmatée de par sa masse. Entre les caisses de la cargaison actuelle les hommes et les adorateurs de l'Église du Sang s'entretuaient. A bien y réfléchir c'était plutôt les adorateurs qui abattaient tout le monde. Gleen fit parler son arme et emporta la parti gauche du visage d'un des cultistes qui les avaient pris pour cibles. Les hommes de la sécurité prirent position et commencèrent le combat.
Erius, hérétique depuis des dizaines d'années, un véritable dingue, même selon les standards de l'Eglise du Sang. A douze ans il avait assassiné ses parents et sa soeur en hurlant des choses difficilement supportables pour un être sensé. A vingt ans il s'était engagé dans la Garde. Première bataille, il fit quatre morts dans son propre camps et rejoint les lignes adverses en brandissant comme trophée la tête de son officier. Il mena une vie de meurtres, de tortures et de carnages. Aujourd'hui il combattait les impériaux dans leur propre vaisseau.

Un véritable artiste, c'est ainsi qu'il se considérait, en tout cas, quand il ne se battait pas. Dans ces moments il ne pensait pas, une brume rouge lui voilait les yeux et le sang inondait ses sens. Il vit les nouveaux arrivants. L'adorateur devant lui mourut trop vite pour qu'il le réalise. Erius poussa un hululement de joie quand dans un accès de rage sauvage il enfonça le torse d'un impérial avec une sorte de massue bricolée. Il continua à frapper même quand le soldat fut mort, il ne cessa toujours pas quand les siens quittèrent le hangar pour trouver de nouvelles victimes. Soudain une violente douleur lui vrilla le dos, furieux il se retourna prêt à tuer mais il n'y avait personne. La douleur empira, il cria, ses veines devaient charrier du métal en fusion pour lui causer pareille souffrance. Il voyait flou, du sang lui coulait par le nez, la bouche et les oreilles. Il vomit se qui semblait être un mélange de sang et de boyaux et d'autres éléments moins identifiables. Finalement il perdit connaissance.

Erius revint à lui. Il se sentait comme d'habitude, il observa ses mains et ses bras, mis à part divers scarifications il ne voyait rien de changé. Il décida d'oublier ça et de trouver quelqu'un à tuer. Il parcourut les coursives désertes, encombrées de cadavres. Paisiblement il se dirigea dans une autre direction que celle prise par les autres adorateurs. Il arriva devant une infirmerie vidée de ses occupants. Mais à y bien regarder il vit quelqu'un, un médecin apparemment. Erius avança, fracassant une vitre pare-balle dans sa course, il ne s'en rendit même pas compte. Le médecin tremblait comme une feuille en voyant ce cultiste traverser une paroie blindée comme du papier. Erius leva son bras pour le tuer, l'homme n'avait pas d'arme... l'hérétique soupira, pas d'honneur à prendre cette vie. Son dieu ne le lui pardonnerait pas. D'un pas rapide il rejoint les adorateurs.

Savius dirigeait d'une main de fer son vaisseau et cela ne l'avait jamais desservis. Le vaisseau ennemi ne ripostait pratiquement plus, n'ayant plus d'énergie ou d'armes encore opérationnelles. Le commandant donna le coup de grâce avec une réelle satisfaction, il se tourna vers un subordonné quand ce dernier perdit un morceau de son épaule sous les tirs des assaillants. Erius dirigeait l'attaque, il se réjouit de la rapidité avec laquelle ils avaient avancé, maintenant ils massacraient l'équipage et les officiers de bord. Savius se saisit de son pistolet avant de perdre la mais, écrasée par la massue d'Erius. Tous mourraient, sauf Savius, il pleurait nerveusement, avec la peur au ventre, peur du sort qui lui était réservé. L'un des hérétiques s'approcha.
- Ordonne de tirer sur tes potes, lui cracha le cultiste en bas-gothique.
- Jamais, quelle que soit ma réponse vous me tuerez, je resterai fidèle à l'Empereur. son ton était tremblant et en fit rire quelques un.
- C'est vrai, je te tuerai mais je peux faire en sorte que ça dure très longtemps... tu penses supporter la douleur ?
- Allez vous faire foutre !
Savius hurla quant ils lui arrachèrent tout ses implants, il hurla quant il se fit arracher les doigts un par un, avec une lenteur étudiée. Il avait perdu neuf doigts quant il donna l'ordre aux serviteurs d'artilleries d'ouvrir le feu sur des alliers. Les adorateurs parurent contents et partirent en laissant Savius agoniser.

Gareine, commandant du Emperor, savait qu'ils allaient tous mourir. N'importe lequel de leurs vaisseaux se faisaient surclasser par les renégats. Déjà le Emperor tremblait sous les tirs. Ses instruments lui révélèrent qu deux croiseurs de classe Sword venaient d'exploser. C'était son tour, les tourelles les mieux armées ne perçaient même pas les boucliers ennemis des gigantesque bâtiment des renégats Astartes. Gareine restait pourtant serein, il regarda d'un oeil amusé les runes briller, lui indiquant de plus en plus d'avaries en commançant par les armes à rayons puis certains systèmes de survies, les générateurs auxiliaires et tant d'autres... Petit à petit il se faisait pulvériser par le Voices of Change. Avec un curieux détéchement Gareine se demanda quelle rune serait la suivante. Il ne le sut jamais, les moteurs Warp avaient essuyés un tir de batteries soutenus et leurs explosions atomisa le vaisseau.

L'espace était dégagé pour le largage des troupes, les deux vaisseaux des renégats plus d'autres moins identifiables s'alignèrent sur le vecteur d'approche de la planète et lâchèrent navettes et modules de largages. Klaine, des World Eaters, était, avec ses frères le fer de lance. Ils devaient atterrir les premiers. Il patienta jusqu'a la secousse finale, les rivets explosèrent, libérant le passage, normalement la pluie de modules étaient largués sur les lignes impériales, ils s'attendaient donc à une certaine résistance mais sûrement pas à ça. Il n'y avait rien, les tranchés étaient vides, les bunkers abandonnés.
De son perchoir, dans un quartier désert d'Omund, Shaley regardait le ciel.
- On dirait des étoiles qui se décrochent du ciel.
Les six Gardes qui étaient avec lui rirent nerveusement. Ils étaient dans se qu'ils avaient ironiquement rebaptisés le Q.G. Une grande maison, relativement intacte, mise à part les fenêtres et l'intérieur qui semblai avoir été saccagé par une tornade. Ils le savaient tous, à partir de maintenant ce serai affreusement dur. Les régiments s'étaient dispersés, les blindés avaient été sabotés au grand dam de l'Adeptus Mechanicus. D'autres avaient étés camouflés à plusieurs endroits, au cas ou...
Les points brillants dans le ciel devinrent des traînées de feu, les flammes de l'Enfer se déversaient sur ce monde pour tout y brûler, ne laissant que le souvenir d'une mort ignoble. D'innombrables modules d'atterrissages frappèrent le sol avec force et fracas. Des navettes de transport vomirent leur haine. Le goût du fer, le goût du sang, la guerre ! Après le fer de lance, ce fut au gros des troupes de découvrir les tranchés abandonnées. Les légions d'Astates corrompues se mirent en formation, des grand et mystérieux Thousand Sons aux sauvages World Eaters. Sans parler des contingents de blindés, d'adorateurs et le déploiement d'une arme plus que redoutable.
Lorsqu'ils investirent les rues ils firent, sans vraiment le savoir une démonstration de force aux hommes de le Légion d'Acier qui les observaient, cachés un peu partout.

Chapitre VI : Le Mal a un nom. (deux mois avant l‘arrivée des renforts)


Nadlayh s'aplatit un peu plus sur le sol. Des larmes lui coulaient le long des joues, creusant des sillons dans la poussière. Il allait mourir en héros et personne ne le saurait. De toute façon c'était une belle mort quand même. Mieux que la folie qui le guettait en tout cas. Il avait vu ses amis se faire tuer par ce monstre ignoble. A présent il était seul, dans une petite chapelle en ruines et mille fois profanée. Nadlayh y avait trouvé un certain réconfort, en redressant l'Aquila mutilée du mieux qu'il le pouvait et en effaçant une partie des affreux symboles qui ornaient les murs. Sans le savoir il devint un héros, peu nombreux sont les hommes capables de faire ça sans sombrer dans une folie profonde. Mais aujourd'hui il deviendrais un vrai héros. A moins d'un kilomètre il y avait une place ou était positionnées des pièces d'artilleries lourdes. Nadlayh avait bricolé un assemblage hétéroclite d'explosifs sensés détruire l'artillerie. Ce plan devait être fait avec le reste des hommes mais ils n' étaient plus là pour l'aider. Nadlayh décida de se mettre en route. Il avait placé la charge dans un sac en toile marron qu'il portait à l'épaule. Il serrait convulsivement son fusil laser. Il avançait de couvert en couvert, profitant du moindre morceau de mur, de la plus petite des ombres. Il se retrouva nez à nez avec la place. Il y avait cinq canons, Le Garde évita de les regarder, ils lui donnaient mal au yeux. Furtivement il approcha du dernier muret. Il commença à compter les gardes, il abandonna quand il arriva à trente. Il se laissa tomber par terre, s'adossa contre le muret et poussa un long soupire, que faire ?
Il y eu un bruit, des gravas qui bougeaient. Le soldat leva sont fusil, devant lui une douzaine d'adorateurs le fixaient sans mots dire. Finalement un à un ils retirèrent leurs masques de fer grimaçants. Le premier moment de stupeur passé, Nadlayh reconnut ce sergent, Shaley, ce soldat qui avait était acclamé, il y avait des millions d'années, lui semblait-il. Il en reconnut deux trois autres.

- T'es perdu ? demanda le sergent d'un ton léger.
- Tous mort, murmura Nadlayh.
- Ouais, c'est marrant mais en ce moment ça arrive à tout le monde. Tu fais quoi là ?
- Je... je crois que je voulais détruire les canons, d'un geste du pouce il les désigna.
- Ah, bah nous aussi. T'es avec nous, c'est quoi ton nom mon pote ?
- Nadlayh, mais on m'appelait Nad.
- Okay Nad, je t'explique les réjouissances, on va arriver sur la place et faire diversion, pendant ce temps on a d'autres gars qui vont les prendre à revers ensuite on aura le champ libre pour faire mu-muse avec ces petits canons.
- J'ai des explosifs, si vous voulez. Nadlayh regretta immédiatement de l'avoir dit, il aurait bien voulut les garder et les utiliser lui même. Maintenant ce sergent allait les lui prendre.
- Parfait, donne les à Fayt, il en a la charge.
- Non ! Nad pointa son fusil dans leurs direction, ils sont à moi !
Tous le mirent en joue. S'il faisait le moindre geste il se ferai instantanément tuer par l'escouade. Mais cela ne l'empêcha de continuer à braquer son arme sur le sergent.
- Garde ton calme, okay ? Tout va bien, tu peux les conserver, mais baisse moi cette arme.
Avec lenteur et méfiance Nadlayh obéit et il fallut que Shaley en donne l'ordre pour que ses hommes en fassent de même.


Il sourit pour lui-même, il voyait ses proies. Cachées dans une station de pompage en ruine. Enfin une chasse digne de ce nom. Depuis un mois que durait cette ridicule résistance seul ce groupe était digne de lui, à eux seul ils avaient causés plus de dégât qu'une bombe à plasma. Ces lâches de l'Église du Sang les avaient surnommés les Buveurs de Sang, plutôt ironique. Mais cela n’était pas de son goût et l'avait énervé au plus haut point; il avait puni ces ignares en les exécutants un par un, jusqu'à ce que les rumeurs cessent. A présent il avait coincé les maudits cloportes impériaux. A son tour il pénétra dans la station de pompage, ordonnant à sa garde de bloquer les issues. Il fit un pas dans les ténèbres, bien symbolique s'il l'on en jugeait par le précédent. Derrière lui la lourde porte de métal se verrouilla. Pendant un instant il écouta, ils étaient là, il le savait.
- Je suis Enrohk ! Et votre crâne ornera Son trône !

La voix du renégat se répercuta longtemps dans le bâtiment. En réponse un tir de laser le percuta en pleine tête. Il grogna et essaya de repérer sa proie. Le noir était complet mais cela le gênait pas et ces humains non plus, car visiblement ils disposaient de vision nocturne. Soudain il vit un mouvement sur sa droite, il tourna la tête et une fraction de seconde une chose lui obscurci la vue. Il y eut un bref cliquetis. Puis son champ de vision se dégagea. Au sol il vit une lame brisée. On avait essayé de le poignarder. Enrohk rugit.
- Par Khorne, je vais vous trouver et vous tuer !
- Compte là dessus, tête de noeud.
Et un second tir érafla son armure. Mais cette fois-ci le renégat vit d'où cela venait et chargea. Il pulvérisa une caisse mais le tireur avait déjà décampé. Le temps passait et le nombre de tirs qui lui griffaient l'armure augmentaient. Finalement le renégat changea de tactique, s'il ne venait pas à ses proies, elles viendraient à lui. Il n'eut pas à attendre longtemps avant qu'un tire ne l'atteigne dans le torse et Enrohk s'écroula avec fracas et ne bougea plus. Il y eut un silence.
- Je crois qu'on l'a eu, bravo les gars, on a eu cet enf*iré de Boucher.
- Ouais, et un de plus !
- Restez sur vos gardes. En approche, doucement, tirez au moindre mouvement.
Avec une extrême méfiance ils sortirent de leurs abris, la plupart se laissèrent tomber des poutres métalliques du plafond où ils avaient pris position. Ils encerclèrent le renégat.
- Alors c'est ça un Berserk ? Par l'Empereur il me fiche la trouille.
- Y a pas de quoi, regarde même pas besoin d'être un Space Marine pour en tuer un.
- ça va remonter le moral de tout le monde quant ils vont savoir qu'on l'a tué.
- Sûr, ça fait sept renégats, si je me trompe pas ?

C'était il y a dix seconde que des Space Marines auraient prouvés, une fois de plus, leur supériorité. Eux, auraient vu que l'hérétique n'était pas mort, même pas blessé. Après que leurs attentions se fussent un peu relâchées le Berserk se releva et planta sa hache dans le torse du plus proche. Les autres s'égaillèrent rapidement mais Enrohk était fou furieux. Même un Astartes n'aurai pas commis la bêtise d'humilier un Berserk. Ses deux haches fendaient les chaires, semant la mort et la douleur dans une orgie de sang bouillonnant. Il éclaboussait les murs avec une joie inavouable, il répandait les viscères chaudes et fumantes avec un entrain effroyable. Le Berserk emplit ses sens de ce massacre, les hurlements de douleur et de terreur pur, le goût et l'odeur du sang, pareil à un doux nectar. Il avait retiré son casque et se repaissait du sang chaud de ses victimes, qui n'étaient pour certaines pas tout à fait mortes. Après un laps de temps incroyable il se calma et observa les lieux. La moindre parcelle du sol de béton était rendue glissante par de la matière humaine. Malgré cela, la colère grondait toujours en lui, comme un torrent près à jaillir hors de son lit. Il arpenta les coursives et les passerelles en criant des insultes à l'adresse des survivants. Il en vit un détaler comme un lapin et Enrohk le poursuivit en riant à gorge déployée, lui hurlant de courir plus vite. Le renégat finit par le coincer contre un mur, le soldat avait les yeux exorbités, malade de peur. D'un pas délibérément lent le Berserk le rejoint.

- Pitié... je... pitié... me t... t... tuez pas.
- Tu veux que je t'épargne ? demanda Enrohk, d'une voix doucereuse.
- Je ferais tout se que vous voulez... pitié.
- Tu n'es pas digne de mes haches, tu n'es rien.
Enrohk fit mine de se détourner et se fut quant il vit le soulagement se peindre sur le visage de l'impérial qu'il l'incrusta dans le mur d'un féroce coup de poing. Le renégat observa la cervelle et les esquilles d'os sur le béton, il semblait fasciné par les coulures de sang. Il retira son gantelet, il fallait qu'il touche, il devait sentir, il plaqua sa main sur la bouille humaine et soupira de plaisir. Il ferma les yeux pour mieux savourer ce moment. Soudain un tir de laser lui vaporisa un doigt. Enrohk pivota d'un bloc et vit un homme qui tenais un fusil laser. Ses mains étaient sûres, il ne tremblait pas, d'ailleurs il ne semblait pas avoir peur et cela froissa le Berserk plus encore que la blessure. D'un pas lourd il se dirigea sur lui, ignorant les lasers qui ricochaient contre son armure. Il saisit ce chien et l'approcha de son visage.
- Je ne te fais pas peur ?
- Non, tu me fais pitié, pauvre fou.
Enrohk ne se contint plus, avec un hurlement de haine mêlé de folie il prit le soldat par la jambe et comme s'il s'agissait d'un jouet, il le fracassa de toutes ses forces colossales, contre le mur.

La fusillade était aussi confuse que féroce. Shaley et l'autre groupe de soldats avaient pris en tenaille les adorateurs. Le sergent couvrait le porteur de lance-flamme qui délogeait les hérétiques du moindre recoin. Nadlayh restait en arrière, serrant contre lui son sac d'explosifs. Un adorateur le vit et le chargea. Le cultiste était environné de flammes et brûlait sur place mais il n'en restait pas moins très combatif, presque trop. Nad discernait vaguement des mots parmi les hurlements de douleur. Nad recula, incapable de réagir correctement. Ce fut sans vraiment le faire exprès que Nad tua l'hérétique, il buta sur une pierre et le coup partit tout seul, droit dans la tête de l'adorateur.
Le combat faisait toujours rage, Shaley se retrouva face à un adorateur, vraiment énorme, armé d'une sorte de massue. Il esquiva deux coups qui lui aurait arrachés la tête et lui enfonça la baïonnette entre les côtes où elle y resta plantée. Loin de s'en soucier l'hérétique poussa en avant et renversa le sergent qui lâcha son fusil sous le choc. L'adorateur leva bien haut son arme, prêt à frapper quand son visage se fit vaporiser dans une brume rouge. Le corps qui chuta au sol révéla celui d'un homme dans l'uniforme réglementaire des commissaires régimentaire.
- L'Empereur à encore besoin de vous, sergent.
- Ça fait trois fois que vous me sauvez la vie commissaire.
- Oui je fais souvent ce genre d'erreur, plaisanta ce dernier tandis qu'un fin sourire étirait ses lèvres.

Le commissaire Bran avait pris le commandement de dix hommes. Ils se contentaient de tendre des embuscades aux unités ennemies isolées. Jusqu'au jour ou ils avaient rejoint l'escouade de Shaley. Le commissaire Bran était l'opposé de feu Yador. Il était un homme bon qui savait se faire respecter mais ses pairs le traitaient volontier de laxiste. Au premier jour de cette guérilla, le commissaire avait voulut se montrer digne mais cela n'avait pas tardé à se transformer en un cauchemar atroce. Au début ils avaient détruit deux blindés et abattus au moins un officier, tout était parfait, en tout cas, autant que le permettait les circonstances. Après la première semaine ils avaient essayés de tuer un Space Marines du Chaos, seulement, ils n'avaient pas réussi et ce dernier avait massacré la moitié du peloton. Ensuite ils étaient tombés sur les hommes de Shaley. Une vrai bénédiction, ce sergent était un ouragan, semant la mort et la destruction partout où il posait le regard. Bran se promit de le faire monter en grade sitôt cette situation résolue.

- Commissaire, la place est sécurisée. Les canons sont à nous, nous avons gagnés.
- Parfait faites-les moi sauter.
Le soldat acquiesça et parti au trot. Bran rengaina ses armes, et s'assit sur un obus. Il retira son képi et se passa la main dans des cheveux collés par la sueur. Bran poussa un long soupir. Comment tenir ? Ils n'étaient que des hommes, face à eux il y avait des Astartes renégats par milliers avec des blindés et des adorateurs plus tenaces que des morpions. Il se demanda aussi comment les renforts feraient, comment un seul Chapitre et les Skitarii pouvaient bien espérer vaincre un si grand mal. Le sergent le tira de ses rêveries. Le commissaire l'observa un moment, Shaley paraissait aussi excité qu'un gamin le jours de son anniversaire.
- Que sa passe t-il, sergent ?
- Des blindés, ennemis, ils arrivent par la route principale, droit sur nous.
- Excusez-moi, mais on dirait que ça vous fait plaisir.
- C'est le cas, il y a même des Dreadnoughts.
- Par l'Empereur il faut...
- Vous n'avez pas compris ? Shaley désigna les canons d'un geste ample, on va les dégommer à coups de canons.
Un sourire carnassier fendit le visages du sergent.
- Vous saurez vous en servir ? demanda Bran, légèrement inquiet.
- Vous en faites pas pour ça commissaire, on a avec nous deux trois artilleurs ils feront des merveilles, j'en suis certain.
Bran se redressa et enfonça son képi sur le crâne. Il se laissa gagner par l'enthousiasme contagieux du sergent. Il s'amusa de voir qu'un simple homme de troupe motivait plus les soldats que lui-même, un commissaire. Il rejoint les artilleurs qui réglaient la hausse tandis que d'autres apportaient des obus. Shaley s'était juché sur une pile de gravas et observait l'avance des blindés que l'on pouvait déjà apercevoir. Bran les regarda tous. Deux hommes étaient occupés à écrire "attrapez moi" sur l'un des obus tandis que d'autres s'installaient à distance et s'asseyaient confortablement. Le premier obus tomba sur le char de tête, le pulvérisant et creusant un cratère énorme. Les hommes applaudirent. Le suivant détruisit un Dreadnought en le percutant de plein fouet, coupant de même la retraite. En six obus le détachement finit en cendre sous les rires des impériaux. Avant de repartir ils firent sauter les pièces d'artillerie, la colonne de fumé fut visible de très loin, redonnant courage à la Légion d'Acier.

La plupart des groupes coordonnaient des embuscades ou des actions de sabotages meurtrières. Mais si les Gardes arrachaient quelques victoires, ils connaissaient de cuisantes défaite, notamment la tuerie de la station de pompage et la capture du Seigneur général et la mort de son état major, qui se fit surprendre à découvert par des Thousand Sons. Après le combat, les renégats avaient empalés les corps sur une grande place.


Amatus, capitaine des Thousand Sons et grand Psyker, s'était posté dans un grand bâtiment qui surplombait une route qu’il savait fréquentée par ces impériaux. Il fallait juste attendre que les proies tombent dans son piège. Lorsqu'il s'agissait de simple Gardes il n'était jamais nécessaire de faire dans la finesse. Pendant un instant Amatus regretta de ne pas affronter de Space Marines, eux, ils valaient le déplacement. Le capitaine sourit quand il vit un groupe de quinze hommes se déplacer dans la rue, en contrebas. Tranquillement Amatus arma sa grenade, qui devait donner le signal. Le capitaine la laissa tomber par une fenêtre et la regarda éclater parmi les soldats. Il sourit une fois de plus, cinq morts en une grenade. Une demi douzaine de Thousand Sons surgirent des bâtiments qui bordaient la route et se jetèrent sans pitié sur les rescapés, le combat ne dura que sept secondes. A la fin il ne restait plus que le seigneur général Arken. Le Thousand Son le souleva par un bras et l’attira à sa hauteur.

- Mes respects, grand général. J’avais hâte de vous rencontrer.
- Je...
- Chut, ne dites rien, écoutez plutôt. Je vous propose un marché. Je vais vous demander un petit service, vraiment rien et en échange je vous libère.
- Jamais je ne vous écouterais.
- Ah mais, je vous préviens que j’obtiendrais se que je veux, ce n’est qu’une question de temps et de... douleur. Son ton se durcit, Maintenant vous allez contacter un maximum d’unités et les faire se rassembler sur la place de la Cathédrale. On a préparé une petite surprise.
- Jamais, je ne vous... aaaarrrh !
D’une simple pression de la main Amatus lui avait broyé le bras. Il laissa Arken tomber par terre devant les autres Thousand Sons qui restaient impassibles. Le capitaine posa son pied sur le genou du général.
- Vous savez, je suis Psyker, il me serait très facile de faire de vous mon pantin. Mais je ne garantis pas votre santé mentale. Comme je suis quelqu’un de gentil, je vous laisse le choix...
- Très bien, mais vous me laisserez partir ?
- Je n’ai qu’une parole, je vous rendrais votre liberté. Deicolus, radio.
Un renégat apporta une radio et la posa devant le général. Arken hésita mais un clin d’oeil d’ Amatus le décida. Il commença à chercher la fréquence générale. Avant la dispersion, des fréquences avaient étés préétablies pour coordonner d’éventuels assauts efficaces et également, en cas d’urgence, une fréquence générale. Arken n’était pas un expert en radio mais le visage impatient du Space Marine l’aida beaucoup à faire vite. Enfin il trouva ce qu’il cherchait.

- Ici le général Arken, code d’identification : 5464lk55 Empereur. A toute les unités, regroupez vous sur la place de la Cathédrale le plus rapidement possible. Je répète, il est vital que vous vous regroupiez sur la place de la Cathédrale.

Chaque accusé de réception des différentes unités donnait la nausée au général. Chaque chef de peloton qui répondait signait par la même occasion son propre arrêt de mort. Il ne put empêcher des larmes de couler, qu’avait-il fait ? Il avait trahis, ce mot le frappa plus durement qu’un bolt. Il c’était rendu coupable de trahison, l’Empereur, le maître de guerre, ces hommes, il les avaient tous trompés, de la façon la plus ignoble.
- Merci, général.
Arken regarda le Thousand Sons, il sortit son pistolet laser de son holster, il mit le canon dans sa bouche et pressa la détente. Amatsu fixa un moment le cadavre du général.
- Pathétique. Empalez moi tout ça.
Puis il partit. Une fois encore il sourit en pensant où les impériaux se dirigeaient avec autant d’empressement. Ce mois de cache-cache avait passablement agacé les World Eaters. Il se demanda s’il devait plaindre ces humains, même lui n’avait pas envit de tomber entre les griffes de cet Enrohk. En un mois les humains l’avaient surnommés le Boucher d’Omund. Il essaya d' imaginer la surprise des impériaux quand ils découvriraient leurs méprise. Il s’en voulut de manquer cela. Plongé dans ses pensés il ne vit pas les ombres qui l’observaient. D’ailleurs, même ses hommes ne virent rien du tout. C’est au dernier moment qu’ils repérèrent l’ennemi. Les Thousand Sons, tout comme les impériaux de tout à l’heure, n’eurent pas l’ombre d’une chance. Ils moururent avant d’avoir vraiment réaliséé.
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EN GRAS je modère, sinon je suis pas serieux.
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litrik
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PostPosted: Sun 23 Sep - 11:00 (2012)    Post subject: Ecrits divers de Litrik Reply with quote

Chapitre VII : Quand l'espoir agonise.


Fergal adressa un clin d'oeil au soldat qui venait de lui apporter la radio. Les huit hommes de son peloton venaient d'entendre le message du général, tous étaient heureux de cette nouvelle qui ne pouvait signifier qu'une seule chose : une action de grande envergure aller être menée, peut être que les renforts étaient déjà là. Les hommes se laissèrent gagner par la joie. Puis, ils se mirent en route. La même scène se répéta encore et encore. Parfois des groupes se croisaient. Ils échangeaient les dernières rumeurs, se saluaient ou lançaient des hypothèses quant à la raison de ce rassemblement. La faible présence d'hérétiques poussa les Gardes à penser que les renforts étaient arrivés. De toute manière tous avaient perdu la notion du temps dans cet enfer. Chacun y allait de son commentaire. Pour certains les Space Marines allaient les féliciter, ou bien ils seraient envoyés en permission, définitive. Vers la fin de la journée des Gardes se mirent à chanter.

Fergal arriva sur la place lorsque l'affluence des Gardes était à son apogée. Les chants et les cris de joies se multipliaient. Aucuns des groupes n'avaient croisés d'ennemis, c'est donc qu'ils avaient fuis. Après tant de douleurs personne ne chercha à savoir pourquoi. Sans doute que les renforts avaient effrayés les hérétiques. Fergal repéra des soldats, torses nus qui buvaient de l'alcool et il se demanda comment ils avaient bien pu en trouver. D'autres échangeaient des rations ou des cigarettes. Fergal avisa un capitaine qui riait à une plaisanterie qui mettait en cause un adorateur et un Ork.

- Excusez moi, Capitaine ?
- Qu'y a t'il, Caporal ?
- Je me demandais, le Seigneur Général Arken a ordonné le rassemblement, mais où est-il ? Et puis pourquoi ici ? Pas de couvert il n'y a que cette cathédrale...
- Vous vous en faites trop, on a gagné ! Allez donc boire avec vos hommes !

Pas vraiment convaincu, Fergal regagna le coin ou ses hommes s'étaient installés. Le nombre de Gardes ne cessait de croître, de même que le bruit. Les officiers n'essayaient même pas d'obtenir un semblant d'ordre. Le caporal remarqua tout de même un commissaire qui hurlait sur un groupe de soldat, mais sans vraiment y croire. Après des semaines infernales, un peu de repos était nécessaire. Fergal observa un peu mieux les environs. Une place de plusieurs kilomètres carrées, sûrement pour accueillir les processions religieuse et les foules de pèlerins. Le seul bâtiment assez proche était la Cathédrale, miraculeusement intacte, si ce n'est quelque vitraux. Les portes étaient fermées et bloquées de l'extérieur par de grosses poutres. D'ailleurs Fergal trouva cela étrange. Il décida d'aller voir, d'un coup, la place ne lui apparue non pas comme un champ de victoire mais comme un abattoir. En bloquant seulement trois axes, un ennemis potentiel les piègeraient aisément. La cathédrale ne ressemblait plus à un lieu de culte, elle aurait pu contenir des milliers d'ennemis. Lorsqu'il arriva devant les portes à double battants il chercha une poterne, une fois fait, il l'ouvrit. Hélas elle était verrouillée. Il ne se laissa pas faire pour autant et tira à pleine puissance au niveau de la serrure, libérant de ce fait le passage. La cathédrale était éclairée par le soleil déclinant qui filtrait par les fenêtres en ogives, projetant l'ombre de massives colonnes sur le sol de marbre. Beaucoup de bancs étaient entiers et encore parfaitement alignés, près pour une messe. Le caporal avançait prudemment, l'autel gisait pauvrement sur le sol, fracassé. Il se rendit compte que la cathédrale était réellement grande, capable d'accueillir des milliers de personnes.
- Aidez moi !
Le cri avait été soudain et incroyablement strident. Fergal sursauta si fort qu'il lâcha un tir qui alla se perdre entre les colonnes. Son coeur battait la chamade, la sueur lui coulait le long de l'échine. Hésitant et nerveux, il attendit, n'osant ni bouger ni parler.

- A l'aide ! Empêchez-les empêchez-les ! Non, nooooon !
Fergal pivota en tout sens, braquant son arme sur chaque ombre, ne sachant d'où venait ces cris. Quelqu'un sanglota un bref instant puis hurla, comme si on lui faisait du mal. Fergal se ressaisit. On avait visiblement besoin de lui et ça il savait faire, il était un soldat ! Un Garde de la glorieuse Légion d'Acier ! Pas un lâche et un superstitieux ! Avec une résolution inébranlable il se mit en devoir d'explorer l'endroit.
- Y a quelqu'un ? Où êtes vous ? Je viens vous sauvez !
- Pitié ! Allez-vous en !
Il en était sûr à présent, ça venait des cryptes, il se dirigea ver les escaliers et alluma sa lampe. La personne pleurait, sans vouloir s'arrêter. Fergal descendit l'escalier de pierre quatre à quatre, il se retrouva à seulement un mètre de cette mince frontière qui séparait la lumière de la noirceur. Il aurait bien voulut que les pleurs cessent, il se sentait de plus en plus mal à l'aise et avait la désagréable impression d'être observé.
- Vous êtes là ?

Fergal regretta immédiatement d'avoir parlé, il avait l'impression d'avoir commis la pire erreur de sa vie. Les sanglots s'arrêtèrent aussi brusquement que lorsqu'ils avaient commencés. Il y eut un bruit de pas. Fergal braqua sa torche en plein sur les ténèbres mais cela ne changea rien, pareille à un mur, l'obscurité restait impénétrable. Les pas étaient si proches que le caporal était certain qui s’il tendait le bras il toucherait la personne; le problème, c'est qu'il ne voyait rien.
- C'est aimable de venir me voir.
Fergal se laissa submerger par la panique. Cette voix était l'orage. La haine incarnée apparut à son regard, entre ombre et lumière, des reflets jouaient sur son armure, donnant la vie aux crânes grimaçants qui la décorait. A côté de la haine se tenait la sorcellerie. Fergal recula, ces deux êtres... il ne pouvait les regarder, de plus il l'avait reconnut. Un Space Marine, un Berserk d'une taille et d'une force monstrueuse. En reculant Fergal buta contre une marche et s'affala sur le sol. En se relevant il vit que le Berserk était juste devant lui, à juste quelques centimètres.
- Aide moi, petit soldat. grogna Enrohk moqueur.
Le caporal poussa un cri de terreur et prit la fuite. Il se retrouva devant la poterne en un instant, il était en nage et n'arrivait plus à penser correctement. Il se retourna, le Berserk et son comparse se tenaient sur le haut des marches comme s'ils y avaient été depuis toujours, aussi immobile que des statues. Fergal ouvrit fébrilement la porte. Il courut dehors comme un fou furieux, il bouscula plusieurs Gardes. Il ne fit pas attention à eux.
- Eh, fais gaffe.
- Mais il est dingue !
- Qu'es-ce qui lui prend ?
Une fois arrivé approximativement au centre, le caporal se mit à crier et à raconter ce qu'il avait vu. Beaucoup l'écoutèrent, et presque autant l'applaudirent et riaient de bon coeur.
- Je vous en conjure il faut fuir, il est là !
- Qui est là ? demanda un soldat.
- Le Boucher d'Omund, il est ici, dans la cathédrale ! C'est un piège, on va tous mourir...
Les hommes se mirent a discuter entre eux et à échanger des opinions. Puis tous se mirent à protester. Ce Boucher avait causé bien trop de mal pour qu'on puisse le prendre à la légère. La blague était de très mauvais goût, d'autant plus que certain avait perdu des amis à cause de lui.
- la chatte sur un toît brûlant !
- Ouais, faites-le taire !

Les esprits s'échauffèrent, certains commençaient à lancer des ordures ou criaient des injures. Quelqu'un lança une pierre qui atteint le caporal à la tempe. L'agitation commença à se répandre sur toute la place. Quelques bagarres éclatèrent sans véritables raisons. Puis il y eut un coup de feu. Cela eut un effet foudroyant, le silence ce fit, peu à peu, un officier se hissa sur une caisse retournée. Sa voix se répercuta aisément dans toute la place.
- Soldats ! Ce comportement est indigne de la Légion d'Acier ! Le Seigneur général Arken va arriver d'un moment à l'autre, et vous voudriez qu'il voit... ça ? Une trahison envers le credo impérial ?
Les rares commissaires présents dans l'assistance acquiescèrent vigoureusement.
- Nous sommes la Légion d'Acier et par l'Empereur nous ne serons pas ceux qui la déshonorerons !

L'officier descendit de son estrade improvisée sous un tonnerre d'applaudissements. Maintenant que le calme était revenu plus personne ne s'occupa de Fergal qui gémissait de façon inaudible des mises en gardes, pareil à un prédicateur fou. La fête de la victoire reprit, avec la nuit tombante les hommes avait allumés des feux. L'alcool coulait à flot, les gens commençaient à devenir un peu ivre, l’étape où on ne chante plus mais on hurle des chansons paillardes qui, reprisent par des centaines de voix plus enrouées les unes que les autres, commençaient à n’avoir ni queues ni têtes. Il est très intéressant de voir à quel point les gens peuvent se montrer inventif quand il s’agit de braver l’interdit ou de réaliser l’impossible, surtout si cela touche à l’alcool ou d’autres substances qui provoquent un état où l’on trouve tout amusant. Même en des temps de guerre, les rationnement étaient toujours solutionnés.

La fête battait son plein quand une puissante clameur résonna dans le ciel étoilé. Plus loin, aux bords de la place, là où les lignes de bâtiments s'étalaient, des ombres gigantesques couraient vers les Gardes, qui trop hébétés par l'alcool crurent à des alliers et se mirent a faire de grands signes en faisant tournoyer leurs vêtements, voir ceux des autres ou agiter des torches. Il y eut un grand fracas. La grande portes barricadée de la cathédrale venait d'exploser d'un nuage d'écharde et de bouts de planches. La cathédrale vomit un flot ininterrompu d'Astartes en armure rouge, ce lieu de culte autrefois vénéré semblait se vider de son sang. Comme si elle mourait, corrompue par l’immonde souillure du Chaos, la cathédrale saignait. De tout côtés la déferlante de World Eaters se rapprochait dangereusement et les Gardes commençaient à réaliser. Quelques uns se dirigèrent vers les routes et les bâtiments en passant entre les espaces béants dans les rangs des World Eaters, des brèches... comme laissées à dessein. Ça aussi les soldats le comprirent trop tard. les bâtiments étaient infestés de cultistes et les routes étaient gardées par d'horribles Defilers. Ces derniers pilonnaient les soldats qui approchaient ou les broyaient, purement et simplement. Sur la place les World Eaters hurlèrent un terrifiant cri de guerre, reprit plusieurs fois par les centaines de gorges hérétiques :
- Pour Khorne et Angron ! Pour l'honneur du guerrier faites couler le sang !

Les Space Marines percutèrent avec une violence inouïe les rangs vaguement formés de la Légion d'Acier. Envoyant voltiger des corps brisés sur plusieurs mètres. Les bolters hurlaient à la mort, côtoyés par le rugissement des épées tronçonneuses et les mugissements des Berserks de Khorne qui massacraient comme si leurs vies en dépendaient. Enrohk, lui aussi faisait son carnage, à cela s'ajoutait sa réputation et les Gardes refusèrent de l'affronter, se faisant inévitablement écraser par d'autres World Eaters. A cette vue Enrohk poussa un hurlement de rage et de frustration qui pendant un instant couvrit le vacarme de la guerre, bien que pour le moment elle s'apparentait plus à une extermination. Du regard il se chercha un adversaire digne de ce nom et il le trouva. Un humain, juché sur un cadavre de Space Marine, il tirai au fusil avec une précision mortelle. Enrohk le chargea, il allait le tuer quand un Berserk trancha le Garde en deux au niveau des aisselles, d'un coup de hache. Enrohk perdit tout contrôle et se jeta sur le Berserk, frappant son armure à grand coups furieux. Le Berserk se débattait en criant. Mais rien n' y faisait et Enrohk le laissa au sol, le thorax transformé en une bouille sanglante.
La Légion d’Acier était assaillie de tout côtés et elle n’avait aucun moyen de fuite. Un homme, lorsqu’il est acculé, et n’ayant pas d’autre choix que de se battre le fait de tout son âme. Généralement il le fait comme un enragé. Il est une bête sauvage. Mais personne ne pouvait rivaliser de sauvagerie avec les Berserks qui s’enfonçaient dans les lignes impériales de plus en plus profondément. Les pavés de la place étaient ruisselants de sang et il s’y formait de petites rigoles rouge vif. Il faisait nuit et les quelques feux encore allumés ne faisaient que tromper et effrayer les Gardes en jetant de grandes ombres mouvantes un peu partout.

Au centre se dressait une statue qui représentait un saint, dont la tête avait était arrachée par un tir de bolter perdu. Autour du socle, un cordon de Garde résistait vaillamment. Devant eux s’amoncelait petit à petit des cadavres. Malgré ce carré héroïque les renégats passèrent et ce fut le tristement célèbre Boucher d’Omund qui transperça le carré pour tuer l’officier qui l’avait organisé et qui hurlait une prière pour l’Empereur. Maintes fois les hérétiques durent faire face à ces actes plus qu’héroïque. Hélas cela prit fin quand les Dreadnoughts entrèrent dans la danse. Il traçaient des sillions sanglants, lance plasma, bolter lourd et missile. Aucun Garde n’y survécut et personne ne parvenait à entailler les puissants blindages qui les bardaient. De leurs voix robotiques et sans la moindre émotion ils entonnaient des cantiques à la gloire du Chaos et de Khorne.
Enrohk était secoué par un rire de dément. Il avait vu une bande d’impériaux qui tentaient de fuir. Mais il les avait acculés dans une impasse encombrée par des détritus. Plus il les regardaient, plus il riait. Les soldats étaient terrifiés, le Berserk le lisait dans leurs yeux. Cela provoqua sa colère. Un guerrier ne devait pas avoir peur. Enrohk désespérer de rencontrer de véritables ennemis. Il rêvait d’affronter des Space Marines. Cette vermine rampante de Garde n’était rien pour lui. Alors qu’il abattait les impériaux dans un tourbillons de haches, en proie à la colère, il songea qu’il aimerai bien le combattre de nouveau. Offrir son crâne à Khorne serai un véritable honneur. Mais pour l’heure il devrait se contenter des piètres offrandes impériales, lui viendrait plus tard.
Il retourna dans la mêlée. Le combat dura encore une dizaine de minutes avant que le dernier soldat ne rende l’âme.

Le Seigneur Général Arken avait dispersé un régiment fort de cinq mille unités. Le premier mois de guérilla urbaine avait coûté la vie à un millier d’entre eux. Mais les pertes les plus sévères furent infligées sur ce champ de mort de la Cathédral qui avait était rebaptisé la place du trône de Crânes. Ici, les impériaux avaient perdu trois mille soldats. Cette page de l’Histoire était déjà affreuse mais ça ne devait pas s’arrêter là. Après le combat les World Eaters avaient systématiquement décapité les impériaux. Ensuite ils avaient érigés un horrible monticule de crânes afin de rendre hommage à leur dieu sanguinaire. Enrohk en personne avait commis le plus impardonnable des blasphèmes. Il avait sortit de la cathédrale tout les objets de culte les plus sacrés, certains vieux de plusieurs siècles et les avaient lui-même désacralisés en y traçant les runes de son dieu maudit. Mais de tout point de vue la pire profanation qu’il put commettre avait été qualifiée par l’Ecclésiarchie d’insulte envers l’Empereur-Dieu. Enrohk avait trouvé dans un sanctuaire enfoui sous la cathédrale, une chambre sercrète où personne ne semblait y avoir pénétrés depuis des siècles. A l’intérieur, dans un sarcophage de verre, une antique bannière y reposait, représentant l’Aquila impériale. Selon les écritures découvertes dans ledit sanctuaire cette sainte bannière daterait de la Grande Croisade où elle y aurait été brandie par des héros qui se seraient battus au côté de l’Empereur.
Enrohk y avait tracé les couleurs de son Chapitre perfide et ignoble ainsi que la Grande Rune du Crâne. A partir de ce moment il ne devait plus jamais s’en séparer, la brandissant fièrement à chaque affrontement. Révulsant ses adversaires par l’ignominie de son crime.

Par la suite les hérétiques s’évertuèrent à traquer les derniers survivants. Cela ne fut pas facil car ils étaient endurcis et impitoyables, surtout quand ils découvrirent le carnage perpétré par le Chaos sur un lieu qui autrefois était saint. Sans compter sur la mort étrange et mystérieuse du capitaine Amatsu des Thousand Sons et de son escouade. La guerre continuait, plus âpre que jamais. Les pelotons de Gardes qui arrivaient à rester en vie lançaient des raids de plus en plus téméraires et causaient des dégâts considérables. Ce fut au cours d’une de ces missions que Shaley, -- qui avait fusionné son escouade avec celle du commissaire Bran, -- découvrit leurs alliés de l’ombre.
Il devait miner un chemin régulièrement emprunté par les adorateurs pour traverser rapidement un quartier industriel. Shaley avait découvert deux cadavres de Berserks dans un hangar vide, leurs armures avaient essuyé des tirs de bolters. Il avait voulu s’en approcher quant une ombre c'était glissée hors du hangar par un trou dans le mur, cela attira son attention. De plus le Space Marine avait bousculé une caisse en équilibre précaire ce qui avait surprit Shaley, qui pensa pendant un moment se trouver face à des Berserks. Mais ce n'était pas le cas et Shaley ne vit que très vaguement ce qui semblait être un Astartes. Pour le sergent cet Astartes portait une armure décorée de crânes et de flammes.
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EN GRAS je modère, sinon je suis pas serieux.
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litrik
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PostPosted: Sun 23 Sep - 11:02 (2012)    Post subject: Ecrits divers de Litrik Reply with quote

Chapitre VIII : L'hégémonie du Chaos. (sept semaines avant l'arrivée des renforts.)


Alarig gémissait depuis plusieurs minutes. Son sang s'écoulait en même temps que sa vie. Il gisait au milieu d'une rue déserte, couverte de gravas et de flaques de sang à demis séché. Il avait repris connaissance, ne pouvant croire qu'il était encore vivant. Il regarda autour de lui et rampât jusqu'au cadavre d'un Garde. Il mit la mains sur une trousse de secours et entrepris de soigner du mieux qu'il put sa blessure. Il voyait flou et se sentait au bord de l'évanouissement, il avait perdu trop de sang et la douleur était si forte qu'aucun des médicaments ne put réellement le soulager. Pendant un instant il se revit entrain de courir avec une dizaine de soldats. Il faisait sombre, derrière eux des hurlements effrayants retentissaient, emplissant leurs coeurs d'effrois. Ils avaient presque quittés la place quand un monstre de métal les avait attaqué. Il y avait eut une vague de chaleur qui aveugla Alarig et incinéra les autres. Le soldat se souvint de cette vision traumatisante, celle d'un Defiler qui se jetait sur lui et qui l'agrippait de ses pattes monstrueuses. Alarig c'était débattu mais le Defiler l'avait lancé contre un mur qui s'écroula sous le choc. Alarig avait survécu mais les pinces du monstre l'avait salement blessé, presque coupées en deux.

Des pas lui firent lever la tête. Deux Berserks de Khorne venaient d'arriver. Ils ne pouvaient pas ne pas l'avoir vu, d'ailleurs ils se dirigèrent vers lui. Alarig pria l'Empereur et attendit la mort en la regardant en face. Le premier mourut, pris dans feu croisé, les bolts le pulvérisèrent quasiment de haut en bas et ce ne fut plus qu'un paquet de chaire qui tomba au sol dans un bruit d'éclaboussures. Des Space Marines se ruèrent sur le second renégat en sortant de leurs couverts et hurlant un unique cri de guerre.
- In dedicato imperatum ultra articulo mortis !

Le Berserk para une seule attaque avant que l'un des Astartes ne lui décoche un coup de poing magistral, fendant les plaques thoraciques du renégat qui se releva dans un cri de rage. Un autre Marine le réceptionna avec son épée tronçonneuse et le coupa presque en deux au niveau des reins. Les trois Astartes ne s'attardèrent pas plus que nécessaire et s'éloignèrent, sans mots dire. Alarig les interpella, les suppliants de l'aider mais ils ne répondirent pas. Alarig ne le sut jamais mais l'un des Astartes lui dit qu'il allait mourir et que c'était une chance. Le soldat les regarda partir et disparaître entre les ruines. Alarig était à mi chemin du sommeil et de la lucidité, sa blessure ne lui faisait plus mal comme auparavant mais c'était comme une douleur bourdonnante qui lui envahissait le corps d'une douce chaleur. Il savait qu'il se plongeait dans une mort voluptueuse et sans à-coups, ce serai comme s'endormir après une dure journée. Un grattement sur la pierre le tira de sa léthargie. Il se tordit le cou pour essayer de voir la provenance du bruit qui l'inquiétait vaguement. Il ne vit rien alors il se traîna tant bien que mal contre un mur et regarda autour de lui. Sans en avoir vraiment conscience il s'empara d'un fusil laser où y était encore accroché un bras. Alarig régla l'arme en automatique et à pleine puissance. Il ne pensait pas vivre assez longtemps pour se préoccuper des munitions.

Le grattement repris, cela ressemblait un peu à un objet dur et assurément tranchant qui raclait un sol de pierre. Le raclement se rapprocha et s'accompagnait maintenant d'un grognement sourd et menaçant. Alarig aperçut un mouvement devant lui, il ne tira pas et attendit de voir sa cible. Au bout d'une minute cette dernière consentie à se montrer. Alarig laissa échapper une plainte de désespoir. Il y en avait qu'un seul mais bientôt rejoint par d'autre. Ils reniflèrent Alarig et grognèrent d'autant plus.
- Vous attendez quoi ? Je vous attend, bande de charognards ! s'exclama Alarig que plus rien n'effrayait désormais.
Les créatures ne réagirent pas, comme si elles attendaient quelque chose. Ce ne fut que lorsqu' "il" arriva que les créatures s'agitèrent comme excitées. Le Boucher d'Omund était là. Alarig mis en joue les créatures, il savait que ses lasers ne ferait rien au Berserk alors il se promit qu’on se souviendrait de lui et de partir avec honneur. Il pressa la détente et toucha l’un des monstres. Enrohk claqua des doigts et la meute s’élança ventre à terre, en hurlant à la mort, droit sur Alarig qui en abattit un de plus avant de se faire déchiqueter par une tornade de coup de griffes et de dents.

Shaley progressait lentement, jetant de temps en temps des regards en arrière pour s’assurer que tout le monde suivait. Le commissaire Bran lui fit signe de continuer sans s’en inquiéter. Shaley se maudit pour leur lenteur, cela faisait un moment qu’ils avaient reçus le message radio du Seigneur général Arken. Pour le sergent il ne pouvait s’agir que d’une opération de grande envergure. Sûrement pas d’une victoire, le nombre d’agents du Chaos qu’ils avaient croisés lui et ses hommes avait démentit cette dernière hypothèse, un rien fantasque. Le sergent en avait discuté avec Bran, un tel rassemblement pouvait se révéler très dangereux. Shaley avait un mauvais pressentiment, de plus il était très en retard, il ne voulait pas arriver sur une place vide. Lui aussi avait envie de participer bien que cela soit pur folie pour lui et quelque soit les finalités de cette opération. Shaley accéléra le pas autant qu’il l’osa. Le passage qu’ils empruntaient leurs faisaient gagner un temps précieux mais il passait à proximité d’un campement d'hérétiques.

Un des hommes fit rouler une pierre. Shaley serra les dents, priant pour ne pas entendre les adorateurs lancer d'alertes. Il y eut un silence angoissé. Le fautif adressa un sourire d'excuse au sergent qui hocha la tête. Ils reprirent leur progression. Ils avaient laissés le campement loin derrière eux et se mouvaient avec plus d'assurance. Shaley se coucha dans un énorme trou d'obus, avec le reste des hommes. Il fit signe au soldat à côté de lui de partir en éclaireur. Celui ce se leva et s'accroupi sur le bord du cratère avant de retomber en arrière, un grand personnage se dessinait à contre-jour. Il était si grand. Shaley ne se perdit pas en contemplation, il lâcha un tir au jugé et ordonna la retraite, le Boucher à leurs trousses. Ce dernier rattrapa deux soldats et les décapita. Il ne poursuivit pas les autres.
- Courez ! Courez petits impériaux ! Enrohk est sur vous !
Le sergent fit son possible pour ignorer le rire inhumain qui le faisait frissonner jusque dans son âme.
Edern courait sans s'arrêter ni même regarder en arrière. Il avait vu ce soldat se faire décapiter, sa tête avait roulée à ses pieds et le visage tourné dans sa direction le regardait avec des yeux de poisson mort, exorbités par la surprise et la peur.
- Dépêchez vous ! encouragea Edern, se demandant quand ils pourraient cesser de courir.
Il entendait clairement le Garde juste derrière lui respirer comme un soufflet de forge. Lui même avait les poumons brûlants et des points de côtés le torturait. Il décréta une halte et se retourna pour se plaindre à qui de droit, lorsqu'il remarqua que Shaley et carrément toute l'escouade n'était pas derrière. Il était seul. Lui et deux autres Gardes. En plus il n'avait aucune d'où il pouvait bien être.

Shaley mit fin à leur course. L'escouade faisait une pause dans un grand bâtiment que ressemblait à une caserne. A l'initiative du commissaire Bran, les hommes s'éparpillèrent afin de trouver de l'équipement à récupérer. Plusieurs se dirigèrent vers l'infirmerie et le réfectoire. Dans l'ensemble ils ne trouvèrent rien. Hormis des salles poussiéreuses, certaines contenaient des corps recroquevillés. Sur les murs, de grandes gerbes de sang s'y étalaient, formant parfois des motifs qui perturbaient le plus aguerri des soldats. Le sergent et Bran décidèrent conjointement de passer la nuit ici et d'aviser de la suite, demain matin.

Hélas tout ne se passa comme prévu, fréquemment, des soldats se réveillaient, trempés de sueur, hurlant des mots inarticulés, certains étaient pris de violentes crises de convulsion avec les yeux qui roulaient dans leurs orbites et la bave aux lèvres. Par la suite ils devenaient incapable de dire à quoi ils rêvaient, n'ayant strictement aucun souvenir. Mais ce ne fut pas le pire. La peur s'infiltrait comme un poison dans le coeur des sentinelles. Elles furent bientôt convaincu d'entendre des voies venir "d'en dessous". Bran et Shaley ne parvinrent d'aucune façon à les calmer. Les voies ne cessaient de les appeler. Peu à peu, plus personne n'osait dormir. Tous furent victimes des mêmes symptômes : des voies suppliantes qui leurs demandaient de venir. Étrangement, Bran et Shaley n'entendaient rien. Pour calmer les hommes ils se décidèrent à aller voir par eux même. De toute manière personne ne voulait les accompagner. Selon les soldats les bruits venaient "d'en bas". Le Commissaire et Shaley en déduire qu'il y avait peut être un sous-sol ou quelque chose de similaire. Ils traversèrent des pièces sombres, envahis de toiles d'araignées de restes humains et de rongeurs de taille et d'allure impressionnante. Finalement cela fut dans une pièce qui devais servir de réserve que les deux hommes trouvèrent une trappe. Prudemment Bran la souleva, créant malgré lui un appel d'air qui transportait une puanteur immonde. L'odeur charriait les miasmes de milles cadavres en putréfactions. Là ils entendirent enfin "les bruits", des gémissements en faite. Ils lâchèrent des tubes luminescents dans l'espoir d'apercevoir quelque chose. En réalité le sol ne se trouvait à peine deux mètres plu bas. En revanche il était largement occupé par des dizaines de corps sans vie pour la plupart mais certains remuèrent à ce brusque afflue de lumière et gémirent de plus belle.
- Par le Trône d'Or et la Sainte Terra ! Sergent aller me chercher tout le monde, faut qu'on descende les aider.

Shaley s'exécuta et retourna vers leur triste campement. Tout les visages se tournèrent vers lui, angoissés et nerveux. Shaley leur expliqua se qu'ils avaient découvert. Immédiatement l'atmosphère tendu se mua en un frénétique rassemblement de tout les affaires qui pourraient servir. Comme pour compenser leur peur honteuse les Gardes se précipitèrent vers le sous-sol. Les bras chargés de fournitures médicales et lançaient des exclamations pour se presser. Cependant ils déchantèrent quand ils purent voir ce à quoi ils avaient à faire. Il fallut la motivation du Commissaire Bran pour qu'ils s'attèlent à cette morbide tâche. Il s'avéra que le sous-sol était vaste et contenait beaucoup de cadavres, en état de putréfaction avancés pour une bonne partie. Les Gardes mirent plusieurs heures avant de trouver et d'évacuer les hommes encore vivants soit quatorze soldats. Tous portaient de terribles blessures et autre trace de morsures. L'absence de soins et les conditions dans lesquelles les soldats étaient restés fit que la totalité se mourait. Blessures gangrenées, assommés par la fièvre, les maigres réserves de médicaments se révélèrent inefficaces.

-Sergent ! Venez voir, celui là est encore lucide, il veut parler à un officier.

Shaley et Bran s'approchèrent du blessé, l'infirmier qui les avaient hélés se tint à côté pour lui donner à boire. Le soldat s'étrangla sur une gorgé et toussa violement expectorant un cracha sanglant. Le Commissaire jeta un regard éloquent à l'infirmier. Pour toute réponse ce dernier souleva la couverture pour révélé l'étendue des dégâts. Il manquait un morceau de chair et plusieurs côtes avaient étés misent à nues. Comment pouvait-on survivre à pareil traitement ?

- Je suis le sergent Ivares Shaley, et voici le Commissaire Holcken Bran. Nous t'écoutons.
- Je suis le soldat Lughan. Il y a quelques temps notre escouade est tombée sur un campement d'adorateurs, pas très défendu et ils étaient peu nombreux. On c'est décidés à se les faire. On a lancés des grenades, ensuite on les a attaqués au corps à corps [quinte de toux]... ces salauds n'ont pas eus l'ombre d'un chance. Après ça on a fouillés l'endroit, des fois qu'il y ait quelque chose d'utile. Eh ben on a pas étés déçu [violente quinte toux]... des, ordres, on a trouvés des ordres... Ils disaient qu'un maximum de main d'oeuvre était requis, je me souviens plus où... au nord d'ici [crache son sang]... important, ça l'était même sacrement. On a pas très bien compris où ces connards voulaient en venir... mais c'était gros, franchement gros. Les ordres étaient dans un drôle de langage, Heik a perdu la vue et la raison en essayant de les lire. On n'en n'a pas appris beaucoup mais juste assez pour savoir que ce serai mauvais pour nous. [violente quinte de toux durant plusieurs minutes]... ça parlait de faire une sorte d'excavation, un trou si vous voulez. Je crois qu'il y a un truc d'enterré sous la ville et c'est ça qui les intéressent.

Avec les gars on voulait aller voir se qu'il se tramait là bas. Tous n'était pas d'accord il a fallut voter, on avait plus de gradés, finalement on est allés voir. C'était horrible... il y avait ce trou énorme, avec des bûchers un peu partout, certainement pour se débarrasser des morts. Des gens criaient de douleur, on c'est approchés et on les a vu. On c'était souvent demandé où les habitants étaient passés. Eh bien on sait maintenant. Ils étaient tous là, des milliers, à creuser et à transporter des gravas. Les pauvres [crache du sang et tousse, l'infirmier lui injecte un calmant]... il y avait beaucoup de renégats Space Marines. Ils abattaient le premier qui faiblissait ou simplement pour le plaisir de tuer. Je sais pas se qu'ils cherchaient à dégager mais avec autant d'Astartes, ça ne présage rien de bon pour nous. Ce... ce chantier est véritablement immense, des adorateurs patrouillaient un peu partout. Au début on voulait saboter le chantier mais il y avait trop de gardes. J'ignore combien de temps on est restés à regarder, j'ai jamais rien vu d'aussi atroce quand "il" est arrivé [quinte de toux]...

Le Boucher d'Omund... le Boucher... et... et j'ai vu... aussi "lui"... la psyker... toujours ensemble...[crache du sang]... il y avait aussi des genre de chiens qui suivaient le Boucher. A un moment il c'est approcher d'un adorateur, je sais pas ce qu'il lui a dit mais le Boucher a pas aimé, il a fait un geste de la main et ses chiens ont tués l'adorateurs... j'ai pas pu regarder...[quinte de toux très violente]... C'était trop on voulait tous partir mais il c'est passé un truc de pas net, le psyker à côté du... du Boucher c'est mis à gesticuler et à hurler, après il a pointé son doigt vers nous. Comment il a pu nous voir ? C'est impossible... [crache son sang]... le Boucher a crié et les chiens sont partis sur nous... leurs hurlements me hantent toujours... les adorateurs et les renégats ont voulut nous poursuivre aussi mais le Boucher a beuglé que les proies étaient à lui... J'ignore qui il est vraiment mais personne n'a osé protester. Il nous a courut après...[crache du sang et est pris de spasmes]... je... me souviens de Darnell il nous a dit qu'il aller les retenir... il avait un lance-flamme. Darnell a appelé à l'aide avant même de tirer. Les aboiements... les aboiements toujours plus proche. Vigane a hurlé le premier, jusqu'à aujourd'hui j'ignorais qu'un homme pouvait crier si fort. Les chiens en ont eut un autre quand "il" nous a rattrapé. [rie nerveusement et tousse]... il chantait... je vous jures qu'il chantait,.. un hymne à la gloire de l'Empereur. Il était juste derrière nous, en une enjambé il aurait été sur nous. Mais il nous laissait de l'avance... exprès, il jouait avec nous. Il était impossible à semer... et ce putain de chant... Après... il... il récitaient des textes sacrés et des prières... je... il les connaissait mieux qu'un prêtre... [crache du sang et marmonne]...

Klei a trébuché, il est mort piétiné, le Boucher ne c'est même pas arrêté, il lui a marché sur la tête. ça l'a fait rire comme pas possible il riait comme un dément... il ne pouvait pas s'arrêter... ce rire... si le Chaos devait rire, ce serai comme ça. Il a finit pas nous demander si nous voulions faire une pause... il l'a demandé si... gentiment [vomit du sang]... se fut au tour de Garreth de mourir, il a cessé de courir, le Boucher nous a lancé sa tête [tousse violement et crache du sang]... Il jouait avec nous, il nous l'a dit, il disait aussi que nous n'étions pas digne de lui... pas de vrais guerriers.
Je sais pas combien de temps on a couru. On cherchait où se cacher mais il était derrière nous. Il ne riait plus ni ne plaisantait plus. Il criait des insultes, blasphémait et décapitait tout ceux qui passait à sa porté. Il semblait furieux, je ne sais pas pourquoi... [vomit du sang]... et il est arrivé, le Space Marine, il nous a sauvés. Je sais pas qui il était ni son Chapitre, il portait une amure couverte de flammes et de crânes. Le Boucher a carrément hululer de joie et il s'est jeté sur lui. On est pas restait regarder. On a finit par tomber sur cette caserne. On était terrifiés, on c'est planqués dans le premier endroit venu... [vomit du sang et cri des choses incohérentes]... le seul problème c'est que ces chiens nous on suivit... ils sont mort maintenant mais ils ont fait un vrai carnage... n'allez pas dans les cuisines, je crois que les gars en ont enfermés un dans une chambre froide, parfois on peut l'entendre appeler son maître [vomit du sang]... le Boucher... [crache du sang et hurle] il est là ! Il est là ! [hurle en vomissant du sang]... écoutez, il nous cherche... il va nous trouver, faites quelque chose, je ne veut pas le revoir, il va nous tuer.... [vomit du sang et convulse]... aarrh... le Boucher... Enrohk...

- Inutile de vous acharné toubib, il est mort. Bran se leva.
- Où allez vous ? demanda le sergent.
-Il y au monstre dans les cuisines, je vais le tuer, ce n'est que juste vengeance. Ensuite nous verrons quelles valeurs accorder à ces déclarations.
- Eh ! Que voulez vous dire ?
- Il était mourant et il délirait... je crois qu'il...
- Commissaire ! Ces "déclarations" sont de premières importance, le Seigneur général Arken doit être prévenu, ce sera à lui de juger de la crédibilité de ces informations.
- Peut être... en tout cas je vais aller tuer cette horreur, vous êtes partant ?
- Et comment... un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres.


Ederne cria encore une fois le nom de ses camarades à plein poumons, rien à faire. Pour être franc, il paniquait, il ne parvenait même plus à aligner deux pensés cohérentes. Il était avec ses deux compagnons d'infortune et ils erraient dans les ruines Ederne avait voulut pisser derrière une colonne. En revenant, les deux soldats avaient disparu, il ne restait plus que leurs armes. Ederne était seul. Depuis les deux jours qu'ils étaient perdu, trois fois il avait entendu le grondement, presque un rugissement. Une ombre les avait survolée, brièvement. Ils avaient étés incapable de voir ce que ça pouvait bien être et ils n'avaient pas envie de le savoir. Ederne couraient en tout sens, criant vainement dans ce désert de ruine.

Couvert de poussière et de sueur il buta sur une pierre et s'affala de tout son long sur le sol. Il se releva et mis la main dans quelque chose d'humide, du sang. Il recula vivement, effrayé... il se calma et suivit prudemment les traces qui le conduisirent pas très loin en faite. Il tomba nez à nez avec un bouillie sanglante, des être humains, en théorie, ceux-ci semblaient avoir étaient broyés par une force incroyable. Un pas lourd et pesant, un rugissement et une ombre recouvrit Ederne. Il se retourna et ouvrit la bouche pour crier mais rien en sortit tant il était terrorisé. Il tenta de fuir mais une énorme hache s'abattit et se planta profondément dans le sol devant lui. Ederne se senti soulevé du sol et placé juste au dessus d'une gueule exhalant le sang et garnie de crocs longs comme des épées. La poigne se resserra et commença à l'écraser avec une lenteur délibéré. Ederne senti ses côtes céder une par une. Il mourut dans une gerbe de sang, arrosant le visage du démon.

Chapitre IX : In dedicato imperatum ultra articulo mortis ! ( 5 semaines avant l'arrivé des renforts.)

Enrohk était assis sur un tas de grava. Il avait une vue imprenable sur l'excavation. Il se trouvait sur une terrasse qui surplombait le chantier et le nuage de poussière. Elle était l'extension du balcon d'une riche demeure, que du marbre. Enrohk l'avait tout de suite repère comme un potentiel poste d'observation et l'avait investi comme QG personnel. Il pensa un instant à ce nuage qui étouffait lentement les humains, très fragiles, presque trop, cela l'amusa un instant. Pour une fois il était serein. Ses Chasseurs de Sang étaient calmes. Jetant de bref regard sur le psyker qui examinait le chantier en ce tenant au bord de la balustrade. Enrohk se dit que ce serai si facile de le pousser ou de lui fracasser le crâne. Mais Khorne ne le voulait pas, du moins... pas tout de suite. Comme s'il lisait dans ses pensés, le Sorcier se retourna brusquement.

- Quand auront-ils finis ? Nous somme pressé, leur renfort arriverons bientôt.

Le Berserk ne répondit pas, absorbé par le tissu de la bannière profanée, il la lissait en imaginant la chute du Sorcier, un saut dans le vide. Non, il valait mieux offrir ce crâne de sorcier à Khorne, ensuit tuer tout les Thousand Sons, ça le démangeait depuis le premier jour. De véritable adversaires ces guerriers là, pas de la vermine. Il rêvait aussi de l'affronter à nouveau, il fit jouer son bras bionique en repensant à lui. Il avait perdu son bras droit mais lui, y avait laissé ça jambe. S'il devait mourir, il fallait que ce soit lui, pas un autre ! Enrohk se leva et sa rage revint au galop, là aussi ses Chasseurs de Sang le sentir, même le Sorcier ainsi qui la garde prétorienne d'Enrohk. Ils s'agitèrent, lançant des regards à leur maître. Un seul mot du Berserk et la Compagnie des Élus -- nouvellement arrivée -- aurait sauvagement charcutée le Sorcier, rien que pour le plaisir.

D'ailleurs ce dernier se senti soudainement mal à l'aise mais ne laissa rien paraître. Il ne fallait pas faillir devant ces animaux. C'est ainsi qu'il les considérait, des bêtes sauvages, juste bonne à tuer et rien d‘autre. Il ne concevait pas qu‘on puisse s‘intéresser si peu aux connaissance que recelait cette univers. Les World Eaters étaient de bons outils, c‘est tout. Il réalisa brusquement qu'il était seul avec eux depuis des heures. S'il vivait c'était uniquement parce que cet Enrohk y était obligé. Sans perdre son sang-froid il s'éloigna et prit l'escalier. Au milieu des marches il s'accorda une pause bien méritée. Il repris ça descente. En bas il trouva des Thousand Sons qui le saluèrent vaguement quant-il le virent . Le sorcier prit mentalement note de s'attacher une garde d'honneur. Lorsque cette alliance n'aurait plus lieu d'être il se promit de tuer lui-même Enrohk.
- Seigneur Gethsang ! un adorateur s'approcha de lui.
- Qu'y a t-il ?
- Nous avons atteint la salle, la SCS est à nous !
- Parfait, commencez à...

Une violente explosion l'interrompis, soulevant une gerbe de terre et de pierre. Ils furent là immédiatement après. Des dizaines d'Astartes, qui hurlèrent un vibrant cri de guère qui résonna dans le ciel :

- IN DEDICATO IMPERATUM ULTRA ARTICULO MORTIS !

Les Marines se ruèrent à l'assaut, massacrant les adorateurs qui leurs barraient le passage. Les Thousand Sons se précipitèrent pour endiguer le flot impétueux. Cela ne fit pas de grande différence. Les renégats se mirent à couvert et tentèrent d'engager la fusillade. Gethsang entendit derrière lui Enrohk et ses hommes qui arrivaient déjà, l‘odeur de la guerre sans doute, ça devait être inné cher eux.
Il n'eut besoin que d'un seul regard pour comprendre. Les Space Marines c'étaient frayés un chemin droit vers le centre de l'excavation. Nuls doutes que leurs but était de détruire la SCS plutôt que de la voir entre les mains du Chaos. Les Thousand Sons avaient réussi, tant bien que mal et au prix fort à stopper l'avance des Astartes. L'échange de tirs était terrible, pulvérisant les barricades, les bolts réduisaient en poussière les couverts, faisant voler des éclats de pierres. Les lignes renégates commencèrent à plier. Gethsang se lança à la suite d'une escouade de Thousand Sons. Près d'une colonne renversée il aperçu un loyaliste. Le Sorcier ce concentra et projeta un éclaire d'énergie droit sur son visage. Hélas l'éclair mourut avant d'atteindre ça cible. Le psyker hurla de frustration et accumula une quantité d'énergie impressionnante et la lança avec toute sa volonté contre le Marine. Là encore il ne se passa rien. Il en allait de même pour tout les autres psykers, chacune de leur attaque échouaient invariablement.
Enrohk profitait que les loyalistes soit occupés par les Thousand Sons pour les attaquer sur leur flanc. Il maudit Gethsang s'il ne l'avait pas écouté, tout ses World Eaters seraient là et ces cafards de loyalistes auraient payés chère leur audace. Il leva bien haut sa hache et hurla à l'attention de sa Compagnie et des trop rares World Eaters présents:
- Pour Khorne et Angron ! Pour l'honneur du guerrier, faites couler le sang !

Il senti son coeur faire un bon, des Space Marines, la légion des Damnés, de vrais adversaire. Enrohk se jeta de toute son âme dans le combat, oubliant tout se qui l'entourait hormis ses ennemis. Avec frénésie il se fraya un passage à coup de haches dans les rangs loyalistes, une haine sauvage brûlait dans son coeur. Il se retrouva face à un duel entre un berserk et un Astarte qui visiblement avait déjà un tableau de chasse impressionnant si l'ont en jugeait aux cadavres à ses pieds. Enrohk bouillit de rage, il devait affronter cet adversaire.

- Le trophée est à moi !

Il fracassa la tête du berserk qui ne put réagir et se planta devant le Marine, légèrement surpris. Le loyaliste jeta un bref regard à la bannière attachée dans le dos du Berserk.
- Pourriture, tu vas payer ton insulte avec ton sang.
- Ah ! Par Khorne, ton crâne...

Enrohk ne finit pas sa phrase, le Marine l'avais pas attendu et le Berserk se baissa pour esquiver l'épée tronçonneuse. Enrohk taillait les airs de grands moulinets de ses haches. Le Marine était vif et ces coups faisaient presque toujours mouches, entaillant l'armure énergétique. Enrohk hurlait de rage, la bave aux lèvre il vomissait un flot d'insultes et de blasphémes. Un énieme coup d'épée frappa le Berserk au torse et entama la chair dans une gerbe de sang. Enrohk poussa un mugissement de haine pur et se lança en avant, les haches en premières. La puissance de l'attaque aurait éventrée un char. Mais le Marine effectua une roulade, et, en se relevant il expédia un bolt qui fit exploser l'épaule du Berserk.

- Je... vais... te... tuer ! beugla Enrohk.
- Des menaces, c'est tout ce que je vois, sombre merde.

Le Marine fit décrire une courbe à son épée, qui atteignit le flanc d'Enrohk, les crocs de l'arme écharpèrent la chair du Berserk, que la douleur fit crier de colère. Le renégat fut projeté au sol par un violent coup de genou du Marine. Ce dernier ce pencha sur Enrohk, un pied sur son torse pour le maintenir par terre. Dans un sursaut de rage et de haine mélée, il roula sur lui-même, évitant l'épée tronçonneuse qui mordit dans le vide. Dans un mouvement emprunté aux Eldars il enfonça sa hache dans la cuisse du loyaliste et sans lui laisser le temps de réagir il enchaina par un coup au torse qui fit jaillir le sang, suivit de près par une hache dans l'épaule. Le Marine se retrouva au sol. Le loyaliste tenta de se releva mais Enrohk l'en empêcha d'une autre hache dans le torse. Il le frappa à plusieurs reprise dans une frénésie sanguinaire. Il finit par le décapiter. Il leva ses hache pour crier et dédier cette victoire à la gloire de Khorne. Avec le concours des World Eaters, les Damnés se retrouvèrent largement dominé. Malgré les pertes qu'ils infligèrent aux renégats ils furent forcés de se replier, sinon ils y passaient tous. En se retirant ils prirent soin d'emporter un maximum de leurs frères tombés pour l‘Empereur. Puis le champs de bataille retrouva son calme. Il y eut un insant de silence, puis, des ordres et des menaces furent hurlés, le travaille repris comme si rien ne c'était passé.

Shaley, comme les autres, notemment le Commissaire, arppentait le champs de mort qu'était devenue la place. Des nuages de mouches boudonnaient au dessus des corps étêtés et de la montagne de crânes qui se dressait au milieu de la place. Aucun ne saivait réellement se qu'ils cherchaient ou attendaient. Certain pleurait nerveusement, d'autre hurlait leur douleur au ciel.

- Putain d'enfoirés ! Un piége, ils se sont jettés dans un piége !
- Sergent, je sais, nous ne pouvons plus rien pour eux. Desormais nous ne viverons plus que pour les venger.
- Servez l'Empereur dans la vengeance, soyez Sa colère, Son bras armé. Shaley ravala ses larmes, pas devant le Commissaire, chaque homme tombé en martyre, s'il l'a fait pour l'Empereur...

Il s'interrompis pour étouffer un sanglot de rage. Il détacha son regard de la montagne de crânes et s'intéressa aux objets de cultes, qui gisaient pêle mêle. Tous portaient désormais l'affreux symbol de Khorne. Bran laissa encore une heure aux hommes pour qu'ils puissent se remettre et il les rassembla. Ils discutèrent longtemps. Ils c'étaient déplacés sur les bord de la place, suffisamment loin pour ne plus à avoir à supporter la vue immonde de la montagne de crânes et aux milliers de corps décapités. Trouver refuge dans la Cathédrale c'était avéré... impossible. A l'intérieur tout les officiers y avaient étés empalés et sauvagement mutilés.

-Que faisons nous ? Ils sont tous mort, nous n'avons plus de but.
- On peut toujours essayer de trouver l'excavation, proposa un certain Joren.
- Je doute que nous puissions faire quelque chose, à part y mourir, contra Bran.

Ils restèrent là à débattre pendant de longues minutes. Puis, l'ombre les survola dans un grondemant bestial. Les hommes se mirent à couvert dans les ruines. Ils étaient quasiment invisible. Shaley prit ses jumelles et observa la place. Il ne tarda pas à le voir. Il était largement plus grand qu'un homme, la peau rouge sang et une immense paire d'ailes et un facièse de chien enragé d'où s'échappait un grognement constent. Il tenait dans sa main droite un énorme hache.

-Démon, mumura le sergent.

Le démon question se contentait de fouiller parmis les cadavres. Il en prenait plusieurs et le pressait comme des citron au dessus de son visage. Il en faisait couler un jus nouséabons et visiblement cela déplu au démon qui les rejetaent avec force. Etrangement, il ne s'approchait pas de la montagne de crânes. Il rugit et fouilla encors les corps, sous le regard du sergent.

- Merde, on fait quoi ?
- On le tue ? lança un soldat.
- Quoi ? Vous êtes malade, on va se faire tailler en pièce et c'est pas une métaphore.
- Bof, tu veux faire quoi ?
- Je crois qu'en plus nos armes sont sans effet sur ce genre de démons, argua Bran.
- Oh, fais chier, vaut mieux l'affronter tant qu'on peut le décider, pas envie de le fuir lorsqu'il nous trouvera.
- Vous pensez être de taille ? s'informa le Commissaire.
- Sauf votre respect, on c'est fait attaquer par le des Spaces Marines du Chaos, des adorateurs, le Boucher nous a terrorisé, je pense que c'est pas un très gros démon quasi insensible à nos armes qui va nous faire peur. Bref tout ça pour dire que non mais j'ai envi d'en finir, Commissaire.
- Très bien, en avant.

Les hommes acquicèrent et puis de toute manière ce serai une mort honorable. C'est très tranquillement qu'ils émergèrent des ruines. Grâce aux soldats morts ils avaient fait le plein de munitions et ils avaient même récupèrés des grenades. Il arrivèrent dans le dos du démon, occupé à chercher sa pitance parmi les cadavres. Shaley donna ses instructions à voix basse : tir automatique à pleine puissance, les cellules d'énergies il y en avait plein parterre alors... et surtout pluie de grenade. Ne pas rester statique. Une fois toute les consignes donnés le sergent fit un pas en avant.

- Eh !

Le démons se redressa et grogna, Shaley dégoupilla sa grenade. Un sourire malicieux se peignit sur son visage.

- Ouais, tête de noeud, je t'causes !

Dans un rugissement bestial le Buveur de Sang se retourna. La grenade lui explosa à la figure. Il vacilla et tomba à la renverse, trop surpris pour reprendre son équilibre. Il se releva. Le démon déploya ses ailes et poussa un rugissement de tout la puissance de ses poumons. Aucun Garde ne réagit.

- Putain ce qu'il est moche. lança un soldat, les autres éclatèrent de rire.
- Allez, pour l’Empereur, feu à volonté !
- Pour l’Empereur ! reprirent-ils en coeur.

Les Gardes ouvrirent le feu et se dispersèrent. Le démon tournait sur lui même, igonrant la grêle de laser et les grenades. Il ne cessait de rugir et de frapper dans le vide.
- Hep, attrape celle-la !

Le Buveur de Sang se retourna à temps pour qu'une grenade lui éclate au niveau du torse. Il vocifèrerait et tempêtait sans parvenir à saisir ses proies. De plus il avait si faim, cette frustation s'ajoutait à sa haine viscérale. Il fonça sur un Garde qui esquiva avec brio un mortel coup de hache mais il perdit son arme. Le démon focalisa toute son attention sur ce dernier. Le Garde subjugua ses compagnons par son agilité. Chaque coup de hache était trop lent, il sautait et se mouvait en tout sens. Le démon perdait la patience qu'il n'avait jamais eu, son état de rage était indescriptible. Sans compter les autres Garde qui ne cessaient de lui tirer dessus. Alius sauta de côté évitant de se faire trancher en deux. Il cherchait deséspérement du regard une arme. Mais il n'osait pas s'arrêter de bouger. Soudain il aperçu quelque chose sous un Garde mort. Il plongea dessus et la tira à lui mais rien n'à faire la ceinture de grenades était coincée. Il sentit confusement que les autres lui criaient des avertissements, trop tard, la poigne d'acier le saisi. Pourtant Alius ne lâcha pas et en même temps qu'il quittait terre, la ceinture d'explosifs vint avec lui. Il esquissa un sourire de victoire. Il se trouvait à hauteur du visage du démon. Alius arma les grenades à mesure que le démons l'approchait de sa gueule béante.

- Franchement... mon pote, Alius haletait sous la poigne qui l'empêchait de respirer, là... t'as fais une connerie... bouffe ça... connard !

Il déclancha les grenades. L'explosion illumina la place dans une fleur de feu qui naquit dans la main du démon. Le souffle le coucha au sol. Les Gardes applaudirent et acclamèrent Alius puis ils reprirent le combat, ne laissant pas une minute de répit au démon. Ce dernier se releva une fois encore et d'un brusque mouvement il avança et d'un grand geste circulaire il trancha trois soldats. Il se saisit de leurs corps sanglant et en extirpa le sang. Il lança les dépouilles broyées dans la direction des Gardes avec un feulement moqueur.
Bran profitait que le démon soit occupé pour fouiller les morts, il cherchait une arme capable de faire vraiment mal au démon. Il finit par trouver se qu'il cherchait, au même moment le démon fauchait les rangs des Gardes comme du blé.

- A couvert ! hurla Bran, grenade antichar !
Les Garde se jetèrent au sol. Une boule de feu bleutée engloutie le haut du démon dans un bang sonore. Lorsque la fumé et les flammes se dispersa le démon était encore au sol mais vivait toujours. Il gesticulait et hurlait de douleur en tentant de retrouver un appui. Le Buveur de Sang repéra Bran et rampât droit sur lui, une bave sanglante aux lèvres grognant de la plus horrible des façons. Mais Bran réagit avec rapidité. Il ne lui restait qu'une grenade antichar aussi il n'avait pas le droit à l'erreur. Mais à cette distance la cible était facile. L'explosion lui emporta une partie du visage, le démon s'écroula dans un râle d'agonie. Il y eut un instant de flottement Bran se rendit compte de se qu'il venait de faire. Les autre aussi et ils ne revenaient pas non plus du faite qu'ils soient toujours vivants alors qu'ils pensaient tout y passer. Puis vint la joie, profonde et sincère, ils criaient et acclamèrent Bran ils le portèrent en triomphe. En scandant se qui allait devenir son surnom officiel : Bran, tueur de démon ! Le jour d'après les rescapés se mirent en tête de trouver d'autres survivants.
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EN GRAS je modère, sinon je suis pas serieux.
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litrik
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PostPosted: Sun 23 Sep - 11:07 (2012)    Post subject: Ecrits divers de Litrik Reply with quote

Chapitre X : Un héro. (Quelques jours avant l'arrivé des renforts)

- Commandant ! Message.
Ce dernier se retourna, un serviteur lui tendit un plaque de données. Le Commandant Gadiel fronça les sourcils. Il ne s'attendait pas à recevoir de message. Peut être la légion titanique, mais cela l'étonnerait. Il prit la tablette et l'examina, haut niveau de sécurité. Il regarda la provenance et jeta un regard interrogateur au serviteur.

- C'est assez étrange, les codes d'identifications nous informent qu'il s'agit d'une transmission de la part d'un Chapitre mais il ne semble par référencé.
Gadiel, garda ses questions pour plus tard et fit apparaître le texte, avec sa clé de cryptage. A mesure qu'il lisait son visage passa de la surprise à la colère pour finir sur une profonde haine.

- Le Capitaine a était informé ? demanda le commandant en se contenant à peine.
- A l'instant, Commandant.
- Quelle a été sa réaction ?
- Il m'a parut très en colère J'ignore le contenu du message mais il l'a fait circuler parmi les rangs Space Marines. Il a aussi dit qu'il comptait demander des renforts, immédiatement.
- Parfait, veillez à transmettre ce même message, Gadiel agita la plaque de données, à toute les réponses.
- A vos ordres, commandant.

Le serviteur disparut derrière une porte. Gadiel ruminait les informations dont il venait de prendre connaissance. Cela faisait de nombreuses années qu'il commandait la barge de bataille Sword of Pain, vaisseau des Iron Hands et jamais il ne c'était retrouvé dans un tel état de rage. Il se remémora le message.

Niveau de sécurité : haut
Accréditation : officier

+++ Présence de très nombreux éléments hérétiques. Deux Légions :
identification des World Eaters et Thousand Sons confirmé. Culte identifié comme l'Église de Sang, confirmé.
Deux puissances noire alliées,
Danger : 100%
Présence alliée, identifiée, Garde Impériale, Légion d' Acier confirmée, besoin de renfort immédiat.
Taux de perte Garde Impérial... 98%
Préconisons l'envoi d'au moins trois Chapitres. Ainsi que des Légions Titaniques.
Présence de Titans corrompus confirmée, nombre indéterminé.
Présence de démons... indéterminée... possible.
Profanation certifiée de relique ancienne : \\bannière//. Remonterait à la Grande Croisade et selon nos archives, aurait été brandie dans des batailles où l'Empereur aurait été présent.
Élément renégat reconnu très dangereux, appellation : "Enrohk". Berserk des World Eaters. Identifié comme meneur des deux légions. Et profanateur de la bannière.
Localisation d'une SCS. Statut inconnu. Référence position... site : excavation. +++

Gadiel se demandait qui répondrait à cette demande de soutient. De toute sa longue vie au service des Iron Hands, il ne se souvenait pas de les avoir menés contre un tel danger, les renforts ne seraient pas de trop. C'est avec une impatience rare qu'il attendit les réponses. Puis, le serviteur revint, avec une autre plaque de données.

- Commandant, voici les réponses à la demande de renforts.
Gadiel ne dit rien et parcourut le message. Une fois lut il la rendit au serviteur qui repartit aussitôt en le saluant. Gadiel sourit pour lui-même, cette guerre ne durera pas. Les Ultramarines avaient répondus les premiers, ils seraient personnellement menés par Marneus Calgar, ensuite venait les Space Wolves, les Dark Angels et la Raven Guard. Tous envoyaient quatre compagnies. Gadiel entendit des pas, il se retourna, un Astartes le regardait, la mine sévère.

- Capitaine ?
- Commandant, vous devez être au courant des dernières informations, et je dois vous prévenir que des vaisseaux lourds sont en orbite au dessus de la planète. Briser le blocus ne va pas être facile, voir impossible aussi, nous allons nous arrêter en périphérie du système et attendre les renforts.
- C'est le plus logique mais, les rapports semblaient indiquer des survivants.
- Oui, nous accordons un certain crédits auxdits rapports mais ce ne sont qu'une poigné de soldats...
- Sauf votre respect, Capitaine, mais ces hommes sont en Enfer depuis trois mois, de plus ils peuvent détenir des informations vitales.
- Oui, j'en suis conscient, je le pense, en tout cas je l'espère mais s'ils ont survécu trois mois, le Capitaine sourit, ils patienteront quelques jours de plus. Les renforts seront là très rapidement. Il y a peu, le Warp c'est brusquement calmé. Les psykers en restent perplexes. Bientôt, ces hérétiques ne seront plus.
- Je le savais mais... j'ai un mauvais pressentiment, comme s'il s'agissait d'un piège.
- Peut être et on va s'y jeter. Nous sommes entrain de réunir une force d'assaut capable de conquérir un système entier. Je doute fortement des capacités de ce "piège".

Gadiel ne dit rien, les arguments du Capitaine n'avaient pas dissipés ses doutes, mais bon, quel autre choix faire ?

Shaley avait la gorge sèche. Il se sentait mal, la tête lui tournait. En plus de ça, sa vision s'obscurcissait. Il essaya d'appeler au secour mais seul un ridicule croassement s'échappa de sa gorge. Il maudit la panique, il maudit ce Sorcier. Les Gardes avaient établis un bivouaque. Pendant la nuit ils avaient été attaqués par ce qui semblait être un Sorcier du Chaos. Shaley avait fuit. Il avait couru dans le noir et avait bêtement chuté dans un gigantesque cratère. Les parois étaient friables, impossibles à escalader. Voila quatre jours qu'il gisait au fond du trou, en plein soleil, délirant et déshydraté.
Il vit des points dans le ciel, des dizaines, en faite, des vaisseaux ? Trop lent et puis les vaisseaux n'hurlaient pas comme des bêtes sauvages.
- Des vautours... ils vont me voir, ramenez de l'aide..., le sergent tendit le bras pour les attraper, si haut... dans le ciel. Pourquoi cet "Empereur" ne fait pas pleuvoir ? N'en n'a-t-il pas le pouvoir ?... et pourquoi il vient pas me sauver... je le mérite...
Sahley aurait pleuré s'il avait eu assez d'eau dans le corps pour le faire. Il ne cessait de parler, pour se tenir compagnie à lui même. Il exprimait ses peurs et ses doutes, il exprimait tellement de choses, se demandant pourquoi personne ne venait le sauver. Il se revit il y a trois jours, escaladant sans répit les parois, sans résultats. Au début il craignait de parler trop fort et de rameuter tout les hérétiques du coin. Au bout d'un moment il changea d'avis, même voir le Boucher lui aurait fait plaisir. Au moins il aurait eu la preuve qu'il y avait des gens encore ici.

- Tous partis ! Ils m'ont abandonnés ! Pour les corbeaux ! Bande de pourris, revenez !
Il hurla pendant quelques minutes, cela ne servait à rien, il était seul dans sa prison à ciel ouvert, seul sur cette planète. Ils l'avaient laissé ici. Mourir de soif dans la solitude.
- Je m'en fous ! Je préfère crever tout seul que vous revoir ! cracha t'il.
Il y eu un instant de silence.
- Non, non. Attendez, revenez, s'il vous plait, je voulais pas dire ça... non...

Le soleil était à son zénith, Shaley se fit le réflexion qui était en train de cuire, bientôt il pourrait être mangé par les corbeaux... cuit à point. Il rit comme un tordu une fraction de seconde et s'arrêta soudainement. Quelqu'un se tenait sur le bord de la prison. Shaley était incapable de dire s'il s'agissait d'un adorateur ou d'un renégat, voir d'un ami. La silhouette éclata d'un rire grêle.
- Alors ? Le petit oiseaux est tombé de son nid ? Je crois que te regarder mourir sera agréa...

Le reste se perdu dans l'explosion de sa boîte crânienne. Le silhouette disparut, rapidement remplaça par deux autres. Shaley les regarda en plissant les yeux mais resta incapable de les voir correctement, elles semblaient discuter.
- C'est lui ?
- Oui, je suis formel, c'est bien celui que nous devons sauver.
- Pourquoi ? Il est presque délivré de cette vie.
- Le Tarot a dit qu'il fallait le sauver, c'est tout.

L'autre haussa les épaules. Il sauta avec aisance dans la prison, il s'accroupi auprès du sergent. Ce dernier put enfin voir nettement son sauveur. Un Astartes avec cette armure si particulière. Il ne portait pas de casque, son visage était ignoblement déformé mais Shaley su tout de suit qu'il n'avait pas à faire à des renégats. L'Astarte, avec une douceur surprenante, si l'ont en jugeait par sa masse, le jucha sur son épaule et entreprit de sortit du trou, avec une facilité déconcertante. Il le posa sur le sol. Puis il se pencha sur Shaley et toujours avec la même douceur il pris ça tête en ses mains.
- Tu m'entends ? Répond moi, tu m'entends ?
- ... Oui..
- Écoute attentivement se que je vais te dire, je ne le répéterais pas et le temps me manque. Nous allons bientôt quitter ce monde, nous avons fais notre possible. Sache que les renforts seront là dans très peu de temps. Il faut que tu saches, ceci, toi et les tiens avaient eus une chance incroyable pour toujours vivre mais à partir de maintenant, disparaissaient, faites vous oublier, le murmure d'une ombre. Les hérétiques érigent des défenses en vue de l'assaut prochain. Ils seront bien plus prudents, par l'Empereur ne vous montrez plus .

Le Space Marine se redressa, il examina les alentours
- Tes amis, arrivent, bonne chance, l'Empereur puisse continuer à vous guider.
Le Marine, hésita encore un instant comme s'il voulait ajouter quelque chose mais il ne dit rien et s'en alla, laissant Shaley à nouveau seul. Pas pour longtemps, à peine dix minutes plus tard un groupe d'hommes arriva. Ils étaient sales, couvert de poussières, les traits tirés et le regard de ceux qui ont vu trop de sang couler. Ils entourèrent le sergent tandis que d'autre s'éparpillèrent pour sécuriser le périmètre. Quelqu'un lui parlait mais Shaley n'arrivait plus à l'entendre, finalement il perdit conscience. Lorsqu'il revint à lui il était dans un autre lieu, une grande pièce, vide mais avec un petit quelque chose de réconfortant. Le sergent regarda autour de lui, des Gardes jouaient silencieusement aux dés. D'autres somnolaient ou discutaient à voix basse. L'un d'eux remarque le regard du sergent.

- Helt, va prévenir le Commissaire qu'il est réveillé. Content de vous revoir sergent, mais son regard disait le contraire.

Bran arriva, il s'accroupit aux côtés de Shaley, tout les soldats avaient abandonnés leurs activités et observaient la scène.
- Comment allez-vous sergent ?
- Bien, je vais bien.
- "Commissaire". lança Bran d'un ton glacial.
- Commissaire, rajouta Shaley un peu désarçonné par la brusque froideur de Bran.
- Savez-vous se qu'il c'est passé il y a cinq jours ?
- Je...
- Ne dites rien, vous ne pouvez pas le savoir, puisque vous avez fuis, il y eut un silence de mort dans la salle.
- Commissaire, je...
- Taisez-vous ! aboya Bran. J'ai bien réfléchi, un Sorcier du Chaos nous a attaqué, je conçois très bien que ce peut être un moment... difficile. J'aurais pu tolérer votre faiblesse.
- J'ai paniqué Commissaire, je suis sûr que...
- Oui, vous avez paniqué et avez fui, pour votre information, personne d'autre ne c'est défilé, comme un lâche ! Dés que l'alerte a était donnée vous êtes parti tel un couard ! Je devrai vous abattre sur le champ comme le chien que vous êtes ! Mais nous avons trop besoins du moindre soldat, quel que soit son courage. Et dire que je comptais vous recommander au plus haut grade possible, je vous voyez major ou même colonel, en réalité vous n'êtes rien. Peut être que vous me trouvez dur, mais vous ignorez à quoi les hommes ont fait face, vous ignorez contre quoi ils se sont battus, eux.

Chaque mot était comme une pierre que Shaley prenait en plein visage. Il ne savait pas quoi ressentir. Il chercha un visage ami, un soutien, mais il ne vit rien d'autre que des visages emplis de dégoût et de mépris, certains se détournèrent.

- Maintenant écoutez : Nous campions dans ce que nous croyons un abris sûr quand nous fûmes attaqués. Avec le recul je me rend que nous avons étaient incroyablement chanceux. Si... les sentinelles n'avaient pas hurlées, nous serions tous mort. Cela nous a réveillés en sursauts, on a cherchés l'ennemi du regard puis "il" est arrivé, très tranquillement. On a tout de suite compris à qui et à quoi nous avion à faire. C'est là que certain t'on vu t'enfuir. Alors que tous sont restés, ils ont tirés mais une sorte de champs de force le protégeait, nos tirs étaient inefficaces. Il a regardé Briag, et il est tomber au sol il c'est mis à crier puis il est mort. Ensuite le Sorcier a tourné son regard sur Feben il a tendu la main vers lui... Son bras a explosé, le faisant hurler... il continué à... à éclater, l'autre bras, ses jambes puis son torse, c'était insupportable. Et nous pendant ce temps on lui tirait dessus mais il ne s'en souciait pas. Après il c'est approché de deux autres braves soldats. Il a murmuré des choses, des choses qui ont faillis nous rendre fous. Quelqu'un a lancé une grenade aveuglant On a perdu conscience. Quand on c'est relevé le Sorcier était parti puis on les a vus. Ces deux soldats... ils étaient... ils étaient... fusionnés avec le sol, l'un d'eux n'avait plus de jambes... dans le sol, il disait qu'elles étaient dans le sol, et il avait raison. L'autre étais à moitié enfoncé dans le mur, son visage était comme un masque de pierre. Pourtant il vivait encore. Ils nous on suppliés de les aider, ils pleuraient. Mais on ne pouvait rien faire, on a dû les achever...

Le silence s'installa et s'éternisa. Shaley n'osait rien dire. La honte l'étranglait, rien de vraiment utile lui venait à l'esprit. A part l'avertissement du Space Marine. Il devait les prévenir. Et c'est ce qu'il fit, le Commissaire l'écouta mais ne semblait guère convaincu, comme si le sergent chercher une excuse pour sa lâcheté. Bran ne dit rien, hormis qu'ils ne devait pas rester là. Ils marchèrent dans les ruelles qui commençaient à leurs être familières. Personne ne disait rien. Ils évoluaient en silence dans les ruines et d'autres bâtiment parfois intactes ou presque. Si Shaley essayait d'engager la discussion il se faisait tout de suit rembarrer. Alors il se mit derrière, ou il ne sentait aucun regard se fixer sur son dos comme s'il était une cible acquise. Il était plongé dans ses pensés. Lors de la pause en milieu de journée, dans les reste d'une maison, personne ne l'approcha ou alors on lui parlait avec un mépris à peine voilé. Le Commissaire avait pris le commandement et Shaley n'avait plus aucune autorité sur ses hommes. Bran finit par ordonner le départ quand la température chuta brutalement. Le Sorcier du Chaos était là.

- Je vous retrouve enfin mes cher amis, je me demandais se que j'allais vous faire.

Shaley réfléchit très vite, il avait gagné son grade à la dur et le respect de ses hommes lui avait coûté de nombreux combats. Il avait tout perdu en une seule mauvaise décision. Il ne voyait qu'un moyen de laver son honneur et de regagner le respect perdu. Lentement sa main glissa dans son dos où était accroché une grenade. Il sentit l'explosif dans sa main. Le Sorcier tourna la tête dans se direction.
- Que caches-tu dans ton dos, vermine ?

Le sergent ne pouvait se contrôler il avait soudainement l'impression qu'on pensait à sa place. C'était pire qu'un viole, on fouillait dans son esprit. Il tendit la main où reposait la grenade. La volonté du Sorcier lui ordonna de la poser. C'est ce qu'il fit, contraint et forcé.
- Une grenade, je vais te faire regretter ce geste. Mais d'abord...
Le Sorcier se tourna vers les autres soldats et exécuta plusieurs gestes compliqués dans les airs. Des sortes de chaînes sortirent du sol dans hurlement de métal torturé et entravèrent les Gardes. Gethsang reporta son attention sur Shaley, Il s'approcha du soldat avec un regard à faire cailler du lait. Un sourire cruel aux lèvres.
- A nous deux.

Au début il n'eut pas vraiment mal. La souffrance ne vint qu'après, il eut progressivement la sensation que le Sorcier venait de lui enfoncer une lame dans chaque parcelle de son corps. Le sergent hoqueta de douleur. Il s'éleva dans les airs puis retomba lourdement sur le sol, il fut ensuite projeté avec force contre un mur. Shaley n'était qu'un jouet entre les griffes du psyker. Enfin ce dernier le laissa au sol. D'une pensé il le força à ce mettre debout malgré son corps qui protestait contre ce traitement. Les traits du Sorcier se durcirent. Cette fois Shaley en était sûr, le Sorcier avait posé ses mains sur son cerveau et il l'écrasait lentement. Les yeux du sergent se révulsèrent, du sang se mit à couler, par ses narines... ses oreilles et sa bouche. La douleur était si forte que son corps était incapable de la supporter ou même de l'exprimer et Shaley hurla, non pas avec ses cordes vocales mais avec son âme. Jamais une pareil douleur ne devait exister. Sous leurs regards impuissants, les autres Garde virent Shaley se tordre sur le sol comme si chacun de ses os étaient en feu, que son sang charrier du métal en fusion. Finalement Gethsang. se lassa et abandonna le sergent qui cessa de bouger, il paraissait mort. Le Sorcier se dirigea vers ses prisonniers.

- Maintenant mes amis vos avez vu la toute puissance de mon dieu. Combien de loyalistes faudra t'il envoyer pour nous chasser de cette planète ? Ah ah ah ah ah ah ah ! C'est sans importance, peu importe le nombre, nous serons toujours là, nous en massacrerons autant qu'il le faudra. Ils seront nombreux à reconnaître notre force, il vénéreront mon maître. Il deviendrons les esclaves de Sa volonté, l'Imperium s'effondrera et brûlera dans les flammes du Chaos, Terra elle-même...

Brusquement il s'interrompis. la surprise envahie son visage. Il regarda derrière lui. Shaley se tenait accroupis avec beaucoup de difficultés, il semblait porter la galaxie en fardeau autant physiquement que mentalement. Il était là, et avait planté sa baïonnette dans la jambe du Sorcier, la logeant dans la creux du genou, tranchant les articulations, le Sorcier tomba dans la poussière. Ivre de colère il rassembla sa volonté dans une attaque qui aurait détruit Shaley mais il n'en n'eut pas la possibilité. Le sergent lui envoya un violent coup de genou en plein visage, sonnant le psyker et le projeta au sol. Avant que Gethsang ne puisse se ressaisir, Shaley se jeta sur, il saisit une pierre aussi grosse que sa tête et se mit à frapper le Sorcier de toute ses force en vociférant des insultes à pleine voix, hurlant comme une bête sauvage. De ses deux mains il levait la pierre et écrasait le visage du Sorcier dans des gerbes de sang et d'esquilles d'os. Il continua de frapper, même quand le Sorcier rendit son dernier soupir, dans gargouillis sanglant. Il ne s'arrêtait pas, la tête du psyker était réduit à l'état de bouillie et d'os concassés. Shaley ne frappait plus que le sol de pierre tant le visage était écrasé.

Sans la volonté du Sorcier les Gardes furent libérés. Ils durent se mettre à quatre pour se saisir de Shaley et le maintenir au sol. Il s'agitait comme un animal pris au piège. Le Commissaire s'efforçait de le résonner en lui parlant. Peu à peu le sergent se calma. Les soldats le relâchèrent avec précaution. Le reste de la journée fut dur. Les hommes avaient trouvé un abris relativement sûr, en chemin il leurs avaient fallut porter le sergent. Maintenant il dormait profondément. Ban ne cessait de tourner en rond murmurant des mots d'excuses que était destinés au sergent. Tout les Gardes semblaient s'en vouloir aussi de leur conduite.

Chapitre XI : La colère des Space Marines s'abat.


Shaley parcourait la pièce principal comme un lion en cage. Il ressassait les paroles du Commissaire. Quand enfin il avait émergé de son coma tout le monde l'avait félicité, tous avaient présentés leurs excuses. Bran lui avait posé les mains sur les épaules dans une attitude paternelle. Lui certifiant qu'il avait eu tort, qu'il n'était pas un lâche mais tout le contraire, un héro. Bran disait aussi qu'il le recommanderait pour le plus haut grade possible, lui promettant qu'il ferait son éloge. Le temps était passé, jusqu'au jour où le sergent s'estima remis. Bien vite l'inaction lui pesa mais l'avertissement de l'Astarte les forçaient à rester ici. Comme par magie, le Commissaire prenait maintenant très au sérieux cet avertissement. Il avait insisté pour rester ici. Même si lui aussi devenait nerveux, à force de ne rien faire. Une journée de plus passa, les Gardes se livrèrent à différents jeux ou activités, tellement minés par l'ennui que certains entreprirent de nettoyer leurs planques. La crypte d'un petit temple.

- J'en ai assez. Ne rien faire va me tuer. Il faut que nous agissions.
- Bonne idée ! s'exclama un soldat.
- Oui, mais on fait quoi ?
- Une embuscade ? proposa Shaley.
- Pourquoi pas, pas loin d'ici il y a la route principal. On peut prendre position dans les étages des bâtiments, notamment un, je sais que des armes lourdes y ont été cachés. Par contre nous ne pouvons pas tous y aller. Shaley, prenez deux hommes et allez-y, nous on va rester, c'est la meilleur solution. Il faut un meneurs de votre trempe pour ça. Ne prenez aucuns risque, surveillez les lieux. S'il vous faut des renforts, n'hésitez pas
- Ne vous inquiétez pas.

Ils allaient partir quand un grondement sourd fit trembler la crypte, délogeant des paquets de poussières. Le grondement se rapprocha avant de s'éloigner mais il restait toujours présent. Les Gardes sortirent de la crypte pour se rendre dans la chapelle à demie écroulée, juste à temps pour voir des formations de Maraudeurs passer au dessus d'eux dans un rugissement de moteurs. Des hurlements de batteries anti-aériennes répondirent aux bombardements. Puis il y eut cette lueur cataclysmique et de très violentes explosions qui cessèrent bien vite.

- Ils sont là ! Ils sont là ! Les Space Marines sont là ! hurla quelqu'un.
- Merde ils font quoi ? Un bombardement orbital ?
- Non, je ne crois pas, c'est peut être pour dégager la zone, histoire de ce poser peinard, expliqua Shaley.
- Sergent, la mission est maintenue, nous, on va essayer de contacter les Space Marines.
- A vos ordres !


Marneus Calgar sourit pour lui-même. L'assaut se déroulait parfaitement bien. Ils avaient forcés le blocus dans une bataille qui avait fait la grandeur des Space Marines. Les lignes renégates furent enfoncées et perforées, ne pouvant guère résister les vaisseaux hérétiques durent se replier ou être détruits. Le reste avait été très vite. Ils avaient repérés des zones où les hérétiques avaient installés des défenses conséquentes. Des bombardiers s'en étaient chargés ensuite il avait fallut définir une zone pour installer un QG. D'abord la purger avec un bombardement orbital et enfin, y débarquer. C'était des centaines de modules de largages avaient atterris. Les Marines n'avait rencontrés aucune résistance. Ensuite ce fut par navettes de transports que les Astartes et leurs blindés débarquèrent. Avec le concours de la légion titanique et des hosts d'adepte du Mechanicus, ils travaillèrent à l'édification de puissantes défenses. Pour pouvoir tranquillement déployer les Titans est les autres Chapitres. Lorsque que l'Adeptus Mechanicus avait appris qu'en plus de la SCS il y avait des Titans corrompus, ils étaient devenus comme fous.

Marneus, était dans la salle de briefing du QG, un bunker fortifier et surprotégé. Il avait réunis son état-major, constituer des Capitaines des autre Chapitres, autour d'une table holographique qui représentait le ruche d'Omund.

La base était pleinement opérationnelle et grouillante d'activités. Ni la pluie battante ni le tonnerre ne ralentissait les Space Marines. Les nuages obscurcissaient le ciel, au point que même en ce début d'après-midi il faisait sombre. L'orage était à l'humeur des Astartes. Tous savaient à quoi ils allaient avoir à faire. Un Thunderhawk aussi noir que le ciel fendit les cieux et survola la base. Il s'approcha du spatioport. Les couleurs du vaisseaux n'appartenait à aucun des Chapitres présents, cela attira l'attention des Marines. C'est avec l'élégance d'un oiseau qu'il se posa sous les coups de tonnerre et le grondement de la pluie qui semblaient l'accueillir en l'applaudissant. Les Marines s'approchèrent. La passerelle s'abaissa, encore environné de la vapeur conséquent à l'atterrissage, le Space Marine apparut. Engoncé dans une armure noire habillée du tabard et de la cape aux couleurs des Black Templars. Le personnage descendit avec majesté du vaisseau et le moment où il posa le pied sur le sol coïncida parfaitement avec le formidable coup de tonnerre qui ébranla le ciel et la terre, immédiatement suivit d'un éclaire aveuglant. Tout les regards étaient braqués sur le nouveau venu. Le haut personnage ne portait pas de casque et tous purent voir son visage couturé de cicatrices, signe des nombreux combats qu'il avait vu. Le bas de son visage était mangé par une barbe aussi noire que son armure. Il respirait une froide arrogance et une force tranquille. Chaque Space Marines présent avaient soudainement envie de s'agenouiller et de lui prêter serment sur l'heure.
Un sergent s'approcha de lui et le salua respectueusement.

- Amenez-moi à l'état-major, commanda le Black Templar avant même que le sergent ne parle.
- Pardonnez-moi Seigneur, mais ils sont en cession je doute qu'ils...
- Lorsque je donne un ordre je m'attend à ce qu'il soit exécuté.
- Paix ! Sénéchal Melcor, inutile de passez vos nerfs sur vos frères.

Le personnage qui venait de parler quitta à son tour le Thunderhawk, précédé d'une vingtaine de Frères d'Épées. Le personnage était indubitablement un Chapelain, son regard arrivait à être à la fois aussi dur que l'acier et bienveillant.
- Vous avez raison Chapelain, mais le temps presse, sergent ?
- Tout de suite Seigneur, suivez-moi

Le groupe quitta le spatioport, très vite les autre Marines se désintéressèrent des deux Black Templars et de leur suite. Ils n'eurent pas à aller loin. Pour des raisons évidentes de sécurités, le bunker de l'état major était proche du spatioport. Le Sénéchal en profita tout de même pour jeter un coup d'oeil à la base. Il leva un sourcil appréciateur quant il aperçu des Titans se déployer. Le Sénéchal avait toujours apprécié ces gigantesques machines de guerres. Incarnation mécanique de la puissance de l'Empereur.

Enfin ils arrivèrent devant les portes blindés du bunker, gardées par deux Terminators aux couleurs des Ultramarines.
- Identifiez-vous.
- Sénéchal Melcor.
- Réclusiarque Grimaldus des Black Templars, nous devons nous entretenir avec le Seigneur Marneus Calgar.
- Je vous laisse entrer mais je ne garantie pas l'accueil qu'il vous fera, il est très occupé. Par contre vous devez laisser votre escorte ici.
Melcor et Grimaldus obtempérèrent et s'enfoncèrent dans les boyaux tortueux du bunker. Les lieux étaient et froids, voir inhospitalier, comme pour bien signifier que cette guerre serait la vengeance, rien de plus. Ils passèrent encore d'autre portes, toutes gardés par des Terminators, qui demandaient inlassablement leurs identités. Enfin, le duo arriva dans la salle de briefing. Interrompant derechef Marneus Calgar qui expliquait un plan d'attaque sur un écran tactique qui représentait différents secteurs de la ruche. Autour de lui, des Capitaines et divers officiers. Absolument tous fixaient les nouveaux arrivants. Melcor s'avança pour parler.

- Seigneurs, nous sommes confus de vous...
- Sénéchal Melcor, je n'ai que faire de vos excuses. Je vous porte un grand respect, du moins ce fut vrai. Mais, pour le moment, soit vous avez une bonne raison de vous trouver sur cette planète soit je vous conseil de repartir.
Melcor ravala sa colère ainsi que quelques répliques cinglantes dont il avait le secret.
- Je me serrai pas permis de vous interrompre Seigneur, si je ne n'avais pas une bonne raison, grinça froidement Melcor.
- Je vous écoute, mais faites vite.
- J'ai appris qu'un certain "Enrohk" se trouvait ici, Seigneur, je possède de nombreuses informations sur lui.
- Nous avons toute les informations nécessaire, ce n'est qu'un renégat, le rembarra fermement Marneus.
- Avec tout le respect que je vous dois, il ne s'agit pas d'un renégat comme les autres, je connais, cela fait plus de dix que je le traque.
- Dites moi, Marneus eut un sourire mauvais, cet hérétique, ce n'est quand même pas celui auquel je pense ? Celui de Synéria ?
L'assistance s'entre-regarda, ne comprenant visiblement rien à l'échange. Le visage du Sénéchal se crispa.
- Ah, vous ne savez pas, continua Marneus avec colère, il se tourna vers ses subalternes.
- L'événement est assez récent, c'était il y a environs un an. Le Sénéchal Melcor croisait près du système de Clarion, il a appris qu'une des planète, Synéria, était prise d'assaut par des Orks. Les défenses locales étaient submergées. La planète était au bord de l'anéantissement quant il est arrivé. Je lui reconnais bien volontiers son incroyable sens tactique qui lui a permis de renverser une situation plus que désastreuse. Il a repousser les Orks, il tenait presque la victoire lorsque qu'un Space Hulk de bonne taille c'est écrasé sur la planète larguant des millions de peaux vertes. Évidement la guerre c'est rallongée d'autant. Cependant il pouvait encore gagner. Sentant le combat s'éterniser il a fait évacuer les civiles restants. Les escortant personnellement, comme un vrai fils de l'Empereur l'aurai fait. Ce qui ne l'empêchait nullement de s'illustrer au combat. Le Sénéchal Melcor est un grand combattant et un digne serviteur de l'Imperium. Pourtant une ombre vient obscurcir son honneur. Alors qu'il escortait les civiles hors de la planète il a appris qu'un renégat se trouvait dans le système voisin. Cet hérétique lui a causé un tort, j'ignore lequel. Aussi, le Sénéchal c'est immédiatement lancé à sa poursuite, emmenant avec lui une partie de ses hommes. En vain, quant il arriva là où devait se trouver cet hérétique il ne trouva rien.
Dites moi, Sénéchal Melcor ? Combien de civils sont morts avant que vous ne reveniez ? Et combien de frères ? Votre vengeance vous aveuglé. Vous revoilà, pour les même raisons qui vous ont fais commettre une erreur.
- Tout mes frères tombés sur cette planète sont morts avec l'honneur qui sied à notre Chapitre ! cracha Melcor en ne dissimulant qu'à peine l'insulte.
Grimaldus s'interposa avant que cela ne dégénère plus.
- Calmez-vous Sénéchal. Seigneur, n'avez-vous pas commis des erreurs durant vos glorieuses batailles ? Qui n'en n'a jamais commis ? Le Sénéchal Melcor à reconnut la sienne, et il a fait acte de contrition. Je suis venus à sa demande afin, de l'aider.
- Ah, pardonnez-moi frère Sénéchal, j'ai été dur dans mes propos, il est malheureux de voir comment une seule faute peut amener à éclipser une vie de dévouement.
- C'est oublié, répondit le Sénéchal même si son expression austère avait fait place à une colère froide et qui disait clairement le contraire, Melcor n'était pas homme à oublier.
- Vous avez toute notre attention.
Melcor et Grimaldus prirent place aux côtés des autre officiers de l'état-major.

- Il y a quinze ans, je menais une croisade contre la légion mille fois maudites des World Eaters. Au cours du combat j'en suis venus à affronter un de ces berserks. J'ai tout de suite su que celui-là était différent. Je ne saurai l'expliquer... comme si on me l'avait soufflé à l'oreille. Je me suis battus contre lui. Je n'avais encore jamais combattu pareil guerrier. Il est très expérimenté, plus que n'importe qui. Son armure et certain de ses mouvements date de la Grande Croisade. Il a plus de dix milles ans, j'en suis certain. Il m'a fallut faire appel à tout mes talents, pourtant peu sont ceux qui arrive à me mettre en difficulté. Je l'ai sévèrement blessé à plusieurs reprise. Mais cela ne faisait que l'exciter davantage. Je lui ai tranché le bras mais cela ne lui a pas empêché de me prendre la jambe. J'ignore pourquoi mais il ne m'a pas achevé. C'est très étrange.
Il disait qu'une telle mort serait déshonorante, pour nous deux. Mais mon honneur était déjà perdu. J'ai juré de le traquer à travers tout l'Imperium et au delà. Je n'ai retrouvé ça trace que trois ans plus tard. Il menait une révolte sur un petit monde. Je suis arrivé trop tard, le monde n'était que ruine et cendre fumante. Ce ne fut que huit ans après que je pus enfin avoir ma revanche. Il était alors à la tête de ses frères abjectes. Il se battait contre les Cadiens. Je suis venu à temps pour me trouver face à Enrohk. Mais là encore nul n'a vaincu. Cependant il... comment dire, il c'est en quelque sorte... confié. Il disait vouloir mourir de ma main, que j'en étais digne. Il m'a demandé si... si parfois je ne désirais pas suivre ça voie... des mensonges et des manigances d'hérétiques. Je ne l'ai revu que ce fameux jour, lorsque j'ai abandonné mes hommes. Il a réussi a s'enfuir avant même que je ne pose le pied sur la planète. Je suis revenu en urgence, pour sauver se qui pouvait l'être.

- Hmm, Sénéchal, savez-vous quel sont les derniers exploits de l'hérétique ?
- Oui, et d'ailleurs mon Seigneur et Maître, le Grand Sénéchal Helbrecht a également été mis au courant, lorsqu'il appris pour la bannière et l'annihilation des régiments de la Légion d'Acier il a personnellement approuver ma croisade.
- Je ne crois pas avoir vu le Grand Sénéchal Helbrecht aussi en colère, glissa Grimaldus, il connaissait déjà la haine du Sénéchal pour le renégat mais là, il à lui-même appelé à la croisade. Ce monde doit être repris et Enrohk y mourir.
- Alors inutile de vous dire que par ces actes, ce renégat a signé son arrêt de mort. De plus je m'engage et je fais le serment de ne jamais quitter cette planète tant que ce traître immonde y sera, en vie.
- Il y a longtemps que j'ai voué ma vie à sa perte. Je ne pourrais recouvrer mon honneur que le jour où je le tuerai, renchérit Melcor.
- Puisque nos buts sont communs, que comptez vous faire ? demanda Marneus.
- Je suis venu avec près de huit cent Black Templars cela serai un honneur que de les déployer ici, sous mes ordres ou ceux du Réclusiarque Grimaldus. Mais je compte surtout traquer et tuer Enrohk, pour cela je serai secondé par mes hommes les plus fidèles.
- Oui, j'ai entendu parlé d'eux, les Compagnons, l'élite des Frères d'Épées, puissiez-vous réussir dans votre tâche, lavez l'insulte faite à l'Empereur...

Marneus s'interrompis, même dans le bunker profondément enterré ils purent tous sentir les vibrations dans le sol qui délogèrent des nuages de poussières et des morceaux de bétons. Tout le monde remit son casque à la hâte et quittèrent le salle de briefing.

- Marneus à toute les unités, rapport, quelle est la situation ?
Une voix grésillante et entrecoupée de parasites lui répondit alors que Calgar remontait vers la surface avec les officiers et des Terminators sur ses talons.
- On est attaqué ! Ils sont innombrables... je... aaaaaarrrh...

Quand ils émergèrent enfin du bunker et que le sas blindé libéra le passage, une vue apocalyptique s'offrit à eux. Le chaos était indescriptible des Astartes de tout bords couraient partout et se battaient à mort dans le désordre le plus parfait. Aucunes lignes de défenses cohérentes, chacun se battait pour soi-même. Marneus Calgar senti sa colère monter et déborder. Tous se lancèrent au combat. En donnant des ordres à leurs Chapitres respectifs.
- Ici le Sénéchal Melcor, à toute les unités, débarquement immédiat en urgence, nous somme attaqués ! Débarquement immédiat ! Compagnons avec moi !

Melcor et Grimaldus se jetèrent dans la bataille, suivis par la garde d'élite. Ils se retrouvèrent au plus fort de la mêlé. Des renégats commençaient à former des schémas d'attaques, Mais les Black Templars secondés par une escouade d'assaut des Dark Angels purent percer les formations hérétique non sans payer un lourd tribut. Melcor aperçu Marneus qui fauchait les rangs ennemis sans marquer la moindre pause. A sa suite les Ultramarine reformaient les rangs et se mettaient a massacrer les renégats par paquet de dix. Au fur et à mesure que l'effet de surprise se dissipait les loyalistes reprenaient l'avantage, non sans difficultés. Melcor se tailla un chemin afin de faire la jonction de ses force avec les Ultramarines quant il "le" vit... si proche. Enrohk, qui éventrait à la hache un Terminator aux couleurs de la Raven Guard. Le Berserk le vit aussi. Il lui projeta une des ses haches. Le Sénéchal était trop près pour éviter il ne put réagir à temps. Soudain Melcor se sentit violemment poussé sur le côté. Un Marine venait de le pousser et de recevoir la hache dans le torse et mourut à sa place. Le Sénéchal se releva ivre de rage. La vision du Berserk lui fonçant dessus en faisant éclater la tête de plusieurs Space Marine avec le marteau tempête du Terminator et tranchant les membres de sa seconde hache était réellement épouvantable. Le duel s'engagea. La hache du Berserk lui frôla le visage. Melcor esquiva habillement une attaque du marteau. Son regard tombèrent sur la bannière fixée dans le dos d'Enrohk et sa colère cristallisa. Ses yeux le brûlait tant le blasphème était grand.

- Comment as-tu pu oser, profanateur ? Je vais te faire expier tes pêchés un par un ! beugla le Sénéchal dans un tourbillon d'épée énergétique.
- Pauvre petit loyaliste, cette bannière, je la ferai bouffer à la charogne que tu appels Empereur !

En riant Enrhok feinta sur le flanc droit de Melcor qui riposta par une féroce botte qu'il avait appris en affrontant un Scorpion Eldar.

- Tu regretteras chacune de tes viles paroles !
- Mais, tu ne connais pas le meilleur. Ma profanation est bien plus ironique que tu le crois. Cette bannière a été fièrement brandie par différent héros, notamment un, qui s'illustra particulièrement. Je crois que tu le connais bien.

Melcor, se baissa pour éviter une attaque destinée à le décapita et il dévia le marteau en infligeant une blessure sur l'épaulière du Berserk qui poussa un hurlement de rage.

- Qui ? demanda le Sénéchal pensant soudainement à une demi douzaine de héros qu'il estimait, surtout un.
- Moi ! Ah ah ah ah ah ah ah ah ! C'est moi qui l'ai tenu aux côtés de cette charogne !

Enrohk parti dans un grand rire dément qui le secoua, un rire tonitruant qui résonna dans le tout le champ de bataille, couvrant les échanges de tirs et les machines de guerres. Couvrant, le cri des mourants et les clameurs des vivants.

- Tu mens... balbutia Melcor esquivant de justesse un assaut redoutable du marteau. Il se lança une riposte uniquement grâce à ses neuf cents ans d'expérience au combat. Il ne pouvait croire un hérétique.
- J'en ai la preuve. Au centre de la ruche, rend toi à la grande cathédrale, descend dans les cryptes. Au plus profond des salles il y a le mausolée où reposait la bannière. Seul deux empreintes génétiques pouvais ouvrir le sarcophage. Celle de la charogne et la mienne. Vérifie, tu verras.

Melcor rugit et se jette sur Enrohk qui le vit venir et assena un cour terrible sur son bras. Le Sénéchal eut de la chance, ce fut la hache et non le marteau qui lui entailla le membre. Fou de rage, Melcor effectua un brusque mouvement si rapide que l'oeil humain ne pouvait le suivre, sa botte la plus meurtrière. Son épée pénétra l'armure du World Eaters comme du papier et perfora un de ses poumons. Le Berserk perdit toute pensés cohérentes, l'écume de la folie aux lèvres il passa sous la garde du Black Templar et le percuta d'un violent coup d'épaule, le propulsant au sol. Melcor atterrit lourdement dans la poussière. Pendant une fraction de secondes il réalisa qu'il avait complètement occulté le reste de la bataille durant son duel. Avec stupeur il vit de gigantesques Titans aux couleurs des hérétiques livrer un combat sans merci aux Titans du Mechanicus. C'est avec une indicible horreur qu'il assista à la destruction d'un Titan impérial. Il succombât aux milliers de tirs dont il était la cible. Les explosions internes atteignirent son coeur de plasma qui surchauffa et implosa dans un bruit qui même les Astartes eurent du mal à supporter. Le nombre de mort causé par la mort du Titan fut impressionnant. Et sa chute le fut encore plus. Les terribles secousses jeta à terre plus d'un Astartes. Melcor en profita pour se relever et faire de nouveau face à son mortel adversaire. Ce dernier grogna et se prépara à combattre quand un grondement venu du ciel couvrit le vacarme de la guerre digne de la fin de la galaxie. Des centaines de modules d'atterrissages déchirèrent le ciel chargé des fumés du combat. Chaque module frappait le sol pareil à un poing vengeur, lâchant son contingent de Black Templars. À peine avaient-ils touchés le sol qu'ils formèrent des rangs compacts d'adamentium, faisant pleuvoir la mort sur les ennemis de l'Empereur. Enrohk hésita puis lança un bref appel qui se répercuta parmi les hérétiques : "retraite !"

Les renégats prirent la fuite, se repliant en bon ordre. Sur les ordres de Marneus les Space Marines ne donnèrent pas la chasse aux renégats. Dans les ruines ils risqueraient de perdre l'avantage. Seul leur discipline les en empêcha. Le champ de bataille retrouva un calme relatif. Il y avait un grand nombre de blessés. Les pertes avaient catastrophiques. Les légions du Chaos avaient attaquées de toute leurs forces. Plusieurs vénérables Dreadnoughts avaient connus une fin tragiques face aux Defilers et aux Dreadnoughts corrompus. Un Titan de classe Imperator avait été détruit et un Reaver lourdement endommagé. Pour un seul Warlord hérétique.

Selon les rapports le Chapitre des Space Wolves, avait courageusement tenu le choc face aux berserks de Khorne, alors que les loups de Fenris étaient largement inférieurs en nombre. Ils en avaient payés le prix fort en essuyant des pertes effroyable, presque deux compagnies étaient réduites à néant. De plus les apothicaires eurent la désagréable surprise de voir que d'autres avaient fait leur travail sur les corps des loyalistes tombés au champ d'honneur. Sans compter qu'il manquait plusieurs cadavres, surtout chez les Space Wolves. Ces derniers pleurèrent amèrement la défaite, car c'en était une. Pour eux, plus que les autres. Au cadavre charcuté de leur Capitaine, qui avait subi les assauts furieux d'un Buveur de Sang, s'ajoutait celui du Chapelain décapité. Le moral des Space Wolves tomba à zéros quant-ils en firent la macabre découverte. Plusieurs témoignages leurs appris qu'Enrohk avait personnellement causé sa mort et était parti avec sa tête en trophée, plantée sur la hampe de sa bannière profanée et exhibée sans vergogne. Cela en était trop pour un seul renégat. Les loups de Fenris ne retinrent pas les larmes. Même les ordres directs de Marneus Calgar ne put les retenir de se lancer à la chasse.

Chapitre XII : La vérité.


Tous regardaient le corps du Space Marines avec horreur. C'était un Black Templar qui c'était sacrifié pour sauver son Sénéchal du jet de hache d'Enrohk. A présent il gisait sur le dos, les bras en croix. Une hache de Khorne dans le torse. Pourtant il était agité de spasmes et émettait des gargouillis. De la plaie béante s'échappait un épais liquide rouge sombre et bouillonnant. Cela avait dû être du sang, à un moment ou un autre. Grimaldus était aussi là, et avait établi un cordon de sécurité avec les Compagnons du Sénéchal Melcor, personne ne devait s'approcher de l'arme maudite. Marneus Calgar finit par arriver.

- Seigneur Grimaldus, qu'es ce que cela signifie ?
- Il ne faut pas approcher de la hache, Seigneur.
- Par l'Empereur ! s'exclama t'il en voyant le corps, il faut la lui retirer.
- Non, quiconque touche la hache en subira les conséquences.
- Que voulez-vous dire ? demanda Marneus.
- Lors de l'une des rencontres entre le Sénéchal et Enrohk, un de ses hommes a touché une hache... il a dû le faire abattre. Il avait essayé de tuer ses propres frères. Je vous avoue que je ne sais pas quoi en faire.
- Moi je sais, affirma Melcor qui arriva dans leur dos, que tout le monde recule !

Le Sénéchal activa sa radio. Tandis que tous s'exécutaient et se mettaient à bonne distance.
- Ici le Sénéchal Melcor, vous me recevez ?
- Ici Princep Aryto, que peut mon Titan pour vous ?
- Faites feu avec votre lance-plasma sur le secteur 8K52S.
- Négatif, je ne vois aucun ennemi.
- C'est un ordre, Princep, le ton acide du Sénéchal aurait dissout un tank.
- Je n'ai pas d'ordre à recevoir de vous, Sénéchal.
- Faites feu.

Melcor n'avait même pas haussé le ton, presque un murmure. Un murmure aussi glacial que la mort. Lorsque le Sénéchal était courroucé jamais il n'élevait la voix, il n'en avait pas besoin. Il ne prononçait jamais de menaces, mais quant vous lui teniez tête son regard aurait fais craquer un Inquisiteur endurci.

Il y eu un grondement alors que le Titan se mettait en position. Puis il cracha son plasma avec une précision chirurgicale. et incinéra le Black Templar ainsi que la hache. Brusquement cette dernière émit un sifflement, des volutes de fumés grasses et rougeâtres s'élevèrent. Le son enfla à en devenir désagréable même pour les Astartes et la hache finit par exploser dans une boule de feu rouge surnaturelle. Le silence revint et une bourrasque de vent dispersa la fumé. Qui laissa une puanteur immonde.

Avec douleur, les Astartes honorèrent leurs morts. Melcor se tenait à côté de Grimaldus et observait les hommes. Tous avaient envie d'imiter les Space Wolves pour traquer les hérétiques. La défaite en avait vexé plus d'un. Mais comme l'avait souvent dit le Réclusiarque, il ne fallait pas se vexer d'une défaite, ce n'était qu'orgueil et rancune. La seule issue était la vengeance. Une froide réponse à une cruelle défaite.


Osen ouvrit le feu, son tir pulvérisa le couvert du renégat. Le sergent rechargea et se lança en avant, son escouade derrière lui. Enfin il se sentait vivre, à traquer cet hérétique. Quand ils avaient vus à quel point leurs compagnies avaient souffert ils avaient poursuivi l'ennemi. Les Rhinos avaient permis des les rattraper mais à présent les Space Wolves étaient seuls en territoire ennemi. Peu importait au Space Marines, ils devaient obtenir justice et récupérer la tête de leur Chapelain et surtout faire payer son trépas à Enrohk, quoiqu'il en coût.
Il n'avait pas fallut longtemps à Osen pour localiser l'hérétique, ce dernier avait narguer les Rhinos en se tenant bien en évidence sur la route. L'auspex du blindé n'avait détecté aucun ennemi a des kilomètres à la ronde. Alors les loups de Fenris avaient profités de cette occasion, ils avait rameutés toute les escouades sur leur signal, pour ne laisser aucune chance à Enrohk. Maintenant ils le poursuivaient à pied.

- En avant mes frères, nous le tenons !
- Reçu !

La dizaine d'Astartes se rua à l'attaque, ils le voyaient il était à presque dix mètres. L’hérétique se précipita dans une large rue, face à lui un grand mur de béton, sur les côtés les trous d’obus dans les murs étaient trop petits pour qu'il s'en serve comme échappatoire, de toute manières les Marines étaient sur là. Enrohk était acculé. Alors ils les affronteraient. Les Marines se saisirent de leurs épées tronçonneuses et se jetèrent sur le Berserk comme des fauves enragés. Le Berserk frappa en plein torse le loup le plus proche, le tuant net, les os et les organes écrasés. Il faisait de grand moulinet de sa hache afin de dévier les lames ronronnantes qui ne cessaient de le mordre et frappait avec le marteau. Enrohk rugit alors qu’il fracassa le crâne d’un autre Marine, éclaboussant les murs dans une grande gerbe de sang. Les Space Wolves se firent plus pressants et mirent le Berserk au sol, le rouant de coup en le maintenant immobile, impuissant.

- Arrière, tas de merde ! beugla Enrohk en réussissant a libérer son bras et à administrer un solide coup de poing dans la mêlé

Il put se saisir de son marteau énergétique et lui fit décrire un vaste arc de cercle. Semant la mort et la souffrance, plusieurs Marines y laissèrent la vie. Des morceaux d'armures, de chaire volèrent en tout sens tant le coup fut puissant. Les Space Wolves n'arrivaient plus à maintenir le Berserk au sol, quant ils arrivèrent, six Space Marines, il se jetèrent sur Enrohk le plaquant contre le béton.

- Par la lumière de l'Empereur ! Crève ordure !

Ils frappaient Enrohk à coups de dagues et d'épées tronçonneuses, faisant gicler des paquets de sang et des gerbes d'étincelles lorsque les dents des épées entamaient l'armure énergétique. Le Berserk sut que la fin arrivait, ils étaient trop nombreux, même pour lui.

- À moi Compagnie ! Frères ! hurla Enrohk.

Il y eut quelques secondes pendant lesquelles rien ne se passa puis le martèlement des bottes d'adamentium résonna sur le sol. Osen se sentit fermement saisit et soulevé. Il leva la tête, deux berserks de Khorne le traînait et de leurs mains libres ils lui assenèrent une série de coup furieux. Ils étaient sept en tout et constituaient la Compagnie des Élues, la garde prétorienne d'Enrohk. Ils eurent tôt fait de dégager leur maître qui se releva ivre d'une rage sans nom. Sa Compagnie le regarda tandis qu'ils maintenaient les survivants tranquilles.

- Quels sont vos ordres Seigneur du Sang ?

Enrohk fixa le berserk qui retenait un Space Wolves, il y avait quatre prisonniers en tout et le Berserk les détailla tous, mais il s'arrêta sur l'un d'eux, il allait payer pour les autres. Il le mit à terre d'un violent coup de pied et il se laissa tomber sur lui. Il entreprit de le dépecer. Arrachant à mains nues chaque pièce d'armure. Ensuite il prit sa dague pour lui ouvrit la cage thoracique, ignorant les cris de souffrances du Spaces Wolf. Il plongea ses mains dans son corps et en extrait le coeur principal. Pourtant le Marine était toujours en vie laissant échapper des borborygmes gargouillants. Enrohk leva bien haut le coeur chaud.

- KHORNE, EN TON HONNEUR JE DEVORE LE COEUR DE MES ENNEMIS !

Il joignit le geste à la parole et retira son casque afin de mordre dans son coeur. Il reporta son regard sur le Space Wolf qui n'avait plus de casque il approcha son visage tout près du sien. Il émit un drôle de bruit et cracha en plein visage du loyaliste qui laissa échapper un râle de souffrance quand l'acide lui rongea la peau.

- Pour Khorne, faite de même avec les autres ! Trouvez un de leurs Rhino et renvoyaient les dans leurs camps.


Le Sénéchal était assis dans la salle de briefing et ruminait de sombres pensés. La porte s'ouvrit pour laissait passer le Réclusiarque Grimaldus. Melcor leva la tête à son arrivé.

- Je pensais bien vous trouver ici Melcor.
- Je ne sais que penser, j'ai besoin de votre aide.
- Je suis toujours content quand un frère décide de confier ses tourments plutôt que les garder pour lui.
- J'ai affronté Enrohk et une fois de plus j'ai été incapable de le tuer. Suis-je assez fort pour le vaincre ?
- Melcor, vous n'êtes pas devenus Sénéchal parce que le Seigneur Kordhel trouvait que ce titre vous allait bien mais parce que vous le méritiez et c'est toujours le cas. Vous êtes le meilleurs combattant qu'il m'a était donné de voir.
- Je sais tout cela, le problème est ailleurs. Cet hérétique est différent, je l'ai su il y a très longtemps. Ce n'était alors qu'un sentiment diffus, impalpable. Aujourd'hui j'ai ressenti cette même impression en plus fort, je sais enfin se que c'est.
- Continuez, l'encouragea Grimaldus.
- Notre rivalité s'achèvera sur cette planète. Tout compte fait il avait raison, le moment n'était pas encore venu. J'ignore comment tout cela finira mais le dénouement est proche.
- Je ne vous suis pas très bien.
- Je ne peux pas encore mettre de mots sur tout mais je suis prêt. Le jour de notre duel... je ferait de mon mieux.
- Vous vaincrez.
- Non, personne ne peut le dire, notre prochain duel sera le dernier car un seul restera debout. Même Enrohk ne peut dire qui ce sera. Grimaldus, je voudrais vos demander deux services.
- Tout ce que vous voulez.
- Si je venais à mourir, je vous demanderais de ne pas me venger, vous prendrez le commandement de la croisade et vous purgerez cette planète. Et le plus important, vous enverrez ce message à qui de droit. C'est un ami qui me doit beaucoup.

Grimaldus prit la plaque de données que lui tendait Melcor et la parcourut rapidement et fronça les sourcils
- Ça veut dire quoi ?
- Ne vous en faites pas, vous le saurez bien assez tôt.
- Je vous fais confiance Melcor.
- Et je vous en remercie, frère. Il y a autre chose dont j'aimerais vous parler. Pendant le notre duel, ce renégat m'a dit quelque que chose qui ne cesse de me torturer.

Le Sénéchal répéta donc ce qu'Enorhk lui avait dit. Grimaldus en resta aussi perplexe que Melcor. Mais il suggéra d'en faire part à Marneus Calgar. Il était le plus haut gradé ici et devait décider de se qu'il convenait de faire.
Ce fut donc au tour de Marneus de se retrouver dans la salle de briefing. Légèrement inquiet quant à la déclaration qu'on s'apprêtait à lui faire. Il écouta très attentivement les paroles du Sénéchal. Il eut la même réaction que Grimaldus, ne sachant quoi en penser. Il finit par s'assoire et réfléchir.

- Hmm, je pense que cela mérite d'être vérifier, cela ne nous coûterais rien, un Thunderhawk pourrait toujours nous déposer là bas.
- Nous ? Vous comptez venir ? Avec tout le respect que je vous dois, cela peut être un piège.
- Votre sollicitude me touche mais je ne crois pas à un piège, ce serai bien trop grossier. Même pour un berserk. Nous devons aller vérifier ses allégations.

Marneus se leva et se dirigea vers la sortie d'un pas vif, suivit par les deux Black Templars. Une fois en surface, le Sénéchal réunit ses fidèles Compagnons et Marneus se chargea de se constituer une escorte de Terminators. L'expédition partirait d'ici une heure. Le temps du départ était quasiment arrivé quand un Rhino aux couleurs des Space Wolves fut signalé en approche. Les sentinelles le laissèrent entrer. Le blindé s'arrêta en plein milieu de la base et ne bougea plus. Personne n'en sortit. Marneus s'approcha de la passerelle à l'arrière. Méfiants, ses Terminators lui emboîtèrent le pas.

- Que se passe t'il ? Pourquoi ils ne sortent pas ? Ouvrez ! commanda Marneus aux Terminators.

Il ne leurs fallut guère de temps pour dégager l'entré. Ils eurent un mouvement de recul. Des gémissements s'échappaient de l'habitacle ainsi qu'une forte odeur de sang et de chaire brûlées. À l'intérieur, quatre corps atrocement mutilés. Marneus ouvrit la bouche mais ne trouva rien à dire.
Déjà des apothicaires couraient pour faire le maximum. L'état des Marines était trop grave, ils ne purent qu'abréger leurs souffrances. La mort dans l'âme. Leur devoir était de sauver les Marines non pas de les achever comme des animaux agonisants. Un crime de plus qui s'ajoutait au sanglant palmarès du Boucher d'Omund. En dépit de ces tristes nouvelles Marneus maintint l'expédition et il s'embarqua, le visage fermé. Les autres étaient comme lui, Grimaldus ne disait rien mais ses mains étaient crispées sur son arme. Le visage du Sénéchal était un masque de pierre figé dans une expression de haine pur. Dans un vrombissement de turbines le Thunderhawk s'arracha du sol et se dirigea vers la Cathédral. Elle n'avait pas été difficile à localiser. Il s'agissait du seul bâtiment dont les élégantes flèches s'élevaient encore, épargnées par la guerre qui avait voulue détruire tout se qui dépassait une certaine hauteur.


Sokkar, menait son escouade à travers les ruines. Ils avaient déjà éliminés douze hérétiques mais pas celui qu'ils cherchaient. Les loups de Fenris étaient une quinzaine et personne ne pouvaient résister à leur sainte fureur. Soudain, on les assaillit sur leur flanc gauche, des adorateurs, qui finirent carbonisés au lance-flammes. Les derniers goûtèrent aux épées tronçonneuses et aux joies de l'éviscération.

- Halte ! Je reçois quelque chose. s'exclama le sergent.
-...ci ... ssaire Bran .... me reçois ?
- Je ne vous entend pas, répétez.
- Ici, ....... Bran , on me reçoit ?
- Escouade en avant, on va essayer de prendre de la hauteur, le signal sera meilleur.
- - Ici le Commissaire Bran on... çoit ?
- Je vous entend.
- Par l'Empereur ! Qui êtes vous ? Vous êtes des Space Marine
- Affirmatif, je suis le sergent Sokkar de la deuxième compagnie des Space Wolves.
- Nous avons besoin d'aide, nous demandons notre rapatriement de toute urgence, pour l'amour de l'Empereur.
- Bien reçu, on arrive, on vous à localisés.
- Reçu, lorsque vous verrez un monticule de grava passez par les ruines, le chemin est miné.

Sokkar fit avancer son escouade au pas de course. Il n'en revenait pas, des survivants de la Légion d'Acier. Il finit par arriver au monticule. Son optique avancé lui indiqua facilement l'emplacement des mines. Même en l'ignorant il les aurait remarquées. Il arriva devant une chapelle, un trou dans sa façade. Il repéra des mouvements dans les ombres.
- Sortez de là et identifiez-vous ! ordonna le sergent.

Un groupe d'hommes émergea des ombres, ils faisaient peur à voir. Maigre à l'extrême, les vêtements tachés de sang et crasseux. Des gestes lents et incertains et des regards vides. Ces hommes étaient exténués, aussi bien physiquement que moralement.

- Vous ne pouvez pas imaginer à quel point je suis heureux de vous voir, c'est l'Empereur qui vous envoi. Je suis le Commissaire Bran, de la Légion d'Acier.

Le sergent le dévisagea un moment, ce Commissaire semblait près à fondre en larme, tout comme le reste de son unité qui regardait les Astartes avec la même expression. Des tires d'armes lourde les fit sortirent de leurs léthargies. Bran saisit sa radio et essaya de communiquer avec un certain Shaley, qui paraissait être le responsable de la fusillade. Le Commissaire jeta un regard implorant au sergent.

-Ils sont juste au sud de notre position, pitié...
- Frères ! En avant !

Avec beaucoup de difficultés les Gardes essayèrent de ne pas perdre de vue les Astartes. Sokkar ne s'en préoccupa guère, il ne tarda pas à tomber sur un grand bâtiment d'où provenait les tirs. Par les fenêtres il vit des formes d'Astartes se déplacer. Il contourna la ruine et y entra comme un ouragan, abattant les hérétiques qui furent trop surpris pour réagir correctement.

- Pour l'Empereur ! Pour le Chapitre ! Pas de quartiers !

Le corps à corps fut aussi rapide que sanglant. Au sol ils découvrirent un Garde qui ne pouvait visiblement pas se relever. Sokkar échangea quelques mots avec lui et laissa la place à l'Apothicaire. Il regarda arriver les autres Gardes avec le sourire le plus bienveillant qu'il put, tout ces humains étaient de vrai héros. Mais maintenant il s'agissait d'assurer leur évacuation.


Le Thunderhawk se posa sur la place et décolla juste après que le dernier passager eut quitté son bord. Le silence de mort qui régnait ici était impressionnant. Le sol était couvert de corps desséchés. Au centre, juste à côté d'un monceau de crâne, un Buveur de Sang, mort.

- J'ignore qui a fait ça mais qu'il soit remercié, murmura un Frère d'Épée.
- Quel genre de massacre était-ce ? Autant de Gardes morts, ça me désole, ils ne méritaient pas ça, Grimaldus pria à voix basse pour tout ces morts.
- Entrons, il ne faut pas traîner, conseilla Melcor.

Ils pénétrèrent donc dans la Cathédrale, ancien centre religieux de la ruche d'Omund. À présent souillée et profanée, de longs pieux avaient été disposés un peu partout. Des dizaines de Gardes y avaient empalés, tous des officiers, si l'on en jugeait par les restes de leurs uniformes. Derrière un autel se dressait fièrement l'Aquila impérial. Autrefois resplendissant et magnifique, aujourd'hui ignoblement salit par les gravures abjectes du Chaos. Les Space Marines se dirigèrent vers les escaliers qui menaient à la crypte. Ils tombèrent devant un long couloir d'où partait quantité d'autre directions, certaines n'étant que des boyaux creusés à la main.

- Par où ? demanda Marneus, il nous faudra des jours pour tout explorer.
- Nous n'avons pas le temps. Je crois que le renégat m'a laissé un indice, il savait que j'allais venir ici.
- Quel genre d'indice ?
- Mes frères ! appela un Terminator, et ça ?

Il désigna un cadavre dont la main désignait un passage en particulier. Sans hésitation Melcor s'engagea dans le passage, cet indice était bien dans le style du Berserk, sanglant et morbide. Il suivirent longtemps les corps qui indiquaient le chemin à suivre.

- C'est un vrai labyrinthe, si cette piste nous mène au bon endroit ce sera une preuve que l'hérétique connaissait au moins ce lieu.

Ils leurs fallut deux heures pour arriver à ce qui semblait être le dernier cadavre. Dans une posture ridicules il montrait de ses deux mains une grande porte. Sur le côté, un boîtier de commande. Il fallait y appliquer sa main. Melcor l'actionna mais l'accès lui fut refusé et ce à plusieurs reprises. Il soupira et fit signe à un Terminator, qui eu tôt fait de faire céder la porte. À eux s'offrirent un spectacle incroyable. Une salle circulaire qui était entièrement faite de roche brute et taillée à la main. Sur les murs s'étalait une fresque d'une beauté à couper le souffle. L'artiste c'était servi de la moindre aspérités et irrégularité pour donner vie à chacun des personnages. Ce tableau merveilleux représentait l'Empereur, entouré par un halo de lumière blanche. Il se tenait debout sur un corps xenos aux allures de lézard à la bouche de requin. Derrière Lui, des Space Marine, qui se battaient contre les xenos, dans des poses héroïques ou glorieuses. Chaque Astartes avaient sa place, clairement défini dans un réalisme saisissant. Juste à Ses côté se tenait un Marine, nu-tête, il brandissait bien haut une bannière, "la" bannière. L'armure du Marine respectait les couleurs du Chapitre des Wolrd Eaters avant leurs hérésies.

- Par l'Empereur, ce Marine, je le reconnais, c'est lui, ce Enrohk ! s'exclama Melcor.
- Vous en êtes certain ?
- Oui, je suis sûr que c'est bien lui.
- Sénéchal, venez voir, appela Marneus.

Il se trouvait devant le sarcophage qui occupait le centre de la pièce. Appuyée contre la roche, une petite console pour l'ouvrir. Il y avait un réceptacle équipé d'une sorte de détecteur. Melcor s'en approcha. Il prit une petite fiole, contenant un liquide rouge. Le sang d'Enrohk récupéré après leur dernière rencontre. Une précaution prise quand le Berserk lui avait dit qu'il fallait l'empreinte génétique. Il versa le sang dessus. Quelques bruits furent vaguement audible et le sarcophage s'ouvrit doucement, avec majesté, comme pour dévoiler un fabuleux trésor, maintenant disparu.

- Vide, il fallait s'y attendre. Mais c'était donc vrai, il disait la vérité. Il c'est battu avec Lui et maintenaient... ça... Marneus était abasourdi.
- Regardez, il y a quelque chose de gravé dans le sarcophage.

Grimaldus et les autres se penchèrent pour déchiffrer un texte visiblement ancien et rédigé en haut gothique. Melcor commença à le lire à voix haute.

- Ici repose la Grand Bannière qui fut tenue par l'illustre et très glorieux frère Aleieus Gaevrane. Il se battit aux côtés de l'Empereur et a inondé de gloire l'Adeptus Astartes par son courage, son honneur et sa loyauté envers Lui.

- Comment a t'il put Le trahir ? se désola Marneus dans un profond soupir.
- Il payera d'autant plus cher ses crimes ! jura Melcor dont la colère ne connaissait plus de bornes.
- Rentrons mes frères, inutile de s'attarder d'avantage.

C'est avec le pas et la mine de ceux qui viennent de perdre un être cher qu'ils remontèrent à la surface, ils attendirent brièvement le vaisseaux et embarquèrent. Le voyage de retour sembla durer un millier d'années. Quand enfin il touchèrent la piste du spatioport il remarquèrent d'emblés l'agitation inhabituelle qui avait envahie la base. Melcor interpella un Marine.

- Que se passe t'il ?
- Des Space Wolves sont revenus avec des Gardes, des survivants.
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EN GRAS je modère, sinon je suis pas serieux.
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litrik
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PostPosted: Sun 23 Sep - 11:08 (2012)    Post subject: Ecrits divers de Litrik Reply with quote

Chapitre XIII : Le récit d'un héro. (Ou le chapitre môôôôôôôôdit !)


Il y eut un grand fracas suivit d'un juron. Shaley émergea lentement de son sommeil, il n'arrivait pas ouvrir les yeux. Il entendait confusément les bruits qui lui parvenaient. Après un effort titanesque, ses paupières consentirent à s'ouvrir, lui offrant une vue floue de ce qui l'entourait. Peu à peu sa vue s'éclaircie et se précisa. Il tourna la tête. À sa gauche deux Gardes essayaient de ranger des instruments éparpillés sur le sol. L'air complètement paniqué et catastrophé ils les replaçaient du mieux qu'ils le pouvaient sur un chariot en métal poli.

- Vous croyez, qu'il va s'en apercevoir ?
- Oui, il le saura, parait que les Space Marine peuvent savoir se que tu penses.
- N'importe quoi, c'est les psykers qui font ça, les admonesta une voix qui ne pouvait appartenir qu'au Commissaire Bran.
- Peut être mais je tiens pas a me faire passer un savon par un Space Marine. J'en avais jamais vu autant de ma vie.
- Tu en as surtout jamais vu tout court.
- Bon sang, il est réveillé !

Tout les visages se tournèrent sur lui, avec de grand sourire. Shaley remarqua qu'ils avaient bien meilleurs mines que la dernière fois qu'il les avait vus.

- On est content, vous aviez l'air mort, vous êtes resté dans les vapes trois jours. Ici c’est l'infirmerie de la base.
- J'ai manqué quoi ? murmura Shaley, la voix enrouée.
- Ils nous ont félicités, il y avait plein de Space Marines, ils disaient, que notre courage a été exemplaire, que nous étions un exemple pour l'Imperium. Un chouette discours, ils nous ont même applaudis, j'en croyais pas mes yeux. Par contre on a tous dû raconter se qui c'est passer depuis notre déploiement sur la planète. Ils vont venir t'interroger dès qu'il les aura mis au courant.
- "Il" ? Vous parlez de qui ?
- Le médecin.

La porte s'ouvrit, tous les Gardes filèrent s'assoire au fond de l'infirmerie.Comme des élèves disciplinée. L'Apothicaire s'approcha de Shaley en consultant les données médicales affichées sur un petit écran.

- Comment vous sentez vous ?
- Bien, mon Seigneur, j'ai juste mal partout.
- C'est normal, vous avez subi d'énormes traumatismes et plusieurs opérations. Votre bassin était brisé, on a dû vous mettre un implant, tout comme votre main droite, trop abîmée pour la réparer. Si vous voulez savoir, c'est l'Adeptus Mechanicus qui l'a réalisé spécialement pour vous. Vous ne trouverez pas beaucoup de membre bioniques d'aussi bonne qualité.

Le sergent examina sa nouvelle main et agita les doigts, les mouvements restaient hésitants mais il s'y ferait avec le temps. Il la trouvait vraiment belle, finement ouvragée. Sur le dos de la main l'Aquila impérial et sur sa paume, le symbole de la Légion d'Acier. Il ne fit pas attention à l'Apothicaire qui quittait la salle.
Shaley fut interrompu dans sa contemplation par l'arrivé de trois Astartes, tous en armures. Deux avaient une armures noir, celui avec la barbe lui faisait peur, un visage si sévère et austère. Le troisième portait une armure bleu. Shaley ne disait rien, trop impressionné pour réagir, il n'osa même pas jeter un coup d'oeil à ses amis dans le fond de la pièce.

- Sergent Shaley, je suis ravi de vous voir enfin réveillé, on nous a beaucoup parlé de vous. Je suis Marneus Calgar du Chapitre des Ultramarines et voici le Sénéchal Melcor et le Réclusiarque Grimaldus du Chapitre des Black Templars. Pouvez vous nous racontez ce qui c'est passé ici ?

Shaley s'exécuta essayant de ne pas bafouiller. Son histoire pris un moment et aucune émotion ne vint troubler l'impassibilité des Astartes qui l'écoutaient avec la plus grande attention. De temps en temps Bran complétait un ou deux détails ou remettait le sergent à sa place quant il diminuait son rôle dans les moments où il s'était particulièrement illustré. Quand enfin Shaley eut fini son récit les Marines échangèrent quelques mots à voix basse. Celui qui s'appelait Marneus Calgar s'avança.

- Ainsi donc vous êtes un héro, votre bravoure est digne d'un Astartes, je le pense vraiment. J'aimerais juste vous poser une question, durant votre récit et celui de vos amis vous ne cessiez de parler de "Lui", qui était-il, aucun de vous n'a voulus le dire.
L'expression du sergent changea du tout au tout. Une terreur insondable le fit trembler sur place et s'agiter dans son lit.
- Je... il ne faut pas dire son ,nom, Seigneur, c'est... lui... le Boucher d'Omund.
- À quoi ressemblait-il ? Même si j'ai une vague idée sur son identité, ajouta t'il pour lui-même.
- Non, je peux pas...
- Ce n'est pas grave, nous voulions juste confirmation, mais nous savons très certainement de qu'il s'agit. Vous avez eut de la chance de vous en tirer vivant. Je vais vous laisser à présent, Shaley, héro de l'Imperium.

Ce fut sur ces derniers mot que Marneus quitta l'infirmerie suivit de Grimaldus, seul Melcor s'attarda, il se plaça juste à côté du sergent.
- Vous avez vraiment tué ce Sorcier ?
- Oui, Seigneur.
- Cet acte est digne des hommes que je commande, je tiens à vous en récompenser.
Le Sénéchal dégagea de son étui un pistolet bolter orné de la croix des Black Templars, il est pour vous, faites en bon usage.

Shaley prit l'arme et remercia l'Astartes qui s'en allait. Les Gardes se revinrent autour de Shaley, se pressant les uns contre les autre pour regarder l'arme de plus prés et s'extasier dessus.

- Je peux la tenir, sergent ? demanda un Garde dans les yeux ne pouvait se détacher du pistolet bolter.

L'arme passa de mains en mains et chacun y alla de son commentaire et la manipulait comme si elle était en cristal. Finalement Bran la prit en l'observa pour la rendre à Shaley. Ils passèrent le reste de la journée à discuter de chose et d'autre, surtout des Space Marines. En fin d'après midi le sergent exprima le voeux de sortir prendre l'air. L'Apothicaire qui vaquait à ses occupations juste à côté, donna son aval. Ce fut sur un fauteuil roulant que Shaley et sa bande surgirent du bâtiment qui abritait l'infirmerie. Les Gardes entreprirent de faire visiter la base à leur sergent. Ils restèrent longtemps à admirer les puissants blindés, des chars Prédators aux Whirlwinds, en passant par les Land Raiders. Ils purent même voir des motos. Chaque Gardes ne pouvaient s'empêcher de vanter les milles et un exploits qu'il ferait si l'occasion lui était donnée de piloter pareil engins.
Ils s'arrêtèrent un moment quand les Titans se mirent en marche. La terre tremblait sous leurs pas. Les Gardes étaient émerveillés.

- Eh, regardez : Shaley désigna un Astartes, vous avez vu un peu son armure ?
- Je crois qu'il s'agit d'un Terminator, un truc comme ça, avança Jeth hasardeusement.
- Ils sont immenses.
- En effet, approuva Shaley, mais j'aimerai rentrer maintenant. Pas à l'infirmerie, où sommes nous cantonnés ?
- Ah, oui, il ne sait pas, vous allez voir c'est inouï, vous ne devinerez jamais.

Les soldats n'ajoutèrent rien d'autre et conduisirent le sergent à travers la base jusqu'à arriver devant un baraquement. La porte était surveillée par un Marine en armure verte. Il leurs jeta à peine un regard et les laissa passer. Le bâtiment abritait un dortoir, vide pour le moment.

- Nous on est au fond, le reste est occupé par les Space Marines, ce sont des Dark Angels, signala Bran.
- Vous voulez dire que nous serons avec des Space Marines ?
- Ouais, c'est incroyable. C'est ce qu'ils ont trouvés de plus pratique et nous ça nous dérange absolument pas. Je savais même pas que le Space Marines devaient dormir.
- Ça les humanisent, d'un coup, plaisanta Shaley

Les autres rirent de bon coeur. La nuit tomba rapidement, les Gardes avaient enfin la possibilités de dormir paisiblement. De plus, le dortoir était pour eux tout seul, les Dark Angels ne faisant que de très brèves apparitions. Les jours passaient dans la plus grande insouciance pour les survivants, ils prenaient du bon temps et visitaient la base en admirant les véhicules. Personnes ne leurs disaient où aller et où ne pas aller. Ils jouissaient d'une totale liberté de mouvements, toute proportions gardé. Aucun d'eux n'avaient osés s'approcher des Titans ou du bunker.
Trois jours passèrent ainsi, les hérétiques se tenaient tranquilles et les missions de reconnaissances ne ramenaient que les cadavres de Space Wolves taillés en pièces. Mais Marneus était occupé à une autre tâches qui lui prit ces trois jours. Une fois ce temps écoulé il convoqua Grimaldus et le Sénéchal Melcor dans la salle de briefing. Ça avait l'air grave.

- Prenez place, les invita Marneus en guise d'entré en la matière.
- Que ce passe t'il ? demanda Grimaldus en s'asseyant à côté de Melcor.
- Lors de l'ouverture du sarcophage nous avons tous vu la même chose. Cependant le nom d'Aleieus Gaevran ne m'était pas inconnu. Aussi j'ai effectué quelques recherches. Cela m'a pris du temps, le niveau de sécurité était impressionnant. De plus j'ai du faire jouer mon influence. Je crois que quelqu'un de très puissant a chercher à me barrer la route. Je n'ai pas eu accès aux détails mais j'ai le principal.

Tout cela c'est passé il y a plus de dix milles ans, quand l'Empereur combattait encore à nos côtés. Il se battait sur une planète -- le nom n'était pas référencé dans les archives -- qui était contrôlée par une espèce xenos particulièrement belliqueuses. La décision fut prise. Au nom de l'Imperium cette race devait être détruite. Le Chapitre des World Eaters se porta volontaire pour cette mission. Ils ont débarqués avec à leurs tête... j'ai eu moi aussi du mal à y croire mais ils étaient commandés par le Capitaine Aleieus Gaevran. Ils se battirent comme des lions pour établir une base avancée. Les xenos étaient féroces et incroyablement coriaces.

Tellement puissante que même les Astartes furent carrément saignés à blanc. Ils demandèrent donc du soutient. Par un heureux hasard. Le bâtiment de guerre de l'Empereur naviguait non loin. Il est venu en personne les sauver ! Lui et ses Custodes sont descendus sur la planète et ont commencés à mettre les xenos à genoux. Visiblement, Son arrivé a gonflé le moral des World Eaters qui se sont relevés pour combattre. Durant une bataille aux proportions épique et particulièrement âpre. L'Empereur combattait en première ligne. Avec Lui les légendaires Custodes qui protégeaient Ses flancs. Un des Custodes brandissait cette fameuse bannière. Hélas il périt sous les coups de xenos. C'est à ce moment précis qu Aleieus est intervenu, il a rattraper la bannière avant quelle ne touche terre. Il a ensuite continué le combat à Sa droite. Durant la bataille il s'illustra dans des prouesses guerrières que même L'Empereur jugea impressionnantes. Toute cette gloire à rejaillit sur l'Adeptus Astartes à qui l'Empereur renouvela Sa fierté et Sa confiance.

Après la victoire Il lui a donné la bannière en guise de cadeau et de remerciement. Aleieus l'a gardé pour combattre, pas une fois il ne s'en sépara. Puis vint ce jour maudit où le perfide Horus retourna la moitié des légions contre l'Empereur. Dans les légions renégates il fut certain Space Marines qui Lui restèrent loyal. Aleieus en faisait parti. Il cracha sur ses traîtres de frères et s'enfui avec quelques rares fidèles. Ils ont fuis à travers la galaxie, à la recherche de leurs frères loyalistes. Mais partout où ils allaient ce n'était qu'insurrections et guerres fratricides. Le Capitaine Aleieus décida de mettre en lieu sûr la bannière qu'il aimait tant. Il se rendit sur une planète qu'il estimait suffisamment éloignée pour échapper au conflit grandissant.
Il construisit une cachette pour y déposer la bannière à l'abri de tout danger. Ensuite il repartit, toujours accompagné par le petit groupe de loyalistes.

C'est tout ce que j'ai pu apprendre, le reste m'est mystérieusement interdit. Nous ne savons pas pourquoi il c'est tourné vers le Chaos. En tout ceci explique pourquoi il a profané la bannière, sa bannière. Je pensais qu'il l'avait fait pour renier l'Empereur et l'insulter, mais je crois qu'il renie surtout son passé.
- Une histoire édifiante et triste à la fois, il avait tout, mais il trahis. Pour le reste je suis d'accord avec vous Seigneur, acquiesça Grimaldus.
- Il y a quelque chose qui me gêne. Vous avez dit qu'il a construit cette abri, il l'a fait faire vous voulez dire ? Melcor demeurait perplexe.
- Eh bien, je ne sais pas comment il faut interpréter le texte. Il est dit qu'il l'a fait. Rien de plus. Mais ce n’est qu’un détail.
- Un détail, oui, mais pourquoi n’a t’il pas détruit la fresque l’Empereur était intacte tout comme le reste.
- Ne cherchez pas à comprendre les hérétiques, bien souvent il n’y a guère de logique dans leur façon d’agir, conseilla sagement Grimaldus.
- Mes frères, je crois qu’il est temps d’agir ! s’exclama brusquement Marneus.
- Oui, plus que temps. Les Black Templars se joindront à vous mais pas moi, continua Melcor, maintenant que je sais, je dois trouver Enrohk et l’affronter, je partirais bientôt. Dès que les plans serons établis, bien évidement.
- Je vais réunir mon état-major mais croyez moi le plan sera aussi expéditif que simple. Dans un premier temps je délogerais les renégats des ruines dusses ais-je raser Omund ! Nous serons Sa sainte fureur !
- Qu’il vous guide vers la victoire ! Grimaldus, daignerez-vous m’accompagner, une fois encore, il faut que vous soyez là. Je sais pas pour quelle raison mais ce doit être ainsi. Mais personne ne dois vous y voir surtout pas les hérétiques.
- Sénéchal, je vous suivrai sans poser de question, je prie seulement pour que vous sachiez se que vous faites.

Melcor prit congé de Marneus et s’en alla, il devait préparer ses hommes. Un étrange mélange de sentiments naissait en lui. Il était pressé d’en finir, cette histoire le pesait. Il s’arrêta près du spatioport. Il devait réfléchir encore un peu. Fallait-il vraiment mêler ses loyaux Compagnons ? Valait mieux les laisser là. Le duel qui s’annonçait n’était pas leur fardeau. Son regard tomba sur le groupe d’humains. Ils était devant un char Prédator qui avait essuyé un tir de roquette, des Techmarines le remettaient en état et retiraient des plaques de blindages tordues. Il les regarda un moment, enviant leur légèreté, après l'Enfer qu'ils avaient connus.

Le Sénéchal sentit une grande force le coucher sur le sol et l'y plaquer fermement. Ensuite il entendit un "bang" surpuissant, lui faisant sonner les oreilles. Les hérétiques venaient de lancer une seconde offensive, le pilonnage était plus que sévère. Les alarmes s'ajoutèrent au vacarme ambiant. Heureusement les Marines ne se firent par avoir deux fois, leur réponse fut incroyablement rapide et violente. Les bombardements ne durèrent pas, de partout des Space Marines du Chaos surgirent, ils grouillaient comme des cafards bien qu'aujourd'hui ils se heurtèrent au mur d'acier des loyalistes. Chaque camp formait une ligne, avançant à pas cadencés, vomissant un flot de bolts et d'autres projectiles. Les Marines tombaient par dizaine mais ils se faisaient immédiatement remplacer par le suivant.
De derrière les rangs du Chaos, dans un concert de rugissements décollèrent une nuée de Buveurs de Sang et d'autre créatures démoniaques crachées par le Warp. À cela s'ajoutait les monstres d'aciers tel que les Defilers, les Dreadnoughts les chars Prédators et autres blindés, et tous plus corrompus que les Enfers. Cela n'ébranla en rien la ténacité des Astartes, qui continuaient leur avancé, imperturbable. Le Sénéchal se battait en plein centre ou en tout cas le centre c'était formé ici. Il exhortait chaque guerrier à se battre le mieux possible, et invectivait l'ennemi. Le reste des Chapitres chantaient à plein poumons des cantiques à Sa gloire éternelle, comme en réponse à la messe noire scandée à force égale par les renégats. L'écart entre les deux lignes se réduisait de seconde en seconde et l'inévitable se produisit, un corps à corps mortel s'engagea. Le vrombissement des épées tronçonneuses envahit le champ de bataille, battant la mesure de cette hymne au massacre à grande échelle alors que le sol se gorgeait de sang.
Sahley et les autres avaient trouvés refuge dans un entrepôt vide. Le sergent avait dégainé son tout nouveau pistolet bolter et le braquait dans la direction de la porte, comme le reste de l'escouade. Une course effrénée et un échange de tirs les surpris, les Gardes se tinrent prêt.

- Reculez ! hurla quelqu'un.

La porte s'ouvrit à la volé, des Astartes firent irruption dans l'entrepôt. Personne ne sut qui était le plus étonné, les Gardes ou les Space Marine. Ces derniers entrèrent : trois Black Templars et un autre Astartes qui devait être de la Raven Guard.

- Que faites-vous là ? demanda un Marine.
- On se cache Seigneur, ce combat n'est pas de notre taille. répondit timidement Shaley.
Le Black Templar qui venait de parler avisa l'arme du sergent.
- Ah, c'est vous.
- Permettez-moi de vous demander ce qu'il se passe dehors ? fit prudemment le sergent.
- Bah, ce n'est pas un secret, nous somme entrain de perdre, les nôtres refluent de partout. Il c'est passé quelque chose de bizarre, c'était l'œuvre de sorciers, c'est certain. Les frères sergents ont tous commençaient à mourir et des démons, des milliers, son arrivés de partout. Les lignes des Dark Angels ont été percées, on a perdu beaucoup de blindés. Le seul point positif c'est que l'Adeptus Mechanicus a vaincu le dernier Titan renégat, mais ils se sont déployés assez loin, on aura du mal a tenir jusqu'à leur arrivé.
- J'ignorais que les Space Marine fuyaient murmura très bas un Garde dans le fond.
La tête casquée du Black Templar pivota et verrouilla le fautif comme un désignateur de cible. Il ne lui aurait pas fait plus d'effet en lui pointant son bolter sous le nez.
- Un Space Marine ne fuit jamais. Mais là, il ne sert à rien de mourir seul et dans la défaite.
Le Marine allait ajouter quelque chose quand la porte vola en éclats, des hommes firent irruption et mitraillèrent les lieux. Shalet lâcha un tir qui réduit en bouille l'épaule la plus proche. Le sergent se félicita de tirer avec sa main bionique, le recul de l'arme lui aurai probablement cassé le poigné. Il y eut suffisamment d'adversaires pour que Shaley vide son chargeur plusieurs fois. Heureusement qu'il ne s'agissait que d'adorateurs. Les balles s'épuisaient rapidement et le flot constant des hérétiques n'arrangeait rien. Le sergent venait d'engager son dernier chargeur lorsque quelque chose de gros s'amena dans l'entrepôt, emportant une partie du mur de l'entré. La créature était véritablement hideuse. Aussi grande qu'un Astartes mais plus large, d'ailleurs ce n'était qu'à peine humain. Son dos était couvert d'énormes yeux globuleux, à la place du visage, un unique oeil véritablement monstrueux. Des bras et des tentacules terminées par des griffes avaient poussées de façon très anarchique sur l'ensemble du corps. Le monstre ouvrit la bouche, située près du ventre et révéla des rangé de petites dents pointue et un paquet de chaire peu identifiable en guise de langue. Il avait la peau grise et verruqueuse.

- En arrière, vous ne... le Marine ne termina pas sa phrase.
- Ouais ! En avant les mecs ! beugla Shaley en vidant intégralement son chargeur là où il estimait que des organes vitaux devaient se trouver.
- Eh, sergent ? C'est aussi moche que votre mère ce truc !
- La ferme, crame le ! ordonna le sergent au porteur de lance-flammes.
- Mais, c'est votre mère ! s'exclama le Commissaire en armant une grenade.
- Il me reste un bolt Commissaire, prévint Shaley.
Le sergent vit un des Marines le dépasser, le Raven Guard. Il se saisit de sa dague, ignorant les flammes qui léchaient son armure et la planta dans l'oeil du démon. Ce dernier agita ses divers membres dans tout les sens en émettant des pépiements aigues. Il finit par chuter lourdement sur le tas d'adorateurs et les rejoignit dans le Warp. Le sergent se pencha sur le démon.
- Pff, ça ressemble plus à Jeth maintenant.
Avec le démons les adorateurs étaient tous morts.
- Aujourd'hui vous avez deux exploits à votre actif, s'exprima soudainement un des croisés, en plus de cette immonde perversion vous m'avez impressionnés.
- Je crois même qu'ils nous ont fait honte, renchérit un Marine, plaisantant à demi.


Marneus, Melcor et Grimaldus se trouvaient au plus fort du combat au coeur de la tourmente, entourés par des escouades de Terminators, de Dreadnoughts et de plusieurs vétérans de la première compagnie et aussi les Space Marines qui n'avaient pas encore reçu l'ordre de repli.
- Sénéchal ! hurla Marneus pour se faire entendre, votre mission ! Vous devez trouver Enrohk et le tuer !
- Ma place est ici ! répliqua Melcor sur le même ton.
- Non ! Il n'est même pas ici !
- Je ne peux pas abandonner ce combat ! Nous devons tenir ! Je ne referais pas cette erreur ! Je ne dois pas vous abandonner !
Tous combattait comme des fous furieux complètement déchaîné, ç'en était irréaliste.
- Partez ! hurla Marneus dont la voix fut emporté par le fracas des armes.
- Impossible ! Enrohk m'a fait faire cette erreur je ne veux pas recommencer !
- Obéissez ! Nous mourons tous un jours ! Allez ! vociféra Grimaldus !
- Pas question !
- Melcor ! si vous ne faites pas se que je dis ! Jamais plus vous ne serez Sénéchal ! tempêta le Réclusiarque, hors de lui.
- Je...
- Je vous ferez excommunier !
- Vous avez gagné ! Mais vous me payerez ces menaces !
- Je vais vous ouvrir un passage ! cria Marneus, frères Terminators ! Au Sénéchal !

Melcor vit ses Compagnons, brièvement, ils se battaient à un contre dix mais ils le faisaient avec un tel courage. Ils avaient presque envoyés le Sénéchal se faire voir quand il leurs avait dit de se mettre en lieu sur. Ils avaient dis que leur devoir était de protéger le Sénéchal, rien d'autre. Même si les Compagnons auraient suivis leur maître au plus profond de l'Oeil de la Terreur. Melcor se décida à ne pas leurs demander de venir. Sa décision était prise, il ne ferai pas subir ses fautes à ses frères.
Les Terminators firent de la bel ouvrage et réussirent a faire passer Melcor se retourna juste le temps de voir son escorte reprendre le combat. Le Sénéchal se mit a courir, il savait où aller. À présent il s'éloignait des combat avec un sentiment de lâcheté peu commun, pourtant son instinct lui disait qu'il avait fait le bon choix. Lorsque que le bruit des combats décrus jusqu'a devenir inaudible, Melcor se sentit plus léger. Il allait enfin régler cette vielle rancune. Il courait seul dans les ruines à la recherche de cet endroit si particulier. Quant enfin il le trouva, il s'y arrêta. Patiemment il attendit, les heures défilèrent.
Un bruit alerta Melcor qui posa la main sur le pommeau de son épée et chercha du regard l'origine du bruit. Il ne tarda pas à le voir. Une petite vingtaine de Space Marines venaient d'arriver, à leurs tête, le Réclusiarque Grimaldus.

- Vous avez oublié vos hommes, signala t'il simplement.
- Que faites-vous là demanda Melcor évitant ostensiblement Grimaldus.
- Le Seigneur Marneus a demandé le replie général, sa se bat encore mais les Titans sont tout proche. De plus nous résistons très bien.
- Repartez, c'est mon devoir qui m'attend ici.
- Nous ne sommes pas des parjures. Nous avons promis d'être toujours à vos côtés. C'est pas aujourd'hui que nous faillirions.
- Je vous ais donné un ordre.
- Avec tout le respect que je vous dois, je préfère que vous me tuez plutôt que je vous laisse seul.
- Oh... mes frères.
Les Black Templars s'entre-regardèrent en échangeant des sourires complices.
- Réclusiarque, j'aimerais que vous teniez les promesse que vous m'avez faite, lui dit Melcor, le ton froid presque chargé de mépris.
Grimaldus soupira et s'en alla.
- Frère, le rappela Melcor, que l'Empereur vous remercie pour tout ce que vous avez fait pour moi.
Grimaldus s'inclina et disparut au coin d'une maison. Une heure passa encore.

- Eh bien, je vois que vous êtes déjà là .
Tous levèrent la tête en direction de celui qui venait de parler, Enrohk.
- Comme vous pouvez le voir, reprit-il, j'ai moi aussi des amis, mes frères...
Et autour de lui se forma la sanguinaire Compagnie des Élus, pour faire face aux loyaux Compagnons. Le regard brûlant de haine que s'échangeait les deux camps aurait embrasé la galaxie.
- Enrohk est mon affaire ! ordonna Melcor.
- Je tue le premier qui touche au trophée ! beugla Enrohk.
- Pour L'Empereur !
- Pour Khorne !
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EN GRAS je modère, sinon je suis pas serieux.
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litrik
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Palmarès : Vainqueur du concours de peinture N°3 : été 2013

PostPosted: Sun 23 Sep - 11:10 (2012)    Post subject: Ecrits divers de Litrik Reply with quote

Chapitre XIV : Duel.

Le sentiment de haine atteint son paroxysme. Ils n'attendaient tous qu'un ordre. Malgré le fait que les Black Templar aient le nombre pour eux, ils se faisaient surclasser en férocité. Sans compter l'expérience millénaire des berserks. Ce fut Enrohk qui donna le signal de l'hallali. Les berserks chargèrent les croisés qui ne se privèrent pas d'hurler eux aussi leur colère. Mais Enrohk ne chargea pas, il se mit à courir dans une autre direction. Melcor jura et se lança à sa poursuite. Il n'entendait plus que très vaguement ses frères se battre comme des enragés, ce fut à ce moment que le renégat s'arrêta enfin et fit face au Sénéchal.

- On fuit ? cracha t'il.
- Non, tu ne reconnais rien ? C'est ici, exactement ici que nous nous sommes rencontrés la première fois.

Melcor examina les lieux, en effet, cette petite place, bordée d'hangars presque tous effondrés, les carcasses rouillées des véhicules de manutentions. Cela lui était familier. Il avait été là, bien des années plus tôt.

- Cela finira où ça a commencé, reprit le Berserk en retirant la bannière de son dos, il la planta dans le sol.
- Avant que tu ne meures, je veux savoir pourquoi. Cette fresque, elle est intacte et comment as-tu pus Le trahir ! rugit Melcor.
- Questions intéressantes. J'ai épargné la fresque parce qu'elle me rappel une autre époque; quand il était encore parmi nous. Combattant pour son empire. Le jour où il est partit j'ai eu l'impression de perdre un frère. Je lui suis pourtant resté fidèle. Mais lors de mon voyage, j'ai compris où se trouvait mon devoir, s'il ne voulait pas de son empire, ce petit bâtard galeux d'Horus ne l'aurais pas non plus. Je n'ai jamais aimé ce petit arriviste, ce charognard ! Si je me suis tourné vers Khorne c'est pour brûler son empire, le sauver d'Horus !
- Tu as renié L'Empereur pour essayer de vaincre Horus ? Melcor était estomaqué.
- Au début, oui, mais quand Horus est tombé mes frères m'ont craché dessus, me disant que j'étais un traître ! Un hérétique ! Je suis allé vers le Chaos pour lui ! Je me suis damné pour son nom ! Comme remerciement je n'ai eu que le mépris et la haine ! À présent ils payeront tous pour ça ! Aujourd'hui je brûlerais la galaxie pour Khorne !
- Tu étais un si grand héros, Aleieus Gaevran.
- Peuh, cela fait dix mille ans que je ne suis plus cet être abject. Je suis Enrokh, et je vais te tuer !
- Tu n'es plus qu'un hérétique, ta vie est une insulte faite à l'Empereur. Je vais laver cette imperfection !
- Ah ah ah ah ah ah ah ! Autant de hargne pour une bannière, ordure de loyaliste ! Toujours attaché à de futile valeur.
- Ma foi est mon bouclier, tes blasphèmes ne m'atteignent pas ! Néanmoins cette bannière est un affront que je vais laver avec ton sang ! Bat-toi enf*iré !
- Pauvre fou, je la ferai bouffer à ton faux Empereur ! Mais en attendant... ton crâne va orner Son trône !

C'est avec dix mille ans de sauvagerie que les deux mortels ennemis se percutèrent aussi violemment que deux astres entrant en collision. Ce n'était pas un de ces noble duel ou les deux protagonistes s'affrontaient dans la noblesse et l'honneur en échangeant des sourires et des sarcasmes, non bien au contraire. Chacun se vouait une haine viscérale, le visage tordu par un rictus mauvais, s'ils ouvraient la bouche ce n'était que pour cracher des obscénités et des cris de douleur. Il ne s'agissait pas d'un beau combat à l'épée ou le plus adroit vaincrai, ici, celui qui frapperai le plus fort gagnerai, ici on n'hésitait pas à s'empoigner et à utiliser le pire des coups en traître.
Melcor lança une attaque, pointe en avant dans l'espoir d'empaler Enrohk mais ce dernier dévia la lame vers le sol et la frappa d'un violent coup de marteau, la brisant net et produisit une gerbe d'étincelles. Melcor ne la lâcha pas pour autant, mais de son autre main il dégaina sa dague, se propulsa contre le Berserk et planta sa dague dans la jointure du bras. Le tranchant acéré de l'arme sectionna les tendons et le Berserk laissa échapper son marteau qui tinta au sol.

Cela ne l'arrêta pas le moins du monde. Enrohk jeta sa hache pour ceinturer le Sénéchal et le renversa à terre. Melcor en perdit sa dague. Enrohk se mit à marteler son casque, littéralement pris de folies, plus aucuns des mots quittant sa bouche n'avaient de sens. Son poing ganté fini par fendre le casque, brouillant la vue du Sénéchal. Ce dernier était aveugle tandis qu'il bataillait pour retirer le heaume qui avait été déformé par le coup. Le Berserk en profita, il se détacha du croisé pour reprendre son marteau tonnerre. Melcor réussit enfin à se débarrasser du casque. Juste à temps pour voir Enrohk lui abattre le marteau sur le torse.

Le Sénéchal hurla comme un damné, ses os avaient cédés et la souffrance était insoutenable. Mais son armure réagit promptement en lui injectant les anti-douleurs appropriés et son organisme essaya de réparer un maximum des dégâts. Melcor cracha du sang et roula sur lui même pour éviter un second coup qu'il l'aurait sûrement tué. Le Sénéchal se releva en esquivant encore le Berserk. Melcor fonda tout ses espoirs sur sa meilleur passe d'arme et riposta. Hélas le douleur dans sa poitrine le rattrapa et le ralentit. Enrohk l'attrapa par la gorge et le souleva à bout de bras pour finalement le lancer quelques mètres plus loin. Melcor se mit debout en endurant milles tourments.
Le renégat reprit sa fidèle hache au profit du marteau et chargea avec la fureur animale coutumière des berserks. C'est là que le Sénéchal abattit son atout. Il se lança contre Enrohk et se baissa pour évité la hache qui faillit l'éventrer, ensuite il fit basculer le renégat par dessus son épaule en criant sous l'effort. Surpris, Enrohk se retrouva parterre. Ils se remit d'aplomb. Melcor se jeta presque sur la seule arme qu'il vit, le tronçon de son épée.

Ce fut à son tour de charger le Berserk qui continuait de vociférer en courant lui aussi sur Melcor, la hache ramenée en arrière. Mais le Sénéchal ne lui fonça pas stupidement dessus, il s'arrêta au dernier moment, laissant Enrohk venir. Emporté par son élan il rata le croisé. Le Sénéchal profita de cette fraction de secondes en souriant. Puis il poignarda Enrohk trois fois avec le tronçon de l'épée en l'enfonçant jusqu'à la garde, au quatrième coup il le laissa dans la poitrine du Berserk qui vacilla et tomba sur le dos, les bras en croix. Il s'écroula tel un Titan, dans un tremblement du ciel et de la terre. Melcor poussa un soupir de soulagement, il avait vaincu, enfin; après tant d'années.
Le crissement de la pierre contre du métal alertèrent Melcor. Enrohk était entrain de se relever.

- Rhaaaa... je vais... te... crever... charogne...

Le Berserk se mit debout tandis que Melcor se précipita d'un bond sur le manche du marteau mais Enrohk l'intercepta d'un coup de pied au creux des reins et l'envoya valdinguer plus loin. Le Sénéchal se redressa, il chercha du regard sa dague, trop éloignée il ne pourrait jamais l'atteindre. Mais Enrokh n'était pas resté inactif, il se lança sur Melcor dans un rugissement de fauve et le saisit par le cou. Il arracha le bout d'épée qui dépassait de son torse et avec un long cri inhumain il le planta dans la gorge du Sénéchal. La lame s'enfonça jusqu'à toucher la colonne vertébrale contre laquelle elle buta et racla dans une décharge de douleur qui se propagea dans le corps du Sénéchal. La main droite de se dernier se mit à s'agiter de spasmes violents. Enrokh s'écarta de lui, comme pour contempler sa victoire. Melcor tomba d'abord à genoux, ses yeux s'écarquillèrent à mesure qu'il réalisait sa défaite puis il finit face contre terre. et expira son ultime soupir de vie.

Grimaldus -- qui, conformément aux ordres secrets du Sénéchal, devait observer le combat, -- se laissa tomber de désespoir, ses genoux se dérobèrent sous lui et il heurta le sol. Des larmes coulèrent sur ses joues. Il regarda Enrohk arracher le coeur du Sénéchal et le dévorer. Le Réclusiarque ne put détacher son regard de cet horrible spectacle. Il gisait là, sans forces, empli de tristesse. Cependant Grimaldus releva la tête, quand le Berserk se mit à hurler, des cris bestiaux de douleur et de rage mêlées.
Le renégat, toujours agenouillé près de Melcor, se recroquevilla sur lui-même, en proie à une intense souffrance. Il s'appliqua les paumes des mains contre ses yeux, d'où s'échappaient des fumerolles noirâtres. Il semblait vouloir se les enfoncer dans les orbites. Sa peau se couvrit de cloques, le faisant hoqueter de douleur. Elle commença à prendre une teinte rouge sang.

Avec un sinistre craquement d'os, à peine étouffé par les plaintes du Berserk, ses membres s'allongèrent. Les doigts, quant à eux, se courbèrent en des griffes aiguisées comme des épées, tandis que le visage se déformait pour ressembler au faciès haineux d'un loup. Son armure fut transpercée par des cals osseux venus pour renforcer sa peau à présent couleur du sang.

Enrohk se redressa en titubant. Il faisait maintenant presque deux fois la taille d'un Astartes et ses membres continuaient de se transformer dans des bruits ignobles. Le Berserk ne pouvait plus s'arrêter d'hurler, endurant le martyr. Puis, brusquement, il n'y eut plus rien. Grimaldus vit avec horreur ce qu'Enrohk était devenu, ce qu'Aleieus Gaevran était devenu.

Il y eut un flash de lumière aveuglant et une longue épée dentelée, forgée dans le pire des noirceurs du Warp apparut dans sa main. La pointe était fourchue, pareil à la langue d'un serpent. Il s'en dégageait une aura de sombre puissance et de terrible malédiction. L'arme venait compléter son armure constituée d'épaisses plaques de métal noir, soudées à même la peau. Le moindre point faible était protégé par des morceaux d'armures apparents. Le reste était bardé d'épines et de cornes. De haute stature, le monstre était aussi grand que massif, irradiant une force, une vie, maléfique et invincible.
Enrohk, Berserk des World Eaters avait disparu pour laisser place à Enrohk ! Prince-Démon de Khorne !

Mais ce n'était pas finit. Grimaldus trépignait sur place, torturé entre les dernières volonté de Melcor et la rage qui peu à peu, prenait possession de lui. Que devait-il faire ? Mais il n'eut pas à choisir, le destin le fit pour lui. Des Frères d'Épées survivants arrivèrent. C'est sans réfléchirent qu'il attaquèrent le Prince-Démon quand ils virent le cadavre du Sénéchal. Mais, ils n'avaient aucun chance. D'un revers de mains Enrohk les envoya voler comme s'il s'agissait de jouets. Les Black Templars revinrent aux combats et Enrohk fit un large geste circulaire de son épée et tua deux croisé sur trois. Le dernier il le pris entre ses mains et l'écrasa comme dans un étau. Horrifié, Grimaldus réalisa qu'il n'aurait pas l'ombre d'une chance. Il devait partir et rester en vie pour transmettre ce maudit message. Sa vengeance, il l'aura, aussi sûrement que demain le soleil se lèvera. C'est affligé d'une immense tristesse qu'il regagna la base en essayant de ne pas entendre les hurlements d'agonies du Frère d'Épée.

Quand enfin il y arriva, il se dirigea droit vers le bunker. Ne se préoccupant aucunement des Marines qui l'interpellaient ou des centaines de morts qui recouvraient le champ de bataille, pas même les rivières de sang ne le perturbèrent. Quant il arriva devant le bunker, il entra sans faire attention à ce que lui dirent les Terminators en faction. Il arriva enfin dans la salle de briefing. Marneus discutait vivement avec les Capitaines des autre Chapitres.
- Seigneurs, appela Grimaldus d'une voix atone.

Tous s'interrompirent pour regarder le Réclusiarque qui s'approcha de la console de communication avec les barges de batailles en orbites.
- Seigneur Grimaldus vous...
- Il est mort.
- Pardon ?
- Ils sont tous mort, sauf lui.
- Enrohk est toujours en vie ! s'exclama Marneus.
- C'est pire encore, il a... il est devenu un Prince-Démon
- Par l'Empereur et le Trône d'Or !
- Je dois accomplir une dernière chose. Melcor m'a demandé de transmettre ce message. Il est crypté. Je ne sais même pas à qui il est destiné mais j'ai foi en lui.

Les autres le laissèrent faire s'en rien ajouter d'autre. De toute manière nul n'avait envie de s'opposer au Réclusiarque. Ce dernier attendit une enventuelle réponse sant bouger un muscle. Il serai resté ici des années mais la réponse ne tarda pas. Grimaldus la parcourut rapidement.
- Par la Sainte Terra !
- Quoi ? Qui y'a t'il ? demanda le Capitaine des Dark Angels
- Je vais vous le lire, mais je vous préviens c'est incroyable : "J'ai bien reçu votre message. C'est donc qu'il est mort. Réclusiarque Grimaldus, sachez que je regrette moi aussi la perte de notre ami. Nous somme déjà en route."
- Qui est en route ?
- Le Frère Capitaine Stern, des Chevaliers Gris, ajouta Grimaldus, n'en revenant toujours pas.

Chapitre XV : Nouvelles blessures.

Le hurlement des moteurs étaient à la limite du supportable. Shaley plaqua ses mains contre ses oreilles dans l'espoir d'en atténuer le bruit, mais rien n'y fit. Il avait toujours l'impression que le rugissement des turbines venaient directement dans son cerveau. En plus il avait mal aux jambes, il ne pouvait plus bouger. Il essaya de se dégager mais ne parvint qu'a faire empirer la douleur. Rageur, il frappa du poing la plaque de blindage froissée sur laquelle il était. Au fond de lui même il ne pouvait s'empêcher d'en vouloir à ce Grimaldus. Il venait de vivre trois mois en Enfer. Et voilà que le Space Marine ordonnait aux rescapés de la Légion d'Acier de contribuer à une mission de récupération. Le but était d'envoyer un des Thnuderhawks récupérer les corps de tout les Frères d'Épées et surtout celui du Sénéchal Melcor, afin de sauver leurs potentiels génétique et de leurs offrir une sépultures décente. Malheureusement, Pendant le vol, ils avaient essuyés un important tir de batteries anti-aériennes. Les pilotes n'avaient pus maintenir le vaisseaux en l'air et c'étaient écrasés. Le choc avait été rude. Le sergent avait perdu connaissance. Lorsque qu'il était revenu à lui, il c'était clairement passé plusieurs heures.
La coque du vaisseaux portait des impactes de bolts et des Space Marines étaient affalés dans une mare de sang. La carcasse brûlait encore, la colonne de fumé noirs devait se voir de très loin et constituer un véritable signe de ralliement pour tout ce qui vivait à au moins trente kilomètres à la ronde. Le Thunderhawk s'était crashé dans une zone où il y avait une grande concentration de haut bâtiments, par conséquent la vue était complètement bouchée, Shaley ne voyait aucun moyen de sortir d'ici. À part le grondement des flammes qui s'échapper des trous béants qui éventraient les flancs du vaisseaux et les plaintes des moteurs, il n'y avait pas de bruit. Shaley se mit à espérer que les moteurs n'explosent pas parce que le son gagnait en intensité.

- Aaaaarhhh ! Au secours !

Shaley sursauta, à dix mètres de lui un Garde se faisait emporter par un de ces affreux chiens démons qui le tenait fermement par l'épaule. Shaley dégaina son arme et ouvrit le feu sans hésiter. Le chien lâcha sa proie et bondit sur le sergent qui l'abattis en plein vol de trois bolts dans la tête. Le chien atterri juste devant Shaley. Après avoir relâché sa respiration, il jeta un coup d'oeil à son camarade, mais à en juger par la plaie au cou, il était mort ou pas loin de l'être.
Des pierres roulèrent à la droite du sergent, celui-ci pointa son arme dans la direction du bruit. Quelque chose approchait, il ne tarda pas à le voir. L'Astartes portait l'armure des World Eaters et il lui manquer la partie inférieure du corps, pourtant il se traînait sur le sol, répandant ses entrailles et une marque sanglante que le suivait comme de la peinture avec un pinceau. Sauf qu'ici, le Space Marine avait vu Shaley et se dirigeait vers lui en grognant et marmonnant des mots sans suite. Le sergent lui tira dessus, le premier bolt ne lui fit pas grand mal. Ensuite l'arme émit un son lui indiquant qu'un nouveau chargeur serait le bienvenu. Shaley porta la main à sa ceinture sans lâcher du regard le renégat qui continuait d'avancer. Il réalisa avec horreur que sa ceinture était vide. Il regarda autour de lui et finit par apercevoir ses chargeurs, éparpillés à un mètre de lui. Trop loin pour les atteindre. Ignorant le renégat dangereusement proche et la douleur de ses jambes écrasées. Il tandis le bras au maximum vers son salut.

- Aller ! Encore un effort... j'y suis presque !

Mais rien à faire , il n'y arriverait jamais, il allait mourir, le World Eaters était presque sur lui. Sahley le vit arriver, dresser son poing pour le tuer. Mais une paire de pieds entrèrent dans son champ de vision et un Crozius Arcanum qui fracassa la tête de l'hérétique. Shaley leva les yeux, Grimaldus se tenait là, le regardant d'un oeil critique. D'autres Black Templars arrivèrent, tous n'étaient pas en bon état. Certains avaient visiblement reçus des coups violents et avaient leurs armures fendues en plusieurs endroits, d'autres arboraient des traces de tirs. L'un d'eux avait même perdu un bras à hauteur du coude.

- Dégagez le, ordonna le Réclusiarque, dépêchez-vous, je ne veux pas être là quand ces moteurs exploserons !

Avec un grognement d'effort un Marine souleva le morceau de métal sous lequel Shaley était bloqué. Les jambes de ce dernier avaient été broyées jusqu'à l'os à mi-cuisses et n'étaient désormais que d'inutiles paquets de chaires sanguinolentes. Shaley émit un gémissement de douleur et de désespoir.

- Il est grièvement blessé, faites venir l'Apothicaire.

Ce dernier accourut et se pencha sur les jambes du sergent. Il ne portait pas de casque mais s'il l'on en jugeait à la balafre sanglante qui lui barrait le visage, son casque lui avait probablement sauvé la vie. Aussi, Shaley pu le voir froncer les sourcils quand il examina ses blessures. Sans un mot d'explication, il se mit en devoir de le soigner et actionna ses instruments qui injectèrent des produits dans le corps du sergent et commencèrent à l'amputer. Shaley essaya de protester mais le Space Marine restait sourd à ses récriminations.
Le sergent sentait la douleur s'estomper peu à peu. Il se demanda où pouvait bien être ses amis. Il fallait qu'il sache.

- Où sont mes amis ?
- Dans le vaisseau, pour la plupart, aucun n'en a réchappés, je suis désolé.
- Non, non ! C'est pas possible ! Il doit y en avoir qui sont toujours vivants ! Je dois aller voir ! Bran ! Répondez ! Quelqu'un !
- Calmez-vous j'ai presque terminé. Vous ne pouvez plus rien pour vos amis si ce n'est les venger.
- Je le ferai, jura Shaley, avec un ultime regard vers le tombeau de ses amis.

Il ne fallut pas longtemps à l'Apothicaire pour lui sectionner les jambes et stopper les saignements en cautérisant les plaies. Grimaldus fit un geste de la main, un Marine prit le Garde dans ses bras et se mit à suivre ses frères qui prenaient leurs distances avec le vaisseaux dont les turbines vrombissaient à toute allures. Le son s'amplifia encore un peu et disparu dans l'explosion. La boule de feu gonfla et éclata comme une bulle de savon, dans un rugissement de bête blessée, incinérant les morts restés à son bord et aux alentours. Les réduisant en cendres.
Le Marine qui tenait Shaley le posa à terre, aussi doucement que possible. Il rejoignit les autres qui discutaient autour du Réclusiarque pour connaître la suite des opérations. Pendant ce temps, le sergent enrageait d'être mis à l'écart. Certes il n'était pas un Astartes mais il avait au moins le droit de savoir ce qui allait ce décider, il faisait parti, d'une manière ou d'une autre du groupe, de plus il n'était pas là pour rien. Shaley se demanda si la cohabitation avec ces êtres de légendes ne les avaient pas banalisés à ses yeux. Il y a encore un mois il n'aurait jamais cru en voir de sa vie. Maintenant il les trouvait presque familiers. A défaut de participer il se trémoussa sur le sol pour essayer d'entendre ce qu'ils disaient. Son infirmité le mis hors de lui, il jura et blasphéma entre ses dents, mais vraiment tout bas, il savait que les Space Marines avaient une ouïe remarquable.

- Aucun de nous ne connais les lieux, Réclusiarque, je crains que nous soyons perdu. Le Thunderhawk à dévié de sa trajectoire initial et c'est écrasé dans un secteur inconnu.
- Alors établissez une communication pour nous évacuer et récupérer les corps de nos frères, rétorqua Grimaldus.
- Hélas les communications ne passent pas, elles sont brouillées par un signal. Il nous faut d'abord trouver ce qui empêche les communications ensuite on pourra avancer.
- Ça ne résout pas notre problème : où sommes nous ? Et comment détruire le signal si nous en ignorons la source ?
- Je sais où on est ! Je sais aussi où se trouve cette connerie d'installation !

Tous se tournèrent vers Shaley, couvert de sueur, qui rampait dans la poussière. Il était très pâle même si la colère lui redonnait des couleurs.

- C'est pour ça que je suis là, non ? Pour vous guider. reprit le sergent dont la hargne montait.
- Je n'aime pas votre ton, lâcha froidement Grimaldus, apprenez à garder la place qui est la votre, vous pourriez le regretter.
- Et moi je n'aime pas votre attitude, le rembarra sèchement Shaley, tout Space Marine que vous êtes je doute que vous sortiez vos hommes de là sans vous précipiter dans un piège.

Il y eut un très long silence, pendant lequel, les deux guerriers se dévisagèrent. Le regard du Réclusiarque n'impressionnait nullement le sergent qui se demanda si le Space Marine allait le tuer. Les autres Black Templars, balançaient entre une expression outrée et scandalisée par de tel propos si irrespectueux, d'un autre côté ce n'était pas tout les jours que l'on pouvait voir un sergent de la Garde Impérial moucher le Réclusiarque Grimaldus de la sorte.

- Que proposez vous ? finit par demander celui-ci.

Le ton qu'il employa était chargé de menaces. Il venait de perdre la face devant ses hommes, mais il n'avait pas vraiment le choix. Il était vrai qu'il avait oublié les connaissances du terrain de Shaley, raison pour laquelle il se trouvait ici. il avait commis une erreur de jugement en le comptant comme quantité négligeable. Pour le moment il laisserai passer un tel comportement et le mettrai sur la compte de la douleur aussi bien moral que physique. Grimaldus se morigéna, il devait se reprendre, la perte de son ami l'avait atteint plus qu'il ne voulait bien le reconnaître. C'était indigne de lui. En jetant un bref coup d'oeil aux autres il nota leurs expressions et sut qu'il avait fait le bon choix finalement. Avec un sourire il repensa à l'un des conseils qu'il avait donné au Sénéchal : "Ne vous excusez pas pour vos erreurs. Reconnaissez-les et ne les commettez plus*." Il se devait de l'appliquer.

- Quel est votre plan, continua t'il, radoucit.
- Je... nous sommes dans un secteur que nous avons toujours évités. Il y a beaucoup de bâtiments assez hauts et une énorme concentration de tireurs embusqués et saloperies du même genre, surtout qu'ils ont eut le temps de se préparer. Cependant il existe un moyen de quitter rapidement cet endroit, en prenant par l'Ouest, nous arriverons dans un quartier un peu plus à couvert et que je connais mieux.
- Très bien, soyez tous très prudent, et surtout, protégez le sergent, sans lui on ne sortira pas tous d'ici. Voir pas du tout. En avant !
- À vos ordres ! répondirent en coeur les Astartes.

Ils se mirent en mouvement. Ils n'étaient guères nombreux mais leur détermination était sans faille. Rien d'autre que le mur lisse et impénétrable de la foi pour l'Empereur éternel. Il avançaient, dominés par les gigantesques constructions, des centaines de paires d'yeux hostiles semblaient les observer des trous béants qui constellaient les tours comme autant de bouches haineuses fixant les Space Marines dans l'immobilité de la pierre et prêtent à leurs cracher la mort. L'atmosphère était lourde de menaces. Les seuls bruits perceptibles étaient leurs propres pas qui résonnaient sur la route qu'ils empruntaient, unique voix de sortie et un grondement souterrain. Ils avaient tous parfaitement conscience d'offrir des cibles en ors. Ils slalomaient entre les cratères, qui prenaient parfois presque toute la largeur de la route. Ils étaient remplis d'une eau saumâtre à l'allure visqueuse, parfois agitée par un vent inexistant.
Shaley observait les façades, essayant de déceler le plus petit indice qui indiquerait la présence du Chaos. Mais il n'y avait rien. Il se tenait fermement à son porteur, qui courrait à petit foulées, il était au centre de la formation, afin de protéger un maximum le sergent.

- Où sommes nous ? demanda subitement son porteur.
- Euh, à mi chemin de notre objectif. On se trouve juste au dessus d'un réseau d'égout assez important. D'ailleurs ce n'est pas de l'eau de pluie qui remplie les trous mais c'est les égouts qui sont remontés, en dessous c'est complètement inondé. Les obus ont percés tout les conduits.
- Je croyais que l'odeur venait d'à côté, glissa t'il tranquillement avec un regard appuyé à son frère qui se trouvait à ses côtés.
- Moi, au moins je n'ai jamais intéressé une femelle Orks.
Le Space Marine visé éclata d'un rire qui se répercuta étrangement sur les faces obscures des immeubles. Son Sergent se retourna pour lui lancer un regard courroucé, lui intimant de ce taire. Le Space Marine haussa les épaules pour s'excuser. Ils continuèrent d'avancer. Étroitement surveillés par la boule de feu qui incendiait les nuages de son flamboiement orangé. Elle descendait derrière la ligne d'horizon avec la lenteur de celui qui sait où il va. Tandis que ses rayons s'accrochaient encore au ciel éclairant le chemin des Space Marines.
Il restait encore une mince lueur témoignant de la douceur du soleil. Peu à peu la lumière du jour finit de décroître pour laisser la place au triste éclat de la lune. La nuit était tombée, laissant indifférent les Astartes. Shaley somnolait, bercé par le rythme régulier de la course du Marine.

- Eh, il dort, remarque un des Marines derrière le porteur.
- Quoi ? C'est vrai ?
- Il n'est pas nerveux comme soldat, lui, ricana le voisin.

Son rire s'interrompis dans une gerbe de sang, son crâne venait d'être à moitié vaporisé par un tir qui ne venait de nul part.

- Sniper ! À couvert ! hurla Grimaldus.

Les Astartes obéirent immédiatement et cherchèrent à se mettre à l'abris où le pouvaient mais c'était plus facile à dire qu'à faire. La route était large et de grand trou d'obus engloutis bloquaient le passage. Heureusement pour eux, l'Empereur devait leurs sourire, à moins de deux mètres la carcasse d'un gros blindé offrait un couvert suffisant. D'autres tirs vinrent ricocher sur le sol ou contre l'acier calciné, provoquant des séries d'étincelles. Un des Marine jeta un rapide coup d'oeil par dessus le blindé. Il ne vit que la rue déserte, seulement occupée par le corps de son frère. Les tours ne révélaient aucune trace du sniper. Juste des ouvertures encore plus sombre sur l'intérieur du bâtiment. Mais grâce à son imagerie thermique il ne tarda pas à le voir. Sitôt fait le Black Templars rentra bien vite la tête, plusieurs balles allèrent se perdre là où était sa tête un instant plus tôt.

- Je l'ai vu. Quarante mètres en haut huitième fenêtre à gauche. Il à toi Avius.

Ce dernier se plaça sur le côté, il mit un genou à terre et épaula un lance roquette. Il ne prêta pas attention au tir qui ricocha contre son plastron et fit feu. La roquette fila droit par une ouverture. L'explosion illumina tout l'étage qui déjà fragilisé, s'effondra, provoquant une réaction en chaîne. Entraîné par leurs poids les étages tombaient les uns sur les autres, la tours toute entière s'écroula avec fracas. Le silence revint. Les Space Marines quittèrent leur couverts avec méfiance mais tout semblait finit.

- Frère, attention !

Ce dernier se retourna mais ne vit rien, il eut le réflexe de regarder à ces pieds, un tentacule serpentait sur le sol et avec la vitesse de l'éclair le saisi par la cheville et le tira avec une force inimaginable l'Astartes qui griffait inutilement le sol pour se retenir. Un croisé se jeta en avant pour l'attraper mais il fut trop court et ne frôla qu'à peine la main tendue d'Avius avant qu'il ne disparaisse dans le trou d'eau avec un cri déchirant. Il y eut un grondement sous leurs pieds, juste en dessous d'eux, le grondement d'une créature que devait être plus immense qu'un Titan. Le blindé s'envola et s'écrasa quinze mètres plus loin lorsque le béton éclata dans un geyser d'eau nauséabonde. Un autre tentacule, recouvert d'épines et d'écailles s'abatis de tout son poids sur les Marines, formant un sillon d'où un liquide gluant suintait. Le chant de guerre d'un bolter lourd attaqua le tentacule mais ne lui causa que des dégâts mineurs. De nombreux tirs le rejoignis bien vite, criblant le membre qui s'agitait en tout sens, ravageant tout se qu'il touchait. Finalement il se retira sous l'eau. Mais ce n'était pas terminé, c'était même pire. Des dizaines de tentacules crevèrent le sol et semèrent la mort. Un Marine mourut écrasé, un autre se fit emporter dans les profondeurs des égouts et un dernier se fit transpercer par un tentacule terminé par une pointe longue de quasiment trois mètres.

- Courez ! commanda Grimaldus, en avant !

Les Space Marines battirent en retraite tout en tirant sur le monstre dont les tentacules sortaient du sol, toujours plus nombreuses. Même le plasma se semblait pas le gêner plus que ça. Les Astartes furent forcés de s'enfuir à toute jambes, le monstre ne les lâchait et était apparemment invulnérable. Shaley était ballotté en tout sens. Il ne cessait de surveiller ses arrières, sans pouvoir détacher son regard des tentacules qui les poursuivaient, frappant au hasard, s'obstinant à attaquer. Pour couronner le tout, des tirs éclatèrent un peu partout, touchant les Marines, quelques un s'effondrèrent au sol. Shaley en vit un se faire toucher à la jambe, tomber puis se relever avant qu'un autre tir ne le clou parterre. Bientôt ce fut des autocanons qui se mirent à arroser la zone. Un Black Templars chuta lourdement et n'eut pas le temps de se redresser qu'un tentacule le tira vers un trou. Shaley avait était installé dans une sorte de nacelle accrochée par des lanières dans le dos de son Marine, aussi il avait une vue parfait de se qui se passait. Il se saisi de son pistolet bolter, il visa très soigneusement ça cible et tira. Il fit moucha à chaque coups et le tentacule relâcha l'Astartes qui hocha la tête en direction du sergent pour le remercier, il se remit en route et reçu une balle dans le torse juste après. Il vacilla mais resta debout et continua d'avancer vaille que vaille. En pressant sa main sur la blessure.
La course effrénée durait depuis des heures et les Space Marines ne pouvaient s'arrêter sous peine de se faire abattre par les tirs qui balayaient la route ou par le monstre dont les tentacules surgissaient de partout à travers le sol. Les Astartes commençaient à donner des signes de fatigues, ils couraient un peu moins vite qu'en fin d'après midi et respiraient comme des soufflets de forge. Mais ils ne marqueraient aucune pause quitte à mourir d'épuisement, pas tant qu'ils n'en recevraient pas l'ordre.

- Courage ! Nous y somme presque, les snipers seront trop loin ! lança Shaley.

Il se demanda pourquoi il avait dit ça, ce n'était pas très utile. Mais il sentait qu'il devait le dire. Encore un Marine perdit la vie face à la créature, il se fit faucher et se retrouva une vingtaine de mètres en arrière, il tenta de fuir mais un tentacule l'écrasa violement. Ils couraient aux sons des tirs répétés, du monstres et de temps en temps de profonds grondements qui venaient de sous terre. Il faisait nuit noire et les croisés étaient véritablement exténués. Mais ils avaient réussis, les hautes tours étaient derrières, tout comme le monstre et les snipers. Ils purent enfin se reposer et marcher.

- Dites nous où nous sommes, demanda Grimaldus entre deux souffles.
- Eh bien, on est arrivé dans les quartiers militaires, il y a pas mal de casernes et d'entrepôts pour les équipements et les blindés. Le coin est sûr. Je sais qu'à environs dix kilomètres il y a une sorte d'installation. Elle a était construite pas les adorateurs. On a jamais vraiment su à quoi ça servait, mais si quelque chose brouille les communications c'est ça.
- C'est défendu comment ?
- Il y des adorateurs, beaucoup de tourelles automatisées et des renégats, en tout cas il y en avait.
- Très bien, cinq minutes de pause et on y va.
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EN GRAS je modère, sinon je suis pas serieux.
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litrik
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PostPosted: Sun 23 Sep - 11:15 (2012)    Post subject: Ecrits divers de Litrik Reply with quote

Chapitre XVI : Un nouvel ami.


Shaley ne se sentait pas bien. Pas vraiment à cause de ses terribles blessures, ça lui vaudrait encore de magnifiques implants bioniques. Mais il avait le mal de mer, ou pour être plus précis le mal du Marine. Cela faisait près d'une journée que son porteur le transportait dans des conditions peu, voir pas du tout confortables, surtout quand il courait. En le voyant si pâle, l'Apothicaire lui avait demandé si la blessure en était la raison. L'escouade avait éclatée de rire en l'entendant dire se qu'il avait réellement. Le sergent aurait juré que même Grimaldus avait au moins sourit.
Pour l'heure, Shaley les guidaient à travers le dédale de ruines et de décombres, afin de les mener jusqu'à l'installation. N'ayant rien de mieux à faire et afin d'oublier un temps soit peu sa nausée il se plongea dans l'étude du paysage, s'amusant à imaginer les lieux lorsqu'ils avaient étés intacts et les rues pleines de vie. Mais cela s'avéra un exercice difficile, même impossible. Avec un pincement au coeur, le sergent pris brusquement conscience qu'il n'avait jamais connu la paix. Il avait toujours vécu avec la guerre. Il écrasa une larme ; il n'arrivait à peine à concevoir une ville vivante et tranquille. Il ne savait pas ce qu'était une existence sereine. Il regarda le Space Marine qui avançait devant lui.

- Je peux vous poser une question ? demanda timidement Shaley.
- Faites.
- Avez-vous jamais eu envie de connaître la paix ?
- La paix n'est pas envisageable tant que respirent les ennemis de l'Empereur.

Shaley soupira, pourquoi lui avait-il posé cette question stupide ? Qu'attendre d'autre qu'un fanatisme presque aveugle et un sens du devoir à toute épreuve ? Les Space Marines ne devaient même pas concevoir une galaxie sans guerre ou ennemis à combattre. Il était même probable qu'ils ignorent tout de la paix.

- Je crois savoir ce qui vous tracasse, reprit le croisé, vous confondez le plaisir et le devoir. Certes, je connais la paix cette idée ne m'est pas étrangère. La guerre, aussi noble soit-elle, n'est pas un plaisir, même pour un Astartes. Quel genre de guerrier serais-je si je me complaisais dans le combat ? Je vais vous le dire, je serais un de ces berserks milles fois maudits, qui prendrais plaisir à semer la mort et à faire couler le sang.
À défaut de trouver le bonheur et le repos dans la paix il faut le trouver dans l'accomplissement de notre devoir envers Lui.
- Vous n'avez donc jamais eu envie de poser votre bolter ?
- Jamais. Je suis un Astartes, le bras armé de l'Empereur, si je ne me bats plus c'est qu'il n'y a plus d'ennemi à combattre ou alors, je suis mort pour Lui. Je vis pour Le servir. Sachez juste que j'ai connu la paix, durant une bref période, il y a très longtemps. Nous avions fait une escale sur une planète où les habitants ne connaissaient même pas la signification de la guerre. Seulement, deux mois plus tard les Orks ce sont chargés de rectifier cette lacune. Celui qui ne se bat pas en mourra conclut le Marine.
- Je ne suis qu'un homme, dans cent ans, je serais mort et oublié, vous, vous combattrez encore en Son glorieux nom.
- Oublié ? releva soudainement son porteur, pas par moi.
- Par moi non plus.
- Je... Shaley se tut, ne sachant quoi dire.

Leur route se poursuivit, sans qu'un seul mot ne sois échangé. Les Black Templars étaient fidèles à eux même et ne disaient rien, le sergent méditait sur son sort et les propos des Marines. À bien y réfléchir il commençait à éprouver autre chose qu'une sorte de vénération bouche bée et sans borne. Il les trouvaient... chaleureux pour ne pas dire sympathiques. Il n'était pas l'un des leurs, ça non, certainement pas. Mais le sergent ne représentait plus qu'un simple Garde à leurs yeux mais un homme de valeur et un héro. Sans se tromper Shaley pouvait affirmer être l'un des très rares non croisés à s'être plus au moins lié d'amitié avec des membres de l'Adeptus Astartes.
Shaley finit par annoncer qu'ils étaient maintenant quasiment arrivés.
L'installation avait été construite sur une petite colline, entourée de pieux d'aciers, de barbelés et de tout ce qui pouvait ralentir une avance ennemi. Le bas de la colline était totalement à découvert, l'abri le plus proche étant à environ une douzaine de mètres de la colline. Sur laquelle se tenait un ensemble hétéroclite de meubles qui soutenait tout un appareillage qui émettait des bips en permanence. Au centre il y avait un grand mat que le vent secouait doucement. Dans la station il était possible d'apercevoir, entre les mailles du filet de camouflage, des ombres qui allaient et venaient. Les flancs de la colline était truffés de plaques de tôles ou morceaux de bétons qui dissimulaient des tourelles automatisées.

Les Space Marines se préparèrent à attaquer. Shaley put enfin quitter cette nacelle improvisée qu'il était venue à détester, pour son inconfort. Lorsqu'il finit par s'en plaindre, un Marine lui demanda, s'il sentait toujours ses jambes. Le sergent ne put s'empêcher de partager l'hilarité de l'escouade. Mais c'est avec envie que le sergent regarda les Astartes partir à la guerre. Il regretta d'avoir était laissé sur place, mais il n'aurait fait qu'être un poids mort. Il était donc resté en arrière, avec pour seule compagnie des chargeurs supplémentaire que son porteur lui avait laissé, "juste au cas où...". Shaley admira la tactique militaire appliquée par les Marines, simple et efficace, un assaut frontal qui ne laisserait pas de place à la pitié. Ils détruisirent en un instant les emplacements de tourelles et ne firent aucun cas des barrages d'aciers. Ils se dirigèrent droit sur la station de brouillage. Le spectacle de Shaley fut interrompu. Un groupe d'hommes venaient de faire irruption devant lui. Ils étaient tous habillés pareil. De longues robes rouges, renforcées de plaques d'aciers bruts ou de pièces de cuir, fatiguées et couvertes de saletés. Leurs capuches ne les dissimulaient pas, il cachaient leurs visages derrière des bandeaux noirs, ne laissant de visible que les yeux, mais en contre-jour Shaley ne les distinguait pas. Les adorateurs, semblaient venir d'un autre temps, ils étaient armés de gourdins, de lames rudimentaires et de sorte de lances. L'homme de tête était le seul à possèder un fusil laser, de facture impériale. Le chef, sans doute.
La main du sergent chercha la crosse de son pistolet bolter, mais le chef s’accroupi et retira son bandeaux. Son visage, bien que crasseux était parfaitement humain et amical.

- Ben, mon vieux, on peux pas dire qu’ils vous ont loupé.
- Vous...
- Caporal Hetty, régiment de la Légion d’Acier, pour vous servir, sergent..?
- Sergent Shaley, je suis ravi de voir que je ne suis pas le seul Garde rescapé. J’ai cru que vous en étiez à cause de vos fringues, faites gaffes, il y les Space Marines et je...
- Vous inquiétez pas, on ne va pas s’attarder.
- Quoi ? Venez avec nous, nous sommes sauvés.
- Ouais ça je sais, je dois dire que ces derniers temps ont étaient très dur, vous n’imaginez pas le nombre d’amis que j’ai perdu.
- Vous au moins ils vous en reste, Shaley désigna du menton la douzaine de Gardes qui se tenaient en retrait, vous ne faites pas les présentations ?
- Ah si, je vous présente mes amis, tous de bons et loyaux serviteur de Khorne
- Traître ! Shaley n’avait même pas pris le temps de réfléchir et avait dit ça presque par réflexe.
- Méfie toi, tu te comportes comme un Space Marine, tu les a côtoyé trop longtemps, ricana t’il. Prompt à juger se qu'ils ne connaissent pas.
- Je vais te tuer, dégénéré ! Vomissure du Warp ! enf*iré de tas de merde ! lui cracha Shaley.
-Te fatigues pas, je suis insensible à la flatterie.

Shaley se saisit de son arme mais le traître anticipa son attaque et lui assena un terrible coup de pied dans la poitrine. Le souffle coupé le sergent laissa échapper son pistolet. les adorateurs l’encerclèrent pour le rouer de coups. Le traître le frappa violement à l’aide de sa crosse de fusil. Shaley avait mal partout et crachait son sang. sa vue était floue, il ne voyait que des ombres indistinctes. Il essaya de crier pour appeler de l'aide mais un gourdin le frappa sur le bouche. Le sergent sentit des larmes de sang couler sur ses joues. Il tandis la main pour saisir une arme mais il ne récolta qu’un coup de masse qui lui brisèrent la totalité des os. Shaley sanglota et pria de toute son âme pour que la mort le délivre. Les Marines ne pouvaient plus le sauver, il voulait juste que la douleur cesse.
Un coin de son esprit, enregistra et nota l’explosion de la station de brouillage, plus loin sur la colline. Mais de cela il s’en fichait éperdument, il n’y avait que les ombres qui l’entouraient et le battaient à mort, une fin qui ne tarderais plus à présent.

- Lâchez-le ! Lâchez-le ! Immondes traîtres ! hurla quelqu’un.

Il y eu plusieurs détonations de bolters et les ombres se dispersèrent rapidement, remplacée par une forme gigantesque qui ne pouvait être qu’un Astartes.

- Sergent ? Vous m’entendez ? Frère Apothicaire ! Le sergent est blessé.

Une autre forme succéda à la première. L’Apothicaire lui dit quelque chose mais Shaley ne le comprit pas. La douleur finit par s’atténuer, de même que le vue lui revenait. Enfin il commença à discerner des contours normaux. Les Black Templars l’entouraient , à ses pied, le sergent vit que la plupart de ses agresseurs gisaient morts, le corps disloqué par les bolts.

- Vous n’avez rien de grave, hormis des côtes cassés, votre mais, ainsi que quelques dents.
- Sergent, vous vous sentez assez fort pour reprendre la route ? lui demanda Grimaldus avec une sollicitude qui le surpris.
- Je pourrais conquérir la galaxie, Seigneur.
- Parfait, frère, il se tourna vers un Marine, contacte nos lignes, il nous faut un vaisseau.

Le Marine hocha la tête. Il essaya de communiquer avec la base. Shaley en profita pour souffler un peu. Ces dernières heures avaient été éprouvantes.

- Seigneur Grimaldus, je ne reçois rein, il n’y a que des parasites. La station y était pour rien.
- C’est ce que je craignais. Changement de tactique. Je sais que des Space Wolves se battent dans las parages, il faut l’espérer. Je pense qu’essayer de les rallier serai une bonne idée, nous ne...

Grimaldus ne put en dire davantage. Un des croisés venait de le plaquer au sol. Lui évitant de ce faire percuter par un missile. Grimaldus se releva, un Defiler s’approcha de leur position, accompagné par des Thousand Sons. Le sang des Black Templars ne fit qu’un tour mais la présence du Defiler les empêcha de se jeter aveuglement à l’assaut. Les Marines avec les armes lourdes ouvrirent le feu, les hérétiques tinrent bon mais ne se lancèrent pas au corps à corps afin d'éviter les deux plasmas lourds des croisés et surtout les très rares Terminators qui constituaient la garde rapprochée de Réclusiarque. Mais le Defiler se mit en mouvement, incapable de se contenir plus longtemps, agitant ses énormes pinces. Il fit quelques pas et une de ses pattes explosa, le jetant à terre.

- Mais, qu'est ce que... ?

Quelque chose d'incroyablement rapide passa au dessus du combat dans un mugissement de moteur, il négocia un virage extrêmement serré et effectua un second passage labourant le blindage du monstre d'acier qui rugissait. Au troisième survol le Defiler s'effondra pour de bon, une fumé violette s'échappant de son corps brisé. Puis le vaisseaux revint encore, sauf qu'il s'arrête en vol stationnaire, armes braquées sur les Thousand Sons. Ses canons s'illuminèrent de blanc et épelèrent la mort, provoquant un cliquetis annonciateur de souffrance sur les armures de hérétiques qui tombaient les uns après les autres, sans pouvoir se défendre, le vaisseau effectuait de brusques embardés dès qu'un des automates le prenaient pour cible. Enfin, tout les ennemis de l'Empereur trépassèrent de la main de maître du pilote.

- C'est un Nightwing, murmura Grimaldus la voix pleine de mépris.
- Je hais les Eldars, renchérit le porteur de Shaley.
- Vous me recevez ? demanda une voix.
- Oui, sorcier.
- Alors c'est ainsi que l'on remercie son sauveur chez vous ? le pilote s'exprimait dans un haut gothique parfait.
- Cible verrouillée, annonça un Marine.

Comme par magie le Nightwing remonta brutalement en l'air.

- Vous êtes fidèle à ceux de votre race si primitive. Impulsifs et brutal.
- Si tu es venu nous insulter je vais te donner raison, xenos !
- Très bien, je vous ais sauvé, la moindre des choses serais de m'écouter avant de me tirer dessus.
- Tu as dix secondes, accorda Grimaldus.
- Je suis Ceruithar, ma mission est de veiller sur les événements de cette planète. La naissance d'un Prince-Démon. Et je dois m'assurer que vous le tuiez ici. S'il venait à s'enfuir... les conséquences seraient catastrophiques...
- Ce n'est qu'un Prince-Démon, je ne le crains pas, et ce n'est pas le premier que l'Adeptus Astartes tueras, l'Empereur nous guideras, l'interrompis le Réclusiarque
- Je vous le souhaites.
- Mais ça n'explique pas pourquoi vous nous avez aidé.
- Vous étiez en difficulté, notre but est commun. Je vous aide et vous faites de même.
- C'est une alliance ? lança Grimaldus avec dédain.
- Oui, en quelque sorte. Je suis coincé ici, à cause des perturbations Warp. Une fois le démon mort, promettez moi de me laisser quitter cet endroit.
- Nous verrons, xenos, j'ignore encore ce que votre traîtresse race manigance mais je n'aime pas ça, se méfia le croisé.
- Je prend ça pour un oui. À trente kilomètres au Nord, il y a d'autre de vos frères des Space Wolves. Je ne peux les aider. La bataille est mal engagée. Ils se sont regroupés dans un petit bastion, le Chaos est partout, il faut les déloger à la main, je ne peux que vous ouvrir le passage.

Le pilote n'attendis pas de réponse et disparut dans le ciel à une vitesse inimaginable. Laissant les Marines seuls avec eux même. Ils ne se formalisèrent pas de ce départ mais ils ne digéraient pas non plus le faite de devoir coopérer avec un Eldar. Les hérétiques allaient payer pour ça aussi. Conformément aux indications de Ceruithar les croisés se dirigèrent vers le Nord, avec célérité, bien que le chemin soit parfois difficile d'accès. De temps en temps Nightwing passait au dessus d'eux, en faisant de la haute voltige et des manœuvres d'évitement inutile. Même Shaley qui ignorait tout du pilotage savait reconnaître un pilote qui voulait épater la galerie. Les acrobaties aériennes de l'Eldar laissèrent de marbres les Astartes mais le sergent ne se lassait pas de les admirer. À un moment un Black Templar demanda tout haut si pour une fois les renégats pouvaient avoir une bonne idée et abattre le sorcier. Il y eu quelque rires discrets.

- Il ne faut pas aller par là, intervint Shaley au détour d'un chemin (^^)
- Pourquoi ? l'interrogea son porteur.
- Je connais bien le coin, il y a un solides campement de traîtres. Il y a un gros blindé.
- Quel type ?
- Heu... un peu le même que vos chars. J'ignore leurs noms.
- Char Prédator, l'Empereur nous en préserve.

Avec regret, Grimaldus entra en contacte avec Ceruithar qui passait et repassait entre les nuages, simulant des duels aériens.

- Xenos, droit devant il y a une base du Chaos, votre puissance de feu nous sera utile.
- Compris, je passe à l'attaque à votre signal, Mon'Keigh, ajouta l'Eldar, le ton joyeux.

Grimaldus ne releva pas l'insulte et continua de progresser à travers les décombres d'Omund. Il ne leur fallut pas plus d'une heure pour arriver en vue du camp. Entre temps l'Eldar avait disparut du ciel, désormais vide et abandonné. La base du Chaos était en réalité qu'un gros poste avancé mais sévèrement défendu. Il était délimité par des palissades de plastacier hérissés de pointes. Les points d'entrés, protégés par des tourelles étaient également gardés de plusieurs Astartes. Au centre du camp un blindé, recouvert de runes impies et révulsant semblait attendre de pourvoir déchaîner sa noire fureur. Les croisé restèrent à couvert sur une buttes qui surplombait la base, leur offrant une vu imprenable. Il ouvrirent le feu, les bolts sifflèrent et explosèrent lorsqu'ils rencontraient une cible. Quelques renégats moururent avant qu'ils ne ripostent efficacement. Le char pivota et dirigea son canon là où provenait les tirs.

- Maintenant ! hurla Grimaldus.
- La flamme d'Asuryan brûlera à jamais ! fut sa seule réponse.

Pareil à un grand oiseau de proie, il fondit sur le blindé en surgissant de nul part. Les armes lourdes de l'aigle perforèrent le Prédator comme du papier. Le rapace remonta au dernier moment, en une vrille presque verticale. Mais il ne prit de la hauteur que pour mieux réattaquer les unités terrestres. Pourfendant tout ce qui bougeait, se déplaçant trop vite pour seulement s'inquiéter des tirs adverses. Il fila en rase-mottes, soulevant des nuages de poussières et vitrifiant le sol de ses réacteurs tant il volait bas. Les défenses automatiques tentèrent de l'abattre mais c'était sans compter l'intervention des Black Templars qui se refusaient à laisser toute la gloire au xenos. Ils se débarrassèrent aisément des tourelles à l'aide de grenades. Permettent toute liberté de mouvement au chasseur qui s'en donnait à coeur joie. Clamant des cris de guerre féroces sur les moyens de communications des Marines qui s'efforçaient de les dissimuler derrière leurs cantiques hurlés à pleine voix, alors qu'ils affrontaient les renégats. Shaley qui s'efforçait de vider son arme sur un hérétique prit subitement conscience que lui aussi vociférait les mêmes prières que les Astartes.
Le Nightwing noya sous une déluge d'énergies un bâtiment qui explosa violement. Sûrement une réserve de munitions ou de carburant pensa Shaley, jusqu'au moment où il remarqua que les défenses automatisées ne tiraient plus. L'Eldar avait encore démontré sa redoutable maîtrise de son vaisseau en détruisant le réseau d'alimentation. La base du Chaos n'était que cendres fumantes. Les Marines pouvaient reprendre la route. Ils avançaient rapidement mais les embuscades se succédaient. Heureusement le Nightwing les déjouait toute et clouait sur place les hérétiques. Les Black Templars durent même finir par reconnaître son utilité.

- Attention, attaque sur le flanc gauche, fenêtre de droite, quinze mètres en hauteur, prévint l'Eldar une énième fois.
- Pas d'angle de tir ! rétorqua Grimaldas en se jetant derrière un pilier, évitant une pluie de bolts.

Le Chasseur se place juste en face de la position, en vol statique et laboura le mur de ses projectiles implacables, projetant des éclats de bétons dans tout les sens.

- Position nettoyée !
- Reçu, en route, couvrez nous.

Une fois de plus le vaisseau, prouvant son incroyable maniabilité se dégagea d'entre les bâtiments pour regagner le sécurité du ciel, son royaume. Il ne fallut guère longtemps pour qu'un autre piège se referme sur les croisé qui commençaient à arriver au bout de leurs munitions. L'Eldar fit disparaître le concept même de piège en massacrant la vague d'adorateurs que les Astartes se chargèrent d'achever au corps à corps afin de préserver au maximum les bolts. Malgré ce temps perdu les croisés pouvaient maintenant entendre les bruits d'une terrible bataille. Des bolts qui sifflaient et des grenades qui explosaient, les Space Wolves étaient proches. Shaley finit par entendre à son tour le macabre chant de guerre.

- Mouvement, sud-est ! signala un Marine, unité isolée.
- J'ai pas de visuel, s'alarma l'Eldar en décrivant de grands cercles.
- Position 8 degrés sud 3 degrés Est !
- Je le vois ! Que Khaine guide mon bras !

L'ennemi s'effondra au sol, coupé en deux.

- Lance-missile ! Étage de droite ! cria Grimaldus

Pour une fois le Nightwing fut trop lent à réagir. Il piqua du nez mais trop tard, la roquette le percuta sur l'aile, le dirigeant violement sur le sol où il s'écrasa dans une explosion qui faillit rendre le sergent sourd. En réponse les bolters se levèrent là d'où venait le tir et y crachèrent la mort hurlante, annihilant l'ennemi.

Chapitre XVII : Triste jour pour les héros.


Seiart approcha prudemment. Il jeta un regard inquiet derrière son épaule et ne vit que ses camarades qui l'enjoignirent d'un geste menaçant à continuer. Seiart trouvait son rôle injuste, sous prétexte qu'il avait rejoint l'Eglise de Sang à la fin de la résistance acharnée de la Légion d'Acier, c'était à lui que revenait toute les missions dangereuses. Il protégea son visage des flammes en levant le bras, le brasier rugissait joyeusement. L'adorateur escalada l'aile encore intacte et se pencha sur le cockpit. La fumé conjuguée à sa peur le fit reculer mais une insulte des autres le força à avancer. De son arme il tapota l'habitacle, pas de réactions. Il fit signe aux autres qui se répartirent les tâches, éteindre l'incendie, qui ne fut pas difficile à maîtriser et surtout extraire le corps du pilote. Mais pour cela il fallait ouvrir le vaisseau, un travail ardu. Mais le groupe d'adorateurs savaient qu'il ne fallait pas échouer. Les Eldars portaient tous ce qu'ils appelaient "pierre d'esprit" et selon toute vraisemblance les Thousand Sons seraient ravis d'en détenir.

Ceruithar fut tiré de sa léthargie par des coups répétés. Il secoua la tête, quelqu'un donnait des coup violents contre le Nightwing. Le pilote arma son pistolet shurikens et ouvrit l'habitacle. Il s'attendait vaguement à voir des Space Marines mais pas un visage d'adorateur. Ceruithar lui fit exploser le crâne avant qu'il n'alerte ses compagnons. Il se redressa et ouvrit le feu sur le reste du groupe et en abattit deux de plus. Un cultiste lui fonça dessus en hurlant mais l'Eldar le faucha d'un seul tir magnifiquement placé dans la gorge. Avec difficulté, le pilote sorti du vaisseau en tuant un hérétique de plus presque machinalement, il courant en agitant une masse mais les shurikens lui firent éclater la partie droite de la tête projetant un rideau de fines gouttelettes pourpres.

- Je perd un vaisseau à essayer de les protéger et ils me laissent pour mort.

Ceruithar n'ajouta rien de plus et se dirigea là où les Astartes étaient censés passer pour rejoindre les Space Wolves. En passant il frôla de ses doigts la moelle spectral du chasseur en murmurant des prières à Vaul de l'avoir gratifié d'un pareil Nightwing, qui lui avait sauvé la vie au moment du crash.
Il marcha un moment. Même en sachant que les Space Marine avaient sécurisés le chemin il resta méfiant. Lorsqu'il entendit la bataille faire rage devant lui, il ralentit. Il entreprit de gravir la butte pour se retrouver dans le dos des Black Templars qui observaient le combat en dressant un plan d'attaque. Ceruithar réfléchit un instant sur la façon d'apparaître.

- C'est gentil de m'avoir attendu.

Instantanément l'oeil noir des canons de bolters le fixèrent avec intensités. Les Marines ne baissèrent leurs armes que lorsque le Réclusiarque l'ordonna.

- Toujours vivant ? Grimaldus ne cacha pas sa déception.
- Je vais bien, c'est aimable de demander.
- Que faites vous ici ? demanda le croisé le ton cassant.
- Je viens vous apporter mon aide, encore une fois.

Grimaldus jeta un regard méprisant sur le pistolet shuriken que tenait l'Eldar et immédiatement les images des affrontements avec ces xenos lui revinrent en mémoire et surtout les dommages causées par de tels équipements.

- Je devrais vous tuer sur le champs.
- Je le répète je puis vous aider.
- Avec quoi ? gronda un croisé le dédain à peine voilé, vous ne faites pas le poids face aux renégats.
- J'en conviens mais je ne me souviens pas avoir dit que j'étais seul ici.
- Traître ! Tu nous as...
- Rien dis ? C'est exacte, le coupa le pilote, mais gardez à l'esprit que pour le moment vous n'avez pas les moyens d'affronter les Eldars en plus des hérétiques. Je ne suis pas votre ami souvenez-vous en lorsque vous me parlerez.
- Je vous ferez payer chacun de vos mots ! Mais, plus urgent m'appel, nos Frères se font massacrer.
- Vous avez un plan ?
- Oui, nous sommes entrés en contacte avec les Space Wolves. Tandis que nous attaquerons les flancs les Loups de Fenris feront une sortie, les hérétique plierons devant nous.
- Je dispose aussi de plusieurs unités elles sont proche. Elles pourront amener la confusion dans les rangs du Chaos.
- Vous pouvez établir une liaison ?
- Nos communications courtes portées marchent, donc oui.
- Vous passerez à l'attaque quand vous le jugerez opportun. Quant à moi je tâcherais de pas vous tirer dessus. Ni les Space Wolves.
- C'est entendu je ferais pareil de mon côté, répondit Céruithar du tact au tact.


Guern jubilait, l'assaut se déroulait selon ses plans, rien ne pouvait le réjouir autant. Sauf peut être la perspective de la récompense qui se profilait à l'horizon. Les choses allaient de mieux en mieux pour lui. Tout d'abord, il avait été nommé chef des World Eaters, soit directement placé sous les ordres du Seigneur de Sang Enrohk. Ensuite sa première mission en tant que tel se parait des atours de la victoire. Une mission qui consistait à traquer et exterminer les Space Wolves éparpillés dans Omund. Et voilà qu'il tombait sur ces derniers au dépourvu, leurs infligeant une cuisante défaite. Les Loups de Fenris avaient trouvés refuge dans ce bâtiment. Facilement défendable mais ces ordures ne tiendraient plus très longtemps. Pour couronner le tout les Thousand Sons avait dus jurer allégeance au Prince-Démon. Même si pour cela, plusieurs des sorciers avaient étés massacrés comme du bétail. Khorne devait hurler de joie, son plus grand rival venait d'essuyer un cruel revers du destin. Quelle ironie !

Maintenant, Guern dirigeait une force combinée de Thousand Sons et des World Eaters. Une fois les Space Wolves tués... sa gloire et sa puissance ne connaîtraient plus aucune limite. Il regarda les loyalistes se défendre avec l'énergie du désespoir. Les quelques ouvertures qui auparavant crachaient des bolts et des grenades sans discontinuer se taisaient. Les Marines ne tiraient que s'ils étaient certains de toucher leurs cibles et ne ils ripostaient plus. Cette bataille embaumait le doux parfum de la victoire. Guern se leva et fit jouer sa griffe éclaire. Encore un cadeau de son Maître, une armure de Terminator, un somptueux présent arraché au corps chaud de son ancien propriétaire. Enrohk avait été claire : si Guern parvenait à vaincre son favori, il prendrait sa place. Bien évidement ce pourri avait mordu la poussière.
Le Seigneur Terminator, appela ses troupes et les prépara à l'attaque. Il avait utilisé les Thousand Sons comme chaire à canons pour occuper les loyalistes et les affaiblir, à présent les guerriers de Khorne allaient prendre la relève et rafler toute la gloire. Guern leva son poing.

- Pour Khorne et pour le Seigneur du Sang ! En avant.

Les dizaines de renégats hurlèrent avec force en agitant leurs haches, bolters et autre outils de mort. En réponse les caniches poussèrent un long cris de rage, semblable à celui du loup. Les Space Wolves n'attendirent pas la charge des hérétiques et se ruèrent à l'assaut en beuglant comme des sauvages, bondissant des fenêtres et surgissant des brèches. Cette tactique ébranla un instant Guern mais il ne recula pas. Déjà ses hommes se jetèrent sur les Loups écharpant tout ce qu'ils pouvaient, sans pitié aucune. Le Terminator suivit ses hommes au coeur du combat quand une clameur lui fit l'effet d'une douche froide.

- Mort aux hérétiques !

Guern vit avec horreur sa victoire facile s'effondrer alors que des Marines en armures noires dévalaient la pente, lâchant tirs après tirs avec une précision redoutable. Mais le Seigneur ne hésita pas, il ordonna aux Thousand Sons qui opéraient leur repli de revenir au combat et d'intercepter les croisés. Les Black Templars durent ralentir et se défendre. En plus des Astartes automates certains berserks, se précipitèrent sur les croisés avec une rage inconcevable, imitant en cela Enrohk, sur qui ils prenaient modèles. Hélas, même avec ce renfort inattendu les renégats tenaient encore la victoire. Guern s'en rendit compte et poussa ses guerriers à plus d'ardeur, car si en plus il parvenait à tuer des Black Templars, son Maître s'en souviendrais. Il décida de renforcer son attaque et de briser les Marines et sur son ordre des unités blindés se lancèrent sus aux loyalistes. Les Dreadnoughts du Chaos, ivres de rage, prisonniers de leurs prison éternelles libérèrent leur haine séculaire sur leurs ennemis. L'affrontement tournait à la boucherie, un véritable peloton d'exécution. Guern exultait, il se retrouva face à son homologue et éclata de rire en écarta le marteau tonnerre. Le coup qu'il assena au Terminator ouvrit un trou béant, révélant la chaire et le sang. Mais ce n'était pas suffisant pour stopper un si grand guerrier qui redoublait de courage en vociférant des champs ridicules à la gloire de son Empereur. Il ne l'acheva rapidement que pour le faire taire.


Grimaldus hurla de dépit, il perdait ! Il ne devait pas échouer ! Ses hommes se battaient courageusement mais ce n'était pas suffisant, les hérétiques étaient dix fois plus nombreux qu'eux et bien mieux équipés.

- Où reste ce traître d'Eldar ?! rugit il en passant sa colère sur un berserk.
- Je l'ignore Seigneur, il nous a trompé...

Le reste de sa phrase fut emporté en même temps que son visage par le bras mécanique d'un Dreadnought. Grimaldus recula, cette machine impie l'avait pris pour cible et fendait l'air des ses faux. Puis une lance de lumière ardente le traversa de par en par. Un pas étrangement pesant et léger à la fois résonna.

- Des Eldars ! hurla Malr qui tenait le flanc de Guern

Ce dernier ce retourna, un Seigneur Fantôme venait de détruire un de ses précieux Dreadnoughts. Le Terminator gronda, il hurla et tempêta, motivant ses troupes au delà de l'imaginable. Ce n'était pas une abomination Eldar qui allait l'effrayer. Le destin le détrompa. Un puissant cris suraigu lui transperça les tympans, pendant un instant il cru que des Noise Marines étaient là. Mais ce fut des formes minces et souples qui engagèrent ses troupes.

- Banshees... par Khorne ! Battez-vous ! Massacrez les tous !

Cette fois-ci, rien ne pouvait les protéger des lames sorcières des Eldars, pour couronner le tout d'autre de ces perfides créatures ne cessaient d'affluer. Des Faucheurs noirs avaient pris positions en hauteur et mitraillaient les hérétiques pendant qu'une escouade d'Araignées Spectrales désorganisaient les rangs. Guern, dans un cris de rage abattis son ultime atout.

- Maintenant !


Straif, observait le combat d'un regard morne. Il doutait que ce foutu Guerne ne fasse appel à lui. Les loyalistes même avec les croisés en plus, ne faisaient pas le poids. Pour passer le temps il s'amusa à compter le nombre de morts causé par un des Dreadnoughts. Straif soupira quand il mourut par un tir de la part du Seigneur Fantôme. L'hérétique savait depuis un moment qu'un important détachement d'Eldars approchaient jusqu'ici. Il l'aurait bien dit à Guern mais vu comment celui-ci le traitait il n'en n'avait aucune envie, de plus, cela lui permettrait d'aller tuer du Marines. Il vissa son casque sur sa tête, ce sera pour bientôt, il transmit à ses hommes de se tenir prés. Enfin, l'ordre arriva. Straif laissa un sourire cruel étirer ses lèvres.

- Rapaces du Chaos, en vol !

Treize réacteurs dorsaux vrombirent et emportèrent les Marines dans les cieux. C'est avec grand soin que Straif choisi son point d'impact. Il laissa libre court à sa soif de vitesse en se propulsant dans un cri tout droit sorti du Warp. Ce fut les Faucheurs qui connurent une fin prématurés. Ne s'attendant pas à une attaque venue des airs ils perdirent presque tous la vie. Les Rapaces étaient comme fous, démembrant avec un plaisir sadique et un appétit vorace. Lorsque les Faucheurs tentèrent une retraite les renégats démarrèrent leurs réacteurs et d'un bond puissant ils écrasèrent les Eldars. Straif leva son épée tronçonneuse en signe de victoire.

- Nous sommes la mort qui vol !

En supprimant le soutien le Chaos reprenait l'avantage de la puissance de feu. Les Rapaces ne restèrent pas, ils n'aiment guère s'attarder, aussi ils décollèrent. Une fois encore Straif chercha un point faible à exploiter. Mais des mouvements le retinrent. De là où il était, il avait une vue imprenable et put voir des blindés approcher à grande vitesse. Des chars antigravs, Straif compta deux Flacons et se qui ressemblait méchamment à un Prisme de Feu. Ça s'annonçait mal. Il décida d'en informer à Guern bien que cela lui en coûtât. Le refus du Terminator ne l'étonna pas. Enrohk demanderait sa tête s'il revenait avec un défaite.
Tout compte fait Straif se réjouit, si Guern tombait en disgrâce et qu'il apportait sa tête de chien au Seigneur du Sang, il était en droit d'espérer une récompense. Les événements prenaient une tournure inattendue. Il fallait juste que les World Eaters perdent. Straif avait même une idée, de plus il joignait l'utile à l'agréable. Il n'avait jamais apprécié cette légion, il allait enfin s'amuser.

- On se replie, cette bataille est perdue !

Les Rapaces obéirent à contrecoeur. Ils quittèrent le ciel, à regret, pour disparaître derrière les bâtiments.
Guern fulminait, il perdait du terrain et ces maudits Rapaces avaient lâchement fuis. Ils paieraient cette défaite. Mais il comprit très vite pourquoi ils avaient fuis, un trait de lumière frappa en plein des les rangs des World Eaters les dispersants, complètement carbonisés. Pour finir le Terminator ordonna la retraite, ivre de rage. Il le fit sous les tirs meurtriers des Falcons. Les renégats ne s'arrêtèrent pas pour autant. Les ennemis ne leurs donnèrent pas la chasse mais il valait mieux mettre de la distance. Ils embarquèrent dans les Rhinos qui attendaient patiemment en arrière. À mesure qu'ils se rapprochaient de ses lignes, Guern fit le décompte des morts, le résultat l'angoissa. Enrohk n'allait pas aimer mais alors pas du tout. Sa colère serait terrible.

Soudain le Rhino fit un écart violent et plusieurs tonneaux, il percuta un mur de béton qu'il traversa comme si cela n'était que du vent. Il glissa sur quelques mètres avant de s'immobiliser. Guern n'eut pas le temps de comprendre que l'écoutille fut arrachée et le rugissement d'un lance-flammes envahi le compartiment. Guern frappa le vide, se débattant contre le feu, jusqu'à se qu'une épée tronçonneuse vienne le décapiter éclaboussant l'intérieur du blindé. Straif ressorti triomphant, pendant que ces hommes achevaient le reste des World Eaters. Le Rapace ricana, il n'avait pas était difficile de recruter des adorateurs, ils étaient si facile à manipuler, leurs armes avaient fait merveilles. L'arrivé d'un Rhino mit fin à ses rêves. Des Marines en sortirent, tous vêtus de l'amure bleu et or, frappée de l'Ouroboros. Un officier s'avança.

- Guern est mort, remarqua tranquillement l'Astartes en posant le regard sur la tête qui pendait mollement à la main du Rapace.
- Oui, cela sert mes plans, mais ça ne te regarde pas. Ne te met pas travers de mon chemin, tes Sans-Vies ne me font pas peur.
- Rassure toi, je hais les World Eaters autant que toi, si ce n'est plus. Je regrette juste de n'avoir moi-même tué ce prétentieux.

Le Thousand Sons tourna les talons et reprit la route à bord du Rhino abandonnant Stairf qui regroupait son escouade. Un berserk, le visage brûlé s'extrait du Rhino estropié. Le Rapace l'y renvoya d'un revers d'épée dans la gorge. Ce simple geste l'emplie d'une satisfaction sans nom. Maintenant il lui fallait regagner ses lignes.


Grimaldus se dirigea vers les Eldars, accompagné des autres Astartes. Les deux camps se fixèrent un moment. Le Réclusiarque fit un pas en avant et tendit la main dans un geste qui se voulait amical son visage n'exprimant que le dégoût. En face de lui, Ceruithar, il prit la main du Marine et la serra.

- Les ennemis de mes ennemis, sont mes amis.
- Pour le moment, rétorqua Griamldus.
- Je suppose que mes transports vous serez utile pour regagner votre base.
- Oui, mais avant je dois récupérer le corp du Sénéchal Melcor et de ses Frères d'Épées.
- Alors on 'y va.

Shaley ne savait que penser, jamais il n'aurait, ne serai-ce imaginer monter dans un char Falcon. C'était si étrange, il avait l'impression de ne pas avancer, mais il fallait croire que le blindé se déplaçait avec rapidité parce que la rampe s'abaissa moins d'une heure plus tard. Et selon ses estimations ils avaient parcourus une bonne centaine de kilomètres. Il quitta le véhicule, toujours juché sur son porteur. Le sergent retint un cri d'horreur. Les murs... ils était couvert de cadavres, des Space Marines crucifiés. Tous, outre les blessures consécutif à un affrontement avec des berserks, avaient un trou sanglant à la place du coeur. Le spectacle était effrayent et macabre, il y recelait une méchanceté qui ne pouvait être appréhendée par un être vivant. Les Frères avaient été mutilés, les yeux arrachés et les mains coupées. Shaley finit par remarquer la forme que prenait la disposition des corps, lorsqu'il se représentât cette... forme il manqua de s'évanouir. Car ce signe il l'avait vu sur ce le Boucher... Khorne...

Déjà des Marines entreprirent de détacher les corps. Au centre se tenait une autre dépouille, empalée sur un vulgaire poteau et attachée par du barbelé. Grimaldus hurla sa douleur au ciel. Mais il refusa de l'aide lorsqu'il s'occupa de Melcor en le retirant du pieux sur lequel il reposait. Ses mains tremblaient, agitées par la rage. Les Eldars se tenaient respectueusement en retrait. C'est ce qui leur sauva la vie. Une vague de feu balaya la zone, les restes des Frères d'Épées furent vaporisés un par un dans une série d'explosions. Emportant avec elles plusieurs Astartes. Shaley eut la vie sauve uniquement parce qu'il était dans le dos du Marine qui recula attend, son armure le protégeant du shrapnel. Le sergent réalisa, stupéfait, que les cadavres avaient été piégés à l'explosif. Une fois la poussière dissipée il ne restait rien, hormis le corps du Sénéchal. Grimaldus se redressa et dévisagea les rescapés qui ne comprenaient pas non plus comment une telle profanation pouvait seulement germer dans un esprit aussi noir.
C'est le coeur serré qu'ils placèrent Melcor dans un des transports, ils auraient tant voulut ramener les autres. Avec douceur, presque de la délicatesse, les antigravs s'élevèrent du sol et firent route vers la base des Space Marines.


Straif remontait crânement la haie de World Eaters. Avec en main la tête de Guern. Il sentait clairement les regards brûlants qui le vrillaient, mais cela ne faisait qu'attiser son plaisir. Quand il arriva devant le Prince-Démon il s'inclina profondément et déposa la tête. Il n'osa pas regarder Enrohk, il n'était pas sur de garder tout ses membres par le suite.

- Ils l'ont tuer ? demanda Enrohk.
- Non, ô maître vénéré, il a perdu la bataille et je l'ai puni comme il le méritait. Il y avait des Eldars.

Straif se félicita de c'être fait accompagné par ses hommes, il trouvait que l'atmosphère, chargée de haine, le rendait nerveux.

- Des Eldars ? Peuh, ils ne sont rien, ils mourront aussi. Ils seront sacrifiés à Khorne.
- J'y veillerais, puissant Seigneur.
- Oh, je ne pense pas. Même s'il le méritait, je n'aime pas que l'on tue mes World Eaters surtout quand ils ont ma confiance.
- Je...

Il ne dit rien de plus, l'épée d'Enrohk venait de trancher Straif dans une gerbe de sang, laissant deux moitiés fumantes, le visage figé d'incompréhension. Sur un haussement d'épaules du démon qui s'en allait avec la tête de Guern, les Marines présents encerclèrent les autres Rapaces qui comprirent trop tard qu'ils étaient déjà morts.
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EN GRAS je modère, sinon je suis pas serieux.
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litrik
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Palmarès : Vainqueur du concours de peinture N°3 : été 2013

PostPosted: Sun 23 Sep - 12:36 (2012)    Post subject: Ecrits divers de Litrik Reply with quote

Chapitre XVIII : Le Chasseur.


Quntus, colla son oeil sur le viseur où se dessinait la tête d'un adorateur, il évalua la distance et la force du vent, il aimait faire ça. Sa cible était à presque six cents mètres avec un vent négligeable. Il s'agissait d'un officier. Il était armé d'un pistolet plasma, seul les plus gradés pouvaient espérer de telle armes. Quntus bloqua sa respiration et pressa la détente. Sa cible fut projetée en arrière et resta au sol dans une flaque de sang qui allait en s'élargissant. Autour de lui ses hommes s'affolaient, cherchant d'où venait le tir. Le Scout changea de fenêtre et logea une balle dans la poitrine au premier qui se pencha pour récupérer le pistolet plasma. Une fois encore il changea de position de tir, rapide et léger comme une ombre, indécelable. Il enrichit son tableau de chasse avec deux adorateurs, ces derniers comprirent enfin, et se dispersèrent. Quntus pressa son oreillette.

- Ici Alpha, Ils viennent vers vous.
- Bien reçu.



Defeius saisit son arme et se prépara, il agita la main vers son escouade qui se rassembla près de lui. Une trentaine d'adorateurs couraient dans leur direction. Defeius leva la tête par dessus son arme, il se permit de sourire, un des cultistes portait un lance-flammes. Une fois à porté il visa soigneusement les réservoirs et tira. Il déclancha un maelstrom de feu, incinérant une demi douzaine d'hérétiques qui s'égaillèrent en piaillant, le corps environnés de flammes. Les balles traçantes fendaient les airs, à chaque impacte, les adorateurs donnaient l'impression d'avoir heurtés un mur. Les derniers survivants se jetèrent à couvert, pour se faire sommairement exécuter dans le dos par un autre Scout.

- Mission accomplie, murmura Defeis à son micro. Alpha ? Vous me recevez ? reprit-il après un silence. Répondez !
- Que ce passe t-il ? demanda un Scout.
- Je n'ai plus rien, Alpha ne répond pas.
- Il ne peu sans doute pas.
- Négatif, je n'ai pas reçu de signal. On va aller voir.



Quntus glissa le fusil dans son dos et se redressa. Il regarda distraitement par une fenêtre lorsque le dernier des adorateurs fut hors de vue. le Scout reparti tranquillement, fredonnant un chant qui glorifiait l'Empereur, celui qu'il affectionnait particulièrement, un hymne qui encourageait les hommes à se battre pour Lui.
Quntus marchait dans les couloirs sombres et humides. Les ouvertures étaient assez rares par endroit, jetant une lueur incertaine qui ne cessait de croître et décroître à mesure qu'il avancer. Quntus murmura les dernières paroles dans un crachotement de sang. Il porta ses mains à la gorge, stupéfait du liquide vermeil qui lui inondait le torse. Il leva les yeux cherchant quelque chose, instinctivement. Il ne vit qu'une ombre qui s'élança depuis les ténèbres. Elle était rapide, trop rapide, se déplacer si vite transcendait la réalité. Quntus dégaina sa lame qui étincela dans le noir. Il la tenait fermement dans sa main, poisseuse de sang. L'ombre dévia de sa trajectoire au dernier moment. Il fallut au Scout plusieurs secondes avant de sentir la douleur dans son bras, les tendons sectionnés avec une précision qui défiait l'imagination. La dague tinta au sol. Quntus essaya de parler mais chacun de ses mots finissaient dans une bulle de sang qui venait éclater au coin de sa bouche. L'ombre s'attarda au dessus de lui, le tailladant, de coups nets et précis parfois ponctués d'un rire mauvais. Pas méchant, ni même cruel mais pire encore, le genre de rire qui semble venir d'une tombe, de la noirceur éternelle de la mort et des milliers de tourments que celle ci peut apporter. Ils se répercutaient sans fin dans les couloirs déserts.



Defeius observa le long bâtiment dans lequel devait se trouvait Quntus. Sinistre à souhait, bien que cela n'éveilla rien de particulier en lui, hormis la méfiance. Il repéra une ouverture assez large pour passer et s'y glissa silencieusement, suivit de son escouade. Ils étaient tous aux aguets, les sens en alertes. Aux années d'entraînement, venait s'ajouter l'efficacité légendaire de la Raven Guard pour toute ces guerres de l'ombre.
Les Scouts avançaient prudemment, mus par l'instinct. Ils ne rompaient pas la formation. Attentifs au moindre bruit leurs regards aiguisés, passaient le moindre centimètre carré au crible. Ils montèrent les étages, sans rien trouver de plus, sauf de rares rongeurs et nuisibles du même acabits. Quand 'il atteignirent le dernier étage il purent voir une forme allongée sur le sol dur et froid de béton. Accourant, les Scouts réalisèrent avec tristesse qu'il s'agissait de Quntus, mort.

L'homme à gauche de Defeius fut le premier à connaître le repos du trépas, il tomba à la renverse étreignant sa blessure, ne pouvant contenir le sang qui s'écoulait à gros bouillons de sa balafre. Les Marines pivotèrent mais rien ne signalait la présence d'un quelconque ennemi. Un rire résonna dans le noir et un second Scout perdit la vie dans un funeste souffle d'air. Mais cette fois ci une forme évanescente se détacha dans la faible lueur du couloir. L'escouade se mit en mouvement, poursuivant l'ombre à travers le bâtiment. Leur course les fit descendre de plusieurs étages, un Scout trébucha dans l' escalier qui menait au sous-sol et ne se releva pas, son sang formant une petite cascade dans les marches.

Ils dévalèrent l'escalier comme un ouragan, sur les talons de l'ombre. Personne ne parlait ni ne s'insultait, rajoutant encore à l'étrangeté de la situation. Seul l'aboiement furibond d'un bolter rompit le silence. L'ombre ne s'en préoccupa aucunement et accéléra brusquement, semant ses adversaires avec une facilité déconcertante. Defeius regarda autour de lui pour se repérer. Il ne voyait pas grand chose, des tuyaux apparent qui serpentaient le long des murs dégoulinants de rouille, des dizaines de corridors et au moins autant de pièces uniquement occupées par des caisses pourries et délabrées, d'autres salles étaient vides. Néanmoins, beaucoup de portes demeuraient closes. Interdisant l'accès de leurs parois blindées. Des bruits de pas résonnèrent, un Scout hurla avant de perdre un de ses bras. Lorsque l'ombre revint, une fraction de secondes après, le Scout mourut, un morceau de métal dans l'oeil, enfoncé jusqu'au cerveau. Mais Defeius bondit comme un félin et essaya d'intercepter l'ombre, il la plaqua durement au sol, cette dernière se débattait remuant et sifflant comme un serpent. Elle taillada l'avant-bras du Scout qui ne relâcha pas son étreinte pour autant. Dans un hurlement de rage strident l'ombre se dégagea, elle se remit sur ses pieds -- pour autant qu'elle en ait -- à une vitesse surprenante. Defeius ne la distinguait toujours pas clairement, ne voyant qu'une masse noire informe et vaporeuse. Lorsqu'il la tenait il avait juste discerné une forme indistincte et angoissante... ce faciès... si malveillant... respirant une monstrueuse perversion et une dépravation sans limite, une cruauté que personne ne pouvait comprendre ou même imaginer.

Defeius se releva sous le regard méprisant de l'ombre ne bougeait pas, pourtant on aurait juré qu'elle ne cessait de se mouvoir dans tout les sens. Le Scout sortit sa dague, un sourire carnassier fendit son visage empreint de sévérité. L'acier froid fendit l'air, l'ombre recula et avance presque simultanément en ripostant. Le Scout se pencha en arrière, sentant sur sa gorge le souffle glacial de la mort qui venait de le frôler. Defeius repris son équilibre et poussa en avant, l'ombre se fendit sur le côté et frappa le bras du Scout qui feinta brusquement sur la flanc droit de l'ombre mais elle anticipa, en un écart acrobatique. Le Scout trancha le vide, l'ombre s'évanouit face à son attaque pour réapparaître dans son dos.

Dans un mouvement compliqué et difficile à suivre, l'ombre se précipita sur Defeius, sauf que ce dernier bloqua la lame adverse de sa dague avec une grande dextérité, rencontrant enfin une résistance de la part de son ennemi. L'ombre émit un sifflement de frustration et enchaîna les assauts désordonnés mais redoutablement rapides et précis. Le Scout peinait de plus en plus à contenir la rage de l'ombre. Elle ne s'arrêtait pas, hurlant des imprécations dans une langue incompréhensibles. Defeuis fut bientôt acculé, il resta impuissant contre le déchaînement de colère dont il était la cible. Lentement il glissa contre le mur, le corps mutilé en milles endroits, le sang suintait doucement de ses plaies. La dernière image qu'il emporta avec lui était le visage de l'ombre, collé à quelques centimètres de lui, il voyait désormais distinctement son adversaire qui souriait de toute ses dents pointues et dégoulinante de sang. Defeius ferma les yeux, essayant d'ignorer le rire sardonique qui lui vrillait les oreilles, mais ce fut en vain.

- Je sais qu'ils sont nombreux mais là...
- Ça ne fait que confirmer notre supposition.

Eirham regarda son équipier. Il pressa son oreillette.

- Ici leader Omega à QG, SCS localisée, je répète, SCS localisée.
- Ici, QG, bien reçu.
- En attente d'ordre.
- Le Capitaine de la Raven Guard vous ordonne de surveiller la SCS et de communiquer tout ce qui vous sembles suspect.
- Reçu, par contre, maintenant que vous le dites... il se passe des choses "suspectes". Il y a plein d'hérétiques partout.
- Ici QG, terminé.

Les deux Scouts échangèrent un regard et se concentrèrent sur leur tâche. Pendant plusieurs heures ils observèrent les allées et venues des Spaces Marines du Chaos et des esclaves qui travaillaient péniblement. Les malheureux qui faiblissaient se faisaient impitoyablement exécuter, décapités à l'épée tronçonneuse. Eirham soupira, il examina le paysage morne qui l'ennuyait tant. Leur poste d'observation se trouvait dans un trou d'obus au sommet d'une colline qui devait être anciennement un immeuble, le panorama n'offrait rien de vraiment intéressant. Finalement il retourna à sa surveillance.

- Omega ? Vous m'entendez ? Ici Delta.
- 5 sur 5, quelle est votre position ? demanda Eirham.
- Droit devant, la tour effondrée, troisième fenêtre, cinq mètres.
- Je vous ais en visuel Delta, confirma le Scout après, en les regardant par la lunette de son fusil.
- Je crois que l'on va bien s'amuser ici.
- J'en ais peur, gardons le silence radio, l'ennemi peut intercepter nos communications. Terminé.
- Reçu, terminé.

Les deux équipes de Scouts retournèrent à leurs occupations respectives. Eirham astiquait soigneusement son arme pendant que son camarade essayait d'atténuer une éraflure qui barrait son armure à l'avant bras. Voyant que Eirham était tout à sa tâche il décida de vérifier que rien de suspect ne c'était passé. Malgré cette fastidieuse mission il s'en acquitta consciencieusement. Il ne le remarque pas tout de suite. Il était partiellement dissimulé par un tas de gravas, le Scout pris mentalement note que, de l'excavation le corps du Marine était parfaitement invisible. Il zooma sur le cadavre avec sa lunette de fusil, juste pour en avoir le coeur net. Le renégat appartenait au World Eaters. Le Scout prévint son équipier, celui-ci jura entre ses dents et pressa son oreillette.

- Ici Omega, quarante degrés sur notre position, vous le voyez ?
- Ici, Delta, je le vois, ça m'a l'air très récent.
- C'est vous ?
- Négatif, devons-nous prévenir le commandement ?
- Attendons d'en savoir plus, terminé.
- Bien reçu, terminé.

Les soldats scrutèrent les environs avec une attention renouvelée. Ce fut l'équipe Delta qui leurs signala en première. Il fallait vraiment avoir l'oeil

- Par l'Empereur c'est quoi cette chose ? souffla Eirham.



Zorgald, se tenait accroupi, au sommet d'une colonne, miraculeusement intacte dans ce champ de ruines. Pour n'importe quel observateur; il n'y avait qu'un reflet sur ce pilier, mais en y regardant un peu plus attentivement l'on pouvait distinguer un nuage noir. Sa forme humanoïde avait de quoi dérouter. Le plus dérangeant était cette curieuse impression de le voir sans cesse en mouvement alors qu'il était parfaitement immobile.
Cela faisant une bonne heure que Zorgald suivait le groupe de guerriers Space Marines, ces Scouts, de prétendus éclaireurs, foutaises !. En réalité ils étaient aveugles à tout ce qui les entouraient. Ils ne voyaient rien, et faisaient un bruit inimaginable en se déplaçant. La Mandragore sauta souplement à bas de sa colonne. Il s'étira comme un chat et fit quelques pas. Il était plus que temps de se mettre en chasse. Il avait besoin de sang et de douleur pour évacuer ses sombres pensés et sa colère qui sourdait en lui.

Trahison ! Tous lui avaient mentis ! On lui avait fait miroiter le pouvoir et la gloire. Mais ce n'était que cendre et poussière. Cendre et poussière ! Il avait une mission, tout à fait dans ses cordes. Une fois accomplie tout c'était retourné contre lui, ses comparses avaient étaient capturés et les Tourmenteurs c'étaient chargés d'obtenir les informations sur le complot qui se tramait. Dans son malheur, Zorgald estimait avoir eu de la chance. Lorsqu'ils étaient venus le chercher la Mandragore avait réussi a se débarrasser des guerriers de la cabale. La course effrénée dans les coursives du vaisseau lui revint également.

Les hurlements des blessés et des morts dont il était responsable lors de sa fuite le fit sourire. Plus grande encore fut sa chance quand il vit quelle planète sa capsule de secours pouvait atteindre, bien que cela il ne le comprit pas tout de suite. Au début il avait fait profil bas. Puis quand la fureur des combats était retombée il était sorti de l'ombre pour semer la douleur. C'est en torturant un adorateur qu'il découvrit quel potentiel renfermait cette planète. Une SCS, et plus précisément le trésor qu'elle renfermait. Les siens ne portaient que peu ou pas d'intérêt aux SCS mais si sa cabale venait à apprendre son secret, il en serai tout autre. De plus elle représentait une formidable monnaie d'échange. Mais pour l'instant Zorgald devais s'assurer que les dires de l'adorateurs étaient fondés.

La Mandragore n'avait pu résister à la tentation de tuer et avait affronter cette vermine de Scouts. Ensuite il c'était directement rendu à l'excavation. La présence d'autant de monde l'avait gêné. Se faufiler là bas, relevai de la folie. C'est justement ce qui avait motivé l'Eldar. Comble du bonheur il avait même réussi à égorger un Space Marine. Ce dernier lui tournait le dos. Zorgald n'avait eut qu'à sauter depuis un point élevé et se laisser tomber sur le dos du renégat et enfoncer sa lame dans les chairs, passant par les points faibles de l'armure. Un jeu d'enfant, véritablement trop facile. Son assurance regonflée, Zorgald se dirigea là où la concentration de vermines était la moins importante. Il passait comme l'ombre qu'il était entre les hérétiques, se rapprochant de l'excavation. Il passa sous une arche avachie et s'arrêta net.

Un Space Marine se trouvait devant lui, le regardant sous bouger. Zorgald se retourna, les renégats arrivaient en silence et l'encerclait. Ils se contentaient de le dévisager, même leur respiration était inaudible. L'Eldar noir pivota sur lui-même, il n'y avait pas d'échappatoire. Le plus perturbant était l'étrange attitude des hérétiques.
Brusquement, le cercle s'ouvrit, pour le nouvel arrivant. Même le Berserk présent se tassa sur le côté pour le laisser passer, personne ne leva les yeux. Sauf Zorgald dont l'échine fut parcourut d'un frisson. Il ne retint pas l'hurlement d'effroi qui lui montait à la gorge, il ne contrôla pas plus la panique qui prenait son coeur dans un étau glacé.

Il était grand, trop grand. Son armure imitait clairement celle des Berserks mais il ne faisait pas parti d'eux. De plus l'armure n'en était pas vraiment une. Tellement noire que ce mot en perdait son sens. Un soleil y perdrai son éclat à vouloir l'illuminer. Le casque était ni plus ni moins un crâne grimaçant, noir lui aussi, tout comme les yeux, pareil aux abysses insondables des océans. Les plaques de céramites étaient lourdements décorées de trophées de toute sorte. Des runes impies couvraient l'essentiel de son armure mais aucun des motifs ne correspondait à un dieu connu.

Zorgald était persuadé que ce Marine lisait dans son esprit, il voyait sa peur. L'Eldar trembla quand le renégat levas une hache aussi noir que les corbeaux. Zorgald choisi ce moment pour se ressaisir et passa à l'attaque, de toute ces forces il frappa le renégat mais son arme ne laissa même pas une égratignure. Épouvanté l'Eldar recula, la hache se déplaça et s'abattit trop vite pour que Zorgald ne réalise que le Marine avait bougé.



- Au nom de l’Empereur ! s’écria Eirham oubliant sa discrétion, c’est quoi ça !

Il regarda avec une fascination teintée d’horreur ce qui semblait être un Eldar noir se faire exécuter par le mystérieux hérétique.

- J’ai jamais vu de renégat comme ça.
- Moi non plus. Delta, vous en pensez quoi ?
- Delta ? reprit le Scout, légèrement inquiet, répondez Delta.
- Par Terra, il nous regarde ! Le renégat noir nous regarde !

En effet ce dernier les observaient et ce malgré la distance qui les séparaient. Le Marine se tenait tranquillement à les regarder. Soudain il beugla un mot indiscernable et courut droit sur les deux Scouts qui se préparèrent à tirer. Ils étaient équipés de fusil Stalker, pourtant les bolts ricochaient ou éclataient sans laisser la plus petite trace. Les Scout visèrent la tête sans plus de succès. Le renégat était très rapide et fut bientôt sur eux.

- Grenade !

Le Scout lança avec force sa grenade qui explosa contre le torse du Marine, sans aucun effet.

- Ah, il veut jouer ! rugit Eirham en dégainant un pistolet plasma, avale ça !

Le plasma surchauffé frappa l’hérétique de plain fouet. L’armure grésillât mais resta parfaitement intact. Il en fut de même pour les tirs suivants. Le renégat bondi sur le Scout, il lui décocha un coup de poing qui l’envoya à terre, le visage brisé. Son compagnon cria et se jeta sus au Marine qui l’intercepta en le saisissant pas le cou et lui broya la trachée. L’hérétique se tint un moment immobile, le corps du Scout toujours en main. Il rejeta la tête en arrière et hurla de toute ses forces, vers le ciel gris plomb.

Chapitre XIX : Funérailles et nouveaux amis.



La rencontre avait été pire que difficile. Marneus Calgar était resté un roc imperturbable face aux mystérieux Eldars, qui ne trahirent guère plus d'émotions. La situation était au bord de l'explosion. Les rangs des Space Marines étaient près à déchaîner les Enfers. Les Eldars n'était pas en restes et semblaient parés à libérer leur fureur. Ce fut Grimaldus qui brisa la glace et désamorça la bombe. Il avait expliqué ce qu'il c'était passé et avait employé tout ses talents de diplomate pour rediriger la haine de Marneus non pas contre les Eldars mais contre le Chaos. Finalement Marneus avait accepté la main tendue de Ceruithar qui faisait office de chef, en tout cas les siens le considérait ainsi. Marneus avait finit par retrouver son sens de la diplomatie et avait ordonné aux Astartes d'accepter cette aide, quoiqu'ils leur en coûtaient. Les Eldars, pour la majorité, restaient dans leur coin, sans rien demander à personne, ce qui convenait parfaitement aux Marines que ne cessaient de leurs jeter des regards emplis de défiance. Mais tous n'observaient pas ce cantonnement et se promenaient tranquillement dans la base. Sous la constante surveillance de Space Marines. Ces Eldars était loin de ressembler aux leurs. Les armures et vêtements étaient bien plus chamarrés, le plus souvent ils se tenaient à l’écarts de tout le monde, y comprit ceux de leur race. Ils se contentaient de « visiter » la base, indifférents aux Astartes qui exerçaient une étroite surveillance sur eux.

Shaley ne se lassait pas de les regarder, ils se déplaçaient comme sur un coussin d'air, ils respiraient la grâce. Le sergent était assis sur une caisse devant l'infirmerie qu'il venait de quitter, l'Apothicaire lui avait conseillé de marcher un peu pour s'habituer à ces jambes bioniques. Une nouvelle réalisation de l'Adeptus Mechanicus, sauf que cette fois ils c'étaient réellement surpassés. Les jambes étaient élégantes aux lignes souples et fluides. Finement gravées de motif qui représentait un ange, sur la cuisse gauche, la croix des Black Templars y avait été dessinée, à la demande du Réclusiarque Grimaldus. Shaley se sentait pataud et maladroit sur ses nouvelles jambes, il avait sans cesse l'impression de tomber. Mais il restait persuadé qu'avec le temps il s'y ferait.
Shaley regarda un autre de ces étranges Eldars s'approcher, celui si était différent. Habituellement ils se déplaçaient ensemble mais lui était tout seul. Son apparence sinistre tétanisa le sergent, l'air se refroidi brusquement. Son allure lente et mesurée était pareille au rythme des vies qui s'écoulaient dans le sablier de la galaxie, grain par grain, une vie après l'autre. Tout comme la Mort il n'était pas pressé, tôt ou tard, toute les existences des mortels seraient sienne. Shaley ne parvenait pas à détacher son regard, fasciné par le masque macabre porté par l' Eldar qui était désormais tout près. Shaley sentais qu'il venait pour lui parler. Il allait l'entendre quand un Astartes s'interposa, tirant Shaley de sa transe.

- Sergent !

Shaley reconnut son porteur, qui s'appelai en réalité Astyr, bien que ses frères Black Templars l'aient officiellement rebaptisé "la nounou".

- Je... je crois qu'il voulait me parler... marmonna fébrilement le sergent en désignant le sinistre Eldar qui s'éloignait de son pas tranquille.

- L'Empereur vous en préserve ! Vous ne savez pas à quoi vous vous apprêtiez avoir à faire. Même ceux de sa propre race les évitent, il fait parti de ces Arlequins, ils sont partout à se promener et à fureter. Mais celui là est différent, il s'agit d'un Solitaire. On raconte qu'un malheur frappera la personne qu'il croise, mais les gens à qu'il parle préféreront mourir sur place qu'affronter leur destin. Je doute que vous méritiez une éternité de damnation.
- Je vous remercie...
- Ce n'est rien. Je venais simplement m'enquérir de votre état de santé. mais je vois que vous aller bien.
- Juste un peu de mal à m'habituer à mes membres bioniques. Avec le temps je ferais avec.
- On se fait à tout avec le temps, prononça avec sagesse le Marine, mais pardonnez moi, je suis attendu, je dois partir, que l'Empereur vous guide.
- Vous aussi.

Astyr se rejoignit ses frères qui se rassemblaient, parfaitement alignés devant le bûcher funéraires. Sur un socle de marbre noir veiné d'or, un lit de bois attendait le corps du Sénéchal Melcor. Seul les Black Templars étaient présents et tolérés, même si Marneus et les autres Capitaines assistaient à la cérémonie. Melcor arriva enfin, il reposait sur un large bouclier, spécialement forgé pour l'occasion, les robes cérémonielles du Sénéchal claquaient dans le vent froid et sec qui soufflait depuis des heures. Le cortège avait à sa tête le Réclusiarque Grimaldus et six Frères d'Épées en retraits pour soutenir le bouclier. Avec lenteur ils déposèrent Melcor sur le bûcher tandis que Grimaldus gravit les marches de l'estrade où se tenait déjà Marneus et les Capitaines. Les Frères d'Épées encadraient maintenant le bûcher, torches à la main. Grimaldus s'avança pour parler.

- Mes Frères, ce jour à vu la fin d'un héros et d'un grand serviteur de l'Empereur. Nombreuses furent ses gloires, de ses premières armes à son ultime combat. Le Sénéchal Melcor a péri sous les coups d'Enrohk et il sera vengé.
Ne vous rappelez pas de Melcor comme celui qui est mort face à l'hérétique, sinon oubliez le. Souvenez-vous de lui comme l'homme qui est mort pour Lui. Car l'Imperuim c'est forgé, ce forge et ce forgera sur les tombes des martyrs ! Prenez exemple sur cet homme à qui le sens du devoir, de l'honneur et du courage lui a permit de se surpasser afin de servir notre Empereur au mieux.
Qu'il repose en paix, à Sa droite, pour l'éternité.

Les Frères d'Épées s'inclinèrent et mirent le feu à la dépouille du Sénéchal.

- Je tiens à lui rendre honneur, une dernière fois, reprit Grimaldus, il fut un jour où...

Le reste de sa phrase se perdit dans l'explosion. Une boule de feu orangée illumina le ciel. Plus loin, le mur de défense venait de céder dans une langue ardente vorace. Perpétuellement sur le pied de guerre, les Space Marines réagirent très vite, tout les débris n'étaient pas encore retombés qu'ils formaient une ligne compacte devant la brèche et attendaient fermement l'ennemi... qui ne venait visiblement pas. La poussière en suspension obscurcissait les alentours les Marines ne distinguaient rien, pour la simple raison qu'il n'y avait strictement rien à voir. Un moment passa et les Astartes se demandèrent si ce n'était pas juste pour les déstabiliser. Ils allaient rompre les rangs quand il arriva. Rien qu'en le regardant il aurait mit en déroute des armés entières. Il marchait sans se presser, comme si le monde lui appartenait. Sa respiration était lourde et profonde, pesante comme sa démarche. Pourtant il était évident que malgré sa stature massive il restait redoutablement rapide. Cependant, il recelait en lui une certaine grâce qu'exprimaient ses mouvements.

- Pour l'Empereur, feu ! hurla quelqu'un.

Dix bolters grondèrent à l'unissons, chaque bolts toucha sa cible, la criblant de petite explosions. Les Marines ne cessaient de tirer car l'étrange personnage se tenait toujours debout. L'armure noire du renégat était indestructible, mais les Astartes refusèrent de l'admettre et continuèrent d'ouvrir le feu. La tempête connue une accalmie quand les armes furent déchargées. L'air était empuanti par la fumée. Le renégat leva un bras au bout duquel il y avait une arme repoussante. Les Space Marines rechargèrent mais ne purent tirer, l'hérétique fit parler la violence, son arme vomit un épais nuage de ce qui semblait être du feu liquide. Il incinéra trois loyalistes. Ce fut de son pas lent et assuré qu'il marcha sur les autres, les écartant de sa route par de grands arcs de cercle qu'il faisait décrire à sa hache. Les membres et le sang volaient dans toute les directions, sous le rire sauvage du Marine du Chaos. Il tailla en pièce l'escouade en moins de quinze secondes.

Il s'enfonça plus profondément dans la base, se jouant de ses occupants, qui finissaient invariablement carbonisés par son fuseur. Il avançait en ligne droite, il massacra à la hache les rares Eldars qu'il rencontra, d'ailleurs, plusieurs Space Marines connurent le même sort. Et l'hérétique s'esclaffait sans marquer de pause, ses grands éclats de rires ressemblaient en faite, à de longs hurlements que seul le folie et la démence pouvaient pousser. Parfois on aurait dit qu'il sanglotait. En revanche, il était impossible de se méprendre sur ses actes, d'une cruauté sans nom. Il ne laissait derrière lui qu'un monceaux de cadavre, rien en l'arrêtait. Quelque soit l'arme utilisée son armure de ténèbre le protégeait.

Un vénérable Dreadnought finit par lui faire face. Sans se démonter le renégat continua d'avancer, faisant fi du torrent de flamme que la machine de guerre déchaînait contre lui. Le renégat accrocha son arme à la ceinture pour prendre sa hache à deux qu'il leva haut au dessus de sans tête. C'est en grognant sous l'effort qu'il abattit sa hache, au tranchant plus noire que son armure, sur le blindage du Dreadnought qu'il entama aisément. Il dû s'y rependre à plusieurs fois avant de perforer l'épaisse couche d'adamentium. Pendant ce temps les Astartes se rassemblaient et noyaient le renégat sous les tirs en tout genre. L'hérétique, quant à lui n'y attachait pas d'importance, pas plus qu'aux monstrueuses pinces du Dreadnought qui tentaient vainement de le broyer. Le renégat se saisit de son fuseur, il appliqua le canon contre le trou dans le blindage et pressa la gâchette. les cris déchirants du Dreadnought furent audibles dans toute la base, ne provoquant que l'hilarité du renégat. Ce dernier se dirigea droit sur les loyalistes en brandissant ses armes. Un mur le stoppa, ou en tout cas il essaya car le marteau du Terminator se brisa contre la carapace noire en projetant des étincelles bleus.
Marneus Calgar et sa garde venait de se planter devant le renégat.

- Ton chemin s'arrête ici, traître ! gronda Marneus.
- Traître ? Pauvre fou... je ne suis pas un de ces... ridicules Space Marines.
- Tu es quoi ? Un démon ? Cela ne fais aucune différence pour moi, je vais te détruire.
- Je ne suis pas un démon... petit guerrier.
- Dis moi qui tu es !!! tonna Calgar, ivre de rage.
- Je... suis... le...... Chaos ! Je suis... Khorne ! beugla t'il.
- Vermine, je vais te renvoyer en Enfer !
- Ah ah ah ah ah ah ah, ce n'est qu'un mot... laisse moi te montrer... ce qu'es l'Enfer !! Craignez le courroux du Damné noir !

Il leva son fuseur et tira sur le cercle de Space Marine, dans un hurlement qui déchira le ciel, il recouvrit la terre de son feu liquide dans une frénésie effrayante à voir. Marneus rugit et passa à l'attaque. L'hérétique se retourna, chargea l'Ultramarine et le projeta au sol. Mais l'Ultramarine se releva suffisamment vite pour éviter la hache qui frappa le sol en s'y plantant profondément. Marneus dégagea son pistolet bolter de son étui et tira, le Damné riposta de son fuseur mais le loyaliste se baissa à temps, il prit son élan et se projeta contre l'hérétique et il réussi un incroyable tour de force en le mettant à terre. Le Damné se saisit de Calgar à bras le corps et le jeta sur le côté puis il se redressa en hurlant. Il colla le canon de son arme sur le front de Marneus, mais rien ne se passa quant il appuya sur la détente. Le Damné vociféra milles blasphèmes et se débarrassa de son arme devenue inutile. Il attaque Marneus d'un grand coup de hache, capable de trancher un tank en deux. L'Ultramarine recula d'un pas et le fer noir ne fit qu'entailler légèrement son armure. Le Damné ne laissa aucun répit au loyaliste et lui assena un terrible coups de poing. Marneus chancela, il regarda autour de lui et perdit presque la raison, ils était tous morts. Il ne voyait plus les siens.

- Par l'Empereur !!! criât-il en chargeant.

Le Damné siffla de mépris et renvoya Marneus au sol d'un coup de pied en pleine poitrine.

- Seigneur, restez à terre !

Marneus tourna la tête, un char Prédator pointait ses canons sur le Damné. Le blindé tira simultanément avec son canon laser jumelé et les armes lasers coaxiales. Les rayons d'énergies purs percutèrent de plein fouet l'hérétique et le firent voler sur près de quinze mètres. Pourtant le Damné se relava, l'armure fumante. Ses gestes étaient saccadés et incertains. Il grognait des insultes et d'autres choses mon compréhensibles.

- Tirez ! ordonna Marneus.

Les rayons passèrent en grésillant à moins d'un mètre au dessus de Marneus et touchèrent l'hérétique qui tomba au sol en hurlant. Mais pour la seconde fois il se remit debout, sauf que cette fois si l'armure noir dégageait une odeur de charnier, elle semblait bouillir, le pire était le bruit, des milliers de voies qui hurlaient de douleur, toutes venaient de l'armure, des jets de fluides noires dégoulinaient de l'armure et allait se tortiller sur le sol.

- Je suis... toujours... vivant !!!
- Plus pour longtemps, murmura le pilote du char, surchauffez les armes et faites feu de toute la puissance disponible.

Le Damné reprit sa hache et courait, il se lançait sur le char, répandant derrière lui un liquide noire qui petit à petit prenait une forme vaguement humaine et rampait à la suite du Damné. Il se trouvait à trois mètres du char quant il prit les tires en plein visage. Il recula d'un pas, ses mains se portèrent à son visage dont le casque commençait à s'affaissait sur lui-même, tout comme le reste de son armure, les piaillements qui en sortait augmentaient et suscitait un dégoût sans limite, Marneus se sentait au bord de la nausée, il senti du sang couler de ses narines.

- Tirez encore !

Le blindé s'exécuta et les rayons perforèrent l'armure noire. Le Damné tomba et ne bougea plus, les forme humaines qui rampaient vers l'armure s'évanouir. Après un court silence, il y eut un flash d'une blancheur éclatante et un pilier de flammes monta vers le ciel, le cadavre du Damné trembla, et commença à se désagréger dans la colonne de feu. Bientôt elle se dissipa, ne laissant sur le sol rien de plus qu'une marque noire et une terre vitrifiée. Marneus Calgar soupira.



Le Seigneur de Maccrage examinait la salle de briefing, il avait convoqué tout le monde, le Réclusiarque Grimaldus, les Capitaines des autres Chapitres et de hauts officiers de l'Adeptus Mechanicus, notamment l'Adepte Ghert. Il y avait même une délégation d'Eldars. Bizarrement cette présence paraissaient tolérée, bien que le Black Templar s'en tenait le plus loin possible et ne cessait de lancer des regards méfiants.

- J'ai le bilan définitif de l'attaque, commença un des Capitaines, nous avons perdu quarante-deux Space Marines et un vénérable Dreadnought, il y a aussi près de douze blessés, la moitié d'entre eux souffrent d'entailles provoquées par la hache du Damné noir et nos Apothicaires ne parviennent pas à les soigner. Notre situation est catastrophique, le taux de perte atteint les cinquante pourcent...
- Il vous faut du soutient, intervint Ceruithar.
- J'ai peur d'être d'accord avec le xenos appuya Grimaldus qui se tenait adossé au mur, les bras croisés.
- J'en conviens mais sachez que j'ai d'or et déjà envoyer un message à quiconque le recevra, j'y expose en détail notre situation. De plus je vous rappel que le Capitaine Sterne est en route pour nous aider.
- Oui mais son secours sera inutile si nous sommes tous mort... entama Ghert.
- Hem, j'aimerais apporter des éléments nouveaux, annonça le Capitaine de la Raven Guarde en se levant de son siège.
- Je vous en pris, l'invita Marneus ravi de ne pas avoir à supporter les long discours qui était coutumier de l'Adepte.
- Comme vous le savez peut être j'ai envoyé mes Scouts effectuer des missions dans Omund, de le simple reconnaissance aux missions de sabotages ou d'harcèlements. Selon les rapports, ils auraient éliminés de nombreux officiers, et des groupes entiers d'adorateurs. Ils ont aussi estimés les armés ennemis à plus de mille renégats, je ne compte pas les machines de guerres et les démons. J'ai également reçu des compte rendus fort troublant.
Tout d'abord plusieurs escouades on étaient tuées, surtout dans certains secteurs. D'après un rapport d'une unité avec laquelle nous n'avons plus de contacte, la SCS serais localisée avec certitude, nous avons les coordonnées.
- Il nous les faut ! s'exclama l'Adepte.
- Laissez le finir, le calma Marneus.
- Bref, elle serait très sévèrement gardée, rien d'étonnant mais le plus bizarre c'est qu'après vérification les coordonnées correspondent à une excavation, je crois que la SCS devait être enterrée et pour une raison que j'ignore les hérétiques l'on déterrée.
- Une excavation ? releva Grimaldus, ce n'est pas le première que j'en entend parlé.
- Qui vous en a parlé ?
- Ce Garde, le sergent Shaley. Mais il ne sait pas grand chose, je le crains.
- Peu importe, je ne veut pas passer à côté, le plus petit renseignement nous sera utile.

Marneus se dirigea vers la porte qui coulissa à son approche. Les deux Terminators qui la gardait restaient immobiles, pareils à des statues de granites. ils ne s'animèrent que lorsque Marneus s'adressa à eux.

- Allez me cherche le sergent Shaley, immédiatement.



Shaley regardait la pierre sans rien dire. Le matin même le Sénéchal Melcor y avait été inhumé. Ensuite un Thunderhawk avait amené les cendres du Sénéchal sur la barge de bataille des Black Templars pour y être conservées. Le sergent se sentait triste, il avait vu le Sénéchal l'espace d'un rencontre mais il lui avait offert son propre pistolet bolter. Shaley avait tout de suite senti qu'il était face à un héros. Il était mort à présent. Il était aussi désolé pour Grimaldus qu'il avait pu côtoyer plus longuement. Il avait remarqué que le Chapitre entier était affecté par la mort de leur chef. Il était perdu dans ses pensés lorsque des ombres gigantesques le recouvrit. Deux Terminators le toisaient avec insistance.

- Sergent Ivares Shaley ? demanda l'un deux, comme s'il pouvait y avoir plusieurs Shaley dans cette base.
- Oui... ? Shaley était impressionné par les deux invincibles guerriers.
- Vous êtes convoqué par le Seigneur Marneus Calgar, veuillez nous suivre.

Encadré par les Terminators le sergent fut conduit dans la salle de briefing, mal à l'aise il fit face à toute ces paires d'yeux qui le dévisageaient.

- N'ayez pas peur, sergent, ce n'est pas un tribunal, essaya de plaisanter un Capitaine.

Mais cela eut l'effet inverse et Shaley se demanda s'il n'avait pas une raison de paniquer. Il savait un peu près qui était chacune des personnes présentes et ça ne le rassurait absolument pas. Seul la figure du Réclusiarque Grimaldus lui était familière. Ce dernier lui fit ce qui devait ressembler à un sourire d'encouragement, qui tenait plus du rictus de haine. Mais le visage de Grimaldus s'était paré d'une froideur et d'une dureté inhabituelle depuis la mort du Sénéchal Melcor.

- Sergent, nous pensons que vous avez des informations capitales concernant une certaine excavation, nous aimerions que vous nous en fassiez part. Et s'il vous plait, arrêtez de trembler.
- Je... oui Seigneur.

Le sergent raconta tout ce qu'il savait. Il récita mots pour mots ce que lui avait dit le soldat Lughan, ce fameux jour où ils l'avait trouvé dans les sous-sols de la caserne. Les Space Marines l'écoutèrent avec une grande attention. Quant il eut finit, le Capitaine de la Raven Guard s'approcha.

- Vous parlez de bûchers, n'es-ce pas ? Pouvez vous me dire combien il y en avait ?
- Je ne sais pas, le soldat qui nous à confié ça était mourant, je vous ais dit tout ce qu'il a raconté.
- Lorsque nous avons repéré le lieu, il y avait trace d'aucun bûchers, ce n'est qu'un détail mais ça me dérange, beaucoup de batailles ont été perdues pour des détails.
- Le soldat pensait qu'ils servaient à brûler les corps. Mais ça me semble étrange, je n'avez encore jamais vu le Chaos incinérer les cadavres, ils préfèrent les laisser pourrir sur place.
- Très pertinent, conclut le Capitaine avec un sourire encourageant, quel crédit accordez-vous aux dires de se soldat ?
- Eh bien... il délirait et ne semblait pas avoir toute sa raison mais je pense que nous pouvons nous y fier.
- Hmm, j'ai bien peur que ces satanés bûchers avaient une fonction moins pratique que se débarrasser de cadavres.

La porte de la salle s'ouvrit, un serviteur y entra, un plaque de données en main. Marneus s'en saisit et la parcourut rapidement avant de la lire à l'assemblé.

- Ici le Seigneur général Jergal du 113ieme d'infanterie Cadienne. Nous avons reçu votre demande soutient. Nous sommes dans le secteur. Notre vaisseaux fait cap vers vous. Nous serons là d'ici peu.
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PostPosted: Sun 23 Sep - 13:37 (2012)    Post subject: Ecrits divers de Litrik Reply with quote

Faudrait peut etre que tu precise qui est lauteur, ou au moins que ce nest pas a toi.
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PostPosted: Sun 23 Sep - 14:28 (2012)    Post subject: Ecrits divers de Litrik Reply with quote

C'est fait, dans le sous titre du sujet en principe.
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PostPosted: Sun 23 Sep - 14:31 (2012)    Post subject: Ecrits divers de Litrik Reply with quote

Chapitre XX : Des amis, un héros, une bataille.

[Attention : Jergal est colonel]


Shaley ne pouvait plus contenir son excitation, des Gardes arrivaient, enfin il pourrait parler avec des hommes qui trouvaient drôle de boire jusqu'à oublier son nom et qui aimaient parler de femmes. Il tournait en rond, c'est presque s'il n'arrivait plus à dormir. Astyr lui avait certifié qu'il pourrait le mettre au courant dès que les navettes de débarquements des Cadiens seraient en approchent. Enfin Shaley vit Astyr se diriger vers lui, le sergent eut du mal à s'empêcher de courir vers lui.

- J'ai de bonnes nouvelles, excellentes même, les Cadiens sont là, les navettes de transports ont commencées à débarquer les troupes. De plus ils ont avec eux des documents, signés de la main du Commissaire Yarrick qui vous élève au grade de Colonel d'un régiment de la Légion d'Acier, bravo Shaley.
- Je... moi ? Colonel ?
- Oui vous, essayez juste d'avoir l'air surpris quand ils vous l'annoncerons. Sinon, comment vont vos jambes ?
- Je m'y habitue, j'oublie parfois que c'est des implants bioniques. Je crois même que je commence à les aimer.
- Je crois que vous passez trop de temps avec les Skitarri, bientôt vous demanderez à être greffé.
- Je préfère quand même mon corps.
- Je peux le comprendre. Ah au fait, les Cadiens sont au courant de vos exploits, alors forcément... vous êtes une légende vivante et je leur donne volontiers raison.
- Je n'ai fais que servir l'Empereur.
- Oui mais quand on le sert bien il y a la gloire et l'honneur.
- N'es ce pas de l'orgueil et de la vanité que de Le servir pour cela ? Ne faut t'il pas seulement Le servir parce qu'Il est l'Empereur de l'Humanité ?
- Vous parlez comme un Astartes. Cependant je n'ai pas dit qu'il fallait ce battre spécifiquement pour la gloire, mais lorsqu'on Le sert avec courage nous sommes récompensés, que nous l'ayons cherchés ou pas.
- Oui... mais, hélas je connais de trop nombreux hommes qui recherchent la gloire et le pouvoir.
- Je sais. Retenez bien ceci : si vous retirez le succès à un homme vous verrez où vas sa loyauté
- Ce sont des hérétiques...
- Non, dans ce cas, il risque d'avoir de très nombreux hérétiques à traquer. Mon raisonnement et poussé à l'extrême et je généralise. La plupart cherchent effectivement le pouvoir et ensuite ils servent l'Empereur du mieux qu'ils le peuvent. Ils font leur devoir dans le désordre mais ils le font.
- On dirait presque que c'est sans grande importance pour vous. Des batailles ont été perdues par des généraux qui n'avaient jamais mis le pied sur un champ de bataille et pourtant ils envoyaient des milliers d'hommes à la mort. Pour leur petite gloire personnelle. Ils ont gagnés leur grade qu'à force d'intrigues et de tromperies. Comment voulez vous faire confiance à de tel officiers ?
- Le monde est ainsi. Il faut faire avec et essayer de la changer à son échelle. Vous en êtes un bon exemple. Vous avez gravi les échelons par la force et le courage, maintenant votre avis à acquis un certain poids et une grande valeur. Mais si vous voulez un conseil, tâchez d'être moins véhément, cela ne vous apporterez que des ennuis.
- On me l'a souvent dis.
- J'en doute pas. Je vais vous raconter une anecdote. C'était sur une planète qui fut détruite, il me semble. La Garde Impériale luttait contre des adorateurs. Le chef de la Garde avait un taux de perte relativement important. Évidement ses hommes en ont eu assez de mourir sans gagner un centimètre de terrain. De plus les ordres donnés ne semblaient n'avoir d'autre but que de décimer les régiments. Les soldats ont finis par ce révolter. Ils ont tué leur chef et ses proches.
Chose extraordinaire, ils ont continués à se battre contre le Chaos, ils ont remit la planète dans le droit chemin en un temps record. Ils ont été jusqu'à informer le haut commandement de leur acte, qu'ils expliquaient en détail. Des vaisseaux sont arrivés mais pour débarquer un Chapitre Space Marine. Les Gardes ont étaient massacrés. Le pire est qu'ils ont refusés de se rendre, arguant qu'ils avaient fait tout ceci pour l'Empereur. Ils ont également refusés de se défendre, ils disaient qu'ils n'étaient pas des traîtres et que jamais ils ne tiraient sur les Space Marines. Ils sont tous morts, jusqu'au dernier. le plus triste c'est qu'à après enquête les officiers abattus par les Gardes étaient des agents du Chaos.
- C'est monstrueux.
- Une erreur regrettable mais ce que je veux vous faire comprendre c'est que vos propos pourraient bien vous emporter plus loin que vous ne l'escomptez.
- Je serais prudent. Je peux vous posez une question ?
- Faites.
- Ce Chapitre, qui était-il ?
- Les World Eaters.
- Mais... ce sont des renégats...
- Pas à ce moment là. Et tant que j'y pense, pourrais vous transmettre ces ordres au colonel Jergal ? demanda Astyr en lui tendant une plaque de données.
- Comptez sur moi.
- Je vous laisse, bonne journée sergent.

Shaley regarda Astyr s'en aller et il tripota un instant la plaque. Il finit par se diriger vers le spatioport où était sensé atterrir les navettes tout en méditant sur les propos du Black Templars.



Delwyn était anxieux, il faut dire qu'il s'agissait de son premier déploiement. Comme pour beaucoup d'autre. À vrai dire c'était le cas pour tout le monde. Il n'y avait que très peu de vétérans, en plus d'une escouade de Kasrkins qui formait le noyau de commandement avec le colonel qui était issu du rang. La navette brinquebalait dans tout les sens, les visages des Gardes étaient pâles mais avec cette farouche détermination commune à tout les Cadiens. Delwyn avait toujours considéré qu'être un bleu n'enlevait en rien le courage mais il devait bien reconnaître que pour une première mission, il y avait mieux. Ils allaient soutenir des Space Marines. Comment espérer survivre si même des Space Marines ne pouvaient vaincre sans soutient ?
Non, c'était des pensés stupides, ils étaient des Cadiens et pas des lâches. Peu importe l'ennemi, la Garde Impériale se devait d'être là où on le lui disait. Mais tout de même il avait entendu de sacrés histoires. Ça ne devait pas rigoler en bas, on disait qu'avant il y avait la Légion d'Acier, oui, avant. Pourtant ils étaient réputés coriaces, de véritables professionnels des combats urbains qui plus est. Et puis il y avait ce type, un sergent dont le nom lui échappait toujours, le dernier rescapé de la Légion d'Acier. Un héros comme on faisait plus. Les rumeurs allait bon train à son sujet.

- Trois minutes avant atterrissage, les informa un haut-parleur.

Parfait, il en avait assez de se faire secouer. Il bailla, les voyages l'ennuyait profondément il se passait jamais rien ou alors, s'il arrivait un truc personne n'y survivait. L'un dans l'autre l'ennui était préférable.

- Trente secondes !

Delwyn compta les secondes et serra les dents quand le choc de l'atterrissage le fit tressauter. La passerelle pivota et la rampe d'accès se déplia avec une lenteur exagérée. Delwyn s'étira et descendit sans se presser, ce n'était pas comme s'il était sous le feu ennemi dans les entraînements. Il s'attendait vaguement à un accueil des Space Marines mais apparemment ils avaient atterris dans l'indifférence la plus totale. Ah si, quelqu'un approchait. Ce dernier leur adressa un joyeux signe de la main, quelques Gardes répondirent, un peu hésitant.

- Bonjour, s'exclama le personnage en leur tendant une main bionique, où puis-je trouver votre colonel ?
- Euh, il n'est pas encore sur la surface.
- Pas grave, je vais l'attendre, j'ai des ordres pour lui.

Delwyn et plusieurs Gardes ne purent s'empêcher de remarquer les jambes bioniques et le pistolet bolter qui pendait à sa ceinture. Il ne pouvait s'agir que de ce fameux sergent.

- Vous avez du en voir des sévères, non ? demanda Delwyn alors que le cercle de curieux s'agrandissait à mesure que les vaisseaux débarquaient leurs chargements d'hommes et d'équipements.
- Je vous le fait pas dire.
- Comment c'est arrivé ?
- Ah, pour ma main c'est un renégat qui a bêtement marché dessus alors que j'étais au sol. Pour les jambes c'est un crash de Thunderhawk, là je dois ma vie à l'Apothicaire.
- C'est un vrai pistolet bolter ? fit une voix, déclenchant une vague de rires moqueurs.
- Ouais, c'est se Sénéchal Melcor qui me l'a donné.
- Mais c'est quoi ce foutoir ?! hurla quelqu'un visiblement scandalisé.
- Merde le colonel, sergent, voici Jergal, s'empressa de préciser Delwyn avant de courir dans une autre direction.
- Rangez moi les équipements ! Je veux vous voir en rang et rien qui dépasse !

Le colonel finit par apercevoir le sergent qui attendait patiemment. Il regardait Jergal donner des ordres, la vitesse à laquelle les Gardes s'exécutaient était impressionnante. Ce colonel ne manquait pas d'autorité. Aux côtés de Jergal se tenait un homme dans l'uniforme des Commissaires régimentaire. Il y avait aussi un étrange personnage, qui portait un monceau de parchemins et de plaques de données. Il se tenait bizarrement, comme s'il dissimulait quelque chose dans sa cape dont il était enveloppé.

- Ah, sergent Shaley, je présume ?
- C'est exacte mon colonel, répondit Shaley en se mettant au garde à vous.
- Repos sergent, je suis le colonel Jergal du cent treizième d'infanterie Cadienne, voici le Commissaire Dherro et mon garde du corps Ateiari. Je plaisante, ajouta Jergal en voyant l'air surpris du sergent, c'est mon conseiller tactique.
- J'ai des ordres pour vous mon colonel.

Shaley lui donna la plaque. Le colonel s'en saisit et la parcourut attentivement.

- Bon, nous serons cantonnés dans le champ près de l'infirmerie. Par l'Empereur, je dois me présenter à Marneus Calgar en personne, et ce, dés mon arrivée. Sergent, vous êtes plus expérimenté que la plupart de mes sous officiers. Avec le concours du Commissaire vous veillerez à l'installation de mes hommes. Ah et une dernière chose, ce sont tous de la bleusaille.
- À vos ordre.

Jergal s'éloigna au pas de course, se dirigeant vers le bunker. Shaley jeta un coup d'oeil aux deux personnes qui l'entourait. Il ne transparaissait aucune émotion de leurs visages. Il se demandant un moment si le conseillé tactique n'avait pas une double fonction. Il avait bien vu une arme à sa ceinture. Le sergent haussa les épaules et alla superviser l'installation des Cadiens. Ces derniers n'avaient pas traînés, les tentes étaient presque toutes montées et renforcées. Les équipements avait étaient triés et soigneusement rangés dans un des deux hangars mis à leur disposition. Dans le second, les pilotes de chars surveillaient l'approvisionnement des blindés en carburant et munitions avec l'aide du Ministorium. Pendant ce temps des bataillons de technoprêtres vérifiaient les armes et le bon fonctionnement des véhicules. Malgré le fait que ces Cadiens n'aient pratiquement pas connus le feu ennemi ils étaient d'une efficacité redoutable. Les cinq milles soldats furent opérationnels et prêt à ce battre trois heures après leur déploiement.
Toujours escorté par les deux hommes, Shaley surveillait l'organisation des Gardes. En réalité il n'eut rien à faire, la discipline naturelle des Cadiens était bien trop rigoureuse pour permettre le moindre débordement.



Enrohk prenait appui sur sa gigantesque épée qui toujours dégoulinait de sang. Les goûtes vermeilles ne cessaient pas de tomber sur le sol ravagé. La lame infernale terrifiait plus d'un renégat, sur toute sa longueur courait des visages tordus dans des grimaces de souffrances indicibles, les doux murmures qui s'en échappaient apportaient la promesse d'un éternel carnage. Le Prince-Démon demeurait vigilant, ses yeux fous ne le quittait pas. Plus il le regardait plus il souriait.
Un World Eaters s'approcha de lui en s'inclinant profondément, il ne releva pas le regard, fixant le sol craquelé, torturé, malade, empoisonné par les énergies corruptrices du Chaos. Les cratères étaient emplis d'un sang bouillonnant qui fumait et empuantissait l'atmosphère dans une odeur qui était devenue très vite irrespirable. Étouffant jusqu'au plus petit organisme vivant. Les ruines elles même n'avaient pas survécues, à la place il y avait de hautes flèches de pierres noires, sculptées de démons et de crânes aux regards haineux. Le ciel était saturé des hurlements de millions d'insectes carnivores gros comme le poing. Ils se repaissaient des cadavres qui parsemaient les alentours. La lumière était occultée par les lourds nuages rougeoyants comme les feux de l'Enfer.
Enrohk consenti à s'intéresser au renégat qui se tenait à ses pieds.

- Maître, le Damné noir est parti. On ignore pourquoi mais il est allé dans la base des loyalistes, il y est mort.
- Pourquoi ne l'avez vous pas retenu ? Vous n'êtes que des larves, incapables de voir le Warp. J'avais ordonné la surveillance constante du Damné noir.
- Nous avons faillis mon Maître. Cela ne se reproduira plus.
- Je le sais.

La tête du World Eater roula au sol et alla rejoindre la pile grandissante de trophées. Enrohk chercha autour de lui s'il n'y avait personne d'autre sur qui passer sa rage. mais ses habituels serviteurs avaient jugés bon de se tenir à l'écart. Enrohk reporta son attention ailleurs, planifiant sa prochaine bataille.



Les Dark Angels marchaient de front sur deux colonnes de cinq hommes. Ils avaient reçus pour ordre de patrouiller loin en avant de la base. Ils devaient prévenir toute intrusion dans le secteur. Les autres étant également protégés par d'autres escouades. Les Space Marines évoluaient en terrain relativement dégagé afin d'éviter les embuscades. Par deux fois ils avaient été attaqués par des renégats et à chaque fois ils les avaient repoussés sans subir de pertes. Maintenant ils arrivaient à la limite du secteur qui leur était attribué. Le Frère sergent tint quand même à envoyer un Marine en reconnaissance dans un des bâtiments qui dominait la zone.

- Au rapport frère ! s'enquit le sergent.
- Je vois des mouvements de troupes, une centaines d'hérétiques, peut être plus. Il y a des véhicules, une bonne dizaines de moto et un Land Raider.
- C'est bon revenez, nous allons en informer le commandement.

Les Dark Angels reprirent au pas de course le chemin de la base. Une fois le Capitaine mis au courant, ce dernier transmis les informations à Marneus Calgar qui réunit son état major, où une fois de plus les Eldars furent conviés.

- Grâce au zèle des éclaireurs Dark Angels nous savons que le Chaos prépare un assaut contre nous, entama Marneus, nul doute qu'ils vont chercher à venger la mort de leur chef, ce Damné noir.
- Nous avons aucune preuve qu'il s'agissait bien d'un haut gradé.
- Rien n'indique le contraire, glissa judicieusement le Capitaine des Space Wolves.
- Peut importe qu'il était vraiment, coupa Marneus, la question est de savoir si nous attendons l'assaut des renégats en prenant le risque qu'ils se regroupent encore ou alors nous allons à leurs rencontre.
- Le choix est simple, jusqu'ici nous n'avons pas quitté notre base. Il est plus que temps d'aller saluer ces hérétiques ! s'emporta Grimaldus.
- Oui, il a raison !
- Très bien, je n'en attendais pas moins de vous, je propose de frapper un grand coup mettons y toute notre puissance.
- Engagerons nous les Cadiens ? s'enquit un Capitaine.
- Non, ils resterons ici, pour parer à toute éventualité. répondit Calgar.
- Ils auront un rôle clef. Si la base est attaquée...

La porte blindée s'ouvrit et le colonel Jergal pénétra dans la salle de briefing. Il eut presque un mouvement de recul, tout le monde avait cessé de parler pour le regarder. Jergal se retourna brièvement, comme si les Terminators allaient l'aider. Voyant qu'aucun secours ne viendrait de leurs part il n'eut d'autre choix que d'avancer, ne serais-ce que pour permettre à la porte de se refermer.

- Bienvenue, colonel Jergal, l'accueillit Marneus.
- Mes respect Seigneur, je... je suis le colonel Jergal.
- Oui, nous le savons, rétorqua Marneus en s'autorisant un petit sourire, pour le moment nous allons vous confier une mission simple. Nous avons appris que le Chaos se regroupait, pour une attaque. Grâce à votre soutient nous allons attaquer avec tout nos effectifs et vous protégerez cette base.
- Mon Seigneur, je suis honoré d'une telle mission mais je dois vous informer que mon régiment n'a pas vraiment connu le combat réel...
- Il s'agit bien de Cadiens ? demanda Marneus.
- Oui... mais...
- Colonel, j'ai toute confiance en vous et vos troupes. En cas de besoin reposez vous sur le sergent Shaley, son expérience combleras vos doutes.
- À vos ordre !
- Bonne chance colonel.


Shaley regarda Jergal arriver. Le colonel semblait pensif mais décidé. Il échangea un bref regard avec le conseiller tactique qui s'inclina et s'en fut dans les ombres de la nuit tombante. Le sergent pris mentalement note de tenir cet homme à l'œil, il se faisait peut être des idées mais ce type était vraiment étrange. Et puis peu de conseiller se promenait avec un pistolet plasma.
Les Cadiens regardèrent les Space Marines quitter la base, chose étonnante, les Eldars avaient absolument tenus à les accompagner. Une fois tous partis il y eut comme un vide et un silence oppressent. Le colonel, dont la première mission mettait sous pression, commença a déployer ses hommes sur les murs. Il instaura des tours de gardes et attendit. Il n'y avait rien d'autre à faire. Jergal rejoignit le sergent sur la portion de mur qui surplombait la porte. La vue était magnifique et terrible tout à la fois.
Les hautes tours effondrées, les grues tordues, les temples affaissés, les blocs d'habitations éventrés, les entrepôts dévastés. La cité ruche d'Omund gisait morte, terrassée par une guerre incessante. Le cadavre de la cité était baignée dans les ténèbres obscures de la nuit. Les nuages noirs s'étalaient au dessus, comme pour ne pas affliger l'astre lunaire de ce bien triste spectacle. Au loin il y eut un flash blanc puis le grondement sourd des obus qui explosent. Les flashs ne tardèrent pas à se succéder les uns après les autres dans le lente monotonie de la guerre. Certains étaient aveuglants, d'autres faibles et plus doux. Parfois il y avait des fleurs de feu qui s'épanouissaient offrant au ciel voilé leur beauté éphémères avant de mourir. les détonations étaient parfaitement audibles illustrant de leurs chants courroucés la sainte fureur des guerriers.
Les lumières qui se reflétaient sur les nuages commencèrent à se multiplier de façon alarmantes, ne marquant plus aucune pauses. Les tremblements étaient constant, et le ciel pleurait des larme de feu sur toute cette haine. Une clameur s'éleva dans les cieux et se répercuta dans les nuages. Et si cela était possible le combat pris une nouvelle ampleur, atteignant un bruit et une lumière digne de l'apocalypse. La bataille se déroulait loin de là mais le bruit vrillait les oreilles des Gardes qui eurent bien du mal à rester à leurs postes.
Au bout de longues minutes le vacarme décrut pour revenir à un niveau sonore supportable. Les flashs ainsi que les grognements des canons se firent plus sporadique et même hésitant. Le calme revint et les Cadiens se détendirent un peu. Jusqu'à ce qu'une explosion d'une violence inouï balaya le combat. Les sombres nuages avaient d'abord pris une teinte rougeoyante puis ils c'étaient embrasés avant qu'un trait de lumière pur ne vienne frapper le sol avec tant de force que les Garde en sentir le souffle. La même chose se répéta une dizaine de fois. Enfin, le silence s'installa avec brutalité quand les tirs des batteries orbitales avaient cessées aussi brusquement qu'elles avaient commencées.

Chapitre XXI : Le cri de l'ange.


Le jour commençait à se lever, l'aube étendait sa lueur réconfortante sur Omund, ignorant les épaisses colonnes fumées noires qui s'élevaient à l'horizon. Les Cadiens discutaient entre eux, ils s'inquiétaient. Les Space Marines n'avaient montrés aucun signe de vie. Au vu du combat de la nuit, l'affrontement avait dû être terrible. Mais de là à ce qu'aucun Astartes n'en reviennent, c'était difficilement croyable. Jergal tournait en rond, échangeant de rares mots avec les hommes. Shaley quant à lui, observait les étendues dévastées d'Omund aux jumelles. Il ne voyait rien. Hormis des ruines et de la fumé, le sergent se demanda un instant se qui avait bien pu survivre à un tir orbital aussi intense. De plus c'était étrange que les Space Marines demandent un soutient des vaisseaux alors qu'ils se battaient sur la zone de feu.
Une horrible pensée lui vint, rien ne permettait de croire que les Space Marines avaient bien tirés. Il pourrait très bien s'agir des hérétiques. Ils auraient aisément pu forcer le blocus des forces impériales se glisser en orbite et tirer avant de repartir. Shaley décida de faire part de ses réflexions au colonel qui se tenait accoudé contre le parapet du mur. Jergal avait le regard distant, mais cette expression n'était que façade, en réalité son regard surveillait tout et il écoutait la moindre bride de conversation. Du coin de l'oeil il regarda Shaley venir.

- Que puis-je pour vous sergent ?
- L'absence des Space Marines ne me dit rien de bon, pas plus que les tirs orbitaux de cette nuit.
- En effet, j'ai tenté de les contacter mais ils ne répondent, sur aucune fréquence. J'ai donc pris des dispositions. Je vais organiser une expédition.
- Notre mission et de protéger cette base, je doute que les Space Marines apprécient ce genre d'insubordination, protesta Shaley.
- Je sais, cette expédition ne sera constituée que d'un petit groupe, qui aura tout de même une certaine force de frappe. Juste au cas où...
- C'est dangereux là bas.
- Cadia aussi.
- On part quand ?
- Alors vous êtes des nôtres, parfait. Vous partez dans dix minutes.
- Pardon ? fit le sergent, interloqué.
- Marneus m'a ordonné de resté ici, mais pas vous. De plus vous avez bien plus d'expérience en cas de problèmes.
- J'en suis honoré, commander des Cadiens...
- Un honneur partagé, mais arrêtons là les politesses. Vous serez accompagné par une centaine d'hommes et une Chimère, je vous adjoins également deux Kasrkins, pour vous seconder.


Il n'avait pas fallut longtemps au sergent pour s'habituer à commander autant d'hommes et comme il le dit plus tard : "les Cadien ça ce commandent tout seul.". Ils évoluaient parmi les ruines en direction de la zone de combat de la veille. Ils avaient adoptés une formation serrée autour du blindé. Afin d’offrir une meilleur protection en cas d’embuscades. Le sergent, encadré par les Kasrkins se tenait à l'avant de la colonne. Chaque soldat étaient en alerte. Ils vivaient leur première réelle mission. Les soldats étaient exaltés et sur le qui-vive en permanence. Shaley profitait de ce moment. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas dirigé une mission. En prime, ces Cadiens étaient la crème des crèmes. Même pour des bleus le sergent les sentaient bien plus capable que nombre de vétérans.
Ils marchaient depuis plusieurs heures quand l'oreillette du sergent émit des sons.

- Sergent, j'ai repéré de nombreux mouvements sur l'auspex, tout autour de nous. On est encerclé.
- Bien reçu.

Shaley leva la main et la pointa en avant. Les Cadiens bougèrent en conséquence, prés à repousser un assaut, quelque soit sa direction. Le sergent jeta un coup d'oeil en arrière et immédiatement l'escouade d'éclaireurs snipers se dispersa un peu partout dans les environs, ils passeraient inaperçu et trouveraient un couvert d'où tirer efficacement. Le pilote de la Chimère indiqua que les signaux se rapprochaient. Les soldats continuaient leur progression avec une extrême prudence. La tension montait pour devenir palpable. Une clameur sourde résonna dans les airs, annonciatrice de funestes augures, le sang aller couler. Des centaines de gorges qui hurlaient, une plainte lancinante. se joignit au vacarme des voix. Une sorte de cri suraigu qui vrillait les oreilles des Cadiens. La chaleur se déroba et un givre à l'éclat malsain rampa lentement sur le sol, recouvrant tout, les armes, les murs... le souffle des hommes se fit vapeur, qui se dissipait dans l'atmosphère à présent glacial. il était difficile de croire que dix minutes auparavant la température dépassait allégrement les trente-cinq degrés. La plainte reprit, avec plus de force. Plusieurs soldats découvrirent avec stupéfaction qu'ils saignaient du nez ou des oreilles. Ils regardaient frénétiquement autour d'eux, près à voir le ciel s'effondrer sur leurs têtes.

- Contacts ! Contacts ! prévint le pilote.

Partout des hommes, aux habits rouges et aux visages tordus par la rage, surgirent des ruines. Ils pullulaient, vomis par la moindre brèche, s'extirpant de chaque ouverture. Les Cadiens tirèrent sans attendre, ignorant le cri strident qui gagnait en puissance, ignorant le givre qui les faisaient déraper, ignorant le surnombre de l'ennemi, parce qu'ils étaient des Cadiens, la Garde Impériale. Ils tiraient en essayant de maintenir l'adversaire à distance mais les adorateurs étaient trop nombreux. Même s'ils tombaient dans des éclaboussures de sang ou chutaient des abris d’où ils tiraient, les hérétiques arrivèrent au corps à corps.

Shaley, en voyant la masse rouge les submerger, sorti son pistolet bolter. Ses balles firent exploser plusieurs crânes et emportèrent des pans entiers de chaire. À ses côtés les deux Kasrkins faisaient usages de leurs armes avec une précision chirurgicale, pas un tir n'était perdus et tous étaient mortels. Lorsque les adorateurs vinrent au contact le sergent comprit soudain pourquoi beaucoup d'entre eux étaient armés de gourdins, de haches et autre armes sorties d'un autre temps. Mais c'était sans compter sur les Cadiens qui utilisèrent leurs baïonnettes. Le sergent avait connu de nombreuses mêlés et celle là n'échappait pas à la règle, le combat était sanglant, confus et incertain. Les Cadiens tenaient le choc mais les adorateurs foulaient du pied les cadavres des loyalistes avec entrain. La mort, la guerre et le sang était tout ce qui animaient les adorateurs, tout cela dédié à Khorne.

La Chimère tira dans le tas, balayant plusieurs hérétiques. De leurs côtés, les snipers faisaient leur offices et abattaient le plus de cibles possible. Shaley et les Kasrkins se battaient dos à dos, séparés du reste du groups par un nombre toujours croissant d'adorateurs. Ce n'était qu'une forêt de massues, d'épée de lances et d'outil en tout genre. D'autre adorateurs se battaient avec des fusils voir des lance flammes, tuant autant d'alliers que d'ennemis.

Le combat était féroce et acharné, personne ne voulait mourir, ils se battaient jusqu'au bout. Les Kasrkins tentaient de tailler un passage parmi la masse grouillante d'hérétiques pour rallier les Cadiens, ils faisaient que bousculer et piétiner l'adversaires sans même prendre le temps de l'achever. Shaley tira son dernier bolt et se servit de son poignard, il tranchait et entaillait la chair comme l'aurait fait une machette avec une végétation un peu trop dense.

Puis le cris strident sembla croître encore, cette fois ci les adorateurs levèrent la tête. Une ombre venait de survoler le champ de bataille et la Chimère explosa, il n'en resta que des chenilles fumantes. De violents éclaires se mirent à frapper au hasard incinérant et dispersant des groupes entiers de combattants. Shaley leva la tête, sur un toit éventré se tenait une horrible créature que même ses pires cauchemars n'auraient pu engendrer. Une forme gigantesque, au delà de toute définition humains. Il était pourvu d'une paire d'ailes multicolores aux motif irisant qui ne cessaient de changer de couleurs, la tête qui terminait le long cou de démon ressemblait à celle d'un oiseau, mais le plus dérangeant était les yeux, insondables, un puit sans fond d‘un savoir incommensurable. Shaley ne les regarda même pas. Le démon prenait appui sur un long bâton noueux qui luisait faiblement en projetant des éclaire qui foudroyait à tout va, le Duc, lui ne bougeait presque pas.

Une puissante décharge d'énergie ébranla le sol et aveugla les survivant. Quand ils reprirent conscience, ils eurent la désagréable surprise de constater que le démon était toujours sur le toit, à les observer. Shaley ouvrit et ferma la bouche sans rien trouver à dire. Le sol était couvert de squelettes calcinés et tordus dans des postures de souffrances indicibles. Ce qui surprit le sergent fut que lui et ses hommes étaient presque tous en vie. Excepté le blindé, les éclaires n'avaient pour la majorités, tués que les adorateurs. Au fur et a mesure que les Cadiens se ressaisirent le Duc du Changement s'agitait. Il lança un bref appel qui se répercuta longtemps dans le froid presque hivernale, il battit des ailes et prit son envol. Les Cadiens s'entreregardèrent sans comprendre, pourquoi étaient-ils toujours en vie ? Ce démon n'aurait eu aucun mal à tous les tuer.

- En formation, on reprend la route. ordonna le sergent, un peu hésitant.

Les hommes jetèrent un bref coup d'oeil aux Kasrkins qui hochèrent la tête, en signe d'approbation. La colonne diminuée d'un tiers de son effectif reprit la route dans le silence le plus complet, ce qui leurs permit d'entendre au loin le cri strident et angoissant du démon. Les heures se succédaient lentement, les Gardes se tenaient près à repousser une nouvelle embuscade, mais il ne se passa rien, leur marche fut seulement ponctuée par le Duc du Changement qui semblait presque veiller sur eux, d'une manière ou d'une autre. Les éclaireurs avaient repérés à plusieurs reprises des sorte de chiens monstrueux mais chaque fois le Duc hurlait à la mort et les chiens prenaient la fuite. Enfin ils arrivèrent à destination. Ils en eurent le souffle coupé. Il y avait une vaste zone qui formait une sorte de cuvette, là où auparavant se dressait de hautes constructions. Le sol craquait et crissait sous les bottes des Gardes. la surface était totalement vitrifiée. Il ne restait rien, pas une épave de blindé ni même un seul cadavre. Les Cadiens cherchèrent des indices sur le sort des Space Marines.

Ils finirent par trouver des traces de passage, au nord de zone il y avait une grande route qui semblait avoir été empruntée récemment. En tout cas on s'y était battu, des impactes de bolts parsemaient le béton où s'étalait, en plus des marquages habituels d'une route, des flaques de sang à demie coagulés. Il y avait aussi une moto qui c'était, selon tout vraisemblance, écrasée contre un mur, laissant derrière elle un pilote qui baignait inerte dans une mare de sang. Le véhicule ne dégageait qu'une légère fumée. Un des Cadiens trouva un casque, il eut un mouvement de recul quand il s'aperçut que la tête était toujours à l'intérieur. Les corps étaient rares mais on pouvait voir de nombreux signes d'affrontements, le sol noirci par endroit, des impactes et de petits cratères consécutif à l'explosion de grenades. La route était droite et se perdait dans l'horizon, aussi ils virent de loin une énorme silhouette avachie contre un bâtiment. Au fur et à mesure qu'ils approchaient ils se rendirent compte qu'il s'agissait d'un de ses horribles Defliers, et celui-ci tenait encore dans une de ses pinces le bras d'un Dreadnought.

Shaley décida de continuer à suivre la route, elle était suffisamment large pour prévenir toute attaques surprises. De plus c'est par là que les Space Marines étaient allés. Il cheminèrent longtemps sans rien rencontrer, sauf des morceaux d'équipements et des morts. Parfois il y avait aussi des blindés qui reposaient, des trous béants dans leurs coques, en paix sur le sol.
Au beau milieu de la route trônait un Land Speeder autrefois bleu. Il était encastré sur le côté dans un pylône qui n'avait pas résisté au choc et se tenait tordu. Le Land Speeder devait porter les stigmates d'un important tir de barrage, parce que le blindage était complètement mâchonné et réduit en charpie. les deux Astartes étaient toujours aux postes de pilotages. On aurait pu les croire endormis, les yeux de leurs casques fixaient le vide avec insistance, ils avait encore les mains sur les commandes. Le premier avait une barre de fer qui lui traversait le cou, le second était percé de quatre trous sanglants dans l'abdomen.

Plus loin, un renégat en armure rouge était allongé, les bras en croix, une lame dont le pommeau était absent le clouait au sol. Ensuite ce fut un char qui était en travers de la route. Il était impossible de compter les marques de tirs en tout genre tellement il y en avait. Des traînées de sang maculaient l'écoutille grande ouverte.

- Sergent ! appela un des Kasrkin, là bas, ça bouge.

Effectivement une silhouette se mouvait à contre jour, au loin. Il était impossible de savoir ce que c'était. Shaley décida d'aller voir, ils devaient se dépêcher, le jour commençait à décliner. Ils s'attardèrent pas et repartirent au pas de course. La forme se précisa, elle était relativement grosse et bougeait avec une grande difficulté, le sergent remarque que plusieurs autre formes plus petites se déplaçaient autour. Les Gardes couraient à présent.

-Déployez-vous ! cria Shaley, occupez la route !

Ils furent assez près pour enfin voir la scène qui se déroulait sous leur yeux. Le sergent jura. Un Terminator aux couleurs des Dark Angels, il était encerclé par une dizaine de ces énormes chiens. Le Terminator était en difficulté, il lui manquait une jambe et seul son marteau tonnerre l'empêchait de tomber. Ils tenait en respect les chiens à grands mouvements de bouclier tempête qui dardait furieusement des éclairs bleutés. Les Cadiens ne firent ni une ni deux et ouvrirent le feu. L'affaire fut vite réglée les chiens se lancèrent contre les nouveaux arrivant mais ils ne purent jamais les atteindre, les tirs les massacrèrent à même pas mi-chemin des Gardes. Le Terminator, poussa se qui ressemblait à un soupir et se laissa lourdement choir parterre. Les Gardes l'entourèrent, le Space Marine retira son casque à gestes lents, son visage était luisant de sueur.

- Que faites vous là ? Votre mission était de rester sur notre base. demanda le Terminator de mauvaise humeur à Shaley qui s'agenouillait en face de lui.
- Nous ne sommes qu'un petit groupe. Nous voulions savoir ce qu'il advenait de vous.
- Ah, vous n'auriez pas du risquer votre vie pour si peu.
- Nous étions inquiets et les tirs orbitaux...
- Étaient les nôtres, le coupa sèchement l'Astartes.
- Que c'est-il passé ? Mon seigneur, se hâta de rajouter Shaley.
- Vous avez passé trop de temps avec nous, sergent, le Terminator se fendit d'un sourire sans joie, nous avons attaqués leurs forces qui se regroupaient. À peine quelques instant après que nous ayons engagés l'ennemi, ils ont reçus des renforts, beaucoup de renforts. Le combat était intense et âpre. Trop des miens sont tombés. L'issue de la bataille était incertain quand les Eldars sont arrivés... je ne devrais pas dire ça mais j'ai été content de les voir. Ce sont de rudes combattants. J'ignore s'ils savaient se qu'ils faisaient mais...

Le Terminator se tut. Il resta plongé dans ses pensés plusieurs minutes, il avait le regard fatigué, comme s'il en avait trop vie dans sa longue vie. Il posa ses doigts blindé sur le manche de son marteau qui attendait patiemment de pouvoir servir l'Empereur et d'être mené à la bataille par un de Ses invincibles guerriers.

- Les xenos ont brusquement attaqués, sans nous en avertir, reprit soudainement le Terminator. Ils ont infligés de lourdes pertes aux hérétiques mais ils se sont rapidement ressaisis. On ne peut pas dire que ça à vraiment ralenti les Eldars, même ces berserks rivaliser difficilement avec leurs Scorpions. Quoiqu'il en soit ils ont commencé à rassembler les armés du Chaos... comme un troupeau de mouton où ils étaient les bergers. Je sais que suite à ça leur taux de perte est devenu effroyable.
Au bout d'un moment ils ont dirigés un tir orbital depuis leur propre vaisseau. Ils ont simplement tirés dans le tas. Grâce à eux nous avons annihilé les forces du Chaos, ils se sont sacrifiés pour nous offrir la victoire. Le seigneur Marneus Calgar a donné la chasse aux survivants qui tentaient de se replier en bon ordre. Le seul problème c'est qu'il est arrivé, le Prince Démon, il a enfoncé notre flanc gauche aussi facilement que du vent. Il était venu avec des nuées de démons, le temps que nous les repoussions, ce traître avait disparu et les autres renégats avaient une bonne avance. Je pense que c'est de rage et de dépit que le seigneur Marneus a tout de même maintenu la traque des survivants. Vous avez suivis nos traces et vous voilà.
- Pourquoi êtes vous seul ? demanda Shaley très intrigué.
- Ils m'ont sans doute crut mort, je ne leur en veux, j'ai pensé la même chose. Pour résumé, je me suis retrouvé écrasé par une de ces machines impies, les probabilités que je sois toujours en vie et transportable était trop mince. J'ai tout de même réussi à me dégager, j'ai fais la seule chose de sensé, rejoindre mes frères. Seulement des démons m'ont trouvés et vous m'avez sauvé, je vous en suis très reconnaissant.
- Depuis combien de temps vous avez perdu le contact avec les autres Space Marines ?
- Il y a quelques heures. Mais, il faut se remettre en route, c'est dangereux par ici.

Malgré sa terrible blessure le Terminator arrivait à avancer et soutenait une allure raisonnable, il avait prit une grosse barre de fer en guise de béquille. La route n'avait pas de fin. Elle s'étendait jusqu'à l'infini. Les Cadiens échangeaient quelques mots, prudemment, en regardant le Terminator qui ne se formalisait pas des commentaires qu'il pouvait entendre.

- Il y a quelque chose droit devant, dit le Terminator.

L'Astartes ne l'avait vu que grâce à son optique avancée et cette chose était partiellement caché par une épave de char. Il fallut un peu plus de temps aux Gardes pour apercevoir ce que le Space Marine avait vu. Ça ne bougeait pas d'un iota. Une vraie statut pourtant une impression de vie malfaisante s'en dégageait. Les Cadiens étaient méfiants. En s'approchant ils virent qu'il s'agissait d'un Astarte, son armure était noir, plus sombre que les plus épais ténèbres.

- Impossible... Il est mort balbutia le Terminator, il devrait être mort...

Les Gardes pointèrent leurs fusils sur l'hérétique, toujours immobile. Le Terminator marmonnait des suite de phrases incompréhensibles et il brandit son marteau du mieux qu'il pu et assena un coup puissant sur le casque noir. Le Damné s'anima enfin. Il , les toisant de son regard, presque surpris de voir des hommes ici. Shaley essaya de prendre une décision sans y parvenir. La chose le paralysait d'effroi et avait annihilé toute volonté en lui, liquéfiant ses entrailles de la peur glacée. Il n'arrivait plus à penser, seul un instinct animal lui ordonnait de fuir le plus vite possible. Il l'aurait sans doute fait si son cerveau n'était pas obsédé par l'arme que tenait cet être immonde. Une épée à deux mains, monstrueuse, qui semblaient avoir été façonnée pour un Titan.

Il fit décrire un grand arc de cercle à sa lame qui trancha le Terminator en travers du torse, les deux morceaux s'affaissèrent dans un bruit d'éclaboussures. Les Kasrkins furent les premiers à se reprendre et tirèrent sans même réfléchir. Cela redonna du courage aux Cadiens et une centaine de fusils lasers grondèrent à l'unissons. Shaley vida son chargeur en plein visage du Damné qui n'y réagit pas. Il se contentait d'avancer alors que les Cadiens reculaient d'autant.

-En arrière ! cria Shaley qui ne cachait pas sa panique, on ne peut rien contre lui !

Les Cadiens n'obtempèrent uniquement grâce à leur rigoureux entraînement. S'il ne tenait qu'à eux, ils auraient sans doute continués à tirer. mais le sergent savait que c'était bien inutile. L'armure de l'hérétique était indestructible et par une abominable sorcellerie il était revenu d'entre les morts. Le Damné noir avançait paisiblement, l'épée toujours en main. C'est d'un air presque absent qu'il envoya un des Kasrkin s'écraser contre un mur, quinze mètres plus loin. Il avança rapidement et sans crier gare, son épée faucha une demi douzaine de Cadiens.

- Suivez-moi ! hurla Shaley.

Ils ne pouvaient combattre cette chose, aussi le sergent avait décidé de mener ses hommes dans la relative sécurité des ruines où il serait plus aisé de se cacher. Ils coururent longtemps même en sachant que le Damné ne les avait pas poursuivis ils refusèrent de s'arrêter. Une fois l'adrénaline du combat retombée, la peur les avaient pris de ses doigts glacés. Quant ils firent une pause Shaley essaya de se repérer mais il ne reconnu pas l'endroit. Il était certain de n'être jamais venu ici, ils était perdus.
Un hurlement strident s'éleva doucement dans les airs et l'ombre les enveloppa un instant, le Duc du Changement était au dessus d'eux.
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PostPosted: Sun 23 Sep - 17:15 (2012)    Post subject: Ecrits divers de Litrik Reply with quote

J'ai rien lu.
C'est toi qui l'a écrit?
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litrik
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PostPosted: Sun 23 Sep - 17:16 (2012)    Post subject: Ecrits divers de Litrik Reply with quote

Non, c'est une création d'un certain bloodlord sur le web.
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PostPosted: Sun 23 Sep - 21:42 (2012)    Post subject: Ecrits divers de Litrik Reply with quote

Chapitre XXII : Souvenirs.


Melcor se jeta sur Enrohk et le poignarda trois fois avec son tronçon d'épée, l'enfonçant autant qu'il le pouvait. Il laissa tomber son mortel ennemi au sol avec un souverain méprit. Quelques secondes passèrent durant lesquelles Melcor soupira, il avait mal, il savait que tout les os de sa poitrine étaient sûrement cassés. Son armure était déformée et appuyait en permanence contre son torse, ravivant sa douleur. Il entendit un crissement, celui du métal contre de la pierre, le Sénéchal se retourna. Enrohk se relevait

- Rhaaaa... je vais... te... crever... charogne...

Melcor voulait se saisir du marteau tonnerre qui traînait parterre. Mais si son esprit réagissait encore parfaitement et avec sa rapidité coutumière, son corps brisé se fit plus lent. S'il avait était en pleine possession de ses moyens il aurait attrapé le bras du Berserk pour le désarticuler et achever ce traître. Au lieu de cela, la dernière chose qu'il vit et entendit, fut le visage haineux d'Enrohk et le cri bestial qui rempli ses oreilles. Il se sentit tomber à genoux, il réalisa qu'il mourrait. Ses yeux se fermèrent, il se laissa aller, il n'avait de toute manière plus la force de respirer ou même de penser. Il laissa vagabonder son esprit, il ne voyait que les ténèbres, mais si son esprit ne l'enregistrait pas ni ne l'appréhendait il savait qu'il faisait noir. Son esprit devint plus tangible. Il se sentait bien, si bien. Il aurait pu rester ici une éternité à seulement être. Il avait la sensation de flotter en plein océan, le bruit des vagues l'apaisait, quel dommage qu'il n'ait jamais pris le temps d'écouter le ressac de la mer. Ce n'était pas l'occasion qui avait manquée. Un jour, il c'était retrouvé à combattre sur un monde continent, un seul super continent, le reste, qu'un immense océan. Il se souvenait des côtes, magnifiques, à couper le souffle. Il avait encore se pincement au coeur lorsqu'il avait appris leurs bombardement depuis l'espace, les Orks se cachaient dans les grottes qui flanquaient les falaises, ils y étaient inexpugnables. Il ne l'avait dis à personne et s'en était même caché. mais il avait enregistré des images de ces falaises si majestueuses. Parfois lorsqu'il était seul, il regardait ces images. Maintenant il ne pouvait plus et il regrettait de n'avoir pu garder trace de ce son formidable, les vagues qui se brisaient contre les rochers.

Un autre souvenir lui vint toujours sur cette planète qu'il avait tant apprécié. Il l'avait toujours chéri et l'avait gravé dans sa mémoire. Il s'était souvent dit que si on devait garder un seul souvenir de lui ce sera ça : Lui et ses frères c'étaient mis en tête d'attaquer les Orks en les débusquant dans leurs grottes. Cela avait de quoi être saisissant, des centaines de Black Templars qui s'étaient répartis sur les flancs de la falaise, tenant un câble d'une main et se battant de l'autre. Les cris de guerre des Orks et le rugissement des épées tronçonneuse étaient noyés par la furie de l'eau qui s'élevait contre cette bataille, le sang se déversait dans l'océan, à l'indifférence générale. L'entrée des cavernes étaient toutes illuminées par les tirs de bolters ou par une lance ardente qui venait purger les tanières Orks.

Melcor se souvint également de Sorgal, son novice, pas le meilleur combattant, mais il avait ce petit quelque chose qui le rendait charismatique. Sorgal rêvait d'accéder au rang de Frères d'Épée. Melcor en doutais un peu, le talent de Sorgal était la stratégie. Un fin tacticien, il n'avait rien appris de plus que les autres, il fonctionnait à l'instinct et avec une chance insolente. Toujours était-il que Melcor l'instruisait du mieux possible. Mais lors de l'assaut des falaises, le jeune Sorgal passa par mégarde devant une caverne non sécurisée. Une pince avait surgie du noir pour y emporter Sorgal qui ne put réagir, à l'instar de Melcor qui resta interdit. Le novice grogna en s'agrippant au sol, tandis que l'Ork le tirait en arrière. Melcor entama la remonté, aussi vite qu'il le pouvait. Il leva la tête, le xenos était là, cinquante mètres en haut, le peau verte le regardait, moqueur. Accompagné d'un rire gras il lui balança des morceaux de son novice. Melcor hurla de rage et grimpa avec frénésie.

C'est là qu'était intervenu Osgard, un ami de très longue date, il le connaissait depuis cent quatre-vingt dix ans. Il c'était balancé de façon à attendre la grotte, dans l'espoir de venger le novice... en vain, ce valeureux Black Templars avait fait une chute de trois kilomètres quand un Orks avait tranché son câble. Ce fut surtout ces morts tragiques qui commencèrent à changer la personnalité de Melcor, qui à cette époque n'était pas encore Sénéchal, il n'était qu'un croisé parmi les autres. Il était entré dans un violent accès de colère, il avait furieusement remonté les cinquante mètres de câble en dix secondes. L'Ork avait seulement vu un visage tordu de rage puis une épée qui le décapitait.

Melcor savait que pleurer les morts était vain. Et puis mourir pour Lui était l'aboutissement de l'existante des Black Templars et certainement celui des autres Chapitres. Pourtant il c'était souvent dit qu'il aurait dû faire plus attention à son novice, cette mort était de sa faute. Pour expier ce pêcher, Melcor avait juré de ne plus ce laissait aller à autre chose que Le servir, pendant des jours il avait gardé le silence, sans desserrer les dents une seule fois. Son visage avait perdu la joie et la malice que tous lui connaissait, il devient peu à peu ce personnage sinistre, austère et glacial, un homme qui ne riait plus et qui s'évertuait à devenir le meilleur. Avec le temps il devint hautain et cinglant avec tout ceux qui lui adressait la parole, surtout s'il ne s'agissait pas de ses frères.

Il devint bientôt un rude combattant, rompu au maniement de l'épée, dépassant presque son ancien mentor. Il ne se pardonna jamais totalement la mort de Sorgal, mais il fit avec. Melcor abandonna là cette partie de sa vie. Il fouilla dans sa mémoire d'autre moment qu'il aurait plaisir à se remémorer. Mais il s'interrompit, c'est donc cela l'existence promise après la mort ? Même s'il c'était attendu à quelque chose de plus... retentissant il trouvait que cette vie, ou plutôt cette mort était agréable. Il n'avait que trop rarement pris le temps de méditer ou de penser pour son propre plaisir et non pour établir une stratégie ou un assaut bien minuté. Non là, il faisait ce que Grimaldus appelait "se tourner vers soi". Melcor avait jugé cela comme une perte de temps. Un bon soldat ne pense à rien d'autre qu'à sa mission et à l'ennemi. Melcor commença à douter qu'il eut raison, méditer avait du bon, cela permettait de faire la part des chose, de repousser les maux qui empoisonnent le coeur d'un guerrier. De ne garder que les expériences qui faisaient avancer.

Melcor s'enfonça un peu plus dans ses pensés. Il essaya d'estimer quel était son plus vieux souvenir, ça ne pouvait être qu'une bonne expérience. De toute manière, il avait largement le temps, l'éternité pour ainsi dire. Il se revit dans un Thunderhawk, son premier combat, il était enthousiaste. Face à lui son mentor, qui fixait son novice avec sévérité, un regard de pierre. Son maître... ses propres frères le critiquait presque ouvertement tant il était dur avec ses novices. Mortis, c'était son nom, un frère que jamais Melcor n'oublierait. Le croisé était réputé parmi les Black Templars pour le talent dont il faisait preuve. On disait de lui que nul ne pouvais le défaire l'épée en main. De plus Mortis ne se gênait pas pour réutiliser les techniques de combat des adversaires qu'il affrontait. Il était capable d'affronter en combat singulier nombre d'ennemi, que ce soit une de ces insaisissables Banshees ou de grands guerriers Orks.

Le jour où Melcor avait rencontré son maître, enfin, le jour où son maître avait décidé de se charger de Melcor. L'initié lui avait demandé de prendre une épée et de se battre s'il voulait vivre. Tout deux s'étaient battus des heures et des heures durant. Mortis était un guerrier infatigable il semblait pouvoir tenir ce rythme endiablé des millénaires. Lorsque Melcor n'en put plus, son mentor se déclara satisfait par son habilité. Trois jours plus tard, ils embarquaient pour une planète aux mains des Orks. Melcor c'était battus comme un lion, la défaite cuisante que lui avait infligé son maître le poussait à s'illustrer afin de prouver à Mortis qu'il savait se battre.

Le souvenir s'estompa, comme les rides à la surface d'une onde tranquille. Pour mieux laisser la place à des jours différents Melcor était toujours novice, depuis presque vingt-cinq ans. Cette fois ci sa croisade purifiait la région de Ferbos sur Teimis. Les Black Templars étaient engagés contre des Eldars, perfides et maudits. C'est ce jour là que Mortis tomba. Il trouva enfin plus fort que lui, en la personne du seigneur Phénix Jain Zar. Le combat avait était effrayant à voir. Un détachement des croisés étaient pris en tenaille lors d'une embuscade. Il y avait des Eldars partout, dans les arbres et les rochers, qui tiraient avec de puissants fusils de snipers. Les terribles Banshees qui hurlaient comme milles démons. Sans compter des Scorpions qui semaient la mort et la destruction. Seulement, Mortis les massacraient presque mécaniquement. Il les brisaient comme des fétus de pailles. Nul ne pouvait rivaliser avec lui. Puis il était arrivé, aussi silencieux qu'une ombre, calme et réfléchi. Mortis l'avait vu et su qu'il serait difficile à battre. Il le chargea... mal lui en prit, Jain Zar écarta négligemment l'épée du croisé et enfonça son arme dans l'oeil droit sans même que Mortis ne réalise. Personne ne put faire quelque chose. De plus le combat était perdu. Finalement cette planète fut nettoyée par le feu purificateur d'un exterminatus. Même si certain murmurait que les Eldars étaient d'ors et déjà partis.

Peu de temps après, Melcor se voyait accorder le rang d'initié, ce qui mit un terme à son noviciat. Après de longues années en tant qu'initié Melcor eut la chance d'atteindre le rang tant rêvé de Frère d'Épée. En y repensant il se dit que ce fut ses meilleurs années, sans compter celles où il était Sénéchal, il avait toujours aimé diriger ses hommes. Melcor se demanda un instant ce qu'il serai advenu s'il avait vécu. Son plus grand espoir était de devenir Grand Sénéchal, un espoir somme toute légitime au vu de son grade actuel. Aurait-il été à la hauteur, pour un pareil honneur ? Une bonne question en vérité, Melcor se savait compétant mais de là à diriger tant de Black Templars... mais se croire trop médiocre pour ce rang lui semblait indigne de lui, d'un autre côté, se prétendre capable d'être Grand Sénéchal, n'était qu'arrogance et orgueil. Au final il valait mieux ne pas se poser la question, de toute manière il avait péri sous les coups du Berserk. Melcor repensa à son duel, comment avait-il bien pu perdre ? Il le tenait presque, si seulement il avait continué à frapper. Tant pis, il avait servi l'Empereur du mieux qu'il le pouvait, il n'y avait pas de honte à avoir, il était mort avec courage et honneur. Il n'avait qu'un seul regret, celui de n'avoir pu tout dire à Grimaldus à propos d'Enrohk. Il n'avait qu'à espérer qu'il le découvre par lui même. Sauf s'il le savait déjà.

Un bruit attira l'attention de Melcor, un grincement, pareil à celui d'une porte, non parce que les gonds sont rouillés mais parce que les portes seraient gigantesques. Un trait de lumière vertical apparut devant lui. Il s'élargit pour l'inonder d'une lumière chaude et douce. Les deux battants grincèrent encore un peu et s'immobilisèrent. Le silence sembla durer des milliers d'années, ce fut sans doute le cas. Melcor n'osait pas bouger, faire un mouvement aurait rompu la magie qui venait de s'installer, il savait maintenant à quoi toute sa vie avait été vouée.

- Melcor.

La voix, cette voix... le croisé tomba à genoux, le visage baigné de larme. La voix qui venait de prononcer son nom était si... majestueuse elle vibrait sur toute les fréquences possible et imaginable. Un seul être pouvait parler ainsi.

- Melcor, approche, viens t'assoire à ma droite.

Le Sénéchal, ne bougea pas, subjugué par une telle magnificence. Il finit par faire un pas en avant, puis un autre, jusqu'à passer le seuil. Derrière lui, les portes se refermèrent, ici, tout n'était que lumière éclatante et blancheur immaculée.

- Je t'attendais, fils.
- Où... où suis-je, Empereur ?
- Tu es avec moi. Tu es mort. C'est ton âme qui se tient devant moi.
- Mon âme, Empereur ?
- Oui, le corps pourris, l'esprit reste, l'âme s'en va.
- Je ne...
- ... Comprend pas ? Cela ne me surprend guère. Lors de la mort la chair se décompose et pourrie, l'esprit reste, tandis que l'âme va ailleurs. Mais c'est l'esprit qui est intéressant. En réalité il n'est qu'une fenêtre sur l'âme. Fenêtre ouverte, pour ton cas, et celui des autres, sois dit en passant.
- Empereur..?

La sublime voix avait changée au fur et à mesure qu'Il parlait. Pour devenir moqueuse. Il ne s'agissait plus d'une seule est unique voix qui s'exprimait, mais des millions qui parlaient en même temps, par autant de bouches. La lumière, elle aussi déclinait, l'aube devenait crépuscule et la beauté laideur.

- Désormais, ton âme est mienne, reprit la voix.
- Vous n'êtes pas l'Empereur !
- Exact.

Shaley risqua un rapide coups d'oeil par l'ouverture, une porte, autrefois. Le reste était barricadé. Il ne regarda qu'une fraction de secondes mais cela lui suffit. Il se tenait toujours là, immobile et impassible. Mais toute les dix minutes environs il poussait un long cri perçant et battait furieusement des ailes, soulevant des bourrasques de vent chargées de poussières. Puis il reprenait son attitude de parfaite indifférence au monde extérieur.

- Alors, sergent ?
- Il est toujours là. Fais chier, qu'es qu'il attend ?
- Je ne sais pas sergent, répondit le Kasrkin, je doute que cela soit d'ailleurs compréhensible.
- On ne peut pas rester ici indéfiniment, ça fait déjà deux heures que nous sommes bloqués, s'agaça Shaley, et pourquoi il ne nous attaque pas ?

Le cri du démon lui fit mal partout tant il était aigu. Plusieurs Gardes saignaient des oreilles et serraient les dents.

- C'est de pire en pire sergent, encore un cri et on aura des morts.
- On va agir, lancez une grenade aveuglante, on va profiter de la diversion pour se tailler vite fait.

Le Kasrkin, se saisit d'une grenade pendue à sa ceinture et la lança souplement par l'unique ouverture. Une longue minute s'écoula, puis une seconde.

- Elle aurait déjà du exploser sergent.
- Ouais, et merde.

Le sergent risqua un oeil dehors. Curieux les autres soldats c'étaient rassemblés dans l'embrasure de la brèche et ils fixaient la grenade comme si elle allait leur parler. Même le Duc avait penché la tête, soudain très intéressé par ce drôle d'objet, assez insignifiant pour lui. Le démon dévisagea un instant les humains avant de déclancher l'explosion dans un hurlement qui ressemblait à s'y méprendre à un rire goguenard. Les Gardes reculèrent brusquement, aveuglés et complètement désorientés

- Putain ! s'exclama le sergent en se frottant inutilement les yeux.

Shaley n'eut pas le temps d'ajouter une bonne série de jurons, des cris le força à ce mettre à terre, cette fois là, le Duc n'y était pour rien. Un tir de bolter balaya le mur, juste au dessus de l'ouverture, faisant voler des éclats de béton. Le Duc hurla de plus bel, des Space Marines du Chaos sortirent des ruines, tous portaient le rouge des World Eaters. Ces derniers se retournèrent et ouvrirent le feu sur le démon. Le Duc battit des ailes et pris son envol, une paire de missiles le frôlèrent. Il lança son appel strident, des flammes bleus l'enveloppèrent et il disparut. Les Gardes regardèrent des Space Marines arrivaient par dizaines de chaque coins de maisons, ils étaient couvert de sang et de crasse, la plupart étaient visiblement exténués. Les armures portaient des traces de coups violents. Les Cadiens restèrent un instant hésitant, complètement pris au dépourvus par l'arrivée à l'improviste des World Eaters.

- Défendez-vous ! hurla Shaley.
- Ouvrez le feu, ouvrez l'feu !

Les renégats, eux, ne se firent pas prier et tirèrent à leur tour, ils ne prenaient même pas ma peine de se mettre à couvert. Les bolts déchiquetaient le mur et faisaient exploser les membres des Cadiens, par contre, les lasers de ces derniers ricochaient sur les armures énergétiques et quand bien même un World Eater tombait, il y en avait deux autres qui prenaient sa place.

- On ne tiendra plus très longtemps sergent ! cria un des Kasrkins qui était à sa gauche.
- Alors priez l'Empereur ! répondit Shaley.

Un tir de plasma bien ajusté emporta une partie du mur et un des Kasrkins. Shaley allait ordonner une retraite quand le Duc revint à la charge, en hurlant plus fort que jamais, mais ce qui frappa le sergent c'est que pour une fois le son suraigu ne lui faisait rien, d'ailleurs aucun des Cadiens ne semblaient incommodés, en revanche les Space Marines beuglaient en se plaquant les mains sur les oreilles. Ils se tordaient de douleur.

Une ombre énorme tomba du ciel et poussa un long rugissement de défi en gonflant ses ailes membraneuses. Le Buveur de sang saisi sa hache et attaqua le Duc, qui recula vivement. Le Buveur de sang se lança en avant et empoigna le démon, ce dernier se débattit en essayant de mordre son adversaire de son bec acéré. Le démon de Khorne finit par saisir une aile du Duc et la tordit violement avant de l'arracher avec tout la hargne dont il était capable. Le Duc, fou de rage déchaîna sa fureur et lança toute son énergie sur le démon, ce dernier hurla, environné de flammes multicolores. Ses ailes s'embrasèrent dans un grondement sourd. Sa haches décrivait de grand moulinets inutiles qui fendaient le vide. De son côté le Duc piaillait, en proie à la douleur, dans un ultime sifflement de souffrance il disparut non sans avoir jeté un dernier regard sur les Gardes. Le Buveur de sang, lui, s'écroula au sol et se désagrégea, le vent s'occupa de disperser les cendres. Les World Eaters étaient partis quand le Buveur de sang était arrivé, visiblement peu désireux de s'attarder.
Shaley regarda autour de lui, hébété. Beaucoup de Gardes gisaient mort, certains remuaient mais ils ne passeraient assurément pas la nuit. Le sergent essayait d'assimiler tout ce dont il venait d'être témoin, n'en revenant toujours pas. Brusquement on le plaqua sur le sol. Le Kasrkin le maintenait immobile, ses yeux fous roulaient dans ses orbites.

- Il voulait nous protéger, il voulait nous protéger ! Il nous a prévenu de pas rester ici, il l'a dit, nous devions partir... il a dû intervenir. Il voulait nous protéger, il voulait nous protéger ! Il nous a prévenu de pas rester ici, il l'a dit, nous devions partir... il a dû intervenir !!!

Avant même que quelqu'un puisse réagir le soldat d'élite dégagea un pistolet laser de son étui, il plaça le canon dans sa bouche et pressa la détente.



Melcor hurla, de toute ses forces, une telle douleur ne pouvait être endurée par un être vivant. Il se débattait mais il n'était qu'un chaton dans la gueule d'un terrible molosse. Melcor rua, son pied rencontra un corps dur et le brisa. Le Black Templar ne voyait toujours que du noir. Il était englouti dans les ténèbres ! Il poussa encore un rugissement effrayant, il sentait qu'on le retenait dans quelque chose, il ne savait pas quoi, mais il était sûr de le haïr. Il entendait des voix qui débitaient des paroles terribles, chaque mot, chaque syllabes le faisait hurler de douleur. Il voulut se mettre debout mais une puissante poigne le bloquait. Les voix se faisaient plus pressantes et plus dures, elles gagnaient en vigueur. Après une éternité elles se turent enfin. Melcor avait toujours mal mais il ressentait un certain répit. Il ne voyait rien du tout. Il sentait des gens qui se déplaçaient autour de lui, certains criaient des insultes.

Le croisé fut soudainement submergé par une douleur indicible un son dans sa tête retentissait. Ce son lui disait de l'écouter, il devait l'écouter. Peut être que s'il obéissait il serait libre. Non, il devait ignorer ce son. Mais cela lui était impossible. À son tour le son décrut pour devenir inaudible, mais toujours présent. Melcor était emplit de colère, sa haine bouillonnait dans ses veines. Il n'avait qu'une envie, celle du meurtre, sauvage et sanglant. La voix réapparut, mais maintenant il l'a comprenait différemment. Elle parlait de morts et de carnages sans fins, de rivières de sang, de montagnes de crânes... de plaines de cendres brûlantes. Enfin il réussit à ce lever et Melcor ouvrit les yeux. Il était entouré par des Astartes en armures azurs et ors, ces derniers murmuraient encore cette mélopée si douloureuse à entendre, d'autres portaient des armures rouge sang. devant lui, deux humains étaient agenouillés et tenaient à bout de bras une immense épée, noire comme la nuit.

Le Sénéchal les ignora superbement, il ne prêtait guère plus d'attention aux autres renégats. Pour le moment il contemplait ses mains, son corps, entièrement recouvert d'une armure énergétique plus noire que les Enfers les plus profonds. Il détailla la pièce, des rangés d'autels, pareil à celui sur lequel il se tenait un instant plus tôt. Tous étaient occupés par une armure identique à la sienne. D'autres groupes de renégats encadraient les autres autels, pour certains, les armures tremblaient plus ou moins violemment. Tout au fond de la salle, une sorte de grande machine qui semblait fonctionner si l'ont en croyait les volutes de vapeurs qui s'en échappait. Melcor daigna enfin remarquer les deux humains et surtout l'épée qui le fascina immédiatement. Il l'a prit en main. Il jeta un regard méprisant sur les humains qui avaient osés toucher son épée et il les punit comme il se devait. maintenant il devait le rejoindre. Il sortit, ne s'occupant qu'à peine des renégats qui transportaient une de ces armures noires, que crachait la machinerie. Melcor se demanda s'il pourrait rapidement tuer, le simple fait de savoir que des Space Marines se trouvaient ici le mettait hors de lui.

Chapitre XXIII : La Mort des mondes.


- Ils reculent ! hurla Marneus.

Les renégats, commençaient effectivement à perdre du terrain de façon significative. Mais la bataille continuait de faire rage, la mêlé restait tout de même confuse et sanglante. Le centre ployait face aux Terminators et aux escouades motorisées. Les flancs tenaient encore bon, surtout que les Eldars ne cessaient pas un seul instant les attaques éclaires. Les démons mourraient les uns après les autres, Les Archivistes Space Marines et un Prophète Eldar se trouvaient sur une hauteur, derrière les lignes impériales, une demi douzaine de Seigneur Fantômes montaient la garde autour d'eux. Fauchant les ennemis assez fous pour oser s'approcher. Les psykers, eux, s'attaquaient aux démons, en les bannissant un par un. Au final les forces du Chaos se firent plus hésitantes.
Les impériaux avaient gagnés cette bataille quand il arriva, acclamé de toute part et environné d'un halo de malice. Le Prince démon toisa un moment la bataille, comme s'il ne comprenait pas que cela était une défaite. Le moral regonflé, le Chaos se regroupa et relança sauvagement l'attaque. Cette fois ci l'avantage changea de camp. Enrohk perfora les rangs, tranchant tout ce qui se présentait à lui, amis au ennemis, indifféremment. Il traçait une ligne droite et rouge sur le centre des Space Marines, là où se trouvait, logiquement Marneus Calgar. Ce dernier poussa les siens à encore plus de zèle et d'héroïsme, le présence du démon décuplait sa colère. Enrohk ne pipait mot, il n'hurlait pas comme d'accoutumé, il était seulement concentré. Mais pas sur la bataille.

Marneus, essayait tant bien que mal de se tailler un chemin dans la masse grondante des hérétiques pour se mesurer au Prince démon. Comme si les renégats avaient devinés sa pensé ils firent leurs possible pour entraver sa progression. Calgar fut donc contraint de reculer pour rester avec ses hommes, sous peine de se faire écharper par la horde furieuse.
Les Astartes ne cédaient pas un centimètre de terrain, quitte à l'inonder de sang. Mais les renégats ne reculaient plus, motivés par Enrohk. Du cieux, les hurlements tombaient comme la pluie, des Rapaces du Chaos et des Space Marines d'assauts s'affrontaient en plein ciel. Les combats y étaient très bref et se soldaient par la mort d'au moins un des deux protagonistes. On ne voyait que de courts éclairs lorsque les guerriers donnaient des accélérations brutales à leur réacteurs dorsaux.
Marneus regarda avec mépris les forces renégates se regrouper, il lui fallait agir, et vite. Il ne vit qu'une solution, pas d'autres alternatives. Une fois encore il allait devoir s'en remettre à l'Empereur et prier pour ne pas regretter ce qu'il allait faire.

- Marneus Calgar à Tigurius, paré pour communication avec le Commandant Gadiel.
- Je suis toujours prêt.
- Demande de tir orbital, secteur 20, cadran 9K5, qu'il soit précis.
- Je transmet, mon Seigneur.
- Parfait,continua Marneus en changeant de fréquences, Sergent Chronus, faites reculer vos blindés. À tous, repli tactique, tirs orbitaux imminents.

Peu à peu, les Chapitres et les Eldars entamèrent leur repli sans pour autant relâcher la pression. Le Chaos pensa à une possible victoire et poussa en avant. Les nuages noirs s'embrasèrent, incendiant le ciel étoilé. Pendant un instant il fit jour. Il n'y avait rien à voir. Juste un charnier de corps mutilés, les Space Marines de tout bords jonchaient le sol, certains essayaient vainement de se relever pour continuer la bataille. Des chars éventrés gisaient sur le côtés, crachant des flots de fumés acres. Les démons, insensibles aux subtilités qu'était un bombardement orbital ne réagirent pas et ils se jetèrent sur les impériaux qui passaient à leurs portés. En revanche les renégats s'éparpillèrent rapidement, s'égaillant comme une volée de moineaux.

Voyant qu'à ce rythme là les tirs ne feraient que des dégâts minimes. Ceruithar lança ses motojets. Des formations d'engins plus rapides que la foudres traversèrent le champs de bataille forçant les renégats à se regrouper. Pareil à des chiens qui rassemblent un troupeau de mouton les motojets firent en sorte que les traîtres puissent goûter à la toute puissance du feu purificateur des croiseurs impériaux. Même si beaucoup de renégat réussirent à transformer les motojets en boules de feu hurlantes ils endurèrent les tirs orbitaux. La puissance de feu ravagea le sol en profondeur. Les armures énergétiques fondirent comme neige au soleil. Les légions du Chaos furent carbonisées jusqu'à l'os.
Impuissant, Enrohk regarda avec une certain incrédulité ses hommes mourir sans pouvoir seulement se défendre. Il entra dans une rage aveugle et sans fin. Du regard il chercha sur quoi passer sa colère, mais il n'y avait rien, hormis des cadavres. Il tourna les talons, il savait ce qu'il lui restait à faire, sa vengeance serait terrible, ces chiens arrogants de loyalistes allaient prendre la pleine mesure du pouvoir d'un Prince démon. De "son" pouvoir.



Les Temdirs, de petits mammifères qui se nourrissent de rongeurs. Au temps où Omund était vivante ces animaux étaient largement domestiqués, car il n'avaient pas leurs pareil pour exterminer une population de vermine telle que les rats. Leur principale particularité était cette remarquable intelligence. Outre un langage élaboré et par certain aspect plus complexe que celui des humains ils comprenaient très bien les questions de dangers et de mauvais. Ces petits êtres ressemblaient aux singes de Terra, lorsqu'elle était jeune. Mais de la taille d'un chat et avec un corps de félin assez prononcé.
On aurait pu penser qu'une guerre apocalyptique avait rayée cette espèce de la carte mais pas du tout. Bien qu'ils aient souffert des combats et de la faim des adorateurs, un petit nombre d'entre eux avaient survécus, se cachant partout où ils le pouvaient. En ce moment une famille de Temdirs hésitaient à traverser une large route jonché d'ordures. Le patriarche posa prudemment une patte sur la route. Un observateur extérieur pourrait légitimement penser que l'animal rechignait un peu à passer mais il aurait tort. En réalité le Temdir écoutait les vibrations. Il retira vivement sa patte, comme s'il c'était brûlé. Il émit de bref cris en direction de ses congénères qui s'empressèrent de se terrer entre les pierres.

Les yeux exorbités du Temdir peinèrent à comprendre se qu'ils voyaient, sachant seulement qu'il s'agissait de choses "mauvaises". Le grondement s'amplifia, le sol trembla sous le martèlement des bottes d'adamentiums qui battaient la route. Un premier monstre d'acier qui crachait des nuages de fumées, passa à toute allure devant l'animal qui se plaqua le plus possible. Derrière le monstre, des hommes de métal courraient. Ils passèrent en trombe sans cessait de crier et de faire des bruits atroces. Ils défilèrent en nombre, ça aussi les Temdirs savaient l'appréhender. Juste derrière, d'autres hommes de métal, ceux-ci effrayaient moins les Temdirs car d'eux n'émanaient pas cet aura de mal absolu.



Grimaldus visa et tira, le bolt frappa le World Eaters à la jointure du casque et de l'armure. Le renégat qui courait devant lui trébucha avant de s'effondrer au sol en grognant. Les renégats se retournaient pour riposter mais leurs tirs manquaient cruellement de précision. Grimaldus verrouilla une autre cible, son doigt pressa la détente mais au dernier moment le renégat se retourna et fit face à la marée de loyaliste, il prit le temps de viser, ignorant les bolts qui éclataient contre son armure. Le traître ouvrit le feu à trois reprises et à chaque fois un Space Marine s'écroula brutalement. Ce fut un tir de plasma bien ajusté qui fit taire le Marine.
Grimaluds ne cessait pas de courir essayant seulement de ne pas buter contre les cadavres qui parsemaient la route. Il avisa une cible parfaitement dégagée sur sa gauche, il tira, son bolt fit une fois encore mouche, enrichissant d'autant son tableau de chasse.

- Réclusiarque, attention ! hurla t-on derrière lui.

Le Black Templar regarda devant lui en même temps qu'il se baissa, une ombre passa à quelques centimètres de sa tête. Un coup puissant le jeta à terre. Grimaldus vit enfin son adversaire, un Space Marine en armure noire, comme la nuit et les enfers... un Damné noir. Son arme aussi était sombre comme les abysses, le Damné attaqua le Réclusiarque qui roula sur le côté, le marteau du Damné fracassa le sol dans une pluie de graviers. Grimaldus se releva en évitant une nouvelle fois le marteau du Damné noir. Des Space Marines c'étaient arrêtés et tentaient vainement de l'abattre. Mais l'armure noire ne subissait aucun dégât.

Marneus arriva et marqua une pause, il ouvrit la bouche, mais rien n'en sorti. C'était impossible, il était mort, il l'avait vu. Pourtant le Damné se tenait devant lui, au prise avec le Black Templar qui peinait à esquiver les assauts enragée du renégats.
Une forme gigantesques dépassa Marneus. Un Seigneur Fantôme, il s'approcha des duellistes. Grimaldus le vit et s'écarta vivement. L'épée du Seigneur Fantôme fendit l'air et buta contre le Damné, projetant une gerbe d'étincelles. Le renégat poussa un rugissement de haine et lança son arme contre la jambe du guerrier suprême. mais celui ci pivota et en profita également pour attaquer. Un assaut qui eut tant de force que le Damné noir fut catapulté sur une dizaine de mètres, il glissa sur le sol en laissait un sillon dans le béton souillé de sang. Tous purent voir l'éraflure blanchâtre qui barrait le torse du Damné quant il se redressa.

- Je suis le Guerrier Immortel, ta résistance est futile, Asuryan m'a choisit pour combattre, prononça avec mépris le Seigneur Fantôme de sa voix d'outre tombe.

Le Damné s'élança, courant contre son ennemi qui l'attendait de pied ferme, l'épée ramenée en arrière, pointe en avant. Le Damné bondit et percuta le Guerrier qui tomba lourdement. L'hérétique leva son marteau dans l'espoir de l'abattre sur la tête de l'Eldar mais celui ci saisit le bras du Damné et bloqua son coup. L'hérétique pesa de toute ses forces mais les canons fixaient sous les poignets du Guerrier se mirent soudainement à vomir une vague de flammes jaune pâle, pareil au soleil d'hiver. Le Damné émit un hurlement inarticulé et recula. laissant le temps au Seigneur Fantôme de se relever. L'hérétique affermi sa prise sur le marteau, le Guerrier Immortel frappa d'estoc, le Damné ne bougea pas, de sa main libre il attrapa la lame bleutée qui grésillait d'indignation dans sa poigne de fer, immobilisant ainsi l'Eldar qui forçait de ses deux mains pour faire lâcher prise au Damné. Ce dernier, de son marteau, martela l'arme du Seigneur Fantôme, produisant des éclaires qui fusaient dans toutes les directions avant de s'évanouir dans les airs.

- Nul ne peut briser la Colère de Khaine quant elle fut forgée par Vaul et bénie par Isha, gronda le Guerrier Immortel.

Le Damné hurla de rage, l'Eldar qui jusque là tirait afin de dégager sa lame, poussa soudainement son épée en avant. Le Damné subit un désagréable retour de force, sa puissance conjuguée à celle du Seigneur Fantôme se concentra dans la lame qui fonça droit sur son torse. Si la foudre avait frappée le Damné cela n'aurait pas était très différent de se qui ce passa alors. L'hérétique venait ni plus ni moins de s'empaler lui-même avec l'épée du Guerrier Immortel. Malgré ce coup terrible, le Damné demeurait toujours dangereux et combatif. Dans un mouvement de rage il retira l'épée enfoncée dans son armure et la jeta derrière lui, hors de portée de son ennemi. Il beugla quelque chose d'indistinct et chargea le Seigneur Fantôme, qui, cette fois ci se retrouva propulsé en arrière, enfonçant un mur et renversant plusieurs colonnes. Il resta un bref instant, à demi assis dans les gravats qui roulaient sur son corps de moelle spectrale.

Le Guerrier, se remit d'aplomb tout en saisissant un énorme bout de colonne qu'il lança sur le Damné qui ne réagit pas assez vite pour l'éviter. La pierre éclata sous l'impact qui ne fit reculer qu'à peine l'hérétique qui leva les bras afin de dévier un second projectile. Le Seigneur Fantôme ne laissa pas le temps au Damné de reprendre l'offensive, il fit face à l'hérétique, sur son épaule le canon brilla intensément et un trait de lumière s'écrasa contre le Damné qui recula sous l'impact. Il rugit et coura droit sur le Guerrier Immortel qui ne broncha pas et le reçu d'un nouveau tir en pleine tête. Le Damné fut renversé sous le choc. Il se releva le casque fumant.

- Je suis invincible, caqueta la voix déformée de ce dernier.

Il se remit debout et d'un mouvement qui le rendit presque flou il esquiva un autre tir. L'hérétique se retrouva dans le dos du Guerrier et lui sauta dessus, il parvint à lui arracher son canon qui laissa échapper des étincelles éparses. Mais il ne se laissa pas faire longtemps, de ses mains puissantes il attrapa le Damné et le catapulta contre un mur, qu'il traversa comme du papier. Couvert de poussière le Damné se redressa pour mieux recevoir un solide coups de pied qui le propulsa dans une espèce de citerne qui ne résista pas plus que le mur. Une vague de liquide à la forte odeur qui prenait à la gorge emporta le Damné qui, grognant de rage se relevait. Il observa les alentours, son regard croisa celui du Seigneur Fantôme et de façon très bref ils surent tout deux ce qu'il allait se passer. Le Damné voulut se dégager mais le Guerrier leva un bras et libéra l'Enfer.

Le prométhéum s'embrasa dans une explosion cataclysmique, l'onde choc produisit un nuage d'air brûlant qui incinéra jusqu'à la plus petite bactérie. La terre vibra et trembla violemment en proie aux spasmes d'agonies d'un titan pourfendu. Les rares fenêtres encore intactes explosèrent elles aussi, des pans entiers de murs s'effondrèrent. Le sol se souleva pour retomber dans un soupir. Le mugissement des flammes ne couvrit qu'à peine le grondement de l'explosion qui roulait comme un coup de tonnerre. L'explosion titianesque avait crevée les nuages qui déversaient à présent des trombes d'eaux, ne calmant en rien l'incendie digne de la fin du monde. Le Guerrier Immortel alla prendre son épée et retourna devant le brasier infernal. Le contemplant, presque subjugué, il attendait son adversaire que ne venait pas. De longues minutes passèrent, pendant lesquelles le feu ne décrut pas, animé d'une vie propre. les Space Marines ne bougeaient pas plus que lors du combat, spectateurs muets d'une pièce macabre.

Le Seigneur Fantôme s'anima enfin et tourna les talon, se détournant des flammes qui jetais sur lui des ombres mouvantes, donnant une vie surnaturelle à son corps artificiel.
Une boule de feu quitta lentement la fournaise.

- Ce n'est pas finit !

Le Guerrier se retourna doucement, comme s'il n'y croyait pas ou qu'il peinait à réaliser. Le Damné se déplaçait d'une démarche saccadée et maladroite, un épais fluide enflammé tombait de ses membres. Les flaques qui se formaient se tortillaient et rampaient en direction du Damné. L'une d'elle y parvint, l'hérétique s'arrêta brusquement et tourna la tête vers les autres formes qui essayaient de le rejoindre. Il poussa un long soupir tandis que les formes s'intégraient à lui. Le Damné serra le poing et le plaça devant son visage, pour mieux le voir.

- Maintenant... il est à moi !!

Il tendit son bras toujours couvert de flammes, hautes et vives. Sa main désignait le Seigneur Fantôme qui revenait. Un pilier de feu surgit entre les deux adversaires, et alla s'écraser contre le Guerrier qui lâcha une exclamation de surprise mêlé de douleur. À peine le Seigneur Fantôme fut debout qu'une tempête de flammes se déchaîna contre lui. Il hurla et se débattit sous le rire moqueur du Damné. mais le Guerrier Immortel n'avait pas dit son dernier mot, il braqua ses lance-flammes sur l'hérétique. Les deux jets de flammes s'opposèrent, un feu éclatant face au flammes sombre et avide de destruction.

- C'est impossible, personne ne peut me résister ! tonna le Damné.
- Le Feu ardent de Khaine enfanté par Moraï-Heg ne connaît aucune limite ! clama l'Eldar.

Voyant cela inutile le Damné rugit et fonça sur le Guerrier, son marteau brandit. Le Seigneur Fantôme fut incroyablement rapide, son épée fendit l'air et le Damné le jetant au sol dans un bruit sourd. L'hérétique se releva en frappa l'Eldar au niveau de la jambe mais elle ne céda pas, cependant le Guerrier tomba à genoux. L'hérétique allait donner le coup de grâce.
Le Guerrier, dans un sursaut de bravoure se jeta en avant et l'empoigna sauvagement, il le plaqua au sol d'une main, de l'autre il lui assenait de féroces attaques qui faisaient jaillir des éclats brûlant de métal en quasi fusion tandis que l'épée vibrait de hargne. Des parties entières du Damné se mirent à bouillir et à se liquéfier pendant que le Seigneur Fantôme frappait comme un sourd sur la carapace noire. Les flammes qui environnaient le Damné décrurent progressivement et ses hurlements se déformèrent affreusement pour devenir des cris d'animaux blessés.

Avec l'énergie qui lui restait il projeta ses pieds sur le torse du Guerrier qui ne put que reculer. L'hérétique produisit une suite de sons inquiétant à mesure qu'il se mettait debout. Les formes humanoïdes qui se trémoussaient sur le sol rampèrent à nouveau vers lui. sauf que cette fois ci le Seigneur Fantôme les inonda de son feu purificateur. Les ombres se dissipèrent en piaillant. Un hurlement de haine pur résonna dans le ciel, faisant trembler la terre. Un feulement de rage s'enfla dans la gorge du Damné qui chargea le Guerrier. Ce dernier écarta les jambes et se prépara à la charge de l'hérétique.

L'épée se déplaça si vite que même l'oeil aiguisé des Space Marines ne vit qu'une traînée bleutée. Il y eut un bang sonore et le casque du Damné tournoya dans les airs pour rouler sur le sol. Il trembla un peu et commença à fondre pour finalement disparaître. Le Damné décapité fit encore quelque pas et s'immobilisa. Le son que laissa échapper l'armure était terrible et marqua plus d'un Astartes. Le Seigneur Fantôme leva sa lame et l'abattit de toute ses forces. L'armure se tut, le feu qui la nimbée s'évanoui. L'amure se fissura et se craquela dans un bruit de déchirure, pour finir elle tomba en morceaux que la pluie battante dilua en quelques secondes.



- Savez-vous où nous sommes sergent ? demanda Eclan.
- Pas vraiment caporal mais rester au même endroit trop longtemps est dangereux.
- Un vrai gâchis, pas vrai ? reprit Eclan après avoir marché en silence un moment.
- Que voulez vous dire ?
- Eh bien, cette sortie, nous avons perdus des hommes de valeur pour rien, strictement rien. Et c'est pas le pire, notre guide...
- Quelque fois c'est la merde...
-... et on 'y peut rien, je connais ce proverbe, sergent. Je ne vous en veux pas, compte tenu de la situation je crois que vous avez pris les meilleurs décisions.
- Merci caporal.
- Les éclaireurs reviennent, nota le caporal.

Shaley leva les yeux, deux Cadiens équipés de fusils à lunette et de capes de camouflages arrivaient vers lui, l'un deux boitait sévèrement. Les autres hommes ne réagirent pas, seulement concentré sur leur marche et faire attention à ne pas glisser sur le sol que ma pluie avait transformé en un tapis de boue gluante. les deux éclaireurs étaient sales et fatigués, ils avaient le visage fermés et la mine triste, les cheveux plaqués par la pluie, comme la plupart des Cadiens présents. ils saluèrent brièvement le sergent et lui emboîtèrent le pas.

- De bonnes nouvelles ?
- Pas vraiment, à six kilomètres au nord il y a le Chaos, lâcha un des deux hommes d'un ton las.
- C'est à dire ?
- C'est à dire que moi et Greed on a parcourut six putains de kilomètres de ruines trempées et bourrées d'enfoirés d'hérétiques qui nous ont zieutés en hurlant comme des porcs. On a dû se planquer quatre heures dans un trou pourri où on a faillis se noyer pour échapper à un bonhomme de neige de psychopathe en armure noire. Après ça est tombés sur ces putain de clébards qui ont presque arrachés la guibole de Greed. je crois pas avoir couru aussi vite de ma vie, en portant quelqu'un sur mes épaules. On a put se trouver une planque sûr où j'ai soigné Greed. Je vais faire des cauchemars pour le restant de mes jours grâce à vos idées lumineuses.

Quand Greed a put de nouveau marcher on a voulus vous rejoindre mais le dingue en armure nous a retrouvé. On a essayer de le buter mais il avait pas l'air de se préoccuper de nos tirs. Il nous a suivit longtemps, quand on a enfin réussi à le semer on étaient perdus. Après avoir un peu erré au hasard on trouver un truc assez... étrange. Il y avait un énorme trou, comme un carrière si vous voulez. Y avait un paquet de connards. Et aussi des dingues en noirs, moins mais déjà trop. Mais c'est pas le pire. Ce coin pu, je sais ce qu'ils y fabriquent mais c'est mauvais, vraiment.
- Il faut y aller, décida Shaley.
- Quoi ?! Sauf votre respect mais vous êtes barge ! sergent, ajouta t'il avec retard.
- J'ai déjà entendu parler de ce coin, il parait que la SCS s'y trouve.
- Rien à foutre sergent. Encore les Spaces Marines renégats je peux faire avec mais les dingues... vous les avez pas vu sergent. On les a bien observé, même les connard les évitent.
- Vous avez peur soldat ? essaya de provoquer Shaley.
- Ouais putain, je crève de trouille sergent. mais sois disant qu'on est des Cadiens... fais chier, pour une première mission c'est vraiment la merde, je vais vous y conduire. Vous nous devez une tourné sergent.

Les Cadiens soupirèrent, tous avaient attentivement écouté le rapport de l'éclaireur, mais ils ne rechignèrent pas. ils durent se montrer excessivement prudent mais à la grande surprise des hommes et surtout des deux éclaireurs, les adorateurs semblaient s'être volatilisé car on n'entendait rien d'autre que le vacarme de la pluie. La route fut difficile à cause de la pluie et de la boue mais les soldat arrivèrent à destination, sans encombre se qui inquiéta un peu les éclaireurs. Les hommes trouvèrent un abris dans une caserne effondrée qui offrait suffisamment de toiture pour se protéger de la pluie et assez de murs pour les dissimuler efficacement aux yeux du Chaos qui résidait dans les parages. Shaley retint un hoquet de terreur. Le terrain de l'excavation était déformé et affreusement corrompu, des renégats déambulaient sans but apparent. Des hurlements terrifiant emplissaient les environs. Pour couronner le tout des guerriers en armures noires se tenaient ça et là, comme figés. mais on sentait qu'ils étaient particulièrement attentif à tout ce qu'ils pouvaient voir et entendre. Un bref appel lancé par un cor fit sursauté les Cadiens. Il y eu un ordre qui résonna à l'intérieure de l'excavation.

- Vous entendez ? demanda Shaley à personne en particulier.

Des bottes de métal qui foulaient la terre, des dizaines de bottes. Une colonne de Damnés noirs émergea de trou béant qui débordaient d'une fumée rosâtre annonciatrice de malheurs Ils étaient parfaitement alignés, ils ne faisaient qu'un. Ils marchaient comme un seul. Tous en armures si noires que les la nuit en perdait de son éclat. Si leurs armures étaient identiques il portaient des armes divers et variées, du lance flammes à la hache en passant par l'épée tronçonneuse, et les bolters, des plasmas lourds, des fuseurs, des épées et marteaux énergétiques... les Cadiens était tétanisé face à tant d'horreurs. La Mort des mondes était en marche et rien ne pouvait la stopper.
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EN GRAS je modère, sinon je suis pas serieux.
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